Samedi, Novembre 18, 2017

Dr Mukwege: «Il faut se battre pour le retour à l’ordre constitutionnel» en RDC

Le docteur Denis Mukwege est à de passage à Paris. Il a rencontré, dimanche 3 septembre, la diaspora congolaise dans un hôtel de la capitale. Le célèbre gynécologue, connu pour son action en faveur des femmes victimes de violences sexuelles, a multiplié ces derniers mois les déclarations à connotation politique. Il a notamment déjà dénoncé les tentatives de « glissement du calendrier électoral » et appelé à un « changement radical » de système en République démocratique du Congo (RDC). Il plaide aujourd'hui pour un retour à la légalité par l'organisation d'élections.

RFI : Souhaitez-vous faire acte de candidature aux prochaines élections ?

Denis Mukwege : Je ne suis pas candidat aux futures élections. Il faut d’abord se battre pour le retour à l’ordre constitutionnel avant de parler de candidature.

C’est prématuré de parler de candidature aujourd’hui ?

Absolument. Je crois que nous devons d’abord nous battre pour organiser les élections et c’est à ce moment-là que les gens peuvent commencer à parler des candidatures. Sinon, si les gens commencent à parler des candidatures maintenant, en fait ça va être la loi de diviser pour mieux régner, et aussi qui va régner ?

Mais est-ce que vous y pensez ou est-ce que l'on vous demande d’être candidat ?

Je n’y pense pas puisque pour le moment, je vous dis, notre combat n’est pas une lutte pour la conquête du pouvoir. Notre combat est pour conquérir plutôt notre liberté, conquérir la justice et conquérir la dignité du peuple congolais qui est perdue depuis quelques années.

Est-ce que la position de la France est une position qui vous satisfait aujourd'hui ?

La France peut faire plus.

C'est-à-dire ?

Dans la situation actuelle où nous sommes, nous avons besoin de la solidarité des pays francophones pour que le Congo ne puisse pas dériver à un chaos total ou à une crise humanitaire qui ne sera pas contrôlable. La France a envoyé des messages, mais nous voulons des messages plus forts. La France peut faire plus comme pays francophone, comme également membre du Conseil de sécurité, mobiliser également d’autres pays francophones africains pour arrêter cette dérive qui nous inquiète beaucoup et qui a des conséquences humanitaires incalculables.

Ce que vous dites, c’est que Paris et la communauté internationale avec doivent contraindre le président Kabila à partir ?

Je ne vois pas un président qui n’est pas élu, où toutes les institutions ne sont pas élues... La seule façon [d'agir] de la communauté internationale, c’est de leur dire de retourner dans la légalité.

RFI/CC

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Ali Kalonga

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