Les Léopards de la République démocratique du Congo ont dominé la sélection des Bermudes, mercredi 25 mars, lors d’un match disputé au stade Jalisco de Guadalajara, au Mexique, dans le cadre de la trêve internationale FIFA.

Après une rencontre âprement disputée, les Congolais ont ouvert le score grâce à Fiston Mayele, à la 45ᵉ minute de jeu.

Six minutes plus tard, Yoane Wissa a doublé la mise pour la RDC, portant le score à 2-0.

Pendant cette période de stage, les Léopards préparent leur prochain match prévu le 31 mars, face au vainqueur du duel entre la Jamaïque et la Nouvelle-Calédonie.

Cette rencontre amicale a permis au sélectionneur national, Sébastien Desabre, d’effectuer les derniers réglages avant ce match de barrage.

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La 13e session de la Conférence des gouverneurs, en cours à Bandundu, a révélé mercredi un taux global d'exécution de 74% des recommandations issues de la 12e session tenue à Kolwezi (Lualaba). La journée de mercredi 25 mars, deuxième jour des travaux, a été consacrée à la présentation de l’état d’avancement des recommandations issues de la 12ᵉ session tenue à Kolwezi.

Selon les chiffres présentés par Jacquemain Shabani, ministre de l’Intérieur, le taux global d’exécution des recommandations a déjà atteint 74 % au deuxième jour des travaux. 

Un niveau d’exécution majoritairement engagé

Selon le ministre, dans le détail, l’évaluation actualisée fait état de :

  • 5 recommandations totalement exécutées (9 %) ;
  • 36 en cours d’exécution (65 %) ;
  • 13 non exécutées (24 %) ;
  • 1 recommandation devenue caduque (2 %).

Il souligne que ces données traduisent un niveau d’engagement global jugé significatif, même si toutes les actions n’ont pas encore abouti.

Des projets structurants sur le long terme

M. Shabani souligne que plusieurs recommandations concernent des projets structurants qui doivent être exécutés sur le long terme.

Leur mise en œuvre devrait se poursuivre au-delà de 2026, ce qui explique en partie le nombre encore élevé de dossiers en cours d’exécution.

Cette évaluation intervient en prélude aux discussions de la 13ᵉ session, où les gouverneurs sont appelés à renforcer le suivi et l’application des décisions prises, dans un contexte marqué par des enjeux de gouvernance et de développement à l’échelle nationale.

Bilan mitigé de l’an dernier 

Lors de la 12ème conférence, le collectif des gouverneurs, par la voix de Jacques Kyabula, alors gouverneur du Haut-Katanga, avait exprimé une vive inquiétude face à l'inexécution de la "grande majorité" des recommandations passées.
Parmi les points soulevés dans leur mémorandum figuraient :

  • La Caisse nationale de péréquation : Les gouverneurs ont dénoncé la non-opérationnalisation de cet organe constitutionnel, censé corriger les inégalités de développement entre les provinces.
  • La stabilité institutionnelle : Le recours jugé "abusif" aux motions de censure par certaines assemblées provinciales a été pointé comme un facteur de déstabilisation des exécutifs.
  • Le social des élus : Le plaidoyer portait également sur le paiement régulier des émoluments des députés provinciaux.

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L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté, mercredi 25 mars 2026, une résolution historique qualifiant l’esclavage et la traite transatlantique des Africains de « plus grave crime contre l’humanité ». Porté par le Ghana au nom du Groupe des États d’Afrique, le texte a été approuvé par 123 voix, contre 3 et 52 abstentions, dans un contexte marqué par des divergences entre États membres.

Une résolution pour « affirmer la vérité »

Pour ses promoteurs, cette résolution constitue « un rempart contre l’oubli ».

Le président ghanéen, John Dramani Mahama, a salué un texte visant à « tracer la voie vers la guérison et la justice réparatrice ».

Le document souligne que la traite négrière et l’esclavage racialisé des Africains représentent des crimes d’une ampleur exceptionnelle, marqués par leur durée, leur brutalité et leurs conséquences durables. Il insiste également sur la nécessité de « remédier aux torts historiques » subis par les Africains et leurs descendants, notamment à travers des mécanismes de réparation.

Des divergences sur la « justice réparatrice »

Malgré son adoption, la résolution a suscité de fortes réserves. Les États-Unis ont rejeté le principe de « justice réparatrice », estimant qu’aucun droit légal à réparation ne pouvait être reconnu pour des faits qui n’étaient pas considérés comme illégaux au moment où ils ont été commis.

De leur côté, le Royaume-Uni et plusieurs pays européens, soutenus par l’Union européenne, ont exprimé des inquiétudes quant aux implications juridiques du texte, notamment sur une éventuelle application rétroactive du droit international. Londres a également mis en garde contre une « hiérarchisation des atrocités historiques ».

Pendant plus de quatre siècles, des millions d’Africains ont été arrachés à leur continent, réduits en esclavage et déportés vers les Amériques, où ils ont été exploités dans des conditions inhumaines, note le document. 

Les séquelles de cette période se manifestent encore aujourd’hui à travers le racisme systémique, les discriminations et les inégalités persistantes. La résolution met en lumière ces conséquences durables, appelant à une reconnaissance accrue de cet héritage.

L’appel de l’ONU à des actions concrètes

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a exhorté la communauté internationale à s’attaquer aux racines profondes des inégalités héritées de l’esclavage.

Il a plaidé pour des actions plus ambitieuses en faveur des droits humains, de l’égalité et de la dignité, tout en insistant sur la nécessité de garantir aux pays africains une meilleure maîtrise de leurs ressources naturelles et une place équitable dans les instances internationales.

« Nous devons désormais lever les obstacles persistants qui empêchent tant de personnes d'ascendance africaine d'exercer leurs droits et de réaliser leur potentiel », a-t-il déclaré, ajoutant : 

« Nous devons nous engager pleinement et sans hésitation en faveur des droits de l'homme, de l'égalité et de la dignité inhérente à chaque personne »

Un vote symbolique mais controversé

Au total, trois pays, dont les États-Unis, Israël et l'Argentine ont voté contre la résolution, tandis que 52 États se sont abstenus.

Malgré ces divisions, le texte marque une étape importante dans la reconnaissance internationale des crimes liés à l’esclavage et dans le débat sur les réparations, ouvrant la voie à de futures discussions sur la justice historique et la mémoire collective.

radiookapi.net/CC



Le chanteur et rappeur congolais Gims a été placé en garde à vue en France pour être entendu dans une affaire de blanchiment en bande organisée, a-t-on appris mercredi auprès du parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco).

’artiste de 39 ans est entendu dans le cadre d’une « commission rogatoire de juges d’instruction », suivie par ce parquet parisien spécialisé, a précisé cette source, après une information du site Africa Intelligence.

Contacté par l’AFP, l’avocat du plus gros vendeur de disques de l’année 2025 en France, Me David-Olivier Kaminski, n’a pas souhaité réagir dans l’immédiat.

CC

 



Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a révélé mardi qu’un incident de sécurité s’est produit à l’hôtel où séjourne la Première Dame de la République démocratique du Congo, Denise Nyakeru Tshisekedi, actuellement en visite aux États-Unis.

Selon les déclarations de M. Muyaya lors d’un briefing, des individus non encore formellement identifiés auraient tenté de s’introduire dans l’établissement hébergeant la Première Dame, qui est présente à Washington à l’invitation de l’épouse du président américain Donald Trump, dans le cadre d’un sommet des premières dames.

Le gouvernement congolais affirme être “en contact étroit avec les autorités américaines” pour faire toute la lumière sur les circonstances de cet incident, tout en précisant qu’il réserve de plus amples informations pour une communication ultérieure.

De manière surprenante, le ministre Patrick Muyaya a établi un lien entre cet incident et le Rwanda, sans pour autant apporter de preuves tangibles. “Nous faisons une corrélation avec le Rwanda”, a-t-il simplement déclaré, alimentant ainsi les tensions géopolitiques récurrentes entre Kinshasa et Kigali.

Cet événement survient alors que la Première Dame congolaise est en visite officielle aux États-Unis, dans le cadre d’un sommet réunissant les épouses des chefs d’État. Les autorités congolaises disent prendre cette affaire très au sérieux et entendent collaborer étroitement avec leurs homologues américains pour en faire toute la lumière.

Cette nouvelle alerte sécuritaire vient s’ajouter aux nombreuses tensions qui marquent les relations entre la RDC et le Rwanda ces derniers mois. Le gouvernement congolais n’a cependant pas étayé davantage les liens qu’il établit avec le pays voisin dans cette affaire.

mbote/CC



Le parc des Virunga a annoncé ce mardi 24 mars, l’enregistrement d’un deuxième ensemble rare de gorilles jumeaux de montagne. Cette naissance fait suite à celle de jumeaux en janvier dernier dans la famille Bageni. Cette fois, un nouveau couple a été identifié dans la famille Baraka, un événement exceptionnellement rare chez les gorilles de montagne. Les jumeaux, une femelle et un mâle, sont âgés d’environ deux semaines et font l’objet d’une surveillance étroite par les équipes de terrain.

La famille Baraka compte désormais 19 individus et il s’agit d’une septième naissance de gorille enregistrée dans le parc depuis le début de l’année.

Le 7 janvier 2026, le parc avait déjà annoncé la naissance de jumeaux gorilles de montagne au sein de la famille Bageni. Il s’agissait de la première naissance gémellaire enregistrée depuis le début de l’année, un événement rare chez cette espèce menacée. Ces nouveau-nés avaient alors porté à 59 le nombre total de membres de la famille Bageni, devenue la plus grande du parc.

Les naissances gémellaires chez les gorilles de montagne restent particulièrement délicates, les premiers mois étant critiques en raison de la dépendance totale des petits envers leur mère pour l’alimentation et les déplacements. Des mesures renforcées de surveillance et de protection ont été mises en place afin de suivre leur évolution.

Depuis le début de l’année, au moins huit bébés gorilles ont vu le jour dans différentes familles du parc, selon les équipes de protection sur place, un indicateur jugé encourageant pour la biodiversité de cette aire protégée.

Toutefois, le parc continue de faire face à des défis sécuritaires majeurs. Les conflits armés dans la région favorisent le braconnage des gorilles de montagne et la destruction de leur habitat. Les affrontements entre les forces armées de la République démocratique du Congo et les rebelles de l’AFC/M23, intensifiés depuis 2022, ont fortement perturbé les activités de conservation.

La population totale des gorilles de montagne est estimée à 1 063 individus dans la région couvrant le Rwanda, l’Ouganda et la République démocratique du Congo, selon un recensement réalisé entre 2016 et 2018. Dans le Parc national des Virunga, elle est évaluée à environ 350 individus d’après les estimations de 2021.

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le parc des Virunga, qui a célébré son centenaire l’année dernière, demeure un sanctuaire de biodiversité exceptionnel. Cependant, il reste confronté à la présence de groupes armés actifs dans l’est du pays depuis près de 25 ans, exposant les écogardes à des risques constants dans leur mission de protection de cet écosystème.

Josué Mutanava



Bien que placée sous le thème central : « Transformation du secteur agricole, pastoral et halieutique, développement rural et connexion aux marchés urbains », les crises récurrentes entre les gouvernements provinciaux et les assemblées provinciales, étaient au coeur du discours du Chef de l'État, Félix Tshisekedi, à l'ouverture des travaux de la 13e Conférence des gouverneurs, ce mardi 24 mars à Bandundu, chef-lieu de la province du Kwilu, à l’ouest du pays.

M. Tshisekedi a rappelé que la décentralisation n’a jamais eu pour vocation de transformer les provinces en foyers de tensions permanentes. Elle n’a jamais eu pour objet de substituer aux exigences de bonne gouvernance des logiques de confrontation, de captation ou de blocage. Mais la décentralisation vise à rapprocher l’État du citoyen, adapter l’action publique aux réalités locales, responsabiliser les acteurs territoriaux et faire émerger, dans chaque province, des dynamiques de développement conformes à leurs potentialités propres.

« J’attends donc de tous les acteurs provinciaux, et tout particulièrement des gouverneurs et des présidents des assemblées provinciales, qu’ils se montrent à la hauteur de cette responsabilité historique. Le contrôle parlementaire provincial est légitime. Il est nécessaire. Il est sain dans une démocratie. Mais il ne peut devenir un instrument de chantage politique ni d’instabilité chronique. Il ne peut être détourné de sa finalité pour servir des intérêts particuliers, des agendas personnels ou des équilibres précaires sans rapport avec l’intérêt général », a interpellé le Président Félix Tshisekedi dans son discours.

Et de poursuivre :

« De la même manière, l’autorité de l’exécutif provincial ne saurait s’exercer dans l’opacité, dans le mépris des textes et dans l’affaiblissement délibéré des mécanismes de redevabilité. Ce dont nos provinces ont besoin, ce n'est ni d'institutions paralysées ni d'institutions rivales, ce dont elles ont besoin, ce sont des institutions qui se respectent, qui coopèrent, qui se contrôlent mutuellement dans le cadre de la loi et qui gardent en toutes circonstances le souci supérieur des populations ».

Revenant sur le thème des travaux, le Président Félix Tshisekedi a souligné que la transformation des secteurs agricole, halieutique et pastoral ne se heurte pas uniquement à des défis techniques et financiers. Selon lui, elle se confronte également, trop souvent, à des faiblesses de gouvernance, à des blocages institutionnels, à des rivalités de pouvoir, à une mauvaise articulation entre les différents niveaux de décision et, parfois, à une compréhension imparfaite de ce que signifie réellement la décentralisation dans un État unitaire.

« Aucune politique agricole sérieuse ne peut prospérer dans un environnement marqué par des crises répétées entre gouvernements provinciaux et assemblées provinciales. Aucun investisseur, aucun partenaire, aucune communauté productive ne peut se projeter sereinement là où l’incertitude politique devient la règle, là où les conflits institutionnels paralysent l’action publique et là où les priorités varient au gré des calculs de circonstance. De la même manière, aucun développement rural durable ne peut naître dans un climat dominé par l’affrontement permanent, l’instabilité des équipes, la confusion des responsabilités ou la politisation excessive des mécanismes de contrôle », a souligné le Chef de l'État.

Depuis la promulgation de la Constitution de 2006, les gouvernements provinciaux et les assemblées provinciales peinent à parler le même langage, ce qui entraîne régulièrement des tensions récurrentes paralysant parfois le fonctionnement des provinces. À l’origine, on trouve des accusations mutuelles de mauvaise gouvernance, la politisation des pétitions contre les membres de l’exécutif, mais aussi des chantages, ouvrant parfois la voie à des contentieux devant les instances judiciaires.

Depuis l’année dernière, le gouvernement congolais, par le biais du Vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, avait demandé aux bureaux des assemblées provinciales d’adopter une résolution suspendant les motions et pétitions « pendant cette période de guerre ». Cette instruction fait suite à une vague d’instabilité dans plusieurs provinces, marquée par la destitution récente de plusieurs gouverneurs et présidents d’assemblées provinciales.

S’exprimant le 5 octobre 2025 à Kinshasa, devant les gouverneurs des 26 provinces et les membres des bureaux des assemblées provinciales, Jacquemain Shabani avait rappelé les directives du Chef de l’État émises lors des précédentes conférences des gouverneurs. Il avait déploré le non-respect des engagements pris pour garantir un fonctionnement harmonieux des institutions provinciales et dénoncé la multiplication des initiatives parlementaires, souvent en violation du droit de réponse.

Si, pour les autorités du gouvernement central, cette décision vise à préserver la stabilité institutionnelle dans un contexte marqué par l’agression rwandaise via la rébellion de l’AFC/M23, les principaux concernés, à savoir les députés provinciaux, appellent à aller au-delà des simples communications politiques pour examiner les causes profondes des tensions récurrentes au sein des institutions provinciales.

Clément MUAMBA, Envoyé Spécial au Kwilu



À la table ronde dédiée à la mobilisation des bailleurs de fonds pour le financement des opérations du deuxième recensement général de la population et de l’habitat en République démocratique du Congo, parmi les partenaires qui se sont engagés à appuyer financièrement ce processus figure la Banque africaine de développement (BAD), qui qualifie cette étape de moment "historique" dans l’histoire du pays.

D’après Mamadou Coulibaly, responsable pays ad intérim de la Banque africaine de développement, son institution a pris l’engagement de mobiliser 80 millions de dollars américains pour appuyer les efforts déployés par le gouvernement en vue de la réalisation de ce deuxième recensement, visant l’identification des populations et des ménages sur toute l’étendue du pays près de quatre décennies après le dernier exercice.

"Le Groupe de la Banque africaine de développement, habitué à accompagner ce type de processus dans les pays africains, souhaite annoncer une contribution de 80 millions de dollars en appui au Recensement Général de la Population et de l’Habitat en République démocratique du Congo. Cet engagement sera structuré en deux volets essentiels : 50 millions de dollars pour le financement des opérations de recensement; 30 millions de dollars consacrés au renforcement des capacités des institutions nationales, notamment l’INS et les structures impliquées dans la chaîne de planification, programmation, budgétisation, suivi et évaluation", a déclaré le responsable pays ad intérim de la BAD en RDC.

S’exprimant au nom de son collègue, M. Mohamed Cherif, directeur général adjoint du Groupe de la Banque pour l’Afrique centrale et chef du bureau pays pour la RDC, il a salué un pas décisif franchi par la RDC dans la concrétisation de ce projet. Selon lui, son institution n’exclut pas la possibilité d’un appui supplémentaire, après arbitrage au sein de l’organisation.

"L’objectif est d’assurer une mise en œuvre efficace, transparente et durable de cet exercice. Cette contribution s’inscrit dans un projet actuellement en cours d’instruction, qui sera présenté au Conseil d’administration avant la fin de l’année. Les discussions se poursuivront avec le ministre des Finances ici présent qui est notre gouverneur afin d’explorer des possibilités de financement additionnel", a-t-il rassuré au nom de la BAD.

L’objectif principal de la table ronde était d’obtenir un engagement ferme de toutes les parties prenantes en faveur de la mobilisation d’un financement adéquat, prévisible, suffisant et durable, afin d’assurer une réponse coordonnée et efficace aux enjeux démographiques ainsi qu’à l’organisation du RGPH-2. Pour le gouvernement, le coût global des opérations, estimé à 192 millions de dollars américains, constitue un défi majeur dans le contexte budgétaire actuel. Le financement du gap pour achever le processus reste tributaire de la mobilisation de ressources financières additionnelles auprès des partenaires techniques et financiers. D’où l’option envisagée du « Basket Fund », permettant de canaliser l’ensemble des ressources dans un fonds unique exclusivement dédié au financement des activités du RGPH-2.

À moins de cinq ans de l’échéance de l’Agenda 2030 pour l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD), le gouvernement estime qu’il est crucial pour la RDC de mettre en place des politiques idoines afin d’accélérer les progrès vers le développement durable et de sortir les populations de la vulnérabilité. Toutefois, s’engager dans cette voie exige une meilleure connaissance de la population, ainsi que des investissements accrus dans la collecte de données et les analyses nécessaires. D’où l’urgence de la tenue du RGPH-2, quarante-deux ans après le dernier recensement de ce type réalisé en 1984.

La non-tenue d’un recensement de la population et des ménages, complet, exhaustif et précis, prive en effet le pays de données essentielles pour faire progresser le développement social et économique et réduire les inégalités. Les données issues du RGPH sont, par ailleurs, les seules à même de garantir que personne ne soit laissé de côté. Elles sont indispensables à une planification détaillée du développement dans tous les secteurs et fournissent les éléments nécessaires à l’élaboration et au suivi des politiques publiques.

La République démocratique du Congo se dit ainsi impatiente de réaliser enfin un recensement général de sa population, plus de quarante ans après celui de 1984. Il s’agit également de l’une des promesses électorales de Félix Tshisekedi avant son accession à la magistrature suprême.

Clément MUAMBA



Le philosophe et écrivain congolais vivant en Belgique, Pie Tshibanda, a répondu avec fermeté à l’ancien Président congolais Joseph Kabila, suite à sa récente sortie médiatique, à Goma, où ce dernier évoquait un projet de “soudanisation” de la République démocratique du Congo.

Pour Tshibanda, le discours de l’ancien chef de l’État révèle une déconnexion avec la réalité politique et sociale du pays.

« Monsieur le Président, lorsqu'on suit votre discours, on a l'impression que vous pensez que les Congolais vous attendraient encore. Est-ce que ce n'est pas un manque de réalisme ? », a-t-il déclaré, invitant Kabila à “tourner la page”.

Le philosophe s’est montré particulièrement critique sur la manière dont Kabila et l’ancien président de la Commission électorale, Corneille Nangaa, présentent la passation de pouvoir.

« Dans une démocratie, est-ce le rôle d'un Président de faire une passation pacifique du pouvoir ? Ou est-ce le peuple qui, à un moment, dit à un président : "Nous en avons assez" ? », s’interroge-t-il.

Pie Tshibanda pointe également du doigt les failles héritées de l’époque Kabila : une Armée infiltrée et des réseaux internes au service d’intérêts étrangers.

« Aujourd'hui, lorsque le mouvement M23 arrive à Goma et tue, est-ce Tshisekedi qui est allé tuer là-bas ? Vous avez laissé des structures qui fragilisent le pays », a-t-il fustigé.

Le philosophe appelle à une responsabilisation de chacun et à une approche constructive pour résoudre les crises actuelles : « Les causes de la situation actuelle du Congo sont multifactorielles. Une fois identifiées, chacun doit accepter de jouer son rôle. Celui qui est parti, doit accepter que son temps est passé ».

Enfin, il met en garde contre les effets des déclarations de l’ancien Président sur la cohésion politique : « Lorsque Nangaa dit aujourd'hui : "C'est grâce à moi que Tshisekedi est devenu président", que pensent les autres candidats ? Sont-ils de cœur avec vous ou contre vous ? », conclut Pie Tshibanda.

Don Benjamin Makolo



 Les directeurs provinciaux de l’Agence congolaise de presse (ACP) ont été renforcés en capacité sur le fil d’actualités, lundi, au cabinet du directeur général à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.

 » La transition numérique est irréversible à l’ACP. Le fil d’actualités est salutaire .
Beaucoup de partenaires à l’extérieur attendent de bonnes informations de la RDC et surtout des provinces « , a expliqué Bienvenu-Marie Bakumanya, directeur général de l’Agence congolaise de presse.

Le directeur Kathy Katay a, quant à lui, exhorté les directeurs provinciaux à activer le fil d’actualités qui a beaucoup d’avantages pour le journaliste lui-même et pour l’Agence qui est appelée à produire pour les autres médias.
Il sied de rappeler que les directeurs provinciaux de l’ACP ont été invités à participer au forum médias Chine-RDC, à des séances de renforcement des capacités sur l’intelligence artificielle face à l’interconnectivite et sur la photographie ainsi que la conférence des cadres de l’ACP.

ACP/C.L./CC

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