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Apres l’officialisation de la démission de Jean-Marc Kabund du poste de premier vice-président à l’Assemblée nationale, le président du groupe parlementaire UDPS et Alliés, Léon Mubikayi révèle que son remplaçant sera bientôt connu. Il souligne que cela est tout à fait normal vu que ce poste revient au parti.

« C’est normal, c’est la logique même, parce que notre collègue occupait un poste de l’UDPS et étant radié de l’UDPS, il ne pouvait pas continuer à occuper le poste qui ne lui appartient pas. Il a été radié du parti. Etant radié du parti, il ne peut plus occuper ce poste. Il sera remplacé. Les démarches sont en cours pour son remplacement. Ces démarches ont d’ailleurs commencé depuis longtemps. On n’attendait que ça pour formalité. Le candidat sera révélé bientôt. » a déclaré Léon Mubikayi.

Avant d’ajouter : « le groupe va se réunir pour ça. Ce n’est pas seulement l’apanage du groupe mais c’est aussi la collaboration avec le parti », a-t-il expliqué.

À en croire le président du groupe parlementaire UDPS et Alliés, le candidat viendra de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) puisque le poste de premier vice-président de l’Assemblée nationale appartient à l’UDPS.

« Il [le candidat] viendra de l’UDPS. Quand on a constitué les tickets, ce poste-là, a été réservé à l’UDPS. Ça sera donc un membre de l’UDPS qui va l’occuper », a-t-il souligné.

Jean-Marc Kabund avait annoncé sur son compte twitter, le 21 janvier dernier, son intention de démissionner de son poste de premier vice-président de l’Assemblée nationale, un jour après l’attaque de sa résidence par des soldats de la Garde républicaine.

Il a, par la suite, été désavoué par sa famille politique (UDPS) avant de quitter le pays pour des soins médicaux en Europe. Il a officialisé sa démission le jeudi 31 mars dernier dans une correspondance adressée au président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’Kodia.

Christian Malele



C’est une première en République Démocratique du Congo depuis l’adoption de la Constitution du 18 février 2006. Lors du tout premier contrôle
parlementaire de la session ordinaire de mars au sein de la Chambre
basse du parlement, un membre du gouvernement issu de la majorité parlementaire a été destitué par les députés nationaux.

Le ministre de l’économie nationale a été déchu de ses fonctions par 277 députés nationaux. Ils reprochent à Jean-Marie Kalumba notamment la hausse des prix de produits de première nécessité depuis plus d’un an, la mauvaise gestion de 20 millions de dollars déboursés pour l’achat des chinchards ou encore la non adhésion à la vision du Chef de l’Etat.

Dans un communiqué rendu public jeudi 31 mars 2022 signé par son porte-parole, Patrick Muyaya, le gouvernement a pris acte de cette décision et rassure que toutes les formalités administratives d’usage sont en cours, afin de faciliter le dénouement de la procédure ayant ainsi visé, de manière individuelle, un de ses membres.

« Le Gouvernement de la République, qui est l’émanation des élus directs du Peuple Congolais au sein de l’Assemblée Nationale, respecte l’exercice démocratique qui s’est déroulé ce mercredi 30 mars 2022 au sein de la Chambre basse du Parlement et réaffirme son attachement à toutes les valeurs démocratiques inscrites dans la Constitution, prônées par Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État, et largement partagées au sein de l’Union Sacrée pour la Nation, notre famille politique majoritaire au Parlement, qui vient ainsi de donner un exemple mémorable de démocratie », indique ce communiqué.

Le Gouvernement Sama encourage les initiatives du Parlement dans le cadre de l’expression démocratique. Les « warriors » promettent de collaborer avec le Parlement pour la réussite de leur programme.

Dominique Malala



C'était dans l'air. Jean-Marc Kabund-a-Kabund a officiellement déposé sa démission jeudi 31 mars au poste de 1er vice-président du bureau de l'Assemblée nationale.

Il évoque, dans la correspondance adressée au président Christophe Mboso, des "raisons de conviction politique", rassurant cependant que "pour le reste de temps de la législature en cours, je vais me consacrer à mon mandat de député national".

En effet, l'ancien président a.i de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) l'a personnellement annoncé sur son compte Twitter en brandissant sa lettre de démission adressée au président de l'Assemblée nationale Christophe Mboso N'kodia. 

"Par la présente et pour des raisons de conviction politique, je vous fais part de ma décision de démissionner du poste de Premier Vice-Président de l'Assemblée nationale. Il va de soi que, pour le reste du temps de la législature en cours, je vais me consacrer à mon mandat de Député national. Veuillez recevoir la présente décision et agréer, Honorable Président, distingué collègue, l'expression de mes sentiments très patriotiques", a écrit Kabund à Mboso.

Il aura fallu attendre plus de deux mois avant que cette démission, annoncée depuis mi-janvier sur Twitter, soit formelle. Et ce, au lendemain d'un tête-à-tête entre le professeur Julien Ciakudia, un opposant à Félix Tshisekedi, et le désormais ex-1er vice-président de la Chambre basse.

Pour rappel, c'est en janvier dernier que Jean-Marc Kabund avait annoncé sa démission via Twitter. 

"En ce jour je prends la décision de démissionner de mes fonctions de 1er vice-président de l’assemblée nationale. Ainsi s’ouvre une nouvelle page de l’histoire, qui sera écrite avec la sueur de notre front, qui coulera chaque jour qu’on affrontera les brimades, humiliations et tortures...", avait-il écrit.

Actuellement, Jean-Marc Kabund se trouve en Grande Bretagne, précisément à Londres, pour soigner son genoux. 

Jephté Kitsita/CC 

 



Dans un entretien accordé à la presse, au terme de la plénière de ce mercredi 30 mars 2022 à l'Assemblée nationale, le député national Léon Tumba a affirmé que la destitution du ministre de l'Économie par l'Assemblée nationale, rentre dans le cadre du travail des parlementaires.

Pour cet élu de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), cette action de la chambre basse du Parlement rencontre les attentes de la population.

"Nous nous avons été élus par la population et cette population voudrait que les prix des denrées alimentaires puissent baisser, que la maman ménagère qui avait l'habitude d'acheter ses mpiodis (chinchards) peut-être à 10.000 francs, mais qu'elle arrive quand-même à garder ce montant là. Mais quand les choses augmentent, ce qu'il y a un problème. Je répondrai directement en disant : nous n'avons pas prouvé nos propres enfants mais, par contre, nous avons fait ce que nous, en tant que députés, parlementaires, devons faire", a déclaré Léon Tumba. 

 À l'occasion, il a mis en garde ce qu'il a qualifié de "brebis galeuses" au sein du gouvernement.

"Nous ne sommes pas au niveau du gouvernement, c'est l'homme qui tombe. Mais s'il s'avère qu'on remarque aussi qu'il y a des brebis galeuses au sein du gouvernement, nous allons aussi entreprendre notre travail. C'est le rôle d'un parlementaire", a lâché ce député national.

Visé par une motion initiée par le député national Crispin Mbindule, le ministre de l'Économie, Jean-Marie Kalumba, a été déchu par l'Assemblée nationale. 

Au cours de la plénière de ce jour, 277 députés nationaux ont pour cette motion de déchéance, 79 contre et 12 se sont abstenus. Il était reproché à ce membre du gouvernement de l'"incompétence". 

Roberto Tshahe

 



Jean-Marie Kalumba, ministre de l'Économie nationale a été déchu par l'Assemblée nationale, ce mercredi 30 mars, suite à une motion de défiance initiée contre lui par un groupe d'une soixantaine des députés. A l'issue d'un vote secret,  277 des 368 députés présents ont voté pour l'éjection de ce membre du Gouvernement, 79 ont voté contre, 12 se sont abstenus et 0 bulletin nul.

À leur tête Crispin Mbindule, les députés motionnaires  reprochent à Jean-Marie Kalumba notamment la flambée des prix des biens de première nécessité et la dossier d'importation des chinchards de la Namibie.

Le ministre déchu a 48 heures pour présenter sa démission au Président de la République qui l'avait nommé.

C'est pour la première fois depuis l'événement de la troisième République, qu'un membre du Gouvernement soit démis de ses fonctions par motion de défiance de la chambre basse du parlement.

Au cours de cette troisième législature de la troisième République, un Premier ministre est tombé suite à une motion de censure adoptée par l'Assemblée nationale. Cette déchéance, en session ordinaire de mars 2021  du Premier ministre  de l'époque, Sylvestre Ilunga Ilunkamba emportée avec lui tous les membres de son Gouvernement.

S'il ne s'exécute à la Résolution de l'Assemblée nationale le démettant de ses fonctions dans les 48 heures, il est réputé démissionnaire d'office.

actualite.cd/CC



Le président de la République, qui devait se rendre mardi 29 mars dernier à Rabat au Maroc assister au match retour comptant pour les qualifications du Mondial au Qatar entre Les Léopards et les Lions de l’Atlas, avait annulé son voyage, d’après plusieurs sources.

Les raisons de cette annulation n’ont pas été dévoilées.

D’après une source, le chef de l’Etat a annulé son déplacement de Rabat pour « se consacrer totalement au « rétablissement de la paix dans le Nord-Kivu après les attaques surprises et injustifiées du M23 à Bunagana et Tchanzu notamment ».

Félix Tshisekedi est déterminé à restaurer la paix par tous les moyens, poursuit-elle.

Selon elle, "la paix et la sécurité des Congolaises et des Congolais demeurent et demeureront la priorité des priorités du chef de l’Etat."

Pour rappel, depuis la nuit du dimanche au lundi 28 mars, des tirs en armes lourdes et légères retentissent dans plusieurs villages du territoire de Rutshuru. Des affrontements entre  M23 et FARDC ont contraint des milliers de Congolais à se réfugier en Ouganda. Les Forces Armées de la RDC ont accusé celles du Rwanda d'être complices de ces rebelles.

7sur7.cd/CC



Le prix Nobel de la paix Denis Mukwege réagit, sur twitter, au sujet de la guerre qui oppose les Forces armées de la RDC à la rébellion du M23 dans le territoire de Ruthsuru, dans l'est du Congo. Il parle d'une guerre oubliée et en appelle à la cessation de l'"intensification des activités du M23 dans le territoire de Ruthsuru sans tarder". 

Selon le médecin gynécologue congolais qui réparent les femmes victimes des violences au Congo-Kinshasa, "pour enrayer le cycle infernal des violences et instaurer des relations de confiance mutuelle entre pays voisins, l'État congolais ne doit plus accepter que les États de la région soutiennent ou fournissent une assistance au groupe armé M23".

La réaction de Denis Mukwege, un mal aimé du Rwanda pour ses critiques vis à vis du pays des milles collines, intervient après que l'armée congolaise a accusé ce lundi 28 mars l'armée rwandaise de soutenir le M23 dans les dernières attaques enregistrées la nuit dernières contre ses positions à Tchanzu et Runyonyi, en territoire de Ruthsuru.

Dans un communiqué de presse publié ce lundi à Goma, le général  de  brigade Sylvain Ekenge, porte-parole adjoint de l'armée congolaise signale que les FARDC ont arrêté deux militaires Rwandais alors qu'ils combattaient aux côtés du M23. Il précise que ces militaires Rwandais sont du 65eme bataillon de la 402eme brigade des RDF.

Claude Sengenya



Le parti politique Alliance des Congolais Progressistes (ACP), du gouverneur de la ville de Kinshasa Gentiny Ngobila Mbaka, officialisera son candidat à la présidentielle de 2023, le 28 mai 2022 au Stade de Martyrs de la Pentecôte. Il s'agit de l'actuel chef de l'État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. 

C'est Gentiny Ngobila qui l'a personnellement annoncé lors d'une manifestation de son parti politique qui a réuni plusieurs militants le dimanche 27 mars 2022 à la Foire Internationale de Kinshasa (FIKIN).

"Le 28 mai 2022 nous allons tous nous retrouver, les filles et fils de l'ACP, les Kinoises et les Kinois, parce que l'ACP est la majorité plurielle, au stade de Martyrs où nous allons démontrer notre force et nous allons déclarer haut et fort que nous n'avons qu'un seul candidat Fatshi Béton [Félix Tshisekedi ndlr]. Nous allons le déclarer officiellement le 28 mai. Préparons-nous pour que nos ennemis puissent fuir, qu'ils ne puissent pas se rapprocher de nous", a déclaré Gentiny Ngobila. 

Dans la foulée, le numéro un de la capitale de la République démocratique du Congo a, une fois de plus, promis de ne pas trahir le président Tshisekedi. Pour y parvenir, Gentiny Ngobila a réaffirmé sa détermination de servir le chef de l'État comme un enfant vis-à-vis de son père. 

"Notre chef, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, nous allons le servir comme les enfants le font pour leur papa. Parce qu'un serviteur peut trahir et décevoir son chef mais les enfants ne vont pas trahir Fatshi Béton. Nous devons le soutenir pour que les jaloux comprennent que Kinshasa et le Congo appartiennent à Fatshi Béton", a-t-il martelé.

Signalons par ailleurs que l'ACP est un parti politique membre de l'Union Sacrée de la Nation. Son secrétaire général est l'actuel porte-parole du gouvernement provincial de Kinshasa, Charles Mbutamuntu.

Jephté Kitsita



L’armée congolaise continue à renforcer ses troupes pour consolider les positions conquises dans la région de Sabinyo en territoire de Rutshuru (Nord-Kivu). Cette région stratégique pour les FARDC est située dans les montagnes des Virunga à la frontière entre la RDC, le Rwanda et l’Ouganda.

Du 19 au 21 mars, les FARDC ont lancé l’offensive sur les positions tenues par les combattants du M23. Après trois jours, l’armée a annoncé avoir démantelé trois bastions importants des rebelles du M23.

Mais, depuis quelques jours, des rumeurs font état d’une réorganisation des rebelles du M23, aux environs de leurs anciens bastions dans la région de Sabinyo pour tenter de les reconquérir.

Pour le porte-parole du secteur opérationnel Sokola 2 au Nord-Kivu qui a fait une mise au point à Radio Okapi, le samedi 26 mars à Goma, il s’agit de fausses informations. Le lieutenant-colonel Njike Kaiko a indiqué que les FARDC ont le contrôle total des positions conquises.

« Actuellement, les Forces armées de la République démocratique du Congo occupent les positions, les consolident aussi. Nous comptons y rester, le plus longtemps possible de manière à ce qu’aucun groupe armé ne puisse déranger la quiétude de la population. Aussi, que ces rebelles ne puissent se réorganiser sur le sol congolais. C’est dans le cadre des actions anticipatives que nous sommes à Sabinyo. Nous sommes à Sabinyo, nous contrôlons Sabinyo. Nous avons consolidé toutes les positions conquises et quiconque tenterait de se réorganiser dans notre zone de responsabilité, la pression des FARDC », a affirmé le lieutenant-colonel Njike Kaiko.

radiookapi.net/CC

Pourquoi le M23 réapparaît ?



À plus de 3600 mètres d’altitude, le sommet du Mont Sabyinyo marque le point précis où les frontières de trois pays se rencontrent : le Congo, le Rwanda et l’Ouganda. 

Cette semaine, de violents affrontements s’y sont déroulés entre l’armée congolaise et le Mouvement du 23 mars ou M23. Cette rébellion avait pourtant été défaite militairement en 2013.

Comment expliquer sa réapparition soudaine ces derniers mois ? Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de Po na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Pierre Boisselet, coordonnateur des recherches sur la violence d’Ebuteli, le partenaire de recherche du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 25 mars et aujourd’hui nous nous intéressons à la résurgence du M23.

Dans la mémoire de beaucoup de Congolais, ce nom rappelle un traumatisme : celui de la prise de la ville de Goma par ce groupe, en novembre 2012. Comme d’autres avant lui, cette rébellion avait, pour cela, reçu le soutien des gouvernements rwandais et ougandais.

Mais contrairement à ses prédécesseurs, le M23 avait été battu militairement en 2013. La victoire pouvait alors laisser espérer la fin d’un cycle de rébellions soutenues par les pays voisins. Mais à partir de 2017 certains de ses anciens membres dont son chef, Sultani Makenga, ont repris position dans la zone des Virunga.

Leur présence est d’abord restée discrète. Mais tout a changé le 7 novembre dernier. Ce jour-là, le M23 a attaqué trois positions des FARDC. Depuis, neuf autres affrontements impliquant ce groupe ont été recensés par le Baromètre sécuritaire du Kivu, faisant plusieurs dizaines de morts chez les FARDC et le M23 et de nombreux déplacés.

Alors, pourquoi assiste-t-on à cette résurgence ? Il y a d’abord la situation des combattants du M23 eux-mêmes. Après leur défaite de 2013, ils se sont réfugiés plusieurs années au Rwanda et en Ouganda. Mais une grande partie d’entre eux n’a pas pu rentrer en RDC dans des conditions négociées, comme cela leur avait été promis, notamment en 2013 et en 2019. Il est possible qu’ils aient repris les affrontements pour faire pression afin de l’obtenir. Mais le contexte régional semble avoir aussi contribué à envenimer la situation. La RDC est au centre d’une guerre d’influence que se livrent le Rwanda et l’Ouganda depuis des années. Après avoir fait une série de gestes de bonne volonté envers le Rwanda, en début de mandat, le président congolais Félix Tshisekedi s’est sensiblement rapproché de l’Ouganda en 2021. 

La réhabilitation de certaines routes congolaises a été confiée à ce pays, dont l’axe Goma-Bunagana. Ce dernier pourrait détourner vers l’Ouganda une partie des routes commerciales qui contribuent aujourd’hui à l’économie rwandaise.

Surtout, en novembre dernier, le président Tshisekedi a accepté le déploiement de l’armée ougandaise dans l’Est du Congo pour qu’elle participe à la traque du très meurtrier groupe ADF. La première attaque du M23, le 7 novembre, a eu lieu alors que cette opération était en discussion. En réalité, à mesure que Félix Tshisekedi se rapprochait de l’Ougandais Yoweri Museveni, ses relations ont semblé se tendre avec le Rwandais Paul Kagamé.

Le 8 février, le président rwandais a affirmé que différents groupes rebelles hostiles à Kigali s’étaient associés sur le territoire congolais, et qu’il serait prêt à agir sans concertation si nécessaire. Il n’est pas venu à Kinshasa le 24 février pour le sommet de l’accord cadre d’Addis-Abeba, censé favoriser la coopération régionale, contrairement à six de ses homologues de la région.

Le 28 février, Félix Tshisekedi a, de son côté, semblé accuser le Rwanda de vouloir déstabiliser son pays, lors d’une conférence diplomatique à Kinshasa. [diffuser enregistrement : « Il est irréaliste et improductif, voire suicidaire pour un pays de notre sous région de penser qu’il tirerait toujours des dividendes en entretenant des conflits ou des tensions avec ses voisins »]

De nombreux responsables sécuritaires congolais affirment aujourd’hui que le Rwanda est derrière la réapparition du M23 observée depuis novembre. C’est  possible, même si cela n’est pas attesté par des preuves à ce jour. Que cette accusation s’avère ou non, cette nouvelle crise a d’ores et déjà pris une dimension régionale. Le président Tshisekedi a d’ailleurs demandé et obtenu que le contingent kényan de la Brigade d’intervention de la Monusco soit affecté à la lutte contre le M23. Selon nos informations, ces troupes se préparent actuellement à intervenir.

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A Propos

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Ali Kalonga

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