Mardi, Octobre 17, 2017

Fascination pour un jeu

Tandis que le ciel s’ouvre par son milieu,

Dans le but de faire apparaître un œil de feu

Fabuleux, qui lance un implacable regard,

Mon cœur abattu et installé sur le char

 

De la tristesse roule vers la solitude,

Mais s’est arrêté soudain d’une façon rude,

Devant un jeu d’échecs, dressé sur son chemin ;

Jeu, objet de ma passion et le seul dessein,

 

Qui s’impose dans chaque fibre de mon corps,

Comme dans une conscience l’affreux remords !

Chaque pièce trône du haut de sa grandeur

Sur un échiquier de marbre et plein de verdeur !

 

La Tour, de sa base jusqu’à son extrémité,

Étend à la face de tous sa dignité !!

Si un désir l’anime, forte, elle s’avance

En ligne droite pour franchir toute distance !

 

À ses côtés s’élève inflexible le Cavalier,

Certes sans une lance, sans un bouclier !

Cependant sa force repose dans l’adresse,

Que toute âme lui accorde lorsqu’il se presse ;

 

Il se meut en sens oblique par trois galops !

Il ignore la peur ainsi que les sanglots !!

Son voisin, le Fou, toujours ivre de sa rage,

S’élance au loin et se fraye quelque passage ;

 

En chemin, il heurte l’écueil du délire :

Sa Raison le fuit comme les notes la lyre !

Que ton malheur est grand, ô pauvre créature !!

Néanmoins une messagère de la Nature

 

Soigne ta personne, elle porte un diadème,

À son aspect, chacun dit tout bas : « Oui, je l’aime ! »

Exaltée et triomphante, au comble du Beau,

Lumière dont l’ornement est un flambeau,

 

Son rayonnement va dans toute direction ;

Elle décline son titre et sa fonction,

Au grand jour : « Oui, je suis Sa Majesté la Reine ! »

À ce mot, le Roi prend sa Couronne

Pour la poser avec fard sur sa noble tête !

N’est-ce pas lui qui est loué par le poète

Pour témoigner de sa divine humanité ?

Son renom n’atteint-il pas la postérité ?

 

Une troupe d’hommes est dévouée à sa cause !

Ce jeu d’échecs que je contemple est une chose,

Qui alimente le rêve que je déroule,

Tout entier dans ce poème qui s’enroule,

 

Au fil de la rime dans le flot d’un souvenir,

Qui me transporte seul, au plus près du plaisir !

Ô vous, la Tour, le Fou et le Cavalier,

Deux fois, vous êtes au monde sur l’échiquier !

 

Et le Roi, vous rendez, à mes yeux, possible

Une noblesse et la Reine, une âme sensible !!

 

Saïd Kalonga.

 

Tous les textes de Saïd Kalonga font l’objet d’une protection juridique et sont donc protégés contre toute éventuelle atteinte à la propriété intellectuelle.

 

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