Le deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, a démissionné de ses fonctions, ce mercredi 18 mars 2026, dans un contexte de fortes tensions au sein de la Chambre haute du Parlement.
Cette décision intervient au lendemain du dépôt d’une pétition visant sa destitution, initiée par le sénateur Dany Kabongo et soutenue par plusieurs élus. Les signataires reprochaient notamment à Modeste Bahati des faits d’incompétence, un manque de respect envers les institutions ainsi que des déclarations controversées liées à une éventuelle révision de la Constitution.
Dans la foulée, le Sénat avait mis en place une commission spéciale de 26 membres, représentant chacune des provinces du pays, chargée d’examiner cette pétition. Cette commission disposait d’un délai de 72 heures pour soumettre son rapport à la plénière.
La démission du désormais ex-deuxième vice-président intervient avant même la conclusion des travaux de cette commission, mettant ainsi un terme anticipé à la procédure engagée contre lui.
Ce départ marque un nouvel épisode de tensions politiques au sein des institutions congolaises, où les rapports entre acteurs politiques restent marqués par des rivalités persistantes.
Prosper Buhuru