Initiative culturelle à la fois scientifique et festive, initiée par l'artiste Niamba Malafi, le Salon des bruits des villes africaines ouvrira les portes de son édition 2026 du 28 au 30 mai à l'espace Prévert, qui devient un carrefour d'échanges artistiques et culturels entre la France et la République démocratique du Congo. La programmation mêle cinéma, débat, installation sonore et spectacles.
Cette activité a vu le jour par le désir de valoriser les expressions urbaines africaines contemporaines, de contribuer à la dépollution de l'environnement sonore des villes mais aussi de renforcer la dynamique de coopération entre territoires.
Par ailleurs, cette énième édition promet de laisser une marque indélébile dans l'âme des villes africaines. Elle met à l'honneur la commune de Ndjili dans le cadre des relations de jumelage avec Savigny-le-Temple. Un événement libre prix où chaque participation permet la création de la médiathèque Mutu buku Emilie Flore Faignond à Ndjili à Kinshasa. Elle propose une immersion sensible dans la vie culturelle d'un des principaux quartiers de Kinshasa à travers ses sons, ses récits et ses acteurs.
Le Salon des bruits des villes africaines puise sa source de ce paradoxe de “conjuguer le festif et le critique, l'écoute sensorielle et la réflexion scientifique”, regroupant artistes, chercheurs, urbanistes, éducateurs et citoyens autour d'un environnement sonore africains faisant place au Dialogue.
Cet événement est une invitation à penser, à ressentir la ville par le son, à valoriser les bruits dits "insignifiants", et à comprendre la place de l'oreille dans l'aménagement, la santé et la culture.
Keren Kalukula, stagiaire UCC