Dans un communiqué publié jeudi 2 décembre à Kinshasa, la Fédération Congolaise de Football Association, (FECOFA) a annoncé le décès du président de la ligue nationale de football féminin (LINAFF), Grégoire Badi Ediba Elonga.
L'illustre disparu s'est éteint ce même jeudi à l’hôpital Général de Référence de Makala (Ex-Sanatorium).
Grégoire Badi Ediba Elonga est Président de la Ligue Nationale de Football Féminin depuis 2018, après avoir occupé les fonctions de Secrétaire Général de la Fédération congolaise de football association entre 2009 et 2017.
CC
Son état de santé s'était à nouveau dégradé ces derniers mois. Atteint d'un cancer de l'estomac depuis 2017, Bernard Tapie est mort ce dimanche à l'âge de 78 ans.
"Dominique Tapie et ses enfants ont l'infinie douleur de faire part du décès de son mari et de leur père, Bernard Tapie, ce dimanche 3 octobre à 8h40, des suites d'un cancer", a fait savoir sa famille par un communiqué transmis à BFMTV. "Il est parti paisiblement, entouré de sa femme, ses enfants, ses petits-enfants et son frère, présents à son chevet." La famille précise que le défunt "a fait part de son souhait d'être inhumé à Marseille, sa ville de coeur".
C'est donc la fin d'un long combat contre la maladie, que l'homme d'affaires aux mille facettes a mené pendant quatre longues années. C'est pour cette raison qu'il avait renoncé, en mai dernier, à se présenter aux audiences de son procès en appel pour escroquerie dans l'affaire de l'arbitrage controversé dans l’affaire du Crédit Lyonnais. "De nouvelles tumeurs sont apparues", expliquait à l'époque son fils Laurent sur BFMTV. "Les chances statistiques à ce stade-là sont épouvantables."
Dirigeant d'entreprises, propriétaire d'Adidas, de l'Olympique de Marseille, député des Bouches-du-Rhône, député européen, patron de presse mais aussi animateur télé, chanteur et acteur, Bernard Tapie aura connu plusieurs vies et de nombreux rebondissements, et un passage par la prison. Impliqué dans plusieurs scandales judiciaires, il a été condamné pour corruption, subornation de témoins et fraude fiscale. Et aura ainsi passé 165 jours derrière les barreaux.
En 2016, sa fortune est estimée à 150 millions d'euros, classant ainsi l'homme d'affaires au rang de la 400e richesse française. Pourtant, Bernard Tapie est parti de rien. Petit-fils de cheminot, fils d'un ouvrier et d'une aide-soignante, il est né en 1943 à Paris.
Après une brève carrière de chanteur - "Je ne crois plus les filles avec leurs beaux serments, je ne crois plus les filles ce n'est plus comme avant, je ne crois plus les filles avec leurs sentiments, je ne crois plus les filles mais je les aime quand même" chante-t-il en 1966 sur le 45 tours Passeport pour le soleil d'un certain "Bernard Tapy" - et de pilote de Formule 3, il se lance à 24 ans dans la vente de télévisions. Il ouvre un premier magasin, le revend puis s'embarque dans la création et le rachat d'entreprises.
Les châteaux de Bokassa
Il fait parler de lui pour la première fois en 1979 en rachetant les châteaux du dictateur de la République centrafricaine, Jean-Bedel Bokassa, après lui avoir fait croire qu'ils allaient être saisis par la justice française - châteaux qu'il a par la suite dû rendre à son propriétaire. Dès le début des années 1980, il rachète de nombreuses entreprises, parfois pour un franc symbolique. Comme Terraillon, un des leaders du pèse-personne revendu 33 millions de francs, ou Look, fabricant de fixations de ski, revendu 260 millions.
Bernard Tapie n'hésite pas à se mettre en scène, comme dans une publicité pour les piles Wonder, entreprise achetée pour 30 millions de francs et revendue quatre ans plus tard 470 millions. Dans ce clip, alors que tous les hommes et femmes en costumes qui l'entourent s'effondrent d'épuisement les uns après les autres, il fonce d'un pas assuré et clame le slogan:
"Je marche à la Wonder."Dans les années 1980, il est incontournable. Il figure dans les vingt premières fortunes de France. Il fonde plusieurs écoles de commerce réservées aux jeunes au chômage ou sans formation - qui fermeront lorsqu'il sera déclaré en faillite - et devient l'une des personnalités préférées des Français. Il fréquente les stars, apparaît régulièrement dans les médias. Son style direct et son franc-parler plaisent. Bernard Tapie est invité dans de nombreuses émissions télévisées, comme Gym tonic.
À la même époque, il reprend le micro avec Réussir sa vie, chanson écrite par Didier Barbelivien. "Réussir sa vie, c'est traverser un océan, sans savoir pourquoi ni pour qui, à l'aventure tout simplement. C'est d'être un président, ou bien n'importe qui, et de prendre le temps d'aider un ami", chante-t-il alors.
Tour de France et recordman
Souvent, les sociétés qu'il rachète sont mal en point. "Redresser des entreprises, j'ai fait ça pendant vingt ans", clamait-il il y a quelques années. En 2012, il affirme avoir racheté 41 entreprises en dépôt de bilan. Mais en réalité, le résultat est plus contrasté. Comme le prouvent les échecs de Manufrance, articles de chasse et de pêche, ou encore Testut, une entreprise de pesage qui l'a conduit à être condamné à deux ans de prison avec sursis pour abus de biens sociaux, rappelle L'Express.
Bernard Tapie s'est aussi passionné pour le sport. Au début des années 1980, il monte une équipe cycliste - La Vie claire, du nom de l'entreprise de magasins biologiques qu'il a rachetée - avec Bernard Hinault et gagne le Tour de France. Quelques années plus tard, il bat le record de la traversée de l'Atlantique nord avec son yatch de luxe, le Phocéa, qu'il vendra ensuite pour solder ses dettes.
Il se tourne aussi vers le ballon rond. À la tête de l'OM entre 1986 et 1993, il fait briller l'équipe marseillaise. Il remporte quatre titres de champion de France, gagne une finale de Coupe de France et décroche la Ligue des champions. Mais l'ère Tapie s'arrête brusquement lorsqu'un joueur de Valenciennes révèle l'existence d'une tentative de corruption.
Plusieurs condamnations
Les affaires judiciaires, un autre aspect de la vie tumultueuse de Bernard Tapie. En 1995, l'affaire du match truqué contre Valenciennes lui vaut d’être condamné à deux ans d'emprisonnement dont huit mois ferme et trois ans d'inéligibilité. Alors patron du club de football de la cité phocéenne, il est reconnu coupable de complicité de corruption et subornation de témoins - il a toujours clamé son innocence. Il passe près de six mois en prison.
Deux ans plus tard, il est à nouveau condamné, cette fois pour fraude fiscale. Au cœur de cette affaire: un navire de luxe appartenant à une filiale de la Financière immobilière Bernard Tapie. En 1998, nouvelle condamnation pour ses pratiques financières lorsqu'il était à la tête de l'OM. Les détournements sont évalués à plus de 15 millions d'euros. Il écope de trois ans d'emprisonnement avec sursis, un peu plus de 45.000 euros d'amende et cinq ans de privation de ses droits civils et civiques.
Autre affaire et pas des moindres: Adidas. Bernard Tapie disait lui-même que c'était "l'affaire de (s)a vie". En 1990, il rachète la marque sportive pour 1,6 milliard de francs. Deux ans plus tard, alors qu'il est ministre, il en confie la vente à une filiale du Crédit lyonnais. La marque aux trois bandes est revendue 4,4 milliards de francs à Robert Louis-Dreyfus. Mais Tapie estime qu'il s'est fait flouer. Il attaque le Crédit lyonnais, qui a réalisé une plus-value sur la vente. Il obtient réparation en 2008 après douze années de procédure: quelque 404 millions d'euros lui sont versés. Mais en mai 2017, nouveau revers pour l’homme d’affaires, qui est définitivement condamné à rembourser cette somme.
Acteur et animateur
Obligé de se reconvertir à la fin des années 1990, étant inéligible et en faillite personnelle, Bernard Tapie s'essaie à la scène. Il joue l'un des deux rôles principaux dans le film de Claude Lelouch Hommes, femmes, mode d'emploi. Il brûle ensuite les planches dans plusieurs pièces de théâtre, dont Vol au-dessus d'un nid de coucou, Oscar ou plus récemment Les Montagnes Russes. Il écrit aussi plusieurs livres, dont Gagner ou encore un roman qui se déroule dans le milieu du football.
En 1998, il enregistre son dernier single avec Doc Gynéco, C'est beau la vie. Bernard Tapie passe aussi par le petit écran. Il anime plusieurs émissions, à la télévision et à la radio, et tient le rôle principal de téléfilms et d’une série policière, Commissaire Valence, diffusée entre 2003 et 2008.
Député, ministre et président?
Parmi les multiples vies de Bernard Tapie: sa carrière d'homme politique. Il s'est illustré à de nombreuses reprises dans sa bataille contre le Front national. Il lui est notamment arrivé d'insulter Jean-Marie Le Pen ainsi que des militants frontistes lors d'un meeting à Orange. En 1989, il devient député des Bouches-du-Rhône sous l'étiquette de la majorité présidentielle de François Mitterrand. Trois ans plus tard, il prend la tête du ministère de la Ville dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy. Mais une mise en examen l'oblige à démissionner. Quelques années plus tard, en 1994, il est élu au Parlement européen. Sa peine d'inéligibilité entrave ses ambitions, il est déchu de son mandat.
Après avoir racheté les titres du groupe Hersant médias, dont La Provence et Nice Matin, on lui prête en 2012 des velléités à la mairie de Marseille. "C'est pas une mauvaise idée", jugeait l'ancien ministre Bernard Kouchner. Son éventuel retour en politique fait alors grand bruit: 40% des Marseillais se disent même favorables à sa candidature. Rumeurs qu'il douche rapidement.
Dernier coup d'éclat en 2015, lorsqu'il envisage de postuler aux plus hautes fonctions de l'État: se présenter à l'élection présidentielle. Si aucun des prétendants dans la course à l'Élysée ne lui convient, "j'y vais moi", assure-t-il sur France 2. Il ne sera finalement pas candidat. Mais il concédait alors: "La vie m'a gâté."
Madame Bibi Bateme Sophie, épouse du haut représentant du chef de l'État, Kitenge Yesu, est décédée le dimanche 28 juillet 2019 à Bruxelles, en Belgique.
En mars dernier, Kitenge Yezu avait été nommé "Haut représentant et envoyé spécial du chef de l'État". Mobutiste engagé, marxiste-léniniste assumé, il était également passé au RCD et a dirigé la Convention des Républicains, jusqu’en 2018, année de sa retraite de la scène publique, après 59 ans de vie politique.
CC
Gabriel Kyungu wa Kumwanza, figure de la scène politique de la République démocratique du Congo (RDC), en particulier du Katanga, est mort samedi à l'âge de 82 ans, a annoncé son parti dimanche matin.
Il est décédé des suites d'une "courte maladie" en Angola, où il était hospitalisé, a précisé l'Union nationale des Fédéralistes congolais (Unafec) dans un communiqué.
"J'appelle tous les hauts cadres, cadres, combattantes et combattants, à rester calmes, sereins et surtout disciplinés pendant ce moment très difficile que traverse notre cher parti", ajoute le texte, pleurant la mort du "monument national" qu'était Gabriel Kyungu.
Président fondateur de l'Unafec, Gabriel Kyungu wa Kumwanza, surnommé "Baba wa Katanga", était président de l'assemblée provinciale du Haut-Katanga depuis février dernier.
Sous Joseph Kabila, il a été par deux fois président de l'assemblée provinciale du Grand Katanga.
Porte-étendard du fédéralisme, Gabriel Kyungu était aussi parmi les fondateurs de l'UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social), formation d'opposition créée sous Mobutu et actuellement parti au pouvoir, auquel appartient le président Félix Tshisekedi.
Une riche carrière politique qui lui a valu d'être traité par ses détracteurs de traître prêt à lâcher ses alliés par intérêt.
Son nom a aussi été cité dans des événements sources de tensions persistantes entre "Katangais" et "Kasaïens", quand des Baluba du Kasaï, accusés de voler les emplois des autochtones, avaient été tués par centaines et chassés par dizaines de milliers du Katanga, en 1992. Mais il était paradoxalement considéré ces derniers temps comme un défenseur des Kasaïens, capable d'empêcher certains Katangais de s'attaquer à ces voisins perçus comme des "envahisseurs".
source: rtbf
Selon un communiqué du Prix Nobel de la paix et Responsable de cette organisation la soirée du 16 septembre 2021, NITA EVELE s’en est allée contre toute attente, laissant tout le monde en émoi.
Le communiqué signé par Gynécologue Denis MUKWEGE fait allusion à la famille biologique et professionnelle (des activistes) qui viennent de perdre une vitrine de la lutte pour la réparation des femmes à partir de la capitale américaine.
« Sa disparition constitue une grande perte pour nos familles et nos institutions et nous donne beaucoup d’amertumes » peut-on lire dans le court communiqué du Prix Nobel de la Paix à l’endroit de la brave NITA EVELE. Le Docteur MUKWEGE écrit ses compassions pour la famille de NITA envers laquelle il dit avoir des relations très proches. La triste nouvelle a été confirmée par le siège de la fondation au Sud-Kivu.
Dans le sillage de suiveurs dans la région du Kivu, les mots manquent pour exprimer le regret et le vide que laisse cette femme, c’est notamment le cas de certains membres du mouvement pro démocratie « Lutte pour le Changement » où, par exemple, Espoir NGALUKIYE, porte-parole dudit mouvement en ville de Goma dit qu’un baobab du mentorat dans la lutte pour les peuples marginalisés est tombé.
De son vivant, NITA EVELE était aussi la présidente et co-fondatrice de la coalition de pluralistes et patriotes du Congo (COPPAC), un groupe de plaidoyer qui rassemble des congolais de différents horizons dont les membres se consacrent à une opportunité libre et égale à tous les congolais ainsi qu’à l’avancement de la souveraineté de la RDC.
Avant de quitter la terre des hommes, NITA était également directrice de Congo Global Action, une alliance mondiale d’organisations des droits de l’homme et d’environnement basée aux USA.
Par Gloire MALTHUS
William Damseaux, ancien Directeur Général du Groupe Orgaman, est décédé hier lundi en Belgique son pays d’origine.
William Damseaux régentait tout un empire économique en RDC dans les années 80, allant de l’importation des vivres frais, à l’agro-alimentaire, en passant par la douane, le transport, l’exploitation minière et la construction.
Il est connu pour avoir été le premier à introduire en masse l’importation et la consommation des poissons chinchards, communément appelés « thomson ».
A une époque sous l’ère Mobutu, la Direction générale d’Orgaman servit même de guichet de banque aux caciques du régime, pendant la période de crise monétaire dans les années 80.
mediacongo.net/CC
Musicien engagé, Johnny Clegg incarnait avec ses chansons, mélange inédit de rythmes zoulou et de pop occidentale, la résistance à l'apartheid puis la réconciliation.
Le "Zoulou blanc" sud-africain s'est éteint mardi à l'âge de 66 ans.
Longtemps victime de la censure en Afrique du Sud, il a connu le succès à l'étranger avant d'accéder au statut de star dans son pays.
Pendant les pires heures du régime raciste, ses chansons ont été interdites. Pour contourner la censure, il a été contraint de se produire - avec son groupe Juluka, formé avec le musicien zoulou Sipho Mchunu - dans les universités, les églises, les foyers de migrants et chez des particuliers.
"Nous devions faire preuve de mille et une astuces pour contourner la myriade de lois qui empêchaient tout rapprochement interracial", racontait-il à l'AFP en 2017.
Malgré tout, l'intraitable police de l'apartheid a interdit certains de ses concerts et le chanteur a été à plusieurs reprises arrêté, accusé de violer les lois sur la ségrégation raciale.
Le gouvernement raciste blanc ne pouvait pas non plus tolérer qu'un des siens puise son inspiration dans l'Histoire et la culture zoulou.
A l'étranger pourtant, et notamment en France, Johnny Clegg a rapidement trouvé un public.
"Les gens étaient très intrigués par notre musique", expliquait le chanteur et danseur, adepte de concerts très physiques.
Une musique révolutionnaire où les rythmes zoulou endiablés cohabitent avec guitare, clavier électrique et accordéon.
'Choc'
En 1982, la sortie de son album "Scatterlings of Africa" le propulse en tête des hit-parades en Grande-Bretagne et en France.
Cinq ans plus tard, il s'affirme comme un artiste "politique" avec le titre "Asimbonanga" ("Nous ne l'avons pas vu", en langue zoulou), tube planétaire dédié à Nelson Mandela, le héros de la lutte anti-apartheid alors emprisonné à Robben Island (Afrique du Sud).
La seule évocation du chef du Congrès national africain (ANC) est alors strictement interdite. Le régime de Pretoria bannit le titre.
Quelques années après la fin de l'apartheid, l'auteur et le héros de cette chanson, désormais libre, s'étaient retrouvés sur scène à Francfort (Allemagne) pour un concert aussi magique qu'inattendu.
Alors que Johnny Clegg chantait "Asimbonanga", le public s'était levé comme un seul homme.
"J'ai aperçu du coin de l'oeil quelqu'un derrière moi qui était en train de monter sur la scène, en dansant (...). C'était Mandela ! Ça a été un choc. Je ne savais même pas qu'il était là", avait raconté Johnny Clegg à l'hebdomadaire français Le Nouvel Observateur.
A la fin de la chanson, Mandela avait lancé de sa voix posée, au micro : "C'est la musique et la danse qui me mettent en paix avec le monde."
'Né deux fois'
Né en 1953 au Royaume-Uni d'un père britannique et d'une mère zimbabwéenne, chanteuse de jazz de cabaret, Johnny Clegg débarque à l'âge de 7 ans dans une Afrique du Sud où la minorité blanche règne en maître absolue sur la majorité noire.
Initié aux cultures locales par son beau-père journaliste, Johnny Clegg assure que son refus de l'apartheid n'a rien de politique.
"Je n'étais pas motivé politiquement mais culturellement. J'aime la musique et la danse", expliquait-il simplement.
Les yeux ouverts dans un pays borgne, il se glisse dès 15 ans dans les foyers de travailleurs noirs, au mépris des interdits. Là, il découvre les danses et les mélodies zoulou et s'invite secrètement pour danser avec les troupes traditionnelles.
Quand l'apartheid tombe définitivement en 1994, "c'est comme si nous étions tous nés une seconde fois", confiera-t-il.
Quelques années plus tard, l'enthousiasme cédera la place aux doutes. "La lutte était plus simple autrefois. On vivait ici dans un tunnel, coupés du reste du monde, on se définissait +contre+, menant une bataille qui masquait toutes les autres."
"Aujourd'hui (...) on est aux prises avec tout une série d'enjeux et de conflits liés à la pauvreté, la construction d'une nation, le sida, la mondialisation", ajoutait le musicien.
Après une nouvelle rémission d'un cancer du pancréas diagnostiqué en 2015, il se lance deux ans plus tard dans une tournée mondiale d'adieu dont il réussira à honorer toutes les dates, les dernières en 2018.
"J'ai eu une carrière gratifiante à bien des égards (...) en réussissant à rassembler des gens grâce à des chansons, surtout à un moment où cela semblait complètement impossible", se félicitait le musicien qui a vendu plus de 5 millions d'albums.
Disparition du fondateur d'Allan Gray, un des plus gros gestionnaires d'actifs du continent africain
Disparition du fondateur d'Allan Gray, un des plus gros gestionnaires d'actifs du continent africain
(Agence Ecofin) - Allan Gray (photo), le milliardaire fondateur du gestionnaire d'actifs basé au Cap et qui porte son nom, est décédé dimanche à l'âge de 81 ans, a-t-on appris de sources concordantes confirmées par l'entreprise.
Diplômé de la Harvard Business School, il avait fondé Allan Gray Investment Counsel au Cap en 1973 et a exercé les fonctions de directeur général pendant 15 ans avant de créer Orbis en 1989.
Allan Gray Investment Counsel gère aujourd'hui des actifs d'une valeur globale de 544 milliards de rands (37,3 milliards de dollars), y compris des fonds communs de placement d’environ 290 milliards de rands, peut-on lire sur un de ses prospectus. Orbis Group, l'autre business créé par Allan Gray et qui est basé aux Bermudes, gère de son côté, des actifs d'une valeur de 36 milliards $, selon son site internet.
Ses proches et le monde de l'investissement en Afrique du Sud ont rendu hommage à l'œuvre de l'homme, qui dans les derniers jours de sa vie, s'occupait davantage de ses activités philanthropiques.
Par ailleurs, sur un marché des produits financiers en plein tumulte en Afrique, le fonds panafricain hors Afrique du Sud d'Allan Gray a été le plus rentable du mois de septembre 2019, avec un rendement de 6,5%. Une performance remarquable, lorsqu'on sait que depuis 2018, les deux marchés que sont le Nigeria et le Zimbabwe qui concentrent l'essentiel des investissements de ce fonds, subissent une grosse volatilité.
Au Zimbabwe, les choix du gouvernement font grimper l'inflation, tandis qu'au Nigeria, c'est la forte régulation des banques comptant pour 26% d’Allan Gray Pan African Fund, qui pose problème.
Idriss Linge









