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Le Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi a signé lundi une ordonnance portant nomination d’un ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire à la représentation permanente de la République Démocratique du Congo auprès de l’Union européenne et chef de la mission auprès des communautés européennes de l’énergie atomique.

Aux termes de cette ordonnance lue sur la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC), l’ambassadeur Christian Ndongala, chef diplomatique de la RDC au Royaume de Belgique a été nommé à ce poste de responsabilité. Par ailleurs, selon la même source, Félix Tshisekedi a également signé le même jour une autre ordonnance portant mesure d’application de l’état de siège sur une partie du territoire national.

Pour rappel, les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu sont placées sous état de siège depuis mai 2021 et leurs administrations confiées à des officiers militaires et policiers suite à l’insécurité grandissante ayant sévi dans cette partie du territoire national.

Stéphie MUKINZI M & ACP/CC



Alors, comment va Félix Tshisekedi ? « Ça va.» Avant de regagner Kinshasa, le jeudi 17 mars, le chef de l’État l’a dit lui-même au journal Le Soir, répondant ainsi à la question que tout le monde se pose depuis que les rumeurs les plus folles sur son état de santé circulent dans le pays. Officiellement, il vient de se faire soigner, à Bruxelles, d’une hernie discale. Mais au-delà de son aspect purement médical, la question de la santé du président de la République convoque d’autres considérations éminemment politiques.

Bonjour, Je m’appelle Trésor Kibangula. Je suis analyste et directeur du pilier politique à Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Vous écoutez le troisième épisode de la saison 2 de Po Na GEC, capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche indépendant basé à l’Université de New York, et d’Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC. Chaque semaine, ce podcast donne notre point de vue sur une question d’actualité en RDC.

Nous sommes le vendredi 18 mars 2022.

Après des spéculations, voire des fake news sur son état de santé, le président Tshisekedi a regagné jeudi Kinshasa. Et il voulait que ça se sache. La veille, des appels de mobilisation pour aller l’accueillir ont été lancés et, dès son atterrissage à N’Djili, le chef de l’État a tenu à se rendre, sous la pluie, sur le terrain, à Matete, où un dépôt de carburant a pris feu mercredi.

Derrière cet apparent réconfort du président aux victimes, il s’agissait surtout de montrer la résilience du chef. Malgré tout, il est bien là, debout et présent. Implicitement, cette démarche vient répondre à deux questions plutôt légitimes en démocratie. D’abord, celle relative au contrôle permanent du pouvoir : est-ce que le chef est toujours celui qui dirige ? Ensuite vient la question de la pertinence du pouvoir : ce chef est-il toujours en état d’exercer ses fonctions ? À cette double interrogation, « Fatshi béton », comme le surnomment affectueusement ses partisans, a donné sa réponse à Matete.

Au Congo, comme ailleurs, voire plus qu’ailleurs, le pouvoir a horreur du vide. Le président le sait. C’est pourquoi, le 11 mars, lors du 44e conseil des ministres

présidé en vidéoconférence par le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde, le chef de l’État convalescent a voulu rassurer les membres du gouvernement. Depuis Bruxelles, Tshisekedi est intervenu en vidéo « pour faire le point sur son séjour privé en Belgique », soulignant qu’on lui a diagnostiqué une « hernie discale dans la région cervicale » et que cela n’a pas entraîné une intervention chirurgicale mais juste une « prise en charge médicamenteuse », pouvait-on lire dans le compte-rendu du conseil des ministres.

Cet épisode sur l’état de santé de Tshisekedi laisse aussi entrevoir comment la population et la classe politique congolaise perçoivent le statut du chef de l’État. Sans ce dernier, plus rien ne tient. Ce qui en dit long sur la nature de la vie institutionnelle dans le pays et rappelle, avec force, le caractère très présidentialiste que revêt, dans la pratique et dans l'imaginaire du pouvoir politique au Congo, le numéro un de l'exécutif en RDC.

L’Assemblée nationale, le Sénat, le gouvernement et les cours et tribunaux semblent alors fragiles face à l’éventualité d’une vacance du pouvoir au sommet de l’État. Peu importe si la Constitution a tout prévu. Pour rappel, en effet, selon la Loi fondamentale congolaise, c’est le président du Sénat qui exerce « provisoirement » les fonctions de président de la République « en cas de vacance pour cause de décès, de démission ou pour toute autre cause d’empêchement définitif ». Aujourd’hui, ce ne serait pas surprenant que le perchoir de la chambre haute, déjà stratégique, le devienne encore davantage.

Mais un chef d’État qui va se soigner à l’étranger, dans un hôpital de l’ancienne puissance coloniale de surcroît, pose enfin une question géopolitique : ne serait-ce pas une faiblesse pour le pays que la teneur du bulletin de santé de son président soit connue par des médecins étrangers ? Une certitude : tant que les politiques publiques ne prendront pas véritablement en compte les besoins du système de santé congolais, la donne ne changera point.



Le professeur André Mbata estime que l'Union Africaine (UA) et ses États membres devraient considérer les coups d'État et autres formes de changements anticonstitutionnels de gouvernements comme des crimes imprescriptibles de haute trahison.

Le député congolais l'a dit au Forum de l'U.A sur  les changements anticonstitutionnels de gouvernements en Afrique ouvert à Accra, au Ghana par le président ghanéen Nana Akufo, le 15 mars dernier et clôturé ce jeudi.

"L'Union Africaine (UA) et ses États membres devraient considérer les coups d'État et autres formes de changements anticonstitutionnels de gouvernements comme des crimes imprescriptibles de haute trahison. Triste rétropédalage en Afrique de l'ouest. En RD Congo, sous le leadership du président Félix Tshisekedi qui vient d'achever son mandat à l'UA, nous sommes déterminés à jouer sur le continent notre rôle de gachette du revolver Afrique en ce qui concerne la promotion du constitutionnalisme et de la démocratie", a dit le président de la Commission PAJ de l’Assemblée nationale. 

Selon une étude des universités de Floride centrale et du Kentucky, l'Afrique a connu en moyenne 4 tentatives de coup d'État entre les années 1960 et 2000. Rien qu'en 2021, l'Afrique en a connu deux. Un coup d'État réussi au Burkina Faso et une tentative ratée en Guinée Bissau. 

Moise Dianyishayi



L'Assemblée nationale a adopté un avant-projet de calendrier de la session de mars rendu public mercredi 16 mars 2022. Ce document rendu public mercredi, soit un jour après l’ouverture de la session, contient six textes de loi. Il sera envoyé au Sénat pour la seconde lecture. Il s'agit des textes suivants :

• Projet de loi autorisant la ratification du Traité révisé instituant la communauté économique des pays d'Afrique Centrale ;

• Proposition de loi portant Régime Spécial de sécurité sociale des agents publics de l'État ;

• Proposition de la loi organique portant création, organisation et fonctionnement de l'agence nationale de lutte contre la corruption ;

• Proposition de loi portant principes fondamentaux relatif à la protection et à la promotion des droits des peuples autochtones pygmées ;

• Proposition de loi modifiant et complétant l'Ordonnance loi N•89-031 du 07 août 1989 portant création de la taxe de promotion de l'industrie;

• Projet de loi autorisant la ratification du protocole à la Charte africaine aux droits de l'homme et des peuples relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique.

S'agissant des matières non législatives, l'avant projet de calendrier à proposé ce qui suit :

• Validation des pouvoirs;

• Entérinement des membres de la Commission Nationale des Droits de L'homme;

• Examen du rapport annuel d'activités de la Commission Nationale des Droits de l'homme (CNDH);

• Examen des rapports périodiques et annuels du Conseil Supérieur de l'audiovisuel et de la Communication (CSAC);

• Examen du rapport annuel de la Commission électorale nationale indépendante (CENI);

• Examen du rapport synthèse des rapports des vacances parlementaires ; 

• Contrôle parlementaire ;

• Contrôle Budgétaire ;

• Suivi et Évaluation de l'exécution des lois, des recommandations, des résolutions et les politiques publiques.

Il s'agit d'un avant-projet du calendrier, c'est-à-dire, la proposition du bureau à la conférence des présidents. Si la conférence l'adopte, il devient un projet de calendrier à soumettre à la plénière pour validation. Si  le projet est adopté par la plénière, il devient le calendrier de la session parlementaire de mars.

Clément Muamba



Félix Tshisekedi se rendra en avril à Bujumbura (Burundi). C’est pour échanger avec son homologue burundais sur la sécurité dans la région des grands lacs. C’est également dans la capitale burundaise que se tiendra le 11ème sommet du Mécanisme Régional de Suivi de l'Accord cadre d'Addis-Abeba. Félix Tshisekedi aura également dans quelques jours une rencontre avec Paul Kagame en Jordanie quasiment dans la même période. Dans un entretien accordé au journal belge Le Soir, le Chef de l’Etat congolais a dit sa détermination à éradiquer l’insécurité dans la partie Est de la RDC.

« Résoudre les problèmes sécuritaires, c’est mon obsession et je suis déterminé à ramener la paix. C’est pour cela que j’ai voulu mutualiser les opérations et impliquer les pays voisins, ce qui nous a amenés à lancer des opérations avec l’armée ougandaise contre les ADF (Allied Democratic Forces, qui sévissent dans l’Ituri) », a t-il déclaré.

Il a évoqué particulièrement le processus DDR et la problématique des groupes armées étrangers qui pullulent dans l’Est congolais.

« Pour les nationaux, le processus de désarmement a commencé et nous allons avoir une grande réunion avec tous nos partenaires pour booster ce désarmement. Quant aux groupes armés étrangers, je vais essayer de régler cette question à la fois de manière bilatérale et sur le plan régional. Il y a, par exemple, les groupes armés des Red Tabara qui combattent le régime burundais, les FDLR qui veulent déstabiliser le Rwanda, tout cela depuis le sol congolais. Nous ne pouvons accepter cela ».

Les troupes burundaises sont signalées dans l’est de la RDC depuis quatre mois, selon les sources onusiennes et militaires: « Je rencontrerai prochainement le président Kagame en Jordanie et, en avril, je me rendrai au Burundi pour rencontrer le président Ndayishimyie. Je veux faire de cette région de l’Est un havre de paix et de développement, elle a tous les atouts pour cela. Je ne veux pas que l’on donne la haine en héritage aux générations à venir ».

Sept chefs d'Etat étaient d’ailleurs réunis fin février à Kinshasa pour évaluer l'application d'un accord sur la paix, la sécurité et la coopération en République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs africains signé il y a neuf ans à Addis Abeba.

actualite.cd/CC


Adama Barrow, le président de la République Gambienne, est arrivée à Kinshasa. Son séjour dans la capitale congolaise sera de 48 heures. Il rencontrera en tête-à-tête Félix Tshisekedi mardi au Palais de la Nation. 

A son arrivée à Kinshasa, il s’est entretenu pendant une demi-heure à l’aéroport de Ndjili avec le ministre de l'intégration régionale, Didier Mazenga.

« La visite donnera au président l'occasion de renforcer les relations diplomatiques et bilatérales entre la Gambie et la République démocratique du Congo », dit laconiquement un communiqué de la présidence gambienne.

Adama Barrow a débuté son second mandat en janvier 2021. L'élection de décembre s'était déroulée pacifiquement et constituait la première transition ouverte depuis la dictature de Yahya Jammeh à la tête de l'ancienne colonie britannique.

Cette première élection de Barrow en décembre 2016 avait mis fin à plus de 20 ans de dictature sous Yahya Jammeh dans ce petit pays d'Afrique de l'Ouest. 

actualite.cd/CC



Le Chef de l'État a ouvert samedi 26 février à Kinshasa les travaux de la 12eme Conférence diplomatique de la RDC. La diplomatie est un des piliers du plan de redressement du pays pour attirer les investisseurs et briser l'isolement de la RDC, a affirmé, à cette occasion, Félix Tshisekedi.

« L'ouverture de notre nation au monde repose sur les principes de dignité et de respect mutuel », a indiqué le président congolais.

Cette année, la conférence diplomatique a été placée sous le thème suivant : "la diplomatie au service du développement de la RDC et de la paix".

Durant trois jours, les diplomates congolais vont analyser ce thème pour guider l'action de la diplomatie de la RDC dans le monde.

radiookapi.net/CC



Le gouvernement provincial du Haut-Katanga annonce l'arrivée du couple royal Belge à Lubumbashi, au mois de mars prochain.

D'après le gouverneur Jacques Kyabula Katwe qui l'a fait savoir le vendredi 25 février 2022 lors du Conseil provincial des ministres, c'est une visite de travail que va effectuer le roi Philippe et la reine Mathilde à Lubumbashi.

« Dans sa communication, le chef du gouvernement provincial a annoncé au Conseil l'arrivée à Lubumbashi dans la deuxième semaine du mois de mars de sa Majesté le roi belge. Le roi Philippe viendra pour une visite de travail », a déclaré Aerts Joseph Kayumba, porte-parole du gouvernement provincial dans un compte rendu télévisé dont une copie est parvenue à 7SUR7.CD.

Par ailleurs, poursuit le ministre Joseph Kayumba, le chef de l'exécutif provincial a appelé tous les membres de son gouvernement à organiser un accueil digne du rang du couple royal belge dans le Haut-Katanga.

« À ce sujet, le gouverneur de province a donné des instructions précises pour que tout soit mis en oeuvre afin de rendre agréable le séjour du couple royal belge dans la province du Haut-Katanga », a-t-il conclu.

Il est à rappeler que le président Félix Tshisekedi Tshilombo a invité le roi Philippe de Belgique et sa majesté la Reine Mathilde à Kinshasa pour une visite du 6 au 10 mars prochain à Kinshasa. 

D'après le directeur de cabinet du chef de l'État qui a confirmé cette information dans un communiqué, le couple royal Belge sera à la tête d'une importante délégation constituée du premier ministre Belge, Alexander De Croo, de la vice-première ministre des Affaires Étrangères, Sophie Wilmes ainsi que de la ministre de la coopération au développement, Meyrame Kitir.

Patient Lukusa, à Lubumbashi



Les tickets publiés par la hiérarchie de l'Union sacrée pour concourir aux élections des gouverneurs et vice-gouverneurs suscitent une vive polémique. Dans un document publié, ce mercredi 23 février, les députés de la mosaïque PPRD de l'Union sacrée haussent le ton et sollicitent l'implication du chef de l'État

Ces élus disent avoir vu avec stupéfaction en circulation dans les réserves sociaux une liste qui émanerait de la hiérarchie de l'Union sacrée. Pour eux, ladite liste menace la stabilité et la cohésion de l'USN telles que voulues par son initiateur.

 " Nous rejetons en bloc la liste et recommandons à son auteur de suivre la voie du changement tracée par Félix Tshisekedi, initiateur autorité hiérarchique de l'USN", font-ils remarquer. 

D'après la hiérarchie de l'USN,  les tickets publiés il y a peu résultent d'une mission d'inspection et de sondage déployée entre le 11 et le 20 février 2022, dans les 13 provinces concernées par les gouvernales.

opinion info/CC



A l’Union sacrée de la nation (USN), les différents tickets devant concourir aux gouvernorats d’avril 2022 sont désormais connus. 

L’UDPS a été choisie pour compétir en vue d’occuper le poste de vice-gouverneur de Kinshasa, resté vacant depuis la déchéance de Néron Mbungu. A l’UNC et à l’AFDC-A, il a été donné de représenter l’USN aux joutes gouvernorales dans le Kongo Central.

L’ensemble des tickets USN se présentent comme suit:

Bas-Uele: Alliance/ CCU (gouverneur) et MLC (vice-gouverneur)

Haut-Lomami: AA/a (G) et AFDC-A (VG)

Kasaï Central: UDPS (G) et AFDC-A (VG)

Kasaï Oriental: UDPS (G) et RDT (VG)

Kinshasa: UDPS (VG)

Kongo Central: UNC (G) et AFDC-A (VG)

Kwango: ABCE (VG)

Lomami: UDPS (G) et AAAC (VG)

Maï-Ndombe: Mosaïque PPRD/USN (G) et UDPS (VG)

Maniema: AABC (G) et AFDC-A (VG)

Mongala: MLC (G) et AFDC-A (VG)

Tanganyika: ACO (G) et Ensemble (VG)

Tshopo: AFDC-A (G) RIA (VG)

Précisons en outre que ces différents tickets ont été formés au terme d’une mission d’inspection et de sondage déployée entre le 11 et le 20 février 2022, dans les 13 provinces concernées par les gouvernales.

Dans l’optique d’assurer la victoire de ces porte-étendards aux gouvernales, l’USN a édicté des principes devant être de stricte application. Il s’agit notamment de :

  • Eviter le jeu individuel de chaque parti ou regroupement politique ;
  • Observer la souplesse dans la formation des tickets ;
  • Ne pas autoriser le changement des membres des bureaux des assemblées provinciales en plein processus électoral ;
  • S’assurer qu’il y ait au moins un député provincial dans chaque ticket ;
  • Observer scrupuleusement la discipline en demandant à toute personne, indépendante ou sur liste de parti ou regroupement politique, se reconnaissant de l’Union Sacrée de la Nation de ne pas concurrencer le ticket de l’USN en retirant sa candidature au cas où elle n’est pas alignée par notre famille politique ;
  • Entreprendre des négociations en vue la configuration des futurs gouvernements provinciaux afin d’apaiser les ambitions des uns et des autres tout en tenant compte du critère de solidarité en sus du critère de poids politique ;
  • Prévoir un mécanisme de redevabilité après le vote ;
  • Avoir présent à l’esprit que tous les candidats sont ceux de l’Initiateur de l’USN Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Gabin K
Opinion-Info

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A Propos

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Ali Kalonga

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