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Kinshasa : malgré la grève des transporteurs, la ville échappe au chaos routier !



Contrairement aux craintes exprimées aux premières heures de la matinée, la circulation est restée globalement fluide ce jour dans plusieurs artères de la ville de Kinshasa. Sur le terrain, le constat révèle une situation contrastée, marquée par une adaptation progressive des usagers face au mouvement de grève annoncé dans le secteur des transports.

Selon les observations effectuées dans différents points de la capitale, certains automobilistes ont tout simplement préféré ne pas sortir, par précaution. D'autres, en revanche, ont anticipé leurs déplacements en quittant leurs domiciles très tôt, limitant ainsi les risques de perturbation.

Du côté des chauffeurs de taxis, taxis-bus et motards, la situation demeure mitigée. Si une partie d'entre eux a choisi de rester en circulation, une autre continue de respecter le mot d'ordre de grève, contribuant à une baisse notable du nombre de véhicules sur les routes.

Cette situation a des conséquences directes pour les usagers. De nombreux Kinois ont été contraints de se déplacer à pied, tandis que d'autres patientent encore aux arrêts de bus, parfois depuis plusieurs heures, dans l'espoir de trouver un moyen de transport.

Dans la zone de Tshangu, précisément à Ndjili, quartier 1, la pression se fait déjà sentir sur les tarifs. Le prix d'une course vers le centre-ville est passé à 5 000 francs congolais, un montant largement supérieur aux tarifs habituellement pratiqués.

Par ailleurs, malgré l'annonce officielle du déploiement de 3 000 agents pour encadrer la circulation et sécuriser les axes stratégiques, aucune présence visible n'a été signalée jusqu'à 8h30 dans certaines communes, notamment à Bandalungwa et Kasa-Vubu.

La situation reste évolutive et continue d'être suivie de près au fil de la matinée.

Don Benjamin Makolo

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