Le monde célèbre ce lundi 13 juin la journée internationale de sensibilisation à l'albinisme, une anomalie génétique qui concerne quelques centaines de milliers de personnes sur la planète et reconnaissables à leur peau et cheveux dépigmentés. De nos jours, cette particularité est très souvent source de préjugés, de discriminations voire de violences.

A l’occasion de cette célébration, Yan Mambo, initiateur et coordonnateur de l'ASBL "Plus de couleur" soutient que les notions sur l'albinisme doivent déjà être évoquées à partir de l'école. Pour lui, ce sera une arme efficace pour lutter contre les stigmatisations et les superstitions liées à cette maladie génétique.

« C'est très important de sensibiliser sur l'albinisme dès le début, dans les milieux scolaires. Les superstitions habitent ceux qui n'ont jamais été enseignés par rapport à ça. C'est maintenant le temps de préparer la future génération, de lui faire comprendre ce que c'est l'albinisme », a déclaré, à ACTUALITE.CD, Yan Mambo.

La célébration de cette année (2022) est placée sous le thème « tous unis pour faire entendre nos voix ». A en croire Yan Mambo, la thématique est appropriée dans le contexte actuel étant donné qu’elle bannit toute velléité de discrimination.

« Aujourd'hui, la discrimination n'est pas à l'ordre du jour car elle est toujours dans nos sociétés et nous devons vivre avec. Aux concernés de lutter pour s'affirmer. Nous devons créer l'émulation et révéler que nous sommes des élites », a-t-il martelé, insistant que la persistance de la stigmatisation, la discrimination ou encore la marginalisation de ce groupe social dans certaines sociétés "n'a pas sa raison d'être".

Celui qui est surnommé "ours blanc" déplore également le fait que les produits de prise en charge et de prévention des complications liées à l'albinisme soient vendus à un prix très cher. Il en appelle au gouvernement, tout en précisant que des contacts ont été amorcés dans ce sens.

« Il y a cinq ans, nous avons proposé au régime passé la création des albishops, des sites de vente à un prix abordable des produits de protection, en collaboration avec les dermatologues et les ophtalmologues. Malheureusement, notre requête est restée sans suite. Avec l'actuel président, nous avons eu des contacts lors du colloque en rapport avec l'albinisme organisé par l'Union Européenne. Son mandat n'en est pas à sa fin donc, nous continuons d'attendre une bonne suite », a-t-il fait savoir.

Un "Festival de l'handicap" dénommé "ma fierté" est prévu au mois d'août prochain par plusieurs organisations de défense des droits des personnes atteintes d'albinisme au stade des martyrs, en rapport avec cette journée.

Bruno NSAKA



Une seule mauvaise langue a tenté d'aiguiser une fausse polémique autour d'un fait aussi anodin non autrement lié au protocole d'État.Tout se passe sur Twitter. A cause d'une maladresse commise sur les questions qu'elle était sensée bien maîtriser, une députée nationale a fait la honte de la chambre basse du parlement. Un tweet de Marie-Ange Mushobekwa sur le Premier Ministre Sama Lukonde, est passé véritablement pour un simple buzz raté. Heureusement, plus les commentaires pleuvaient, plus l'auteure de la publication devenait ridicule.

Comme relayer par une ancienne journaliste devenue politicienne, l'ancienne ministre des droits humains et députée nationale Marie-Ange Mushobekwa s'interroge malicieusement sur son compte Twitter : «#RDC Que fait le 1er Ministre en fonction derrière la garde républicaine qui rend les honneurs au couple royal belge ?».

L'on se croirait qu'elle était dans un schéma scientifique de bonne foi où chaque question équivaut à la réponse des experts en la matière, non du tout. Mushobekwa finit par être trahie par sa propre conscience (mauvaise foi). La députée s'est improvisée sur des notions aussi complexes que celles de protocole de nos autorités. Elle affirme avec hargne : «Le problème n'est pas nos invités (auxquels je souhaite un excellent séjour chez moi à Bukavu), mais le protocole...Et le mental d'escale...de nos autorités».  

En lisant les commentaires nourris après sur la page Twitter de Mushobekwa, l'ancienne ministre ne pourrait plus jamais se livrer à cœur ouvert à ce genre des “mauvaises” blagues. 

D'abord Pat Tangelo lui rétorque : «Madame, regardez bien votre propre photo. La GR est rangée des 2 côtés du tapis. Le PM n'ayant pas rang de chef d'État il ne devrait pas, en principe, marcher avec le Roi. Donc il ne pouvait être qu'en dehors de cette zone, ce qui le place là où il est sur la photo, c'est normal». 

L'autre commentaire de Hervé Mbikayi vient amplifier l'ignorance étaler par Marie-Ange Mushobekwa sur la place publique : «En ignorant le protocole en matière des honneurs militaires, Mme Mushobekwa, ancienne ministre de surcroît, commet la bêtise de faire passer son ignorance pour de l’intelligence et l’imbécillité de croire que cela fonctionne». 

Albert Kabongo Mentor exprime ses regrets vis-à-vis d'une ancienne journaliste qui devrait à la limite, à chaque circonstances où se pointent les officiels, maîtriser des questions élémentaires du protocole d'État : «OPINIONS CROISÉES-OPIC. Mme ayant été journaliste, je m'étonne de votre observation ! Vous jugez la scène à partir d'une photo prise dans un angle donné. Le 1er ministre était au pied de l'avion pour saluer le couple royal. La scène est dynamique. Un peu de respect et de civilité !».

Ces trois réponses dévoilent les intentions cachées de “l'opposante” Mushobekwa, de vouloir s'entendre à tout prix. Même quand la voix ne porte pas, ou quand elle est complètement inhibée par les insuffisances. Évidemment, la confusion règne autour du concept “opposition”. Certains pensent bâtir leur popularité sur les critiques “honteuses” revêtues d'une haine viscérale contre les autorités. L'ancienne ministre, originaire de Kabare, croyait tirer son épingle du jeu avec sa publication en confessant son ignorance, or elle a commis une bourde irréparable. Malgré que le fait que les réseaux sociaux soient considérés comme la rue qui donnent à l'accès à tout le monde, les intellectuels préfèrent éviter le sensationnel (le buzz) sur des questions de haute portée de la République.

Jean-Chrisostome Luntadila



Le prix Nobel de la paix 2018, le docteur Denis Mukwege, appelle la Communauté internationale à s'impliquer dans l'agression de la République démocratique du Congo comme elle le fait en Ukraine.

Dans une conférence de presse ce dimanche 12 juin 2022, il indique que la souffrance du peuple congolais doit interpeller le monde entier.

« La souffrance doit être traité de la même façon et je ne pense pas que le monde va continuer à se taire. Quand je vois la réaction du monde par par rapport à l'agression de l'Ukraine, toutes les sanctions qui ont suivi et des milliards des dollars mobilisés, on ne peut pas continuer à fermer les yeux sur des millions de mort au Congo et croire que nous vivons sur la même planète. L'agression de la RDC aujourd'hui, moi je ne vois pas la différence avec l'agression de l'Ukraine », a-t-il déclaré.

Mukwege demande que la discrimination et la politique des deux poids deux mesures cesse. Il plaide également pour des sanctions contre le Rwanda qui agresse la RDC.

Il sied de rappeler que les relations entre le Rwanda et la RDC sont tendues depuis maintenant plusieurs semaines. C'est suite à un « appui du Rwanda aux rebelles du M23 » qui déstabilisent les territoires de Rutshuru et Nyiragongo, près de la ville de Goma (Nord-Kivu).

Déogratias Cubaka, à Bukavu



Après les symboles et les «regrets» pour les blessures de la colonisation, la dernière étape du voyage de six jours du roi des Belges en RD Congo a été marquée dimanche par les combats en cours dans l'est et un regain de tension avec le Rwanda voisin. Le roi Philippe, son épouse la reine Mathilde et la délégation gouvernementale belge qui les a accompagnés durant leur premier déplacement dans l'ex-Congo belge ont rencontré le médecin congolais Denis Mukwege, prix Nobel de la paix 2018, dans son hôpital de Panzi, à la périphérie de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu.

C'est là que sont soignées depuis la fin des années 90 des femmes victimes d'atroces violences sexuelles utilisées comme «arme de guerre» dans cette région de l'est de la RDC qui, comme les provinces plus au nord de l'Ituri et du Nord-Kivu, sont en proie depuis près de 30 ans aux violences de groupes armés. Denis Mukwege, connu comme «l'homme qui répare les femmes», mène aussi un combat contre l'impunité entourant et encourageant selon lui ces crimes. Il milite pour une «justice transitionnelle» et un tribunal international pour la République démocratique du Congo.

Au moment où le couple royal arrivait dimanche matin à Bukavu en provenance de Lubumbashi, grande ville du sud-est minier, de nouveaux combats violents étaient signalés au Nord-Kivu, à la frontière ougandaise, entre l'armée congolaise et la rébellion du «M23» (pour «Mouvement du 23 mars»).

Ancienne rébellion tutsi vaincue en 2013, le M23 est réapparu en fin d'année dernière, en reprochant aux autorités de Kinshasa de n'avoir pas respecté des engagements pour le désarmement et la réinsertion de ses combattants. De nouveau, la RDC accuse le Rwanda de soutenir et armer cette rébellion, ce que Kigali continue de nier.

Pour Denis Mukwege, l'implication rwandaise ne fait pas de doute. «L'agression est claire, il faut la nommer, et la Belgique peut le faire», a lancé le docteur lors d'une conférence de presse avant l'arrivée du roi des Belges à l'hôpital de Panzi.

Il a estimé que la Belgique pouvait «jouer un rôle très important» dans cette crise et a également pris à témoin la communauté internationale dans son ensemble face à cette «agression», qu'il a comparée à la guerre déclenchée par la Russie en Ukraine.

«Un acte fort»

«Nous, on nous demande de négocier avec nos agresseurs, alors que quand la Russie a agressé l'Ukraine, ce sont toutes les nations qui ont demandé que cette agression s'arrête», a-t-il estimé, déplorant que la RDC et le Rwanda soient renvoyés dos-à-dos dans cette crise. Il faut arrêter «l'humanisme à géométrie variable», le «double standard», a-t-il demandé.

Dans un discours mercredi à Kinshasa, qui lui avait permis de redire ses «plus profonds regrets pour les blessures» infligées aux Congolais durant la période coloniale, le roi Philippe avait aussi parlé de «la violence inhumaine et de l'impunité» régnant «trop souvent» dans l'est. Il avait également évoqué «la préservation de l'intégrité territoriale du Congo, une préoccupation majeure».

Le souverain n'a pas pris la parole dimanche. Mais la ministre belge de la Coopération, Meryame Kitir, a réaffirmé le «soutien» de la Belgique au «droit de la RDC de défendre l'intégrité de son territoire et de défendre sa population contre les groupes armés et toute ingérence extérieure». «Tant la RDC que ses voisins doivent effectuer des efforts internes pour assainir la situation sécuritaire», a-t-elle déclaré, en appelant à éviter tout «message de haine vis-à-vis de certaines communautés». «Nous rendre visite en ce moment, où le Congo est victime d'une énième agression, est un acte humanitaire fort», «un acte de courage exceptionnel», a estimé le Dr Mukwege.

«Nous ne vous oublierons jamais, vous êtes des femmes d'exception pour la manière dont vous avez fait face aux atrocités», a de son côté déclaré la reine Mathilde aux femmes rencontrées à l'hôpital, selon le service de communication du Premier ministre congolais qui participait à la visite. Le roi et la reine devaient retourner dans la soirée à Lubumbashi puis regagner Bruxelles lundi.

Le Figaro avec AFP/CC



L'armée française vient d'achever la formation au combat en jungle d'un 2e bataillon des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et prévoit d'en former un 3e, a annoncé dimanche l'ambassade de France à Kinshasa.

Dans un communiqué, l'ambassade rappelle que la France s'est engagée en 2021 à "renforcer son partenariat militaire opérationnel et à contribuer au renforcement des FARDC pour lutter contre les groupes armés qui sévissent dans l'est du pays".

Un premier bataillon "jungle" (comprenant environ 800 hommes) a été formé par les Eléments français au Gabon (EFG) et est opérationnel depuis septembre dernier dans le Nord-Kivu. 

"L’objectif était de former l’ensemble du bataillon au combat défensif et offensif, avec un accent particulier sur le combat en jungle: tir, lutte contre les IED (engins explosifs improvisés), secourisme...", précise le texte.

La formation d'un 2e bataillon "jungle" a commencé le 11 avril au camp militaire congolais de Kibomango, à l'est de Kinshasa, dispensée par un détachement des EFG composé d’une cinquantaine de militaires français. Une cérémonie de clôture de cette formation a eu lieu jeudi.

Certaines unités de ce bataillon ont reçu leur formation au centre d’entrainement au combat en forêt du Gabon, dans la région de Libreville, indique encore l'ambassade.

Au total, dit-elle, "la France s’est engagée à former trois bataillons" au combat en jungle.

AFP avec CC/ACTUALITE.CD



Lors de la prière de l’Angélus dite ce dimanche 12 juin au Vatican, le Pape François est revenu sur le report de son voyage apostolique en République Démocratique du Congo et au Soudan du Sud prévu en début du mois de juillet.

Le souverain Pontife a exprimé son « grand » regret aux autorités et peuples congolais et soudainais, pour avoir reporté ce voyage africain pour des raisons de santé.

« Chers amis, c’est avec grand regret, en raison de problèmes à la jambe, que j’ai dû reporter ma visite dans vos pays, prévue pour les premiers jours de juillet. Je ressens vraiment un grand regret d’avoir dû reporter ce voyage, auquel je tiens tant. Je m’excuse pour cela », a indiqué le Souverain Pontife avant d’inviter ces populations à la prière pour une rapide guérison.

« Prions ensemble pour que, avec l’aide de Dieu et les soins médicaux, je puisse venir parmi vous le plus rapidement possible. Nous sommes confiants », a-t-il sollicité.

Prévu du 2 au 7 juillet 2022, le voyage apostolique du Pape François en République démocratique du Congo et au Soudan du Sud a été reporté à une date ultérieure suite aux problèmes de santé.

Bernard MPOYI

 


Le Pape François a nommé Monseigneur Vincent Tshomba Shamba Kotsho, évêque du diocèse de Tshumbe, dans la province du Sankuru, le samedi 11 juin dernier.

D'après la lettre de la Conférence épiscopale de nationale du Congo (CENCO), qui rapporte cette nouvelle, le Saint Père a accepté la renonciation au gouvernement pastoral du diocèse de Tshumbe présentée par Monseigneur Nicolas Djomo Lola.

« Par sa lettre n° 4473 du 09 juin 2022, la Nonciature Apostolique en RD Congo, demande à Son Excellence Monseigneur Marcel Utembi Tapa, Archevêque de Kisangani et Président de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), de porter à votre connaissance que Sa Sainteté le Pape François a accepté la renonciation présentée par Son Excellence Mgr Nicolas Djomo Lola, à la charge du gouvernement pastoral du Diocèse de Tshumbe.
En même temps, il a plu au Saint-Père de nommer Son Excellence Mgr Vincent Tshomba Shamba Kotsho, comme nouvel Évêque du Diocèse de Tshumbe »,
 lit-on dans la lettre signée par Monseigneur Donatien Nshole, Secrétaire de la CENCO.

Par la même occasion, la Conférence épiscopale nationale du Congo se réjouit de cette nomination et présente ses félicitations à l'heureux nommé.

« Il était jusqu'à ce jour évêque auxiliaire de l'Archidiocese de Kinshasa. Le Secrétariat Général de la CENCO qui se réjouit de cette nouvelle, présente ses vives et sincères félicitations à Son Excellence Mgr Vincent Tshomba et lui souhaite un fructueux ministère dans l'église-famille de Dieu qui est à Tshumbe », ajoute la correspondance.

Il sied de souligner que le diocèse de Tshumbe est un diocèse catholique de République démocratique du Congo, suffragant de l'archidiocèse de Kananga. 

Vincent Tshomba Shamba Kotsho, est le 4 ème évêque de ce diocèse qui, le 10 novembre 1959, étant vicariat apostolique, est érigé en diocèse avec la bulle Cum parvulum du pape Jean XXIII.

Alain Saveur Makoba



La cité de Bunagana, frontalière avec l'Ouganda, dans le territoire de Rutshuru, qui est en plus vitale pour Goma, s'est réveillée sous le feu des rebelles du M23 ce dimanche 12 juin 2022.

La cité a été attaquée dans sa périphérie par ces rebelles soutenus par le Rwanda, apprend-t-on d'une communication officielle de l'armée faite dans la soirée de ce dimanche. Les Forces Armées de la République démocratique du Congo accusent le pays de Paul Kagame de vouloir occuper Bunagana afin de paralyser l'économie de la ville de Goma.

« Les terroristes du M23 soutenus par l'artillerie et les militaires de l'armée rwandaise ont attaqué, tôt ce matin sans succès, les positions des FARDC de Bigega 1 et 2 à plus ou moins 5 km au sud-est de Bunagana. L'objectif poursuivi par le Rwanda est d'occuper Bunagana, pour non seulement asphyxier la ville de Goma mais aussi faire pression sur le Gouvernement de la RDC », écrit le Général Sylvain Ekenge, porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu dans un communiqué.

Dans cette riposte appuyée par les forces de la MONUSCO, l'armée affirme cependant, avoir perdu un officier supérieur. Il s'agit du major Éric Mwisa, officier de sécurité du Général Peter Cirimwami, chef des opérations dans la zone.

Vendredi dernier, l'armée congolaise a accusé le Rwanda d'avoir largué une dizaine de bombes sur le sol congolais à Biruma, jusqu'à bombarder une école et tué deux écoliers. Ce dimanche, le docteur Denis Mukwege, prix Nobel de la Paix 2018, est monté au créneau pour appeler à l'implication de la communauté internationale, plaçant la guerre en RDC au même rang que celle de l'Ukraine.

Alphonse Muderwa

A Propos

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Ali Kalonga

Directeur de la Rédaction

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