Samedi, Novembre 18, 2017

Félix Tshisekedi veut « une courte transition sans Kabila »

« Une courte transition sans Kabila » a été le thème développé par le président du Rassemblement, Félix Antoine Tshisekedi lundi 25 septembre lors d’une conférence à l’université « John Hopkins » à Washington en présence d’éminents professeurs et personnalités impliquées dans la politique africaine des Usa.

Le leader de l’opposition congolaise a détaillé le plan de sortie de crise née par l’obsession de Mr. Kabila de s’éterniser au pouvoir pour le pouvoir. S’il n’y a pas d’alternance au sommet de l’Etat par l’organisation d’élection, Kabila devra quitter ses fonctions « de gré ou de force ». La classe politique se concertera pour une personnalité consensuelle qui ne sera pas candidat, pour conduire le pays aux élections durant une courte transition.

D’ailleurs les grandes instances internationales selon un plan concocté le 19 septembre en marge de la 72e Assemblée générale, semblent enregistrer de facto le départ de Joseph Kabila au 31 décembre de cette année, la Constitution congolaise lui interdisant de se présenter pour un troisième mandat. Ces instances se réfèrent à l’Accord du 31 décembre 2016 signé sous l’égide des évêques de la Cenco qui a prolongé le mandat de Kabila d’un an, tout en lui confiant une mission essentielle: préparer des élections sereines, crédibles et inclusives.

L’idée a été régulièrement partagée par des chefs d’Etats africains lors de diverses réunions. La plupart de ces chefs d’Etats semblent avoir intégré le fait que conserver Joseph Kabila à la tête de la RDC leur faisait courir un risque évident. Le fameux risque du dégât collatéral. Le soutenir alors qu’il ne respecte ni la Constitution ni les accords signés avec l’opposition et les évêques catholiques (même s’il a lui-même toujours refusé d’apposer sa signature au bas de ce texte) c’est difficilement justifiable. D’autant que nombre d’acteurs africains sont eux-mêmes souvent en froid avec le respect de leur  Constitution. Si Kabila devait tomber – ce qui apparaît comme le scénario le plus probable aujourd’hui – ceux qui l’auraient éventuellement suivi pourraient être rattrapé par les ennuis. Et si Kabila devait être chassé par un mouvement populaire ou un coup d’Etat, ces mêmes voisins craignent des débordements inéluctables à leurs frontières.

Ali Kalonga (avec La Libre Afrique)

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