Mardi, Octobre 17, 2017

L’ambassadrice américaine à l’ONU à Kinshasa le 21 octobre prochain

L’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Nikki Haley, est attendue à Kinshasa le 21 octobre prochain dans un climat qui rappelle étrangement le voyage de l’ancien ambassadeur américain au Zaïre à la fin du régime de Mobutu en 1997.

Certes le contexte est différent. Mais les opposants au régime de Kabila espèrent que Haley sera aussi ferme que son compatriote Richardson qui n’y était pas allé avec le dos de la cuiller pour montrer le chemin de l’exil à un Mobutu malade et qui ne régnait déjà plus que sur une partie de son Zaïre.

« Les temps et les acteurs ont changé », explique un opposant. « On peut penser que Mme Haley, dont on connaît le caractère bien trempé, sera ferme avec le président Kabila. On n’est pas naïfs, on sait que le Kabila de 2017 n’est pas le Mobutu de 1997. Mais les Etats-Unis ont démontré qu’ils n’avaient pas perdu notre pays de vue. Si Mme Haley vient à Kinshasa, ce n’est pas pour faire des emplettes. Son discours à l’annonce du soutien des autres Etats africains à la candidature de la RDC au conseil des droits de l’homme, montre son engagement et sa détermination face à un pouvoir voyou. »

La visite de Mme Haley à Kinshasa est annoncée au moment où la RDC, toute honte bue, se porte candidate à un siège au Conseil des droits humains des Nations unies malgré d’innombrables violences perpétrées par ses forces de l’ordre contre les civils. Cette attitude des dirigeants congolais flirte avec le surréalisme ou le cynisme, c’est un euphémisme ! Un point qui ne semble pas correspondre au point de vue de plusieurs pays africains, soutiens de cette candidature.

Nikki Haley a jugé que le soutien à la candidature de la RDC était « un manquement inexcusable » à la promotion des droits de l’homme par les pays africains.

« Quand des pays du groupe Afrique avancent la candidature d’un pays comme la République démocratique du Congo pour qu’il devienne membre du Conseil des droits de l’homme, cela n’affaiblit pas seulement cette institution – mais alimente également le conflit qui provoque tant de souffrances sur ce continent », a-t-elle déclaré.

Le Conseil des droits de l’homme peut être un atout pour le continent si les pays africains proposent des candidats « crédibles », a encore déclaré Mme Haley.

Le groupe de pays africains s’est mis d’accord pour proposer outre la RDC, l’Angola, le Nigeria et le Sénégal pour occuper les quatre sièges alloués au continent.

L’élection l’année dernière de l’Arabie saoudite et de la Chine au Conseil, en dépit de preuves de violations des droits de l’homme, avait également suscité des critiques.

L’Assemblée générale de l’ONU doit voter au courant de ce mois d’octobre pour pourvoir des sièges de ce Conseil fort de 47 membres.

La Libre Afrique/CC

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