Le Chef de l’État de la République démocratique du Congo s’est dit favorable à l »organisation d’un dialogue national sur la crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), mais « sans les Congolais inféodés aux pays étrangers », lors du 2ème Congrès de sa plateforme politique, samedi à Kinshasa, selon un communiqué.
« Je suis favorable au dialogue, mais pas avec des Congolais soumis aux influences de puissances étrangères, des Congolais inféodés aux pays étrangers. Il n’arrivera jamais de dialogue en dehors de ma propre initiative », a déclaré Félix Tshisekedi, cité dans le communiqué publié sur le compte X de l’ Union sacrée de la Nation (USN), la plateforme politique présidentielle.
« Le dialogue ne se fera qu’à mon initiative. Les Congolais n’ont pas besoin de prendre les armes, retarder le développement de notre pays » ,a-t-il renchéri.
Bien que favorable à ce genre de rencontre nationale, Félix Tshisekedi a rejeté toute médiation étrangère.
« Quand nous resterons entre Congolais, nous allons pouvoir définir nous-mêmes le mode de vie et de marche de notre République », a-t-il soutenu.
En outre, Félix Tshisekedi a également déploré la persistance des violences armées dans l’est du pays, estimant que la réconciliation nationale est une voie essentielle pour la paix et le développement.
Par ailleurs, le Chef de l’État a émis le vœu de voir l’Union sacrée de la Nation se consolider comme une véritable machine politique, en laquelle le peuple congolais peut placer sa confiance pour son avenir.
Il y a deux jours, le Gouvernement congolais, à travers son porte-parole, Patrick Muyaya, a refusé de répondre favorablement à l’invitation de l’ancien président sud-africain, Thabo Mbeki, pour un dialogue entre acteurs politiques congolais.
« D’abord, c’est une main mal placée pour penser pouvoir parler ou contribuer au retour de la paix en RDC. Nous nous souvenons tous des déclarations qui ont été tenues par le président Mbeki, des déclarations malheureuses qui ont illustré une forme de méconnaissance de la crise actuelle », avait-il dit, estimant que c’est une initiative informelle qui ne peut nullement intéresser la RDC qui est déjà engagée dans un processus.
Le Gouvernement congolais poursuit les échanges en bilatéral avec le Rwanda à Washington aux États-Unis d’Amérique, et dans un autre processus avec le M23-AFC, supplétif de Kigali, à Doha au Qatar.
Des confessions religieuses regroupées autour de la plate-forme ECC-Cenco avaient encouragé le Président de la République, en tant que garant de la Nation, à convoquer ce dialogue, en vue de la restauration de la paix.
ACP/C.L./CC