Lors de la 76e réunion du Conseil des ministres tenue ce vendredi 30 janvier 2026, la ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yolande Elebe Ma Ndembo, a présenté une note d’information relative à la reconnaissance et à la protection des motifs et tissus Kuba comme patrimoine culturel national de la République Démocratique du Congo.

Cette communication fait suite à la signature, le 23 janvier 2026, d’un arrêté ministériel consacrant officiellement ces éléments emblématiques de la culture Kuba comme partie intégrante du patrimoine culturel de la Nation congolaise. Par cet acte réglementaire, l’État congolais se dote d’un cadre juridique destiné à garantir la protection de ces motifs et tissus, tout en affirmant sans équivoque leur origine congolaise.

« Cette reconnaissance est cruciale pour préserver un langage visuel ancestral, affirmer l'identité culturelle Congolaise, soutenir les communautés d'artisans, stimuler l'économie locale via le tourisme et la mode, et assurer la transmission de savoirs uniques à travers ses motifs géométriques codés, qui ont inspiré l'art moderne mondial », a déclaré Patrick Muyaya, Ministre de la Communication et médias. 

Les motifs et le tissu Kuba constituent un langage visuel ancestral, élaboré à partir de formes géométriques codées, porteurs de récits, de symboles et de valeurs transmises de génération en génération. Ils témoignent d’un savoir-faire unique, fruit de siècles de créativité, qui a profondément marqué l’histoire de l’art, bien au-delà des frontières africaines, notamment en influençant l’art moderne occidental.

Leur reconnaissance officielle consacre ainsi la place centrale de ce patrimoine dans l’histoire culturelle de la République démocratique du Congo et participe à la réaffirmation de l’identité culturelle nationale.

De la spoliation culturelle à la souveraineté patrimoniale

Dans sa note d’information, la Ministre de la Culture a souligné la portée stratégique de cette reconnaissance. Elle marque le passage d’une situation longtemps caractérisée par la spoliation et l’appropriation non reconnue de ces motifs à une logique de souveraineté patrimoniale assumée par l’État congolais.

Le cadre réglementaire mis en place permet désormais de considérer les motifs et tissus Kuba comme un actif culturel et économique stratégique, au bénéfice à la fois de la Nation et des communautés locales d’artisans qui en sont les dépositaires légitimes.

Au-delà de l’enjeu identitaire, cette reconnaissance ouvre des perspectives économiques importantes. Elle vise notamment à soutenir les communautés artisanales, à stimuler l’économie locale à travers les secteurs de la mode, du design et du tourisme culturel, et à encourager la transmission des savoirs traditionnels.

En valorisant ces créations endogènes, le Gouvernement entend renforcer les industries culturelles et créatives, tout en promouvant une économie fondée sur les ressources culturelles nationales.

Autre dimension majeure de cette initiative : sa projection à l’échelle internationale. La Ministre de la Culture a informé le Conseil des ministres que son département prépare déjà le dossier d’inscription des motifs et tissus Kuba sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

Cette démarche vise à assurer une protection internationale accrue et à positionner la République démocratique du Congo comme référence africaine en matière de protection des savoirs traditionnels et du patrimoine culturel immatériel.

James Mutuba

 



Dadou est de retour. Cette fois sous une autre forme : celle du neuvième art, la bande dessinée. Le premier numéro est disponible depuis ce dimanche 1er février à Kinshasa, à Goma et en Belgique. Après les deux saisons de Bana boul (2008 et 2015) où Dadou est le personnage principal, le créateur congolais Hallain Paluku, qui en a la paternité, en a fait un fanzine bimestriel pour cette traversée en bande dessinée. Le format est pensé pour une diffusion régulière, accessible et proche du public.

Le fanzine Dadou propose une adaptation des gags qui ont fait le succès de Bana boul dans la série animée de 2008 et 2015, une plongée dans l’un des univers humoristiques les plus emblématiques de l’animation congolaise. Le fanzine qui a un format A5, comprenant 12 pages en couleur, verra 6 numéros publiés annuellement. Chaque parution dévoile progressivement les planches de la bande dessinée, ce qui permettra aux lecteurs de suivre les aventures et les gags de manière sérielle, dans un esprit de rendez-vous régulier.

La sortie du fanzine s’inscrit dans une stratégie éditoriale à moyen et long terme. Elle prépare notamment la publication prochaine d’un album de bande dessinée intégral, enrichi de pages inédites ; le développement d’un long métrage inspiré de l’univers Bana boul, dont la sortie est envisagée en 2027.

Le premier numéro du fanzine Dadou est disponible sur commande via la page Facebook Bana boul ou dans plusieurs points de distribution de la ville de Kinshasa. le coût s’élève à 5 000 Fc à Kinshasa et à Goma, et à 5€ en Belgique.



La culture congolaise a pris un coup ce mardi 3 février dans la soirée avec le décès d’Elbas Manuana, artiste comédien, acteur et enseignant à l’Institut National des Arts. Très connu et très en vue pour le nombre de rôles joués dans des films ou théâtre, Elbas était aussi le maître si proche de ses élèves qu’il formait. En témoigne, le nombre de messages en hommage depuis l’annonce de sa disparition.

« L’aîné Elbas a rejoint le firmament. Il n’était pas un homme de théâtre, il était le théâtre. C’était le plus grand, celui dont la seule présence dans l’espace était la présence du théâtre dans sa beauté, dans sa tension dramatique, dans sa rhétorique, dans sa poétique... Il était une grande inspiration pour beaucoup d’entre nous et sa générosité à porter les mots, les idées et les perspectives était une bénédiction. Que la paix et la beauté soient toujours avec lui », écrit l’écrivain Sinzo Aanza sur ses réseaux sociaux.

Au réalisateur Tshoper Kabambi d’ajouter : « Un icône est tombé, une nouvelle étoile s’est allumée dans le ciel. Adieu, Maître Elbas Manuana ».

Sa filmographie est telle qu’il est un visage familier même à ceux qui ne sont pas dans le milieu culturel. Le film Ima avec Dadju, la série Chez Coco, le film Heart of Africa de Tshoper Kabambi, Abula ngando, Viva riva, etc. Elbas a figuré aussi dans plusieurs publicités et clips des chansons dont l’une de plus récentes est "Malembe" du groupe MPR.

« Maître Elbas Manuana, merci pour tout. Doux repos à côté des maîtres Kulumbi Edgar, Laisi Mitendo et tous les autres qui t'ont précédés. Que le Grand maître Mikanza lui-même vous accueille dans le firmament étoilé où jubilent dieux, saints et déesses de l'art afin que la flamme du théâtre de la guérison que vous avez allumé en nous brille et éclaire le monde. Bonne traversée Maître », souligne Micahel Disanka, comédien et metteur en scène.

Elbas Manuana enseignait à l’Institut National des Arts notamment les cours d’improvisation et d’interprétation dramatique. Sa complicité avec ses étudiants a fait de lui un enseignant apprécié et un "maître" adulé. Ce qui laisse un vide chez ceux qui l’ont connu à ce titre.

« Maître Elbass a été mon professeur d’improvisation et d’interprétation dramatique, mais aussi mon collègue sur scène. Maître Elbass faisait partie de ces rares enseignants de l’INA qui savent encourager les talents et les pousser vers la grandeur. Il est aussi de ceux qui m’ont soutenu lorsque je voulais abandonner mes études », indique Niamba Malafi.

À Benjamin Masiya d’ajouter :

« Maître de plusieurs, je ne pleure pas comme tout le monde, moi, je pleure un père, un repère, un ami, un dieu... Tu m'as fait El Bass, j'ai parlé de toi à plusieurs personnes. À peine, lundi, tu m'as souri, pour une dernière fois donc, tu m'as serré la pince, pour une dernière fois. Alors que tu attendais avec patience ma défense. J'aurai bien voulu te payer une veste très chère pour te rendre hommage de ton vivant, lors de ma défense, hélas, père, maître, tu vas porter une veste dont la griffe sera mort, mais pas éternelle, j'en doute. Puisque tu vis encore en moi, en nous, en tous ».

Elbas Manuana est une figure de proue de la scène artistique congolaise, brillant tant sur les planches de théâtre que devant la caméra. Diplômé et enseignant à l’Institut National des Arts (INA) de Kinshasa, il s'est imposé comme un acteur de caractère, capable d'incarner la complexité de l'âme kinoise.

Au-delà de son talent de comédien, Elbas a participé à de nombreux projets d'envergure, notamment le spectacle L’Épopée de la Rumba, qui célèbre ce patrimoine immatériel de l'humanité. Son jeu, souvent empreint d'une autorité naturelle et d'une grande finesse psychologique, fait de lui l'un des ambassadeurs les plus respectés du "théâtre-rumba".

Kuzamba Mbuangu



A travers une correspondance adressée au TP Mazembe lundi 2 février, la FIFA a annoncé, la levée de la mesure interdisant au Club Lushois de recruter de nouveaux joueurs.

Cette interdiction était une erreur de l’organe faitier mondial alors que le TP Mazembe avait déjà payé ses droits.

Dans la même correspondance, la FIFA a également demandé à la Fédération congolaise de football association (FECOFA) d'annuler, cette interdiction qui pesait sur les Corbeaux de Lubumbashi.

La levée de cette mesure intervient après un bon règlement des comptes entre le TP Mazembe et le Raja Club AthletiC, lié au frais d’instance dans dossier Ben Malango.

En effet, le Club ngolais a versé au club Mmrocain les montants exigés par les organes judiciaires de la FIFA.

Le Staff du Tout Puisscoant Mazembe a confirmé cette décision de la FIFA, ce mardi 3 février et a démenti les rumeurs circulant à travers les réseaux sociaux sur une prétendue interdiction de recrutement de nouveaux joueurs, rappelant que cette décision était tombée caduque.

Les Corbeaux réitèrent leur engagement à respecter strictement les règlements en vigueur et promet de mener des actions pour lutter contre la diffusion des informations erronées visant à ternir son image.

radiookapi.net/CC



Éléonore Caroit, ministre déléguée auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, séjourne à Kinshasa, où elle a été reçue le lundi 2 février 2026 par son homologue congolais, le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, chargé de la Francophonie et de la Diaspora, M. Crispin Mbadu. Au menu des échanges figuraient les relations bilatérales entre les deux pays ainsi que les questions liées à la Francophonie.

Cette visite à Kinshasa intervient dans un contexte où la RDC a annoncé la présentation prochaine de sa candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie, justifiant cette démarche par sa volonté d’assumer pleinement son leadership au sein de cette organisation. La ministre française indique que son pays est ouvert à toutes les candidatures et promet de suivre tout le processus, reconnaissant la légitimité ou le droit de la RDC à vouloir jouer un rôle de premier plan au sein de l’OIF. 

"La francophonie est un processus, une élection. Ce ne sont pas des pays qui se présentent, mais des candidats. La France, à ce stade, est ouverte évidemment à toutes les candidatures, les candidatures qui peuvent se faire, si je ne me trompe pas, jusqu’au 15 mai. Nous serons évidemment très attentifs à ce processus”, a  déclaré à la presse, Éléonore Caroit tout en précisant: 

“L’important pour nous, c’est que la RDC joue pleinement son rôle au sein de la francophonie. Encore une fois, nous avons beaucoup de choses à faire pour promouvoir la langue française et les valeurs qui nous unissent. Nous savons que la RDC est très attachée au multilatéralisme. Nous avons d’ailleurs discuté des résolutions au sein des Nations Unies et de l’avancée de votre place en tant que membre du Conseil de sécurité des Nations Unies pour deux ans. L’OIF est aussi une institution très importante, et nous espérons que la RDC pourra y jouer aussi son rôle".

Grâce à sa jeunesse dynamique et à son poids démographique, cette officielle française a reconnu que l’avenir de l’OIF se joue aussi en République démocratique du Congo, d’où la nécessité, selon elle, d’accompagner les jeunesses africaines, en particulier celle de la RDC, et d’encourager la promotion de la langue française ainsi que des valeurs de la Francophonie.

"Aujourd’hui, l’Afrique, et la RDC en particulier, étant un pays immense, nous avons abordé le recensement, qui est important pour savoir combien de locuteurs de français il y a aujourd’hui en RDC, car nous n’avons pas de chiffres précis. Mais une chose est sûre : avec votre démographie et tous les locuteurs de français présents aujourd’hui, la RDC est un acteur essentiel de la francophonie. Aujourd’hui, il y a 320 millions de locuteurs de français à travers le monde. Nous estimons qu’en 2050, il y en aura environ 700 millions. Cette croissance sera essentiellement africaine. Pour nous, il est donc essentiel d’accompagner les jeunesses africaines, la jeunesse de la RDC, et d’encourager la promotion de la langue française et des valeurs de la francophonie dans ce pays partenaire et ami", à souligné la ministre française.

Une nouvelle bataille diplomatique se profile entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. Si ces tensions se sont jusqu’ici principalement manifestées dans le domaine sécuritaire, elles devraient cette fois se déplacer sur le terrain diplomatique, à l’occasion du Sommet de la Francophonie prévu au Cambodge les 15 et 16 novembre 2026. Ce rendez-vous offrira aux États et gouvernements membres l’opportunité de désigner la personnalité appelée à diriger l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Par cette décision et sans le dire ouvertement, la République démocratique du Congo s’inscrit dans une logique visant à contrer un éventuel troisième mandat de l’ancienne ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, actuelle secrétaire générale de l’OIF, dont la candidature pour un nouveau mandat a été annoncée par le gouvernement rwandais. Avec cette déclaration officielle de Kinshasa, il ne reste plus à la RDC qu’à dévoiler l’identité de son candidat, attendue d’ici le mois de juin de l’année en cours, période fixée pour le dépôt des candidatures.

Clément MUAMBA 



Un tournant diplomatique s’amorce entre Nairobi et Kinshasa autour du dossier sensible des médecins congolais exerçant au Kenya. Saisie par une cinquantaine de praticiens originaires de la République démocratique du Congo, la justice kényane a décidé, lundi 2 février 2026, de suspendre l’examen du litige afin de laisser place à une solution politique négociée entre les deux États.

Au cœur de l’affaire, le refus des autorités kényanes de renouveler les permis de travail et licences professionnelles de médecins congolais, une décision prise par le ministère de la Santé et justifiée par la priorité accordée à l’emploi des ressortissants nationaux. Contestant cette mesure, les praticiens concernés ont saisi les tribunaux, estimant que leur statut de citoyens d’un État membre de la Communauté d’Afrique de l’Est leur garantit le droit de travailler librement dans les pays partenaires.

Mais devant la juridiction, les signaux ont rapidement changé. Les avocats représentant aussi bien le Gouvernement kényan que les médecins ont indiqué que des discussions diplomatiques de haut niveau étaient déjà en cours entre Nairobi et Kinshasa, rendant souhaitable un règlement à l’amiable du différend.

L’avocat des médecins a notamment informé la cour que le Président congolais, Félix Tshisekedi, avait personnellement engagé des échanges avec son homologue kényan, William Ruto, afin de désamorcer une crise susceptible de fragiliser les relations entre deux pays alliés. Selon lui, l’option judiciaire risquerait d’ouvrir un contentieux diplomatique inutile, alors que des canaux politiques sont activement mobilisés.

Cette position a été confirmée par le représentant légal de l’État kényan, qui a assuré que le dossier des permis de travail et des licences médicales était désormais traité au niveau diplomatique. La cour a également été informée qu’une rencontre entre les différentes parties s’était tenue le vendredi 30 janvier 2026, à Nairobi, au Safari Park Hotel, signe d’une volonté partagée de dialogue.

Prenant acte de ces évolutions, le juge a salué les efforts de médiation en cours et a accordé un délai de 90 jours aux parties pour parvenir à un accord, au terme duquel elles devront faire rapport à la justice.

Cette décision judiciaire ouvre ainsi une parenthèse diplomatique décisive pour l’avenir professionnel des médecins congolais au Kenya, mais aussi pour la crédibilité du principe de libre circulation de la main-d’œuvre qualifiée au sein de la Communauté d’Afrique de l’Est.

Prosper Buhuru



Lors de la journée de mémoire organisée ce mardi 27 janvier à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, l’ancien gouverneur du Nord-Kivu et actuel ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a rappelé une rhétorique percutante du Gouvernement congolais : "l’occupation de certaines agglomérations par les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, n’a pas seulement une dimension militaire, mais surtout économique".

Une stratégie de destruction et de captation

Julien Paluku a dénoncé ce qu’il qualifie de stratégie rwandaise de destruction du capital humain et du tissu économique de la RDC. Pour lui, derrière les offensives militaires se cache une logique de pillage systématique des ressources naturelles congolaises.

« Le volume des exportations de minerais est passé de 70 millions à 2 milliards de dollars au Rwanda [en une année], qui ne dispose pourtant pas de gisements miniers. Les véritables FDLR qu’il poursuit en RDC, ce sont les minerais congolais », a-t-il affirmé.

Cette déclaration met en lumière l’un des enjeux centraux du conflit : la transformation des minerais congolais en richesse extérieure, alimentant une économie parallèle qui fragilise l’État congolais et prive les populations locales des bénéfices de leurs propres ressources. 

A l’ONU comme à l’UA, le président Felix Tshisekedi et le Gouvernement rappellent sans cesse que la guerre menée dans l’est de la RDC par « le Rwanda via l’AFC/M23 » a des visées économiques par les pillages des ressources minières de la RDC. 

Le 18 février 2025 lors d'une conférence de presse, le ministre des Mines, Kizito Pakabomba, a accusé, le Rwanda de faire perdre chaque année plus d’un milliard de dollars américains à la RDC.

Kizito Pakabomba avait également alerté sur l’objectif du Rwanda d’atteindre plus de 2 milliards de dollars américains en 2026 grâce à ses exploitations illicites des mines congolaises.

Un an après la chute de Goma

Les propos de Paluku s’inscrivent dans le cadre de la commémoration du premier anniversaire de la prise de Goma par le M23. Le gouvernement Suminwa a voulu marquer cette date en rendant hommage à la résilience et à l’unité du peuple congolais face à l’occupation.

Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a insisté sur le refus de l’oubli et de la banalisation de la guerre à l’Est, rappelant que la mémoire est « un acte de responsabilité gouvernementale ».

Les axes de la commémoration

  • La journée de mémoire s’est articulée autour de quatre thématiques :
  • Le drame humanitaire : des milliers de déplacés et de victimes des violences.
  • Les enjeux économiques : le pillage des minerais et la fragilisation du tissu productif.
  • La justice pour les victimes : la nécessité de rendre des comptes aux auteurs des crimes.
  • La restauration de l’intégrité territoriale : objectif central du gouvernement congolais.
  • Une bataille pour l’avenir

En mettant l’accent sur la dimension économique du conflit, Julien Paluku rappelle que la guerre à l’Est n’est pas seulement une lutte armée, mais aussi une bataille pour la souveraineté économique de la RDC. Ses propos résonnent comme un avertissement : sans une stratégie claire pour protéger les ressources nationales, la résilience du peuple congolais risque de se heurter à un cycle permanent de prédation, estiment certains observateurs.

radiookapi.net/CC



La formation de l'OC Les Élites, pensionnaire de la Ligue 2, a été victime d'une attaque à mains armées orchestrée minutieusement par des hommes non autrement identifiés. Cela s'est passé vers 2h du matin sur la route qui amenait l'équipe vers Kinshasa en provenance du Kongo Central.

L'ensemble de l'équipe a été dépouillé de tous ses biens et autres effets. À cela s'ajoute un traumatisme qui peut avoir des conséquences néfastes sur le mental du groupe pour le reste de la saison sachant que les dirigeants ont consenti des moyens importants comme toujours pour permettre à l'équipe de se produire dans les meilleures conditions possibles.   C'est une situation qui commence à devenir inquiétante parce qu'un autre club, le Tout Capable Elima, a connu le même sort il y a quelques semaines.

Les autorités compétentes sont appelées à prendre des dispositions pour que des pareils incidents ne se reproduisent plus. Les sportifs, comme l'ensemble des citoyens, ont droit à la sécurité pour faire leur travail, déjà difficile dans le contexte congolais, en toute quiétude.

Michel TOBO 



Le Comité de Suivi de la Paie (CSP) des agents et fonctionnaires de l’État s’est réuni, mercredi 28 janvier 2026, à Kinshasa, pour évaluer l’évolution des opérations de paie du premier trimestre de l’exercice budgétaire en cours, rassurant que le paiement des salaires du mois de janvier est bel et bien effectif, bien que réalisé de manière progressive.

Au terme de cette séance de travail, le CSP a confirmé que les dispositions nécessaires ont été prises pour garantir la régularité et la ponctualité du paiement des salaires des militaires, des policiers ainsi que des fonctionnaires civils de l’État. Des instructions fermes ont été adressées aux banques commerciales et aux services techniques impliqués dans la chaîne de la paie, afin d’éviter tout dysfonctionnement susceptible d’affecter les bénéficiaires.

Les autorités chargées de la supervision du processus ont insisté sur le respect strict des délais d’exécution, soulignant que la maîtrise du calendrier de paie demeure un impératif pour la stabilité sociale et le bon fonctionnement de l’administration publique. Le Comité national de suivi de la paie a, à cette occasion, réaffirmé l’engagement du Gouvernement à assurer un système de rémunération fondé sur la régularité, la transparence et la prévisibilité.

Le CSP a, par ailleurs, tenu à expliquer le léger retard observé dans le lancement des opérations de paie pour ce mois de janvier. Celui-ci est attribué au caractère particulier de cette période, qui correspond, à la fois, au démarrage d’un nouvel exercice budgétaire et à l’ouverture d’un nouveau trimestre, nécessitant des ajustements techniques et administratifs.

En dépit de ce contexte, les autorités assurent que toutes les mesures ont été prises pour que les paiements se poursuivent normalement dans les jours à venir, conformément aux engagements du gouvernement en faveur des agents publics.

 Prosper Buhuru



 

La Commission de discipline de la Confédération africaine de football a imposé une série de sanctions à la Fédération sénégalaise de football, à la Fédération royale marocaine de football, ainsi qu'à plusieurs joueurs et officiels, suite à des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations 2025.

Dans un communiqué publié sur son site internet mercredi soir, la CAF a déclaré que les sanctions avaient été infligées pour des violations du Code disciplinaire de la CAF, notamment des manquements aux principes de fair-play, de loyauté et d'intégrité, pendant et après le match final.

Dans le cadre des décisions prises contre le Sénégal, la CAF a suspendu le sélectionneur de l'équipe nationale sénégalaise, Pape Bouna Thiaw, pour cinq matchs officiels de la CAF pour son « comportement antisportif » et pour avoir « porté atteinte à la réputation du football ».

« M. Pape Bouna Thiaw a également été condamné à une amende de 100 000 dollars américains », indique le communiqué.

La CAF a également décidé de « suspendre le joueur de l’équipe nationale sénégalaise, M. Iliman Cheikh Baroy Ndiaye, pour deux (2) matchs officiels de la CAF, pour son comportement antisportif envers l’arbitre.

« Suspendre le joueur de l’équipe nationale sénégalaise, M. Ismaila Sarr, pour deux (2) matchs officiels de la CAF pour son comportement antisportif envers l’arbitre.

« Condamner la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) à une amende de 300 000 USD pour la conduite inappropriée de ses supporters, qui a jeté le discrédit sur le football en violation des principes du Code disciplinaire de la CAF relatifs au fair-play et à l’intégrité.

« Condamner la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) à une amende de 300 000 USD pour le comportement antisportif de ses joueurs et de son staff technique, en violation des principes du Code disciplinaire de la CAF relatifs au fair-play, à la loyauté et à l’intégrité. Ce comportement a également porté atteinte à l’image du football. »

« Condamner la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) à une amende de 15 000 USD pour la mauvaise conduite de son équipe nationale, cinq (5) de ses joueurs ayant reçu un avertissement. »

En ce qui concerne le Maroc, la CAF a suspendu le défenseur de l'équipe nationale, Achraf Hakimi, pour deux matchs officiels de la CAF, dont l'un avec suspension d'un an à compter de la date de la décision, pour comportement antisportif.

Le milieu de terrain Ismaël Saibari a été suspendu pour trois matchs officiels de la CAF et condamné à une amende de 100 000 dollars pour comportement antisportif.

La FRMF a été condamnée à une amende de 200 000 dollars pour le comportement inapproprié des ramasseurs de balles du stade pendant la finale.

La CAF a également infligé une amende de 100 000 dollars à la fédération marocaine pour la conduite inappropriée de ses joueurs et de son personnel technique, qui ont envahi la zone de visionnage de la VAR et entravé le travail de l'arbitre.

Une amende supplémentaire de 15 000 dollars a été infligée pour l'utilisation de lasers par les supporters marocains pendant le match.

La finale, disputée au Stade Mohammed V de Rabat le 18 janvier 2026, a sombré dans le chaos dans les derniers instants du temps réglementaire.

Alors que le score était de 0-0, un but du Sénégal a été refusé pour hors-jeu, suivi peu après d'une intervention de la VAR qui a accordé un penalty au Maroc, pays hôte, à la huitième minute du temps additionnel.

Insatisfait, le sélectionneur du Sénégal, Pape Thiaw, a mené ses joueurs hors du terrain en signe de protestation, provoquant des scènes de chaos, et les forces de sécurité ont dû intervenir.

Après une interruption, l'équipe sénégalaise a été convaincue de revenir sur le terrain. Le penalty du Maroc a été repoussé par le gardien Édouard Mendy, envoyant ainsi la rencontre en prolongation.

Le milieu de terrain Pape Gueye a inscrit le but décisif à la quatrième minute de la première mi-temps des prolongations, assurant ainsi au Sénégal le titre de champion d'Afrique.

Le président de la CAF et de la FIFA de l'époque, Gianni Infantino, a tous deux condamné ce comportement.

Par ailleurs, la CAF s'est également prononcée sur une protestation déposée par la FRMF concernant des violations présumées des articles 82 et 84 du règlement de la Coupe d'Afrique des Nations par la FSF.

« La Commission de discipline de la CAF a rejeté la protestation déposée par la Fédération Royale Marocaine de Football concernant les violations présumées par la Fédération Sénégalaise de Football des articles 82 et 84 du Règlement de la Coupe d'Afrique des Nations, relatives à la finale de la Coupe d'Afrique des Nations TotalEnergies CAF Maroc 2025 », ajoute le communiqué.

 
 
 
 
 
 
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A Propos

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Ali Kalonga

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