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Jacques Kyabula Katwe, gouverneur réélu à la tête de la province du Haut-Katanga, a publié sa nouvelle équipe gouvernementale.  Un nouvel arrêté qui vient modifier le premier qui  était à la base de son interpellation à Kinshasa par le Vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur, Jacquemain Shabani.

Cette fois-ci, il a supprimé les postes des 10 commissaires et n'a maintenu que 10 ministres tel que prévu par les dispositions constitutionnelles. Dans cette nouvelle liste de 10 ministres, deux seulement reviennent du gouvernement du quinquennat passé. Il s'agit de John Muloba au ministère des Finances et Joseph Nsambi Bulanda au ministère de la santé. L'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS)  compte certains portefeuilles clés dont les mines et l'intérieur.

Sur les 10 membres, deux femmes seulement dont celle qui est au commerce et celle du genre. Il faut aussi signaler la présence de certains députés provinciaux et nationaux au sein de cette équipe gouvernementale. Il s'agit de Lorraine Lusamba Kazadi, Bobo Malulu Kalungwe (députés provinciaux) et Jean de Dieu Mulenda qui est député national, élu de Lubumbashi sur la liste UDPS/Tshisekedi.

Voici la nouvelle équipe gouvernementale du Haut-Katanga :

1. Monsieur John Muloba Kitonge : Ministre provincial des Finances

2. Monsieur Jean-Jacques Kishiba Ntambo : Ministre provincial de l'intérieur, et sécurité

3. Monsieur Jean De Dieu Mulenda Ebondo : Ministre provincial du Plan, Budget, coordination des Partenariats Public-privés et chargé des relations avec l'Assemblée provinciale

4. Madame Lorraine Lusamba Kazadi : Ministre provinciale de l'économie, commerce, transport et Tourisme

5. Monsieur Grégoire Kadinga : Ministre provincial de la jeunesse, Éducation, recherche scientifique, loisirs, sport, culture et arts et chargé de la communication

6. Monsieur Bobo Malulu Kalungwe : Ministre de l'agriculture, pêche, élevage, alimentation et développement rural

7. Monsieur Jean-Paul Kweta Mumba : Ministre des infrastructures, urbanisme, habitat, aménagement du territoire et affaires foncières

8.Monsieur  Lucien Lumano Mukadi : Ministre provincial des Mines, hydrocarbures, Énergie, environnement et développement durable

9. Monsieur Nsambi Bulanda Joseph : Ministre provincial de la Santé Publique, coordination des Agences des Nations-Unies et partenaires du domaine de la santé, affaires sociales et actions humanitaires

10. Madame Mumba Kiboko Valérienne : Ministre provinciale du genre, femme et enfant. 

Jacquemin Shabani avait, après publication de la première équipe, convoqué Jacques Kyabula et Daniel Bumba respectivement gouverneurs du Haut-Katanga et de Kinshasa. Ils ont été appelés au respect des dispositions constitutionnelles et de ne pas dépasser 10 Membres. Pourtant, les deux responsables de Kinshasa et Haut-Katanga avaient publié des gouvernements, Au-delà de 10 membres, avec plus de 10 autres personnalités comme des commissaires. 

José Mukendi



La ministre d'État, ministre des Affaires Étrangères, Coopération Internationale et Francophonie Thérèse Kayikwamba Wagner a présenté ce vendredi 28 juin 2024 au conseil la note relative à la fréquence d'évaluation de la 12e conférence diplomatique et implémentation des recommandations. Ceci conformément aux instructions du Chef de l'État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo lors de la deuxième réunion du conseil des ministres.

"Au sujet de la fréquence, elle a rappelé l'importance de la tenue de ces assises pour un meilleur suivi et évaluation de la mise en œuvre des recommandations des différentes conférences diplomatiques. D'où la recommandation de mise sur pied par un arrêté du ministre des Affaires Étrangères d'un comité sous son autorité la supervision par le Secrétaire Général aux Affaires Étrangères. Plusieurs mois après la tenue de la 12e conférence diplomatique, la ministre d'État, ministre des Affaires Étrangères a présenté l'implémentation des 52 recommandations dont 15 sont partiellement exécutées, 30 demeurent encore non exécutées et 7 ont été identifiés comme n'étant pas de son ressort", rapporte le compte rendu de la réunion lu par le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya.

Dans le même registre poursuit la source citée, "le Président de la République a recommandé à la ministre d'État, ministre des affaires étrangères de faire de son mieux pour organiser une conférence diplomatique dans les mois qui viennent et pour avoir l'occasion de faire le point et l'évaluation des mesures qui ont été prises à la dernière conférence", indique le porte-parole du gouvernement.

Le Président Félix-Antoine Tshisekedi tient au renforcement de l'action diplomatique durant son second quinquennat à la tête du pays. C'est dans ce cadre que le Président de la République a insisté sur la nécessité de définir des orientations diplomatiques cohérentes vis-à-vis des partenaires de la RDC, en tenant compte des enjeux régionaux et mondiaux. Les diplomates envoyés en poste à l'étranger doivent être capables de maîtriser tous ces enjeux.

La 12e conférence diplomatique, tenue à Kinshasa du 26 au 28 février 2022, avait pour thème "La diplomatie au service du développement de la RDC et de la paix". Durant trois jours, les diplomates congolais avaient analysé ce thème pour guider l'action diplomatique de la RDC dans le monde.

Plusieurs recommandations ont été formulées par les participants à ces assises. Il s'agissait, entre autres, de l’obtention d’un traitement particulier pour les ambassadeurs de la RDC et autres agents diplomatiques congolais, de l’identification des immeubles du ministère des Affaires étrangères au pays et à l'étranger, et de la mise en location de ceux qui peuvent l'être. Il était également question de l’attribution à l’Hôtel de Monnaie de l’implémentation des passeports biométriques congolais, ainsi que de la mise en application des dispositions obligeant l'obtention des visas par les étrangers dans les ambassades congolaises.

Clément MUAMBA



C'est un secret de Polichinelle : Joseph Kabila Kabange sera candidat Président de la République en 2028, pour le compte de son parti politique, le PPRD -Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie-, dont il est le président national. Décidément, l'ex- parti présidentiel s'active déjà pour le retour au pouvoir, en 2028, de son leader, l'ancien chef de l'État, Joseph Kabila, après le deuxième et dernier mandat constitutionnel de Félix Tshisekedi, actuel chef de l'État.

D'après Ferdinand Kambere, secrétaire permanent adjoint de ce parti, il n'y a aucune barrière qui empêche l'ex- chef de l'État de revenir aux affaires. "Nous sommes dans les principes. Une formation politique ne fait que la promotion politique de son leader. Chez nous, le leader, il n'y a pas deux, c'est Joseph Kabila, président national du PPRD", fait-il remarquer. 

Et d'ajouter : "C'est Joseph Kabila que l'on prépare pour qu'il revienne au pouvoir. Il n'y a aucune contrainte constitutionnelle. Kabila n'a aucune contrainte qui l'empêche de revenir au pouvoir, s'il le souhaite bien. Nous, comme parti politique, c'est son nom, son idéologie, son image que nous prêchons".

Concernant la question sécuritaire préoccupante dans l'est de la RDC, le PPRD, via son SPA, dénonce l'occupation de certaines zones par les groupes rebelles. "Tout le monde a compris qu'il y avait une diabolisation de l'opposition de l'époque, aujourd'hui au pouvoir. Finalement, c'est le Congo que nous n'avons plus", a-t-il conclu.

Grevisse Tekilazaya 



Ma-Umba Mabiala a annoncé ce samedi qu'il quitte ses fonctions de délégué général à la Francophonie de la RDC. Nommé en mai 2023, Mabiala cède sa place à son successeur, désigné par arrêté de la Ministre Déléguée à la Coopération internationale et à la Francophonie.

En tant que délégué général, Mabiala a siégé au Comité de pilotage des Jeux de la Francophonie et a coordonné le Secrétariat Permanent, jouant un rôle essentiel dans le succès des 9e Jeux de la Francophonie à Kinshasa. « Je suis heureux d'avoir contribué modestement en coulisses à cette réussite », a-t-il déclaré.

Il a également lancé plusieurs initiatives importantes, notamment la redynamisation des Centres de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC). Ces centres visent à promouvoir la lecture auprès des Congolais, particulièrement les jeunes, en leur fournissant des livres et des supports numériques. Un « CLAC miroir » a récemment été installé dans la commune de Bandalungwa à Kinshasa, marquant le début de cette initiative.

Durant son mandat, il a veillé à ce que les Congolais bénéficient des projets et programmes de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) dans divers domaines tels que l’éducation, la formation, le numérique et le développement durable. Il reste convaincu que la RDC pourrait mieux tirer parti de son appartenance à l’espace francophone, notamment en jouant un rôle prépondérant sur le plan politique et en renforçant les échanges commerciaux avec les pays francophones.

Ma-Umba Mabiala a exprimé sa gratitude envers le Vice-Premier Ministre Lutundula et le Ministre Mbadu pour la confiance qu’ils lui ont accordée en le nommant à ce poste. Il espère que les chantiers qu’il a lancés seront poursuivis par son successeur.

Avant de rejoindre le poste de délégué général à la Francophonie, Mabiala avait une carrière internationale notable. En mai 2013, il a été recruté par l’OIF en tant que Directeur de l’Éducation et de la Jeunesse, où il a dirigé des initiatives importantes comme la création de l’Institut de la Francophonie pour l’Éducation et la Formation (IFEF) à Dakar. Cet institut répond aux besoins techniques des États membres et met en œuvre des programmes majeurs en RDC, notamment pour la formation des enseignants et l’utilisation des langues nationales dans l’enseignement primaire.

Ma-Umba Mabiala a également travaillé dans plusieurs pays, notamment en Haïti, au Togo, en Côte d’Ivoire et au Nigeria, pour diverses organisations internationales. Il a lancé des programmes comme le Programme d’appui aux innovations et réformes éducatives (PAIRE) et a promu l’éducation des filles en appui à la Stratégie pour l’Égalité Femmes-Hommes adoptée lors du Sommet de la Francophonie à Erevan en 2018.

Le Forum International Jeunesse et Emplois Verts (FIJEV) et le Volontariat International de la Francophonie (VIF), qui permet à des jeunes de passer 12 mois dans des missions professionnelles en dehors de leurs pays d’origine, figurent également parmi ses réalisations notables.

Avec un parcours riche et varié, Ma-Umba Mabiala laisse un héritage important à la Francophonie en RDC, espérant que les initiatives qu’il a mises en place continueront de prospérer sous la direction de son successeur.

actualite.cd/CC



Après le tollé général suscité lors de la législature passée avec Christophe Mboso, Vital Kamerhe va-t-il mettre fin au débat sur les rémunérations exorbitantes des députés nationaux ? La question mérite d'être posée au regard du dernier discours de Vital Kamerhe à l'occasion de la clôture de la session ordinaire de mars samedi 15 juin 2024 au Palais du Peuple, siège du parlement congolais.

Dans sa communication, l'élu de Bukavu Ville (Sud-Kivu) a révélé que le salaire du député national, tous avantages compris, s'élève désormais à 14 millions FC par mois. Selon lui, pour des raisons de transparence, il était important de réduire la tension salariale concernant la rémunération des élus nationaux.

"Je ne saurais terminer mon discours sans apporter une clarification et un témoignage. Les députés qui ont travaillé, puisque nous avons le devoir de transparence, leur salaire peut être vérifié par tout le monde, et je mets quiconque au défi de prouver que le député gagne 21.000 USD. Cette chanson doit disparaître car aujourd'hui le député, tous avantages confondus, a 14 millions FC, et le chef de division a près de 5 millions FC. Nous avons dit que nous allons réduire la tension salariale. Je voulais dire que je ne pouvais pas terminer mon discours sans apporter cette clarification et ce témoignage", a déclaré Vital Kamerhe, président de l'Assemblée nationale avec fermeté.

Sans le citer nommément, Vital Kamerhe s'est attaqué au Centre des recherches en finances publiques et développement local (CREFDL) qui a révélé que 14 millions USD auraient été décaissés par l'État pour « motiver » les députés nationaux, avant le vote de confiance du gouvernement. Il n'exclut pas des poursuites judiciaires contre de telles organisations qui font des déclarations sans preuves.

"Je voudrais qu'à partir d'aujourd'hui, toutes ces ONG qui créent les chiffres, et d'ailleurs le rapporteur a été instruit, vous avez écrit à l'ONG qui avait prétendu que les députés auraient reçu des sommes faramineuses, de venir ici à l'Assemblée nationale. Les portes sont ouvertes, qu'ils nous apportent leurs preuves et qu'ils consultent nos livres au niveau de la comptabilité. Sa réponse ne sera disponible qu'au début de la première quinzaine du mois de juillet, mais pour écrire sur les réseaux sociaux, il était disponible, et ceci doit cesser parce que cela peut conduire au pénal, et le procureur près la Cour de Cassation doit se préparer puisqu'il y aura beaucoup d'actions dans ce sens. Je n'accepterai pas qu'on puisse ternir l'image d'une aussi grande institution de la République. Je voudrais dire à haute et intelligible voix que le salaire du député est de 14 millions FC, tous avantages confondus. Allez dans les banques, ça se passe au niveau de la banque, alors cessez d'inventer des histoires", a prévenu Vital Kamerhe, président de la chambre basse du parlement.

Vital Kamerhe a salué le comportement de ses collègues députés nationaux qui ont accepté de réduire leurs émoluments pour se pencher sur des questions de développement. Il a rassuré la première ministre Judith Suminwa, présente dans la salle, que les élus du peuple ne vont pas réclamer auprès d'elle l'amélioration ou l'augmentation de leurs émoluments.

"Je voudrais vous remercier, vous, honorables députés, d'avoir accepté que votre salaire, qui était rejeté par la population, soit divisé par deux, et là, c'est un geste de patriotisme. Vous devez vous applaudir. Je vous ai dit que sans sacrifice, nous ne ferons rien. Madame la Première Ministre, nous tenons à vous rassurer que nous ne vous demanderons pas une augmentation de salaire de député, c'est ma parole pendant tout cet exercice budgétaire, nous serons ensemble comme vous l'avez souhaité, nous allons échanger sur des questions essentiellement qui touchent le bien-être du peuple congolais, l'accomplissement de votre programme pour que notre pays recouvre finalement sa place naturelle, qui est celle de locomotive du décollage de l'Afrique Subsaharienne et son rôle dans ce monde en ce moment de réchauffement climatique. Le Congo a des solutions à proposer au monde, et le Congo doit être respecté, protégé", a fait remarquer Vital Kamerhe, président de la chambre basse du parlement.

Quelques mois avant les élections de décembre 2023, Martin Fayulu s'était dit « profondément indigné d'apprendre que la rémunération des députés nationaux s'élève depuis janvier 2022 à 21 000 dollars par mois, en violation flagrante de la loi budgétaire. »

Sur son compte X, Martin Fayulu disait ne pas comprendre que, dans un pays comme la RDC, « où 70 % de la population vit avec moins de 2 dollars par jour, un député soit rémunéré 15 fois plus qu’un professeur d'université, 30 fois plus qu’un médecin et 200 fois plus qu’un huissier de la Fonction publique. »

Clément MUAMBA



Alors que les jours s'approchent pour la tenue des élections du bureau définitif de la chambre haute du Parlement, Augustin Kabuya, coordonnateur de la majorité présidentielle, dénonce les agendas cachés au sein l'Union sacrée, pour la composition du ticket. Le SG de l'UDPS appelle les partis membres de cette famille politique à la sincérité, afin de permettre au pays d'avancer.

Augustin Kabuya est visiblement déçu du climat actuel au sein de l'Union sacrée, sur la conduite de certains partis et regroupements membres. "Si nous sommes sincères avec nous-mêmes, il n'y aura pas de problème. Mais, si les gens ont des agendas cachés, on va se créer des problèmes".

Bien après la composition sur fonds de tension du ticket de l'Union sacrée au niveau de l'Assemblée nationale, Augustin Kabuya considère qu'à l'heure actuelle, le blocage relève de la mauvaise foi. 

" A l'Assemblée nationale, c'était un problème de manque de sincérité. Les gens étaient dans la logique de ternir l'image de quelqu'un", a-t-il fait remarquer. 

Par ailleurs, Augustin Kabuya écarte la thèse selon laquelle le chef de l'État aurait pesé de son poids, pour décanter la situation au niveau du ticket de l'Assemblée nationale. 

"Le chef de l'État, de nature, est quelqu'un qui laisse les gens s'exprimer librement. Il ne faut pas le mêler dans ces affaires", a précisé Augustin Kabuya.

l y a près de quelques jours, la chambre haute du Parlement examine, au travers d'une commission mise sur pied, le règlement intérieur avant le débat en plénière pour son adoption.
 
Grevisse Tekilazaya 


Tout est prêt pour la sortie du gouvernement Suminwa au courant de cette semaine. D'après Bernard Kayumba, cadre au sein de l'Union sacrée, les présidents des partis et regroupements politiques ne feront pas partie du prochain gouvernement. D'autant que, souligne-t-il, plusieurs chefs de partis et regroupements ont été élus sénateurs, gouverneurs et députés.

Un mois après sa nomination, Judith Tuluka demeure résolument engagée pour la mise en place de son équipe gouvernementale afin de répondre aux multiples attentes de la population.

Joint par nos confrères de Top Congo, Bernard Kayumba, l'un des cadres de l'Union sacrée, a souligné que la prochaine équipe gouvernementale sera constituée des hommes et femmes capables d'aider le chef de l'État Félix Tshisekedi à matérialiser sa vision.

" Le gouvernement Suminwa sera constitué de gens capables de booster le programme du chef de l'État, et aussi, relever le niveau social tant attendu par la population. La sécurité dans l'est de la RDC est une grande préoccupation. Voici ce qui attend la nouvelle première ministre sur la table", a expliqué Bernard Kayumba.

Et d'ajouter : " Les partis et regroupements membres de l'Union sacrée ont eu à soumettre chacun un carnet de charge, mais également les listes de potentiels ministrables. Il appartient maintenant à la discrétion du chef de l'état, qui va choisir l'une des personnes parmi les trois proposées".

Il sied de noter que cette publication du gouvernement Suminwa interviendra après les consultations initiées par la première ministre avec les regroupements politiques membres au sein de l'Union sacrée ainsi que de la société civile, spécialement les organisations féminines dans leur pluralité.

Grevisse Tekilazaya 



Malgré le foisonnement d’organes de lutte contre la corruption, particulièrement au sein même de son propre cabinet, le Président de la République, Félix Tshisekedi a fustigé la persistance de ce vice qui gangrène la société et qui coûte cher aux finances de l’État.

Devant la diaspora congolaise en Belgique, Félix Tshisekedi a affirmé que la corruption est devenue « normale » en République démocratique du Congo.

« La corruption est devenue une sorte de seconde nature en République démocratique du Congo, c’est devenue quelque chose de normal, les gens ne sont plus choqués parce que les mentalités ont été inversées », a-t-il vociféré.

Depuis son accession à la magistrature suprême en janvier 2019, Félix Tshisekedi a mis en place plusieurs organes tels que l’Inspection Générale des Finances et la Coordination de changement des mentalités (CCM), un service spécialisé de la Présidence de la République avec pour mission entre autres la sensibilisation, la prévention et la lutte contre toute sorte d’antivaleur.

En mars 2020, Félix Tshisekedi a également créé par ordonnance, un nouveau service spécialisé au sein de son cabinet dénommé « Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption » (APLC).

Selon l’esprit de l’ordonnance Nº 20/013 bis du 17 mars 2020, l’APLC est censée être l’autorité nationale de référence en matière de lutte contre la corruption en RD Congo. Cependant, des membres de ces organes « anti-corruption » se retrouvent souvent sur le banc des accusés alors que les feuilletons devant la justice « malade » n’aboutissent qu’à des spectacles sans fin.

Beaucoup de proches du Président congolais ont en effet été accusés de corruption et de détournement présumé d’argent public. Même si la justice s’est saisie de ces affaires, très peu d’entre eux ont été condamnés. Ceux qui l’ont été ont été soit acquittés, soit ils ont bénéficié d’une liberté provisoire.

Carmel NDEO



Les députés provinciaux ont voté, lundi 29 avril 2024, au second degré (suffrage indirect), les Sénateurs ainsi que les Gouverneurs et Vice-gouverneurs de province. Seulement dans les vingt (20) provinces sur les vingt-six (26) que compte la RDC -République démocratique du Congo-. Que des surprises -agréables ou désagréables, c'est selon-, avec de nouvelles figures à la tête des dix-sept (17) provinces. Sauf dans les deux (2) provinces, le Lualaba et le Haut Katanga, où, respectivement, Fifi Masuka (qui était intérimaire) et Jean Jacques Kiabula ont été réélus. Au Sud Kivu, il y aura un deuxième tour dans 72 heures. Au-delà du spectacle électoral pour le moins désolant auquel les députés provinciaux ont fait assister l'opinion tant nationale qu'internationale, quelles leçons y tirer et quelles précautions prendre, pour que, dans l'avenir, des conséquences néfastes soient évitées à la RDC ?

Constat

Il s'est observé, d'une manière générale, que, dans les Organes délibérants de toutes les vingt (20) provinces, les scrutins combinés des Sénateurs, des Gouverneurs et Vice-gouverneurs se sont bien déroulés. Tout s'y est passé comme prévu, sous la direction de la CENI -Commission électorale nationale indépendante- et la surveillance des observateurs électoraux et des témoins tant des partis et regroupements politiques que des candidats indépendants. Aucun incident majeur, même mineur, n'y a été enregistré.

Des leçons tirées

Il ressort de ces élections, précisément celles des Gouverneurs et Vice-gouverneurs, qu'il y a eu l'arrivée de nouvelles figures à la tête de la plupart des provinces. Ce qui, à première vue, répond aux aspirations des populations meurtries, qui ne juraient plus que sur la sanction négative à infliger à tous ces Gouverneurs affairistes n'ayant pas su bien gérer leurs juridictions respectives, les ayant rendues invivables, pour ne pas dire ingouvernables, exposées à une insécurité généralisée doublée de l'insalubrité. 

Seulement voilà : au fond, ce changement n'est que factice, de façade. Car, en clair, ceux que d'aucuns appellent à tort les Grands électeurs, les députés provinciaux, ont fait la honte de la République, en n'ayant pas voté en âme et conscience, comme le veut le principe sacro-saint du jeu démocratique. Par contre, ils ont préféré, toute honte bue, suivre le mot d'ordre de leurs regroupements politiques, tels des moutons de Panurge, ou se laisser corrompre, en monnayant leurs voix.

Au vu et su de tout le monde, les députés provinciaux, à cause du mot d'ordre de la hiérarchie et/ou de leur cupidité, ont voté, à quelques exceptions près, la médiocrité et l'incompétence au détriment de l'excellence et de l'expertise.

Ainsi, ils ont sacrifié les provinces et les populations sur l'autel de leurs intérêts politichiens et autres appétits gloutons.

 Des conséquences inévitables

Toutes choses restant égales par ailleurs, rien, en vérité, n'a changé au fond. Comme par le passé, les fameux Grands électeurs n'ont, en réalité, que confié la gestion des provinces à des gens qui ne seront jamais redevables à leurs gouvernés. Car, ces Gouverneurs visiblement nommés qu'élus, auront plus des comptes à rendre à leurs regroupements politiques, grâce au mot d'ordre desquels les élus provinciaux les ont votés.

Aussi, ces Gouverneurs et Vice-gouverneurs travailleront beaucoup plus pour leurs propres intérêts, afin d'amasser le plus vite possible des richesses qui devront combler les vides laissés par les fortunes englouties dans la corruption des députés provinciaux, pour se faire élire

Ce qui veut dire que les attentes et aspirations des populations seront reléguées au second plan, comme cela a toujours été le cas.

L'insécurité grandissante tant décriée, le banditisme urbain qui prend de plus en plus de l'ampleur dans toutes les agglomérations, au point de plonger toutes les provinces, pour ne pas dire tout le pays dans l'ingouvernabilité, l'insalubrité ainsi que les conditions sociales précaires des Congolais dues à la modicité salariale, l'érosion monétaire, la perte du pouvoir d'achat et au chômage cohabiteront encore longtemps avec les paisibles citoyens floués et déçus, qui n'auront que leurs yeux pour pleurer leurs mères, femmes et filles violées, ainsi que leurs parents, frères et enfants tués ou kidnappés par les rebelles, les miliciens, les terroristes ou les agresseurs.

Malgré la décentralisation du pouvoir voulue par le Constituant, pour rapprocher les gouvernants des gouvernés, en vue de promouvoir la politique de proximité, le petit peuple, pourtant souverain primaire, ne jouira nullement de la gestion participative de ses entités territoriales décentralisées.

 Vivement les suffrages directs

Les mêmes causes produisent les mêmes effets, dit-on. Tant que les élections des Sénateurs, des Gouverneurs et Vice-gouverneurs se dérouleront au second degré, c'est-à-dire au suffrage indirect, l'on assistera toujours à ce même spectacle désolant de corruption à ciel ouvert. Un spectacle entretenu par ceux-là même qui aspirent à diriger les provinces du pays, en complicité avec leurs électeurs qui seront leurs contrôleurs, sous l'œil complaisant des autorités compétentes et impuissant d'une Justice politisée.

Que faire alors ? Décidément, à l'unanimité, des voix s'élèvent de partout pour le changement du système électoral des Sénateurs, des Gouverneurs et Vice-gouverneurs.

Que plus jamais les députés provinciaux, qui font de ces élections indirectes leurs fonds de commerce, n'élisent les Sénateurs, les Gouverneurs et Vice-gouverneurs. Par contre, que désormais soient au suffrage universel direct les élections des Gouverneurs et Vice-gouverneurs, comme l'est la présidentielle. 

Cela, de l'avis de plus d'un observateur, permettra de rendre les futurs Gouverneurs redevables devant leurs gouvernés, et responsables devant les députés provinciaux. Ces derniers, à leur tour, devront effectuer un contrôle parlementaire sans complaisance de l'action gouvernementale de l'Exécutif provincial, tant ils ne se sentiront nullement coupables d'une dette morale de la part de qui que ce soit, hormis leur redevabilité au peuple qu'ils représentent au niveau des Assemblées provinciales.

C'est seulement à ce prix là que les provinces du Congo ne seront plus jamais à la merci de ceux qui continueront de servir leurs partis politiques et leurs propres intérêts égoïstes, au grand dam des provinces elles-mêmes et des populations.

Agir autrement, même si l'on assiste à l'avènement de nouvelles figures à la tête des provinces, c'est déshabiller saint Pierre pour habiller saint Paul.

Bijou NDJODJI BATEKO



La première journée de la visite officielle du Président Félix-Antoine Tshisekedi en France a été consacrée à la diplomatie parlementaire. Le chef de l'Etat congolais a eu des entretiens, élargis à ses collaborateurs, avec Gérard Larcher, président du Sénat français.  

Entouré du président du groupe d'amitié France-Afrique centrale, Guillaume Chevronnier et Mme Sophie Primas, vice-présidente du Sénat et présidente déléguée pour la République Démocratique du Congo, le Président de la République a exploré plusieurs perspectives de coopération dans le cadre de la diplomatie parlementaire, rapporte la Présidence congolaise.

Le Président Félix-Antoine Tshisekedi échange avec Mme Yaël Braun-Pivet, présidente de la Chambre basse du Parlement français, le 29/04/2024.
Présidence RDC

 À l'Assemblée nationale française, le Président Tshisekedi a eu des échanges avec Mme Yaël Braun-Pivet, présidente de la Chambre basse du parlement français, toujours sur une coopération parlementaire plus approfondie.

Au cours de ces audiences, le Président de la République était accompagné du vice-Premier ministre des Affaires étrangères Christophe Lutundula, de l'ancien vice-Premier ministre, ministre de l'Économie Vital Kamerhe, candidat président de l'Assemblée nationale et des membres de son cabinet.

Ce mardi 30 avril à 13h, le Président Félix-Antoine Tshisekedi sera reçu par son homologue français Emmanuel Macron. 

radiookapi.net/CC

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