Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a révélé mardi qu’un incident de sécurité s’est produit à l’hôtel où séjourne la Première Dame de la République démocratique du Congo, Denise Nyakeru Tshisekedi, actuellement en visite aux États-Unis.

Selon les déclarations de M. Muyaya lors d’un briefing, des individus non encore formellement identifiés auraient tenté de s’introduire dans l’établissement hébergeant la Première Dame, qui est présente à Washington à l’invitation de l’épouse du président américain Donald Trump, dans le cadre d’un sommet des premières dames.

Le gouvernement congolais affirme être “en contact étroit avec les autorités américaines” pour faire toute la lumière sur les circonstances de cet incident, tout en précisant qu’il réserve de plus amples informations pour une communication ultérieure.

De manière surprenante, le ministre Patrick Muyaya a établi un lien entre cet incident et le Rwanda, sans pour autant apporter de preuves tangibles. “Nous faisons une corrélation avec le Rwanda”, a-t-il simplement déclaré, alimentant ainsi les tensions géopolitiques récurrentes entre Kinshasa et Kigali.

Cet événement survient alors que la Première Dame congolaise est en visite officielle aux États-Unis, dans le cadre d’un sommet réunissant les épouses des chefs d’État. Les autorités congolaises disent prendre cette affaire très au sérieux et entendent collaborer étroitement avec leurs homologues américains pour en faire toute la lumière.

Cette nouvelle alerte sécuritaire vient s’ajouter aux nombreuses tensions qui marquent les relations entre la RDC et le Rwanda ces derniers mois. Le gouvernement congolais n’a cependant pas étayé davantage les liens qu’il établit avec le pays voisin dans cette affaire.

mbote/CC



Le parc des Virunga a annoncé ce mardi 24 mars, l’enregistrement d’un deuxième ensemble rare de gorilles jumeaux de montagne. Cette naissance fait suite à celle de jumeaux en janvier dernier dans la famille Bageni. Cette fois, un nouveau couple a été identifié dans la famille Baraka, un événement exceptionnellement rare chez les gorilles de montagne. Les jumeaux, une femelle et un mâle, sont âgés d’environ deux semaines et font l’objet d’une surveillance étroite par les équipes de terrain.

La famille Baraka compte désormais 19 individus et il s’agit d’une septième naissance de gorille enregistrée dans le parc depuis le début de l’année.

Le 7 janvier 2026, le parc avait déjà annoncé la naissance de jumeaux gorilles de montagne au sein de la famille Bageni. Il s’agissait de la première naissance gémellaire enregistrée depuis le début de l’année, un événement rare chez cette espèce menacée. Ces nouveau-nés avaient alors porté à 59 le nombre total de membres de la famille Bageni, devenue la plus grande du parc.

Les naissances gémellaires chez les gorilles de montagne restent particulièrement délicates, les premiers mois étant critiques en raison de la dépendance totale des petits envers leur mère pour l’alimentation et les déplacements. Des mesures renforcées de surveillance et de protection ont été mises en place afin de suivre leur évolution.

Depuis le début de l’année, au moins huit bébés gorilles ont vu le jour dans différentes familles du parc, selon les équipes de protection sur place, un indicateur jugé encourageant pour la biodiversité de cette aire protégée.

Toutefois, le parc continue de faire face à des défis sécuritaires majeurs. Les conflits armés dans la région favorisent le braconnage des gorilles de montagne et la destruction de leur habitat. Les affrontements entre les forces armées de la République démocratique du Congo et les rebelles de l’AFC/M23, intensifiés depuis 2022, ont fortement perturbé les activités de conservation.

La population totale des gorilles de montagne est estimée à 1 063 individus dans la région couvrant le Rwanda, l’Ouganda et la République démocratique du Congo, selon un recensement réalisé entre 2016 et 2018. Dans le Parc national des Virunga, elle est évaluée à environ 350 individus d’après les estimations de 2021.

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le parc des Virunga, qui a célébré son centenaire l’année dernière, demeure un sanctuaire de biodiversité exceptionnel. Cependant, il reste confronté à la présence de groupes armés actifs dans l’est du pays depuis près de 25 ans, exposant les écogardes à des risques constants dans leur mission de protection de cet écosystème.

Josué Mutanava



Bien que placée sous le thème central : « Transformation du secteur agricole, pastoral et halieutique, développement rural et connexion aux marchés urbains », les crises récurrentes entre les gouvernements provinciaux et les assemblées provinciales, étaient au coeur du discours du Chef de l'État, Félix Tshisekedi, à l'ouverture des travaux de la 13e Conférence des gouverneurs, ce mardi 24 mars à Bandundu, chef-lieu de la province du Kwilu, à l’ouest du pays.

M. Tshisekedi a rappelé que la décentralisation n’a jamais eu pour vocation de transformer les provinces en foyers de tensions permanentes. Elle n’a jamais eu pour objet de substituer aux exigences de bonne gouvernance des logiques de confrontation, de captation ou de blocage. Mais la décentralisation vise à rapprocher l’État du citoyen, adapter l’action publique aux réalités locales, responsabiliser les acteurs territoriaux et faire émerger, dans chaque province, des dynamiques de développement conformes à leurs potentialités propres.

« J’attends donc de tous les acteurs provinciaux, et tout particulièrement des gouverneurs et des présidents des assemblées provinciales, qu’ils se montrent à la hauteur de cette responsabilité historique. Le contrôle parlementaire provincial est légitime. Il est nécessaire. Il est sain dans une démocratie. Mais il ne peut devenir un instrument de chantage politique ni d’instabilité chronique. Il ne peut être détourné de sa finalité pour servir des intérêts particuliers, des agendas personnels ou des équilibres précaires sans rapport avec l’intérêt général », a interpellé le Président Félix Tshisekedi dans son discours.

Et de poursuivre :

« De la même manière, l’autorité de l’exécutif provincial ne saurait s’exercer dans l’opacité, dans le mépris des textes et dans l’affaiblissement délibéré des mécanismes de redevabilité. Ce dont nos provinces ont besoin, ce n'est ni d'institutions paralysées ni d'institutions rivales, ce dont elles ont besoin, ce sont des institutions qui se respectent, qui coopèrent, qui se contrôlent mutuellement dans le cadre de la loi et qui gardent en toutes circonstances le souci supérieur des populations ».

Revenant sur le thème des travaux, le Président Félix Tshisekedi a souligné que la transformation des secteurs agricole, halieutique et pastoral ne se heurte pas uniquement à des défis techniques et financiers. Selon lui, elle se confronte également, trop souvent, à des faiblesses de gouvernance, à des blocages institutionnels, à des rivalités de pouvoir, à une mauvaise articulation entre les différents niveaux de décision et, parfois, à une compréhension imparfaite de ce que signifie réellement la décentralisation dans un État unitaire.

« Aucune politique agricole sérieuse ne peut prospérer dans un environnement marqué par des crises répétées entre gouvernements provinciaux et assemblées provinciales. Aucun investisseur, aucun partenaire, aucune communauté productive ne peut se projeter sereinement là où l’incertitude politique devient la règle, là où les conflits institutionnels paralysent l’action publique et là où les priorités varient au gré des calculs de circonstance. De la même manière, aucun développement rural durable ne peut naître dans un climat dominé par l’affrontement permanent, l’instabilité des équipes, la confusion des responsabilités ou la politisation excessive des mécanismes de contrôle », a souligné le Chef de l'État.

Depuis la promulgation de la Constitution de 2006, les gouvernements provinciaux et les assemblées provinciales peinent à parler le même langage, ce qui entraîne régulièrement des tensions récurrentes paralysant parfois le fonctionnement des provinces. À l’origine, on trouve des accusations mutuelles de mauvaise gouvernance, la politisation des pétitions contre les membres de l’exécutif, mais aussi des chantages, ouvrant parfois la voie à des contentieux devant les instances judiciaires.

Depuis l’année dernière, le gouvernement congolais, par le biais du Vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, avait demandé aux bureaux des assemblées provinciales d’adopter une résolution suspendant les motions et pétitions « pendant cette période de guerre ». Cette instruction fait suite à une vague d’instabilité dans plusieurs provinces, marquée par la destitution récente de plusieurs gouverneurs et présidents d’assemblées provinciales.

S’exprimant le 5 octobre 2025 à Kinshasa, devant les gouverneurs des 26 provinces et les membres des bureaux des assemblées provinciales, Jacquemain Shabani avait rappelé les directives du Chef de l’État émises lors des précédentes conférences des gouverneurs. Il avait déploré le non-respect des engagements pris pour garantir un fonctionnement harmonieux des institutions provinciales et dénoncé la multiplication des initiatives parlementaires, souvent en violation du droit de réponse.

Si, pour les autorités du gouvernement central, cette décision vise à préserver la stabilité institutionnelle dans un contexte marqué par l’agression rwandaise via la rébellion de l’AFC/M23, les principaux concernés, à savoir les députés provinciaux, appellent à aller au-delà des simples communications politiques pour examiner les causes profondes des tensions récurrentes au sein des institutions provinciales.

Clément MUAMBA, Envoyé Spécial au Kwilu



À la table ronde dédiée à la mobilisation des bailleurs de fonds pour le financement des opérations du deuxième recensement général de la population et de l’habitat en République démocratique du Congo, parmi les partenaires qui se sont engagés à appuyer financièrement ce processus figure la Banque africaine de développement (BAD), qui qualifie cette étape de moment "historique" dans l’histoire du pays.

D’après Mamadou Coulibaly, responsable pays ad intérim de la Banque africaine de développement, son institution a pris l’engagement de mobiliser 80 millions de dollars américains pour appuyer les efforts déployés par le gouvernement en vue de la réalisation de ce deuxième recensement, visant l’identification des populations et des ménages sur toute l’étendue du pays près de quatre décennies après le dernier exercice.

"Le Groupe de la Banque africaine de développement, habitué à accompagner ce type de processus dans les pays africains, souhaite annoncer une contribution de 80 millions de dollars en appui au Recensement Général de la Population et de l’Habitat en République démocratique du Congo. Cet engagement sera structuré en deux volets essentiels : 50 millions de dollars pour le financement des opérations de recensement; 30 millions de dollars consacrés au renforcement des capacités des institutions nationales, notamment l’INS et les structures impliquées dans la chaîne de planification, programmation, budgétisation, suivi et évaluation", a déclaré le responsable pays ad intérim de la BAD en RDC.

S’exprimant au nom de son collègue, M. Mohamed Cherif, directeur général adjoint du Groupe de la Banque pour l’Afrique centrale et chef du bureau pays pour la RDC, il a salué un pas décisif franchi par la RDC dans la concrétisation de ce projet. Selon lui, son institution n’exclut pas la possibilité d’un appui supplémentaire, après arbitrage au sein de l’organisation.

"L’objectif est d’assurer une mise en œuvre efficace, transparente et durable de cet exercice. Cette contribution s’inscrit dans un projet actuellement en cours d’instruction, qui sera présenté au Conseil d’administration avant la fin de l’année. Les discussions se poursuivront avec le ministre des Finances ici présent qui est notre gouverneur afin d’explorer des possibilités de financement additionnel", a-t-il rassuré au nom de la BAD.

L’objectif principal de la table ronde était d’obtenir un engagement ferme de toutes les parties prenantes en faveur de la mobilisation d’un financement adéquat, prévisible, suffisant et durable, afin d’assurer une réponse coordonnée et efficace aux enjeux démographiques ainsi qu’à l’organisation du RGPH-2. Pour le gouvernement, le coût global des opérations, estimé à 192 millions de dollars américains, constitue un défi majeur dans le contexte budgétaire actuel. Le financement du gap pour achever le processus reste tributaire de la mobilisation de ressources financières additionnelles auprès des partenaires techniques et financiers. D’où l’option envisagée du « Basket Fund », permettant de canaliser l’ensemble des ressources dans un fonds unique exclusivement dédié au financement des activités du RGPH-2.

À moins de cinq ans de l’échéance de l’Agenda 2030 pour l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD), le gouvernement estime qu’il est crucial pour la RDC de mettre en place des politiques idoines afin d’accélérer les progrès vers le développement durable et de sortir les populations de la vulnérabilité. Toutefois, s’engager dans cette voie exige une meilleure connaissance de la population, ainsi que des investissements accrus dans la collecte de données et les analyses nécessaires. D’où l’urgence de la tenue du RGPH-2, quarante-deux ans après le dernier recensement de ce type réalisé en 1984.

La non-tenue d’un recensement de la population et des ménages, complet, exhaustif et précis, prive en effet le pays de données essentielles pour faire progresser le développement social et économique et réduire les inégalités. Les données issues du RGPH sont, par ailleurs, les seules à même de garantir que personne ne soit laissé de côté. Elles sont indispensables à une planification détaillée du développement dans tous les secteurs et fournissent les éléments nécessaires à l’élaboration et au suivi des politiques publiques.

La République démocratique du Congo se dit ainsi impatiente de réaliser enfin un recensement général de sa population, plus de quarante ans après celui de 1984. Il s’agit également de l’une des promesses électorales de Félix Tshisekedi avant son accession à la magistrature suprême.

Clément MUAMBA



Le philosophe et écrivain congolais vivant en Belgique, Pie Tshibanda, a répondu avec fermeté à l’ancien Président congolais Joseph Kabila, suite à sa récente sortie médiatique, à Goma, où ce dernier évoquait un projet de “soudanisation” de la République démocratique du Congo.

Pour Tshibanda, le discours de l’ancien chef de l’État révèle une déconnexion avec la réalité politique et sociale du pays.

« Monsieur le Président, lorsqu'on suit votre discours, on a l'impression que vous pensez que les Congolais vous attendraient encore. Est-ce que ce n'est pas un manque de réalisme ? », a-t-il déclaré, invitant Kabila à “tourner la page”.

Le philosophe s’est montré particulièrement critique sur la manière dont Kabila et l’ancien président de la Commission électorale, Corneille Nangaa, présentent la passation de pouvoir.

« Dans une démocratie, est-ce le rôle d'un Président de faire une passation pacifique du pouvoir ? Ou est-ce le peuple qui, à un moment, dit à un président : "Nous en avons assez" ? », s’interroge-t-il.

Pie Tshibanda pointe également du doigt les failles héritées de l’époque Kabila : une Armée infiltrée et des réseaux internes au service d’intérêts étrangers.

« Aujourd'hui, lorsque le mouvement M23 arrive à Goma et tue, est-ce Tshisekedi qui est allé tuer là-bas ? Vous avez laissé des structures qui fragilisent le pays », a-t-il fustigé.

Le philosophe appelle à une responsabilisation de chacun et à une approche constructive pour résoudre les crises actuelles : « Les causes de la situation actuelle du Congo sont multifactorielles. Une fois identifiées, chacun doit accepter de jouer son rôle. Celui qui est parti, doit accepter que son temps est passé ».

Enfin, il met en garde contre les effets des déclarations de l’ancien Président sur la cohésion politique : « Lorsque Nangaa dit aujourd'hui : "C'est grâce à moi que Tshisekedi est devenu président", que pensent les autres candidats ? Sont-ils de cœur avec vous ou contre vous ? », conclut Pie Tshibanda.

Don Benjamin Makolo



 Les directeurs provinciaux de l’Agence congolaise de presse (ACP) ont été renforcés en capacité sur le fil d’actualités, lundi, au cabinet du directeur général à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.

 » La transition numérique est irréversible à l’ACP. Le fil d’actualités est salutaire .
Beaucoup de partenaires à l’extérieur attendent de bonnes informations de la RDC et surtout des provinces « , a expliqué Bienvenu-Marie Bakumanya, directeur général de l’Agence congolaise de presse.

Le directeur Kathy Katay a, quant à lui, exhorté les directeurs provinciaux à activer le fil d’actualités qui a beaucoup d’avantages pour le journaliste lui-même et pour l’Agence qui est appelée à produire pour les autres médias.
Il sied de rappeler que les directeurs provinciaux de l’ACP ont été invités à participer au forum médias Chine-RDC, à des séances de renforcement des capacités sur l’intelligence artificielle face à l’interconnectivite et sur la photographie ainsi que la conférence des cadres de l’ACP.

ACP/C.L./CC



L'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin est décédé dimanche à l'âge de 88 ans, a annoncé sa famille biologique.

Il est mort un jour de  second tour d'élections municipales  :  Lionel Jospin , chef du gouvernement de 1997 à 2002, et premier secrétaire du PS de 1981 à 1988 puis de 1995 à 1997,  est décédé dimanche à l'âge de 88 ans .

Éminente figure politique de la gauche, Lionel Jospin avait indiqué en janvier avoir subi « une opération sérieuse », sans divulguer de détails.

actualité liée à sa disparition :

Les temps forts

  • 13:01: 

    « La dernière apparition d'un homme de gauche au pouvoir » souligne Bompard

    « Lionel Jospin nous a quittés » : le coordinateur de La France Insoumise Manuel Bompard a honoré dans un tweet sur X « la dernière apparition d'un homme de gauche au pouvoir prenant des mesures radicales comme les 35 heures ». Et d'ajouter : « Avec la France Insoumise, nous ferons mieux sans nous effrayer des difficultés ».

CC



Figure incontournable du Parti socialiste, l'ancien premier ministre sous Jacques Chirac et candidat malheureux à l'élection présidentielle de 2002 est mort.

L'un éléphants du Parti socialiste. Lionel Jospin est mort à l'âge de 88 ans dimanche 22 mars, a annoncé sa famille. Député, chef de parti, ministre, locataire de Matignon et favori du scrutin élyséen de 2002, il a été premier ministre sous Jacques Chirac de 1997 à 2002. L'ancien Premier secrétaire du parti à la rose avait vu sa carrière politique prendre de l'ampleur dans la foulée de l'élection de François Mitterrand à la présidentielle.

En janvier dernier, Lionel Jospin avait subi "une opération sérieuse". "À tous ceux qui s'inquiètent de ma santé, je souhaite donner les éléments suivants: j'ai subi une opération sérieuse qui s'est bien passée. Je suis désormais de retour à la maison en convalescence", déclarait-il dans cette brève déclaration. 

L'ancien responsable socialiste, candidat malheureux aux élections présidentielles de 1995 et 2002, n'avait pas souhaité divulguer de détails sur la nature et la cause de cette opération. 

Le coup de tonnerre du 21 avril 2002

L'histoire veut que l'on se souvienne plus des victoires que des défaites. Pourtant, la défaite de Lionel Jospin est restée l'un des plus grands épisodes politiques de l'histoire de la Vème République, tant à l'échelle du Parti socialiste, que personnelle puisqu'elle a marqué un coup d'arrêt brutal à sa carrière. Il a été "l'homme du coup de tonnerre" qui a vu Jean-Marie Le Pen, alors président du Front national, accéder au second tour de l'élection présidentielle de 2002. 

Battu de 200.000 voix par le leader d'extrême droite, Lionel Jospin s'était retiré de la vie politique dans la foulée. Huit candidats de gauche et d'extrême gauche s'étaient présenté au premier tour du scrutin. Lionel Jospin a fait face à un destin contrarié par ce qui à l'époque parait comme impensable - ou presque avec l'accession pour la première fois au second tour de l'élection présidentielle du candidat d'extrême droite et la fin du match pré-écrit entre la droite, l'UMP et la gauche, le Parti socialiste. 

Cet événement politique a presque éclipsé 40 ans de vie politique. Lionel Jospin avait débuté sa carrière à la gauche de la gauche, avant de rejoindre en 1971 François Mitterrand. Il a connu une ascension dans l'appareil socialiste qui a abouti à sa nomination en tant que ministre de l'Éducation nationale de 1988 à 1992.

Artisan de la "gauche plurielle"

Chantre de "l'alliance rouge, rose et verte" comme l'a rappelé Jean-Luc Mélenchon dans un hommage, Lionel Jospin a incarné "la gauche plurielle", une alliance des socialistes avec les communistes et les écologistes. "Il était le spécialiste du rapport avec les communistes", a expliqué l'éditorialiste Alain Duhamel. "C'est lui qui a décompléxé les socialistes", a-t-il rappelé. 

Premier ministre de cohabitation sous la présidence de Jacques Chirac, pendant cinq ans, Lionel Jospin avait été nommé à Matignon en 1997 après la dissolution surprise et hasardeuse du président de la République qui a profité à la gauche, au détriment de la droite. Dans son gouvernement, "Lionel Jospin avait les représentants de tous les partis de gauche dans son gouvernement et ça marchait à la baguette", a raconté l'éditorialiste. "Avec lui, on obésissait et c'était pareil quand il est Premier secrétaire du PS. Il avait une autorité naturelle, il avait des convictions idéologiques assez raides mais qui avait un comportement assez pragmatique", a-t-il ajouté. 

Son mandat à Matignon a été marqué par la mise en place de la réduction du temps de travail à 35 heures hebdomadaires, la couverture maladie universelle (CMU) et un contrat d'union civile - le PACS - pour tous les couples, lointain précurseur du mariage homosexuel. 

Premier secrétaire du PS jusqu'en 1988

Lionel Jospin est né dans une famille protestante en 1937 à Meudon près de Paris. Il avait fait ses armes sur les bancs de la prestigieuse École normale d'administration (ENA), entrant au ministère des Affaires étrangères en 1965. Parallèlement, l'ancien scout avait été à l'école d'un militantisme particulièrement austère, le groupuscule trotskiste de l'Organisation communiste internationaliste (OCI). 

Des décennies plus tard, alors qu'il était Premier ministre, des rumeurs affirmeront que Lionel Jospin a prolongé cet engagement semi-clandestin jusque dans les années 1980 alors même qu'il exerçait déjà des responsabilités au Parti socialiste. Lui s'en est toujours défendu. Cet ancien basketteur universitaire de bon niveau, grand, raide, lunettes à montures d'acier et cheveux frisés blanchis par le temps avait été élu député de Paris en 1981, dans la foulée de l'élection de François Mitterrand à l'Élysée et s'était vu confier la direction du Parti socialiste jusqu'en 1988.

De nombreuses personnalités de gauche, aujourd'hui aux manettes, datent leur engagement de cette époque. Défendant la candidature de Raphaël Glucksmann aux élections européennes de 2019 ou celle d'Anne Hidalgo à la présidentielle de 2022, Lionel Jospin était opposé à la ligne d'Olivier Faure, son successeur à la tête du PS depuis 2017. Ce dernier a salué la mémoire d'un "inspirateur" qui avait "amené la gauche plurielle au pouvoir". Il l'avait rejoint néanmoins ces derniers mois dans ses appels à éviter de censurer les gouvernements de François Bayrou et Sébastien Lecornu, au nom de la stabilité.     

RTL/CC

 


 
 

Les Léopards de la République démocratique du Congo (RDC) débutent leur rassemblement pour la finale des barrages internationaux de la Coupe du monde de football dimanche 22 mars 2026 à Guadalajara au Mexique. 

Les hommes de Sébastien Desabre  sont attendus à Guadalajara dès ce dimanche. Ils arriveront progressivement pour affronter, le 31 mars, le vainqueur de la demi-finale des barrages opposant la Jamaïque à la Nouvelle Calédonie. Jérémie Gakia est blessé. 

Voici la liste des joueurs attendus :

Gardiens :

  • T. Fayulu (FC Noah / France)
  • L. Mpasi (Le Havre / France)
  • M. Epolo (Standard de Liège / Belgique)

Défenseurs :

  • A. Wan-Bissaka (West Ham United / Angleterre)
  • J. Ngakia (Watford / Angleterre)
  • J. Kayembe (Genk / Belgique)
  • A. Masuaku (Objectif / France)
  • S. Kapuadi (Widzew Lodz / Pologne)
  • R. Bushiri (Hibernian / Écosse)
  • A. Tuanzebe (Burnley / Angleterre)
  • C. Mbemba (Lille / France)
  • D. Batubinsika (Larissa Grèce)

Milieux :

  • N. Sadiki (Sunderland / Angleterre)
  • S. Moutoussamy (Atromitos / Grèce)
  • E. Kayembe (Watford / Angleterre)
  • N. Mukau (Lille / France)
  • C. Pickel (Espanyol / Espagne)
  • N. Mbuku (Montpellier / France)
  • B. Cipenga (Castellón / Espagne)
  • G. Diangana (Elche / Espagne)
  • M. Elia (Alanyaspor / Turquie)
  • T. Bongonda (Spartak Moscou / Russie)

Attaquants :

  • F. Mayele (Pyramides / Égypte)
  • C. Bakambu (Real Betis / Espagne)
  • S. Banza (Al Jazira / Émirats Arabes Unis)
  • Y. Wissa (Newcastle United / Angleterre)

radiookapi.net/CC

Pour cette rencontre les Léopards ne seront pas seuls. Une délégation de plus de cent supporters sera sur place.  



À l’approche de la fin de la phase préliminaire de la Ligue nationale de football (LINAFOOT), 31e édition, le FC Saint-Éloi Lupopo a signé une victoire convaincante ce dimanche au stade Kikula de Likasi. Opposés au club local de Panda B52, les Cheminots ont renoué avec le succès après deux matchs nuls enregistrés à Kananga, dans la province du Kasaï-Central.

Solide techniquement et réaliste dans la finition, Lupopo n’a laissé aucune chance à son adversaire (0-3). Mavungu a ouvert le score dès la 17e minute de jeu, mettant rapidement son équipe sur la bonne voie.
Jean-Benoît Tukumbane Banga a ensuite creusé l’écart en inscrivant le deuxième but, avant de s’offrir un doublé à l’heure de jeu. Lancé sur le flanc gauche, le jeune attaquant a déclenché une puissante frappe qui a terminé au fond des filets, scellant définitivement la victoire des siens.

Grâce à ce succès, Lupopo consolide sa position au classement avec 53 points, se rapprochant du leader du groupe Centre-Sud, le TP Mazembe.

José Mukendi

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