Les régies financières clés de la RDC ont mobilisé entre janvier et mai 2024 plus de 10 574 milliards de francs congolais (3 milliards 776 millions 428 mille USD), excédant les prévisions de 9 675,6 milliards, ce qui représente un taux de réalisation de 109,3%. C’est ce qui ressort de la première réunion de mobilisation des recettes tenue mercredi 19 juin à Kinshasa. 

Cette rencontre, présidée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, a réuni les directeurs généraux de la DGDA, la DGI et la DGRAD, ainsi que d'autres experts et fonctionnaires du ministère des finances.

En tête des performances, se trouve la DGI, qui a surpassé ses prévisions en collectant 6.520,9 milliards francs congolais (2 millions 328 mille 571 USD), atteignant ainsi un taux d’exécution de 113% des prévisions budgétaires, se félicite Barnabé Muakadi Muamba, directeur général de la DGI.

La DGDA a généré 2.345,2 milliards de francs congolais (837 mille 500 USD), un taux d’exécution de 97%, selon Bernard Kabese Musangu, directeur général de la DGDA.

La DGRAD a également dépassé ses prévisions avec 1.708,6 milliards CDF (610 mille USD), soit un taux d’exécution de 113%.

« Ce Gouvernement a besoin de moyens. Et ce sont les régies financières qui sont au premier plan pour soutenir les actions du Gouvernement », a affirmé Justine Epoluke, directeur général adjoint de la DGRAD.

Le 18 juin 2024, les recettes réalisées pour le mois de juin atteignent déjà 67% de l'objectif mensuel, salue le ministre Doudou Fwamba. Il encourage les régies financières à optimiser l'organisation des services et le traitement des dossiers de contentieux, afin de maximiser les recettes.

radiookapi.net/CC



Dans un communiqué publié mercredi 19 juin à Bruxelles (Belgique), l'Union européenne dit fournir une aide humanitaire de près de 99 millions d'euros à la République démocratique du Congo en 2024.

Sur ce montant d’environ 99 millions d'euros, 35 millions sont sous réserve de l'approbation des autorités budgétaires de l'UE.

C’est ce qu’a annoncé Janez Lenarčič, le commissaire à la gestion des crises, au terme de sa visite, du 16 au 19 juin, en République démocratique du Congo. Son voyage consistait à constater sur le terrain la crise humanitaire causée par des conflits et de la violence, qui touche certaines parties du pays.

Le commissaire a rencontré notamment le président Félix Tshisekedi et la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. « Il leur a fait part de sa profonde inquiétude quant à la situation humanitaire dans le pays et a souligné la nécessité pour toutes les parties de respecter pleinement le droit international humanitaire, notamment en ce qui concerne la protection de la population civile », indique le communiqué.

Le commissaire Lenarčič a également réaffirmé la position de l'UE qui appelle à « un dialogue inclusif, en particulier entre la RDC et le Rwanda, afin de s'attaquer aux causes profondes du conflit avec le 'Mouvement du 23 mars' » et de garantir le respect de la souveraineté, de l'unité et de l'intégrité territoriale de tous les pays de la région.

Conflit, pauvreté et malnutrition

Actuellement, plus de 7 millions de personnes déplacées sont recensés sur le territoire de la RDC, le deuxième chiffre le plus élevé sur le sol africain, après le Soudan. Plus d'un million de réfugiés congolais vivent dans des pays voisins.

Compte tenu de l'instabilité qui règne dans la région, la RDC héberge elle-même plus de 500 000 réfugiés venus de pays limitrophes.

Quelque 25,4 millions de personnes se trouvent en situation d'insécurité alimentaire aiguë, en raison de la recrudescence de la violence, des conflits et de l'instabilité dans l'Est de la RDC et des déplacements internes importants.

Selon le Programme alimentaire mondial, on estime à 2,8 millions le nombre d'enfants souffrant de malnutrition aiguë.

radiookapi.net/CC



Le feuilleton autour de la  rémunération des députés nationaux en RDC est loin d’être bouclé. Alors que Vital Kamerhe, président de l'Assemblée nationale, affirmait samedi dernier  que le salaire mensuel des députés s'élevait à 14 millions des Francs congolais (FC), soit 5000 USD tous avantages compris,  la coalition Congo N'est Pas à Vendre (CNPAV) rappelle, dans un communiqué ce lundi 17 juin que les émoluments mensuels d'un député national sont fixés à 23,4 millions de francs congolais, soit l'équivalent de 9 361 USD, selon la loi des finances 2024, en cours d’exécution. 

« Ces montants ne concernent pas les autres avantages et primes dont bénéficient les députés nationaux », comme le prétend le président de l'Assemblée nationale, précise le CNPAV.

Pour cette coalition, même la baisse des émoluments des députés évoquée par le président de l’Assemblée nationale ne peut se faire qu’après l’adoption d’un collectif budgétaire. 

« Pour baisser ces émoluments, il faut un collectif budgétaire, qui n'est pas encore initié par le gouvernement ni voté par le parlement », précise le CNPAV.

L'organisation fustige également les intimidations exercées par le président de l'Assemblée nationale envers les acteurs de la société civile qui osent s'interroger sur la gestion des fonds publics. La CNPAV appelle au respect de la liberté d'expression et du contrôle citoyen de l'action publique, rappelant que les menaces et entraves à l'encontre des activistes et journalistes  se sont intensifiées ces derniers temps.

« Le CNPAV attend l'effectivité de la baisse du train de vie de l'Assemblée nationale, du Sénat, du Gouvernement et de la Présidence à travers des textes légaux, dont la loi des finances rectificative », indique le communiqué. 

Bruno Nsaka



La Première ministre Judith Suminwa dévoile ce mardi 11 juin le programme quinquennal de son gouvernement,  après son audition par l'Assemblée nationale.  Réparti sur 6 piliers, ce  programme chiffré à 92,9 milliards USD accorde la priorité à la création d'emplois, l'amélioration du pouvoir d'achat, la modernisation des infrastructures et la sécurité, ainsi que la défense nationale.

Selon ce programme, un montant de 26,7 milliards USD est alloué à la création d'emplois et à la protection du pouvoir d'achat des ménages, soit 29% du budget total du programme gouvernemental. Le nombre total d'emplois à créer à l'horizon 2028 est de 6,4 millions. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement prévoit notamment la mise en place d'une plateforme numérique pour le suivi des emplois créés et l'implantation de l'Office national de l'emploi (Onem), une structure de la Présidence de la République, dans tous les 145 territoires du pays.

Aménagement du territoire 

L'aménagement du territoire constitue le deuxième pilier du programme Suminwa, avec un budget de plus de 20,8 milliards USD dédié à la connectivité du pays. L'entretien et la réhabilitation de 10 000 km de routes de desserte agricole par an, l'accélération de la construction des routes urbaines à Kinshasa et la construction de 3 750 km de routes prioritaires du réseau national figurent parmi les priorités.

La modernisation du chemin de fer Matadi-Kinshasa et la construction ou la modernisation des aéroports de N'djili à Kinshasa, de Bipemba à Mbuji Mayi et de Kavumu à Bukavu sont également envisagées. De plus, le gouvernement prévoit de faciliter l'acquisition d'avions pour Congo Airways afin d'améliorer le transport aérien.

La sécurité au cœur des préoccupations

Le gouvernement Suminwa prévoit plus de 18,6 milliards USD à la défense et à la sécurité, soit 20% du budget global, l'opérationnalisation de la loi de programmation militaire adoptée en 2022 et la mise en œuvre de la loi instituant la Réserve Armée figurent parmi les actions clés.

Le recrutement continu dans l'armée et l'amélioration des conditions de vie des militaires et de leurs familles sont également prévus pour répondre aux défis sécuritaires, notamment dans l'Est du pays.

Un programme réalisable ?

Valéry Madianga, coordonnateur du Centre de recherches en finances publiques et développement local (Crefdl), estime que la réussite de ce programme ambitieux repose sur des facteurs tels que la lutte contre la corruption. Il préconise la mise en place de mécanismes de suivi rigoureux et un renforcement de l'audit des recettes fiscales. Le respect du circuit de la dépense publique est également crucial, selon Valéry  Madianga, qui appelle à assigner des missions précises avec des indicateurs clés aux ministres et à extirper du circuit les personnes de mauvaise moralité.

Bruno Nsaka



En RDC, la Banque Centrale du Congo (BCC) a annoncé mardi une série de mesures visant à renforcer l'utilisation du franc congolais (CDF) et à réduire la dollarisation de l'économie. Ces décisions, qui obligent notamment les établissements de crédit et les sociétés financières à configurer leurs Terminaux de Paiement Électroniques (TPE) pour n'accepter que la monnaie nationale, marquent une étape cruciale dans la politique monétaire du pays.

L'objectif principal de cette initiative est d'augmenter la demande pour le franc congolais et de réduire la dépendance au dollar américain. En effet, la dollarisation excessive de l'économie congolaise a contribué à l'effondrement de la monnaie nationale, exacerbant l'instabilité économique et financière du pays. Actuellement, seulement 13% des TPE en service sur l'ensemble du territoire national sont configurés pour accepter le franc congolais, favorisant ainsi l'usage des devises étrangères.

La mesure de reconfiguration des TPE s'ajoute à d'autres initiatives prises par la BCC pour renforcer l'utilisation du franc congolais. Parmi celles-ci, on note l'obligation de fixer et d'afficher les prix en monnaie nationale et la décision de payer tous les impôts, taxes, redevances et droits dus à l'État exclusivement en franc congolais. La BCC prévoit également de mettre en place un système de "switch monétique" pour assurer l'intégration de toutes les cartes bancaires et faciliter les transactions, quel que soit l'émetteur de la carte. Cette politique vise à rendre les transactions en dollar plus coûteuses que celles en franc congolais, incitant ainsi les usagers à privilégier la monnaie nationale.

Ces mesures sont également destinées à améliorer le niveau d'inclusion financière en RDC, qui reste relativement faible. En 2022, le taux d'inclusion financière s'établissait à 38,5%, contre une moyenne de 55% en Afrique subsaharienne. La BCC s'est fixée un objectif ambitieux d'atteindre un taux d'inclusion financière de 65% d'ici 2028. Pour atteindre cet objectif, plusieurs actions sont prévues dans le plan 2023-2028. Parmi celles-ci, la BCC prévoit de fixer par décret l'obligation de payer les salaires de tous les secteurs par voie bancaire, d'assurer l'interopérabilité de tous les émetteurs de monnaie électronique, et de mettre en place une plate-forme électronique pour les paiements des consommations d'eau et d'électricité.

De plus, la BCC prévoit d'homologuer le franc congolais auprès des fabricants de distributeurs automatiques de billets (GAB) pour faciliter les dépôts en monnaie nationale, de créer des bureaux de crédit et de mettre en place un identifiant financier unique. Une banque spécialisée dans les crédits à moyen et long termes sera créée, et la Caisse de Dépôts et Consignations du Congo (CADECO) sera restructurée. Enfin, l'éducation financière sera intégrée dans le programme scolaire pour promouvoir une culture économique saine dès le plus jeune âge.

Les experts s'accordent à dire que les mesures prises par la BCC sont bénéfiques car elles ne sont pas autoritaires mais incitatives. Cependant, ces initiatives doivent être accompagnées par des politiques visant à garantir la stabilité du franc congolais. La réduction de la dollarisation et l'amélioration de l'inclusion financière nécessitent un engagement à long terme et une coordination efficace entre les différents acteurs économiques et financiers du pays.

En renforçant l'utilisation du franc congolais et en améliorant l'inclusion financière, la BCC espère non seulement stabiliser l'économie congolaise mais aussi restaurer la confiance de la population dans la monnaie nationale. Ces efforts sont essentiels pour promouvoir un développement durable et équitable en RDC, et pour assurer une meilleure gestion des ressources économiques du pays.

actualite.cd/CC

 
 


La Banque centrale du Congo a renforcé son dispositif d’encadrement du secteur de paiements. Dans le cadre de l’application des mesures d’accompagnement du franc congolais arrêtées, en juillet 2023, par le gouvernement pour inciter la population à utiliser davantage la monnaie locale, la BCC a enjoint les établissements de crédits et sociétés financières de paramétrer leurs Terminaux de paiements électroniques « uniquement » en franc congolais au plus tard le 31 juillet prochain. 

Via un communiqué, cette institution financière a expliqué que cette décision vise à pousser la population congolaise à utiliser plus le franc congolais plutôt que le dollar américain. La décision de la BCC, qui a suscité des critiques tant négatives que positives dans le chef des congolais, est jugée « simple et logique » par Al Kitenge. 

Joint par la Rédaction de 7SUR7.CD, ce jeudi, cet analyste économique affirme que ce n’est pas correct que 97% des TPE soient configurés en dollar américain au Congo-Kinshasa. À l’en croire, la réalité est que, par sa décision, la BCC est en train de pousser la population à utiliser les paiements électroniques et les paiements électroniques libellés en franc congolais. 

« C'est très simple. Je ne comprends pas pourquoi les s'emballent. Le plus théorique, ce que quand vous arrivez à la caisse, vous payez soit en cash, soit par carte. Et quand vous payez en cash, vous pouvez payer en franc congolais comme vous pouvez payer en dollar. Maintenant, lorsque vous payez par carte, 97% de nos Terminaux sont exclusivement en dollar. Ça ne fait pas correct. Donc, la Banque centrale dit : pour le paiement aux Terminaux, nous allons pousser et les banques et les commerçants à accepter le franc congolais. La réalité, ce que la Banque est en train de pousser les gens à utiliser les paiements électroniques et les paiements électroniques libellés en franc congolais. C'est quelque chose de simple et de logique. C'est de nature à pousser les congolais à utiliser le franc congolais, leur monnaie, et à diminuer la pression sur le dollar pour des besoins internes », a-t-il déclaré.

Pour Al Kitenge, il n’y a aucune raison que le pays ait besoin du dollar américain pour des besoins internes. Ce stratège exhorte, par ailleurs, les congolais à poser des actions qui sont de nature à transformer l’économie nationale.

« Il n'y a aucune raison que nous ayons besoin du dollar en interne, sauf pour des raisons de portabilité, ce qui est complètement annulé par rapport au fait que lorsque c'est la monnaie électronique, il n'y a pas de différence entre le dollar et le franc congolais. Et donc, c'est une opération plutôt logique et normale. Les gens devront pouvoir s'y habituer et il est important que nous apprenions à faire des choses qui sont de nature à transformer notre économie », a-t-il souligné. 

Mesure suffisante pour dédollariser l’économie ?

D’après cet analyste économique, la mesure prise par la BCC n’est pas suffisante pour dédollariser l’économie de la RD-Congo. Il estime qu’il faut un paquet de mesures dans les secteurs financier et économique. Il appelle également à produire localement pour que la population soit à mesure d’utiliser le franc congolais pour des biens produits avec la monnaie locale. 

« Maintenant, est-ce que cette mesure seule est suffisante ? La réponse est non ! Il y a tout un paquet de mesures qui doivent être prises : les unes dans le secteur financier et donc monétaire, et les autres dans le secteur économique. Il faut que nous apprenions à produire localement pour que nous soyons à mesure de naturellement utiliser le franc congolais pour acheter des produits que nous allons produire avec le franc congolais. Parce qu'aujourd'hui, la dominance que nous avons par rapport au dollar américain, c'est le simple fait que nous importons tout et rien », a-t-il soutenu. 

La décision de la BCC concerne les TPE (Terminaux de paiement électroniques) qui sont utilisés principalement dans les commerces pour accepter les paiements par carte bancaire. Elle ne concerne pas les ATM (Automated Teller Machines), appelés aussi distributeurs automatiques des billets, qui permettent aux clients d’effectuer, de manière autonome, des opérations bancaires (retrait, dépôt, etc.). 

Prince MAYIRO



Les prix des produits de première nécessité continuent, depuis quelques mois, de grimper sur différents marchés de Kinshasa à la suite de la dépréciation de la monnaie nationale, le franc congolais, face à la devise américaine, le dollars.

Ce constat a été fait jeudi 30 mai, par des reporters de Radio Okapi, qui ont sillonné  plusieurs marchés et autres lieux de vente de la capitale congolaise.

Un sac de braise, par exemple, se  vend actuellement à 70 000 francs congolais (environ 25 USD) , alors qu’il y a quelque temps, il se négociait entre 35 voire 40 000 FC ( environ 15 USD ).

Cette flambée de prix  met plusieurs ménages en difficulté, car ils ont du mal à nouer les deux bouts du mois.

« Le cout de la vie est de plus en plus élevé », se plaignent plusieurs  femmes kinoises,  qui dénoncent le fait que le dollars américain, cette  devise étrangère puisse être apprécié au détriment du franc congolais dans presque tous les domaines de la vie économique en RDC.

Mêmes les vendeuses de légumes  disent avoir revu le prix de leurs produits  à la suite de la dépréciation de la monnaie nationale.

Cette situation n’épargne personne. Même les femmes qui font de petits commerces, disent ne plus s’en sortir, comme c’était le cas il y a quelques mois, et dénoncent elles aussi, cette instabilité et l’inflation qui les appauvrissent davantage.

« La hausse du dollar américain nous cause énormément de problèmes, l’État doit trouver une solution pour qu’on  retrouve l’équilibre économique », a laissé entendre une ménagère.

Les  fonctionnaires de l’État sont eux aussi touchés par cette situation.  

Patrick, ce tenancier de bureau de change  les reçoit souvent pour diverses opérations.

« On reçoit des plaintes des fonctionnaires de l’État qui viennent s’approvisionner pour payer les frais scolaires de leurs enfants et d’autres pour payer le loyer exigé en dollars. Ils se plaignent du fait qu’ils ont toujours acheté le dollar à un certain taux  et aujourd’hui ils l’achètent à un autre taux plus enlevé », a témoigne ce changeur de monnaie.

Pour plusieurs Congolais, l’amélioration de la situation socio-économique reste parmi les priorités du Gouvernement Suminwa qui a été publié mercredi 29 mai.

radiookapi.net/CC



Le Programme d'appui au développement rural inclusif et résilient (PADRIR) soutient 18 stations d'alevinage dans la ville de Kindu et les territoires de Kailo et Pangi, dans la province du Maniema. L’alevinage, qui consiste à repeupler les eaux douces en alevins pour la pêche ou la pisciculture, bénéficie de semences de clarias et de tilapia fournies par PADRIR.

Près de 100 jours après le lancement du projet, PADRIR et le Service national de développement de la pêche et de l'élevage (SENADEPA) ont visité ces stations pour évaluer l’évolution de la production. Le constat sur le terrain est satisfaisant : les clarias et tilapia se développent bien.

Cependant, les bénéficiaires ont exprimé des besoins supplémentaires pour assurer la réussite du projet. Ils ont demandé plus d'assistance, notamment en matériel de travail. Un bénéficiaire a déclaré : « Nous avons reçu les alevins de PADRIR, ce qui est pour nous un cadeau pour installer un projet durable. Pour pérenniser cette initiative, nous avons besoin de matériel et d'un protocole d'accord pour continuer nos activités. »

Paul, un autre bénéficiaire, a mentionné des difficultés pour nourrir les poissons, signalant que le stock d'aliments reçu est insuffisant : « Nous avons des difficultés avec les aliments, c’est insuffisant. » Pour compenser, ces pisciculteurs ajoutent des aliments locaux aux rations des alevins fournies par le projet.

En réponse à ces préoccupations, Modeste Maleshene, conseiller en charge de la programmation, du suivi et de l’évaluation chez PADRIR, a promis de résoudre ces problèmes rapidement. Il a annoncé la construction d'une écloserie à Kindu, qui permettra de produire des alevins et de fabriquer des aliments sur place : « Oui, c’est vrai ils ont raison. Nous prévoyons de construire une écloserie ici à Kindu, ce qui résoudra les problèmes d'accès aux alevins et d'alimentation, car elle sera associée à une provenderie. »

radiookapi.net/CC

A Propos

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Ali Kalonga

Directeur de la Rédaction

Tél (whatsapp): +243 808 856 557

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