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Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, en visite à Houston, aux États-Unis, s’est entretenu avec Frank W. Garcia Jr., secrétaire d’État adjoint américain chargé des Affaires africaines. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des échanges diplomatiques engagés entre Kinshasa et Washington en vue de renforcer leur partenariat stratégique. Les deux responsables ont passé en revue plusieurs dossiers prioritaires concernant la RDC et la région.

Au cœur des discussions figurait le renforcement de la coopération stratégique entre la RDC et les États-Unis. Les échanges ont notamment porté sur les modalités de collaboration dans les domaines politique et sécuritaire, ainsi que sur les initiatives communes destinées à consolider les relations bilatérales. Les deux parties ont souligné l’importance d’un partenariat renforcé pour répondre aux défis auxquels le pays est confronté.

La sécurité régionale a occupé une place centrale dans les pourparlers. Les deux délégations ont évoqué la nécessité de coordonner leurs efforts afin de favoriser la stabilité dans la région des Grands Lacs. À cette occasion, le président Félix Tshisekedi a rappelé que la paix constitue un préalable essentiel au développement économique et à la sécurité transfrontalière.

Les minerais critiques ont également figuré parmi les principaux sujets abordés. Ces ressources, indispensables à plusieurs industries technologiques, représentent un enjeu stratégique tant pour la RDC que pour ses partenaires internationaux. Les discussions ont porté sur leur gestion et leur valorisation dans une perspective de transparence, de création de valeur et de bénéfices mutuels.

La lutte contre l’épidémie d’Ebola a aussi été évoquée au cours de cet entretien. Les échanges ont mis en avant l’importance de la coopération sanitaire et du soutien international pour contenir les foyers épidémiques et renforcer les capacités nationales de riposte. Les deux parties ont insisté sur la nécessité d’un appui technique et logistique afin de protéger les populations et de prévenir de nouvelles flambées.

Les perspectives de coopération économique ont complété l’agenda de cette rencontre. Les discussions ont exploré plusieurs opportunités d’investissements et de partenariats susceptibles de stimuler la croissance en République démocratique du Congo, avec pour objectif de promouvoir un développement durable, créateur d’emplois et respectueux de la souveraineté nationale.

À l’issue de ces échanges, le chef de l’État a réaffirmé que la paix et le respect de la souveraineté de la RDC demeurent des conditions indispensables à la stabilité et à la prospérité de l’ensemble de la région des Grands Lacs.

opinion-info/CC



En séjour dans la capitale roumaine, Patrick Ngulu Mbiobawhul, président de l'ASBL Solidarité Badiadingi et encadreur des jeunes, a rencontré plusieurs membres de la diaspora congolaise vivant à Bucarest. Les échanges ont porté sur les principaux défis socio-économiques auxquels fait face la République démocratique du Congo, avec un accent particulier sur le débat relatif à une éventuelle révision de la Constitution.

Au cours de cette rencontre, Patrick Ngulu Mbiobawhul a estimé que la priorité actuelle de la RDC devrait être la stabilisation de l'économie afin de créer un climat favorable aux investissements et à la relance économique. Selon lui, plusieurs obstacles institutionnels freinent cet objectif et nécessitent une adaptation de la loi fondamentale.

La question de la rétrocession aux provinces

Parmi les réformes jugées prioritaires figure l'application effective des dispositions constitutionnelles relatives à la rétrocession de 40 % des recettes nationales aux provinces, prévue aux articles 175 à 181 de la Constitution. Pour le président de Solidarité Badiadingi, l'absence de financements prévisibles empêche les provinces de planifier efficacement leur développement.

Cette situation décourage les investisseurs, confrontés à des insuffisances en matière d'infrastructures, notamment dans les secteurs des routes, de l'eau et de l'électricité. Il préconise l'automatisation des transferts financiers, l'instauration de mécanismes de sanction en cas de non-respect des obligations de l'État central ainsi que l'élargissement des compétences fiscales des provinces.

Réformer le mode d'élection des gouverneurs

Patrick Ngulu Mbiobawhul s'est également prononcé en faveur d'une révision des articles 198 et 106 relatifs à l'élection des gouverneurs et des sénateurs. Selon lui, l'expérience des dernières années a montré que le système d'élection indirecte favorise la corruption, fragilise la stabilité politique provinciale et affaiblit la légitimité des gouverneurs dans leurs relations avec les partenaires au développement.

Il estime que l'élection directe des gouverneurs renforcerait leur responsabilité devant les citoyens, réduirait les crises politiques provinciales et améliorerait l'exécution des projets de développement.

Clarifier le régime exécutif

L'intervenant a également plaidé pour une clarification du fonctionnement du régime exécutif congolais. À ses yeux, le caractère semi-présidentiel du système actuel peut parfois engendrer des blocages institutionnels entre la présidence et le Parlement, retardant la mise en œuvre de réformes économiques importantes.

Il suggère un choix plus net entre un régime présidentiel renforcé ou un mécanisme de cohabitation clairement encadré, afin d'offrir davantage de visibilité et de stabilité aux investisseurs.

La double nationalité au cœur du débat

L'une des questions ayant suscité le plus d'attention lors de la rencontre concerne l'article 10 de la Constitution, qui consacre le principe de l'exclusivité de la nationalité congolaise. Patrick Ngulu Mbiobawhul estime que cette disposition ne correspond plus aux réalités actuelles de la diaspora congolaise.

Il souligne que des millions de Congolais vivant à l'étranger ont acquis une autre nationalité par naissance, par mariage ou par naturalisation, sans pour autant rompre leurs liens avec leur pays d'origine.

Selon lui, cette situation crée une insécurité juridique et prive la RDC d'importantes ressources financières, de compétences et d'investissements potentiels. Il relève également que l'absence de mécanismes clairs de contrôle de la nationalité unique transforme souvent cette question en sujet de controverse politique et électorale.

Pour répondre à ces préoccupations, il propose l'autorisation de la double nationalité sous réserve d'une déclaration obligatoire, tout en maintenant des restrictions pour l'accès aux fonctions régaliennes les plus sensibles.

Mieux définir les compétences entre l'État et les provinces

Enfin, Patrick Ngulu Mbiobawhul a recommandé une révision de l'article 197 afin de clarifier le partage des compétences entre l'État central et les provinces.

Il préconise une définition claire et précise des compétences exclusives et concurrentes, ainsi que la création d'un mécanisme institutionnel chargé de régler les conflits de compétence.

Une réforme orientée vers le développement

En conclusion, le président de Solidarité Badiadingi a expliqué que les propositions évoquées visent avant tout à lever les blocages qui freinent l'économie nationale, à renforcer la stabilité des provinces et à favoriser une participation accrue de la diaspora au développement du pays.

Pour lui, toute réflexion sur la Constitution devrait être guidée par des impératifs de gouvernance, de croissance économique et d'efficacité institutionnelle, dans l'intérêt du développement durable de la République démocratique du Congo.

Patrick Kitoko



La ministre d’État en charge des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, Thérèse Kayikwamba Wagner, a pris part à la cérémonie officielle d’ouverture de la Semaine africaine organisée par l’UNESCO, ce mardi 19 mai 2026 à Paris. À cette occasion, elle a porté un plaidoyer en faveur d’une gouvernance concertée, durable et inclusive des ressources en eau sur le continent africain.

Dans son intervention, la cheffe de la diplomatie congolaise a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération entre les États africains et les partenaires internationaux afin d’assurer une gestion équitable et responsable des ressources hydriques. Elle a mis en avant l’importance d’une approche commune face aux défis liés à l’eau.

Elle a également rappelé la place stratégique de la République démocratique du Congo dans l’écosystème hydrique mondial. Le pays détient, selon ses propos, près de 52 % des réserves en eau de surface du continent africain, notamment grâce au Bassin du Congo, considéré comme le deuxième plus grand bassin fluvial de la planète.

Cette déclaration met en lumière les enjeux environnementaux majeurs liés à la protection des ressources naturelles, en particulier dans une région aussi déterminante que le Bassin du Congo. Elle souligne également la responsabilité partagée des États dans la préservation de cet équilibre écologique.

La RDC entend réaffirmer son engagement à jouer pleinement son rôle de pays-solution dans les efforts internationaux liés à la gestion de l’eau. Le pays se positionne ainsi comme un acteur clé des initiatives visant à faire de l’eau un facteur de paix, d’intégration régionale et de développement durable.

 Gloire Balolage 



Le processus de paix de Doha continue de buter sur des divergences majeures entre le Gouvernement de la République démocratique du Congo et le M23-AFC, selon un extrait du rapport à mi-parcours du Groupe d’experts des Nations unies consulté récemment. Les experts relèvent des interprétations opposées des engagements pris par les parties, compromettant la mise en œuvre effective des mesures convenues.

D’après ce document, les autorités congolaises s’attendaient à ce que le M23-AFC se retire des zones sous son contrôle et accepte le cantonnement de ses éléments, conformément à la Déclaration de Doha. Une attente qui ne s’est pas matérialisée sur le terrain ; les dirigeants de le M23-AFC ayant, au contraire, insisté pour conserver le contrôle de leurs positions actuelles.

Le rapport indique également que le M23-AFC a exprimé la volonté de s’intégrer dans les structures de l’État, tout en défendant une autonomie accrue vis-à-vis du pouvoir central. Dans cette logique, le mouvement a mis en avant le fédéralisme comme option de gouvernance, tout en poursuivant, selon les experts, la construction d’une structure parallèle de type étatique et de ses propres forces, en vue d’un objectif présenté comme à long terme.

Ces divergences d’interprétation, notent les experts de l’ONU, ont contribué à fragiliser la confiance entre les parties et à ralentir l’avancée du processus de paix. Elles interviennent dans un contexte sécuritaire toujours instable, marqué par la poursuite des affrontements armés dans plusieurs zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, malgré les discussions en cours.

Le rapport à mi-parcours du Groupe d’experts met ainsi en lumière les défis persistants du processus de Doha, soulignant la nécessité d’un cadre d’interprétation commun et d’engagements clairs pour espérer une désescalade durable de la crise dans l’est de la RDC.

Prosper Buhuru



Lors d'une causerie avec des jeunes, samedi 13 décembre à Kinshasa, le président Félix Tshisekedi a adressé des éloges à sa ministre de la Jeunesse, Grâce Kutino, affirmant avoir enfin « trouvé la personne adéquate » pour piloter ce ministère.

Face aux critiques d’inefficacité portées contre la jeune ministre notamment sur les réseaux sociaux, le Chef de l’Etat a rendu hommage à Grâce Kutino, « qui m’étonne de jour en jour ». Félix Tshisekedi a par ailleurs révélé qu’elle avait « passé brillamment son premier test » d’entrée au Gouvernement Suminwa II :

« C’est lorsqu’on lui a posé la question de sa mission et de sa vision pour la jeunesse de la République démocratique du Congo.  Et ce jour-là l’ai compris que j’avais trouvé la personne adéquate, qui m’aidera à me rapprocher davantage de la jeunesse congolaise et à travailler avec celle-ci pour la préparer aux défis futurs de notre pays ».

Appel au patriotisme

Devant plus de trois mille jeunes venus de toutes les provinces, le Chef de l’État a appelé la jeunesse à contribuer à l’amélioration de la situation sécuritaire et au développement du pays. Selon lui, les jeunes doivent jouer pleinement leur rôle dans l’avenir de la société congolaise. 

Cet échange a permis au Chef de l’État de donner la parole aux jeunes, ayant exposé leurs différentes préoccupations sur des sujets aussi variés que l’emploi, l’entrepreneuriat, la lutte contre la précarité, le financement des projets et l’encadrement des start-ups.

Félix Tshisekedi a répondu sans détour aux diverses questions avant de lancer un appel à un engagement patriotique accru de la jeunesse, en ces temps difficiles où la RDC fait face à l’agression rwandaise :

« C’est pour cette raison que je dis que le patriotisme a quelque peu disparu dans ce pays. Mais il n’est pas trop tard. Notre population est majoritairement jeune, et nous devons réinculquer cette valeur fondamentale du patriotisme à notre jeunesse. C’est à ce prix que la nation sera sauvée dans les années à venir ».

Cette activité intervient un mois après la Table ronde nationale sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes. Ce forum avait rassemblé de nombreux acteurs institutionnels, économiques et sociaux afin d’identifier des pistes pour créer des opportunités professionnelles et soutenir l’initiative privée des jeunes à travers le pays.

radiookapi.net/CC



Le président de la Chambre basse du Parlement congolais, Aimé Boji Sangara, en séjour à Abidjan, capitale de la Côte d'Ivoire, où il représente le chef de l'État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, à la cérémonie d’investiture du Président ivoirien Alassane Ouattara, a accordé, lundi 08 décembre 2025, une audience au Sous-secrétaire d’État américain chargé des questions économiques, Jacob Helberg.

L’émissaire du Président américain Donald Trump a salué la tenue de cet échange "franc, amical et constructif".

Cet entretien intervient alors que la RDC et le Rwanda viennent de signer un accord de paix historique conclu sous la médiation de Washington. Dans ce contexte d’avancée diplomatique, Abidjan a offert un cadre propice à un dialogue renforcé entre Kinshasa et Washington DC.

"Nous avons échangé sur les priorités de nos deux pays. J’ai partagé avec mon collègue les orientations économiques de l’administration Trump, notamment la nouvelle stratégie nationale que nous venons de publier", a indiqué Jacob Helberg au sortir de l’audience.

L’émissaire américain a souligné la volonté des États-Unis et de la RDC de hisser leur relation bilatérale à un niveau supérieur, en construisant un "comprehensive partnership"; un partenariat global couvrant les domaines économiques, institutionnels et stratégiques.

"Ce n’est, à mon avis, que le début d’une conversation de long terme entre nos deux pays, d’une amitié durable et d’un partenariat solide", a-t-il ajouté.

Cette rencontre sur le sol ivoirien confirme le rôle essentiel du Parlement congolais dans la diplomatie parlementaire, en appui aux efforts du chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour la paix, la stabilité régionale et la consolidation des alliances stratégiques.

Serge Mavungu



Le gouvernement congolais a ordonné, à travers un télégramme signé le lundi 1ᵉʳ décembre par le vice-premier ministre en charge de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières la suspension immédiate des activités du mouvement « Sauvons la RDC ».

Le document, adressé aux gouverneurs de provinces et à toutes les autorités administratives, instruit l’arrêt de toute activité publique, réunion ou initiative organisée au nom de cette plateforme.

« Sauvons la RDC » a été lancé à l’issue d’un conclave tenu du 14 au 15 octobre 2025 à Nairobi, regroupant plusieurs responsables politiques proches de l’ancien président Joseph Kabila. À l’issue de cette rencontre, l’ancien chef de l’État a été désigné leader de cette nouvelle plateforme.

Les participants avaient présenté « Sauvons la RDC » comme un mouvement politique et citoyen destiné à :

- Dénoncer la crise multidimensionnelle que traverse le pays,

- Défendre l’ordre constitutionnel ;

- Promouvoir la réconciliation nationale,

- Appeler à un dialogue inclusif sur la gouvernance et la paix.

La naissance de « Sauvons la RDC » a entraîné une réaction rapide du gouvernement. Dans les semaines ayant suivi le conclave de Nairobi, plusieurs partis politiques ayant participé à la création de la plateforme ont été ciblés par des mesures administratives.

Parmi les formations suspendues par des arrêtés du ministère de l’Intérieur figuraient notamment le PPRD, l'ATD de José Makila, le LGD de Matata Ponyo et plusieurs autres partis membres du regroupement politique proche du FCC.

Ces mesures avaient été dénoncées par l’opposition comme une tentative de « réduire au silence toute expression politique indépendante ».

Merveil Molo



La Maison Blanche a confirmé lundi que les présidents congolais Félix Tshisekedi et rwandais Paul Kagame se rencontreront le 4 décembre à Washington. Certains dirigeants de la sous-région, dont les présidents burundais et kényan, sont également attendus.

Cette rencontre, annoncée comme une étape clé du processus diplomatique soutenu par les États-Unis, doit permettre aux deux chefs d’État de ratifier l’accord signé en juin et de donner suite au cadre d’intégration économique adopté début novembre. Washington cherche à stabiliser une zone stratégique pour les chaînes d’approvisionnement occidentales en cobalt, cuivre, lithium, or et tantale, et dit continuer à « travailler avec les deux parties », tout en envisageant de faciliter des investissements de plusieurs milliards de dollars.

Mais à l’approche de l’échéance, les divergences persistent. Aucun progrès notable n’a été enregistré dans la mise en œuvre des engagements annoncés en septembre, notamment la neutralisation des FDLR et le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais. À Kigali, Paul Kagame affirme que les blocages ne viennent pas du Rwanda et accuse Kinshasa d’avoir renié certains séquencements convenus. Le président rwandais reproche à son homologue congolais d’ajouter des conditions et met en cause ce qu’il décrit comme une position fluctuante des autorités congolaises.

À Kinshasa, la position est inverse. Le gouvernement congolais répète qu’aucun déplacement du président Tshisekedi à Washington ne serait possible sans un début de retrait des forces rwandaises. Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, l’a affirmé mi-novembre, et Félix Tshisekedi a réitéré cette exigence vendredi en Serbie, évoquant le respect de la souveraineté congolaise et la nécessité de rétablir la confiance.

Sur le terrain, la situation reste inchangée. Le M23 contrôle toujours Goma, Bukavu et plusieurs axes du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Kigali continue de nier tout soutien au mouvement, tandis qu’un rapport du groupe d’experts de l’ONU publié en juillet affirme que le Rwanda exerce un « commandement et contrôle » sur la rébellion.

La médiation conduite au Qatar entre Kinshasa et le M23 constitue un autre volet du dispositif. Un accord-cadre a été signé, mais son contenu doit encore être négocié et aucune avancée n’a été observée sur les lignes de front. La coexistence des deux processus — Washington et Doha — illustre la complexité du dossier, entre médiation interétatique et discussions politico-militaires.

La question de l’intégration régionale reste également en suspens. Félix Tshisekedi affirme en faire un axe de sa diplomatie, tout en rappelant que les événements de 2022 ont fragilisé la confiance régionale.

À une semaine de la rencontre, les positions demeurent éloignées. Les États-Unis misent sur une fenêtre diplomatique, Kigali accuse Kinshasa d’incohérences et le président congolais maintient ses conditions de départ. La réunion du 4 décembre pourrait ouvrir une séquence décisive ou mettre en lumière les contradictions qui freinent la mise en œuvre du processus engagé depuis près de deux ans.

actualite.cd/CC



A l’issue de leur tête-à-tête vendredi 28 novembre à Belgrade (Serbie), les Présidents congolais, Félix Tshisekedi, et serbe, Aleksandar Vučić, ont réaffirmé leur engagement d’élargir la coopération entre leurs pays par le développement des secteurs tels que l'agriculture, la défense, l'éducation, la santé, et la jeunesse.

L’échange a porté, selon Aleksandar Vučić, « sur l'élargissement de la coopération République démocratique du Congo (RDC)- Serbie, par l'intégration de l'agriculture, (...) la coopération militaire, et l'encadrement de la jeunesse ».

La coopération dans le secteur de l'éducation implique notamment l'octroi des bourses d'études aux étudiants congolais. A cela s’ajoutent le transfert de technologies, la formation et la modernisation des pratiques agricoles.

« Nous avons abordé plusieurs sujets qui vont de la sécurité et de la défense jusqu'au secteur agricole, passant évidemment par l'éducation, la santé et les infrastructures. Mon pays, la République démocratique du Congo, offre plusieurs opportunités aux pays qui voudraient partager un partenariat avec nous », a renchéri Félix Tshisekedi.

Ce dernier et son épouse sont arrivés jeudi à Belgrade, à l’invitation de son homologue serbe pour une visite d’Etat de trois jours.

Clle-ci fait suite à la rencontre que Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo avait eue avec Aleksandar Vučić lors de la 79ème session de l’Assemblée générale des Nations unies, à New-York, en septembre 2024. A cette occasion, ils avaient affirmé leur engagement à approfondir les relations d’amitié et de coopération qui lient leurs pays sur des questions d’intérêt commun.

radiookapi.net/CC



Le sénateur Afani Idrissa Mangala a adressé une question orale avec débat au directeur général du Service d’assistance et d’encadrement de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (SAEMAPE), à propos du tragique accident survenu le 15 novembre dernier dans la mine de Kalando, près du village de Mulondo (territoire de Mutshatsha), dans la province du Lualaba, ayant causé la mort de plus de quarante personnes.

L’élu du Maniema exige des explications claires de la part du responsable du SAEMAPE sur les circonstances du décès de nombreux creuseurs artisanaux.

Pour le président du groupe politique UDPS/Tshisekedi au Sénat, il est inadmissible que des citoyens, en quête de survie, périssent sans qu’aucune explication ne soit donnée à la représentation nationale.

Le sénateur souhaite également connaître le niveau d’assistance apporté par le SAEMAPE dans l’encadrement des exploitants miniers artisanaux sur l’ensemble des sites reconnus à travers le pays.

Idrissa Mangala demande en outre des précisions sur les statistiques de l’exploitation artisanale — notamment de l’or, des 3T (étain, tungstène, tantale) et d’autres minerais — afin d’informer les Congolais sur l’évolution et le niveau de la production, province par province et site par site, dans un secteur qui représente environ 80 % de la production nationale de minerais, et ce, durant la période de gestion actuelle.

Il insiste également sur la nécessité de disposer de données quantitatives sur les activités d’exploitation artisanale ou semi-industrielle des produits de carrières intégrées dans le circuit officiel de production et de commercialisation.

Dans le cadre du contrôle parlementaire, le sénateur souhaite enfin obtenir des informations sur la situation financière du SAEMAPE ainsi que sur sa contribution au Trésor public.

Il appelle le bureau de la chambre haute du Parlement à faire triompher le débat démocratique, afin d’éclairer l’opinion publique sur ce drame qui a coûté la vie à de nombreux compatriotes.

actualite.cd/CC

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