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Conférence des gouverneurs : 74% des recommandations de Kolwezi exécutées (Gouvernement)



La 13e session de la Conférence des gouverneurs, en cours à Bandundu, a révélé mercredi un taux global d'exécution de 74% des recommandations issues de la 12e session tenue à Kolwezi (Lualaba). La journée de mercredi 25 mars, deuxième jour des travaux, a été consacrée à la présentation de l’état d’avancement des recommandations issues de la 12ᵉ session tenue à Kolwezi.

Selon les chiffres présentés par Jacquemain Shabani, ministre de l’Intérieur, le taux global d’exécution des recommandations a déjà atteint 74 % au deuxième jour des travaux. 

Un niveau d’exécution majoritairement engagé

Selon le ministre, dans le détail, l’évaluation actualisée fait état de :

  • 5 recommandations totalement exécutées (9 %) ;
  • 36 en cours d’exécution (65 %) ;
  • 13 non exécutées (24 %) ;
  • 1 recommandation devenue caduque (2 %).

Il souligne que ces données traduisent un niveau d’engagement global jugé significatif, même si toutes les actions n’ont pas encore abouti.

Des projets structurants sur le long terme

M. Shabani souligne que plusieurs recommandations concernent des projets structurants qui doivent être exécutés sur le long terme.

Leur mise en œuvre devrait se poursuivre au-delà de 2026, ce qui explique en partie le nombre encore élevé de dossiers en cours d’exécution.

Cette évaluation intervient en prélude aux discussions de la 13ᵉ session, où les gouverneurs sont appelés à renforcer le suivi et l’application des décisions prises, dans un contexte marqué par des enjeux de gouvernance et de développement à l’échelle nationale.

Bilan mitigé de l’an dernier 

Lors de la 12ème conférence, le collectif des gouverneurs, par la voix de Jacques Kyabula, alors gouverneur du Haut-Katanga, avait exprimé une vive inquiétude face à l'inexécution de la "grande majorité" des recommandations passées.
Parmi les points soulevés dans leur mémorandum figuraient :

  • La Caisse nationale de péréquation : Les gouverneurs ont dénoncé la non-opérationnalisation de cet organe constitutionnel, censé corriger les inégalités de développement entre les provinces.
  • La stabilité institutionnelle : Le recours jugé "abusif" aux motions de censure par certaines assemblées provinciales a été pointé comme un facteur de déstabilisation des exécutifs.
  • Le social des élus : Le plaidoyer portait également sur le paiement régulier des émoluments des députés provinciaux.

radiookapi.net/CC

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