Le ministre d’État en charge de la Justice et Garde des sceaux a reçu, mercredi 30 septembre 2026 à Kinshasa, une délégation judiciaire belge conduite par Paul Van Santvliet, juge d’instruction, et Liesbet Masschelein, magistrate fédérale. Cette séance de travail était consacrée au renforcement de la coopération judiciaire entre la République démocratique du Congo et la Belgique, notamment dans l’exécution des commissions rogatoires internationales.
Les échanges ont porté sur les mécanismes d’entraide judiciaire ainsi que sur la lutte contre la criminalité transnationale, la corruption et les flux financiers illicites. Le ministre a réaffirmé la disponibilité de la RDC à approfondir cette coopération, tout en insistant sur le respect de la souveraineté nationale, de la législation congolaise et du secret de l’instruction.
En l’absence d’un accord spécifique entre les deux pays sur certains mécanismes de coopération, le ministre de la Justice a indiqué que Kinshasa privilégie « la courtoisie et la réciprocité judiciaires ». Cette approche doit permettre de faciliter la collaboration entre les autorités judiciaires des deux États dans le traitement des dossiers nécessitant une entraide internationale.
Le ministre a également évoqué le projet de loi portant lutte contre la corruption, présenté lundi à l’Assemblée nationale et déclaré recevable. Il a, dans le même temps, souligné la nécessité de renforcer les capacités des acteurs judiciaires congolais afin d’améliorer l’efficacité et la modernisation du système judiciaire.
Kinshasa et Bruxelles entendent ainsi poursuivre leur collaboration dans le domaine judiciaire, avec un accent particulier sur l’entraide internationale et la lutte contre les infractions à dimension transnationale.
Don Benjamin Makolo
L’Association Congolaise des Femmes Journalistes de la Presse Écrite (ACOFEPE) a exprimé sa solidarité envers la journaliste Virginie Manganga, actuellement détenue à la prison centrale de Makala, à Kinshasa, dans le cadre de la procédure judiciaire qui l’oppose à l’artiste congolais Fally Ipupa pour diffamation.
Dans une déclaration rendue publique jeudi 1er octobre, l’ACOFEPE dit apporter à la journaliste un soutien moral et psychologique, tout en appelant au respect de sa dignité et de ses droits dans le cadre de la procédure en cours.
Au-delà de l’aspect judiciaire de l’affaire, l’association estime que la situation de Virginie Manganga rappelle la nécessité de préserver la dignité des femmes confrontées à des situations de vulnérabilité. Elle considère également que les souffrances auxquelles sont exposées les femmes et les enfants en République démocratique du Congo doivent constituer une préoccupation majeure pour les pouvoirs publics, la société civile et les organisations professionnelles.
L’ACOFEPE appelle ainsi la corporation journalistique, les organisations professionnelles des médias, les associations de défense des droits des femmes ainsi que toutes les personnes attachées à la justice et à l’humanisme à manifester leur solidarité envers Virginie Manganga, dans le respect de la loi et des droits de toutes les parties.
L’association sollicite également l’appui et l’accompagnement de l’Association des Femmes Avocates Congolaises, afin que celle-ci puisse, dans le cadre de ses missions, apporter son expertise et contribuer à la défense des droits de la journaliste.
Sur le plan judiciaire, l’ACOFEPE insiste sur le principe de la présomption d’innocence. Elle précise que sa démarche ne vise ni à se substituer à la justice ni à préjuger de l’issue de la procédure opposant Virginie Manganga à Fally Ipupa.
L’organisation affirme plutôt vouloir placer au centre de son intervention la dimension humaine de cette affaire, tout en réaffirmant son attachement à la liberté de la presse, à la protection des journalistes, à la dignité des femmes et au respect des droits fondamentaux.
Elle invite enfin les différentes parties concernées à privilégier, dans le respect de la loi, les voies permettant de préserver la dignité humaine et les droits de chacun.
L’ACOFEPE assure qu’elle restera attentive à l’évolution de cette affaire et souhaite que les droits de toutes les parties soient pleinement garantis et respectés dans le cadre de la procédure judiciaire.
Serge Mavungu
Le sélectionneur de l'équipe nationale de la République démocratique du Congo (RDC), Sébastien Desabre, s'est montré satisfait après la victoire des Léopards sur la pelouse des Warriors du Zimbabwe (2-1), dans la soirée du lundi 28 septembre 2026, en match comptant pour la deuxième journée des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2027.
En conférence de presse d'après-match, le technicien français a félicité ses poulains pour le résultat obtenu et a affiché son ambition de hisser la RDC parmi les cinq meilleures sélections africaines.
« C'est la première titularisation de Kadile, et pour Matthieu, c'est sa deuxième. Ce sont des jeunes joueurs, et on en avait d'autres dans les tribunes. Il était important qu'ils viennent pour s'acclimater à l'Afrique et pour le prochain match, on va lancer Mokio, Mavididi, Muleka et Ndezi. On va continuer le stage avec 23 joueurs puisque d'autres vont rentrer », a-t-il déclaré.
« On a beaucoup de choses à travailler, et notre objectif, c'est d'être parmi les cinq meilleures équipes d'Afrique. Pour l'instant, on est 7e et ce ne sera pas facile d'y parvenir », poursuit-il.
Il est à noter que l'équipe nationale de la RDC affrontera celle de l'Ouganda, les vendredi 2 et lundi 5 octobre prochains, en matchs amicaux internationaux. Les deux rencontres débuteront à 13h00, heure de Kinshasa.
Pour rappel, la RDC reste seule en tête du groupe E avec 6 points dans les éliminatoires de la CAN 2027, juste devant le Zimbabwe et la Guinée équatoriale, qui comptent 3 unités chacun. La Sierra Leone occupe la dernière place avec 0 point.
Les Fauves congolais affronteront les Sierra-Léonais en double confrontation au mois de novembre prochain. En cas de victoires, les poulains de Sébastien Desabre décrocheront leur ticket qualificatif pour la prochaine CAN.
Gratis Makabi
Lors d’un échange avec Migue Niema, Celeo Scram a été interrogé sur la fortune des artistes musiciens congolais, notamment autour de la question de savoir quel artiste de la RDC pourrait avoir plus d’argent que la star nigériane Davido.
Face à cette question, Celeo Scram a lui-même soulevé la comparaison en demandant : « Est-ce que Davido a plus d’argent que moi ? » Une réponse qui intervient alors que le chroniqueur cherchait à connaître, selon lui, l’artiste musicien congolais disposant de la plus grande fortune.
La déclaration de Celeo Scram a rapidement attiré l’attention, notamment en raison de la comparaison directe avec Davido, l’une des figures majeures de la musique africaine.
Le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, entend inscrire la relance du sport congolais dans une dynamique qui associe valorisation de l’identité nationale, formation des jeunes talents, mobilisation de nouvelles ressources et réhabilitation des infrastructures. À l’occasion du bilan de la première année du Gouvernement Suminwa II, Didier Budimbu a aussi évoqué les ambitions de la RDC en matière d’organisation de grandes compétitions internationales.
Le maillot des Léopards comme marqueur identitaire
À en croire Didier Budimbu, la nouvelle tenue des Léopards ne relève pas uniquement d’un choix esthétique. L’imprimé inspiré du léopard doit contribuer à réaffirmer l’identité congolaise auprès de la jeunesse.
Il estime que les jeunes Congolais, fortement exposés à différentes influences culturelles, doivent pouvoir retrouver des symboles auxquels s’identifier. La sélection nationale constitue, à ses yeux, l’un des moyens de porter cette identité au-delà des frontières.
Cette volonté de réaffirmer l’identité congolaise accompagne une ambition plus vaste de transformation du sport national.
Interrogé sur son bilan, le ministre des Sports et Loisirs Didier Budimbu se garde de parler d’un travail achevé. Il considère que le secteur reste confronté à d’importants défis et qu’un effort de reconstruction demeure nécessaire.
Depuis son avènement à la tête de ce portefeuille, Didier Budimbu explique avoir fait de la relance du sport congolais une priorité, avec la nécessité de comprendre les raisons du recul enregistré, particulièrement dans le football.
L’objectif était notamment de poser les bases d’une reconstruction du système sportif, avec une attention particulière accordée à la formation.
C’est dans cette logique que s’inscrivent les partenariats établis avec des clubs européens, notamment le FC Barcelone et l’AS Monaco.
Barcelone et Monaco pour renforcer la formation
Avec le FC Barcelone, l’accord prévoit notamment l’accueil de jeunes Congolais au centre de formation du club espagnol. Le dispositif doit concerner, dans sa phase initiale, une cinquantaine de jeunes par saison.
La coopération comprend également la formation des encadreurs congolais par des techniciens catalans. Un espace consacré à la RDC et à sa culture est par ailleurs prévu au Camp Nou, afin de faire découvrir le pays aux visiteurs de l’enceinte sportive.
L’accord avec l’AS Monaco repose également sur la détection et la formation des jeunes ainsi que sur le renforcement des capacités des formateurs.
Didier Budimbu annonce en outre des opérations de détection dans plusieurs villes du pays, notamment Gandajika, Mbuji-Mayi, Matadi et Lubumbashi. L’objectif est d’élargir la recherche de talents au-delà de Kinshasa et de mieux repérer les jeunes joueurs issus des différentes provinces.
Les loisirs comme nouvelle source de recettes
Didier Budimbu veut également faire du sport et des loisirs des secteurs davantage générateurs de revenus pour l’État.
L’organisation de compétitions internationales constitue l’un des leviers envisagés. La RDC doit notamment accueillir un championnat intercontinental de judo, avec l’objectif de profiter des retombées liées à la présence d’athlètes, de délégations et de visiteurs étrangers.
Le secteur des loisirs représente également, selon Didier Budimbu, un potentiel économique encore insuffisamment exploité.
Il évoque notamment des insuffisances dans le recouvrement de certaines taxes auprès des établissements de loisirs et des nganda. Les établissements disposant de boîtes de nuit ou proposant des activités comme la chicha sont également concernés.
Le ministère des Sports et Loisirs entend travailler avec l’administration pour identifier les établissements concernés et vérifier leur situation.
Une brigade relevant du ministère devrait ainsi être mise en place pour effectuer ces contrôles. Les établissements qui ne seraient pas en règle pourraient faire l’objet de mesures de fermeture.
À terme, Didier Budimbu souhaite que son département contribue davantage aux recettes publiques.
Une CAN à l’horizon 2029 ou 2030
Sur le terrain des grandes compétitions, Didier Budimbu confirme l’intérêt de la RDC pour l’organisation d’une future Coupe d’Afrique des nations.
L’échéance de 2027 n’est toutefois pas retenue. Kinshasa envisage plutôt une candidature pour 2029 ou 2030, éventuellement en collaboration avec la République du Congo.
D'après Didier Budimbu, les discussions ont déjà été engagées avec les autorités de Brazzaville. Il affirme avoir obtenu l’autorisation du président de la République pour poursuivre cette démarche, tandis que son homologue du Congo-Brazzaville aurait reçu une autorisation similaire.
Une telle ambition suppose cependant des infrastructures adaptées aux exigences d’une compétition continentale. Le ministère travaille donc sur la réhabilitation des installations existantes et la construction de nouveaux équipements.
Didier Budimbu reconnaît toutefois l’importance des moyens financiers nécessaires, dans un contexte où les ressources publiques sont également mobilisées par la situation sécuritaire dans l’Est du pays.
Mobiliser les entreprises publiques
Pour soutenir les investissements dans les infrastructures sportives, Didier Budimbu évoque la création ou la mobilisation d’un fonds dédié au sport.
Des discussions sont également menées avec le ministère du Portefeuille afin d’examiner la possibilité d’associer certaines entreprises publiques au financement ou à la réhabilitation des équipements sportifs.
Pour le ministre des Sports et Loisirs, la reconstruction du sport congolais repose ainsi sur plusieurs leviers : les infrastructures, la formation des jeunes, l’organisation de compétitions et la recherche de nouvelles ressources.
L’objectif affiché est de permettre à la RDC de retrouver progressivement une place dans l’organisation de grands rendez-vous sportifs internationaux, tout en faisant du sport un secteur mieux structuré et économiquement viable.
Serge Mavungu
Un an après le lancement du Gouvernement Suminwa II, la ministre de la Culture, Arts et Patrimoine, Yolande Elebe Ma Ndembo, met en avant plusieurs chantiers destinés à mieux structurer le secteur culturel congolais et à renforcer sa présence sur la scène internationale.
De la politique culturelle nationale à la sauvegarde du patrimoine, en passant par les arts plastiques, le cinéma et la diplomatie culturelle, Yolande Elebe entend inscrire la culture dans une logique à la fois identitaire, économique et internationale.
L’une des principales avancées mises en avant par Yolande Elebe est l’adoption de la première Politique culturelle nationale de la RDC.
Ce document doit servir de cadre de référence pour l’organisation et le développement du secteur. Il ouvre notamment la voie à la mise en œuvre du Statut de l’artiste, présenté comme l’un des chantiers importants de cette réforme.
Parallèlement, le ministère poursuit l’identification des artistes à travers le pays. Cette opération doit permettre de mieux cerner le paysage culturel congolais et de disposer de données utiles à l’élaboration des politiques publiques.
Elle doit également accompagner la planification des infrastructures culturelles, notamment les Maisons de la culture envisagées dans les différentes provinces.
Kuba, cinéma et mémoire de la rumba
La protection du patrimoine constitue un autre volet du bilan présenté par Yolande Elebe.
Le ministère a notamment adopté un arrêté consacré à la protection du tissu Kuba, considéré comme l’un des éléments emblématiques du patrimoine culturel congolais.
Dans le domaine cinématographique, la création du Centre national du cinéma doit contribuer à structurer une industrie encore appelée à renforcer ses capacités de production et de diffusion.
Le ministère mise également sur les lieux de mémoire. L’ouverture du Musée de la Rumba congolaise, installé dans l’ancienne résidence de Papa Wemba, s’inscrit dans cette démarche.
Le site doit progressivement accueillir des objets, documents et archives confiés par des artistes. L’objectif est de préserver et de transmettre la mémoire d’un patrimoine musical dont la rumba congolaise fait partie, depuis son inscription, du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.
La culture comme outil d’influence
Au-delà des frontières nationales, Yolande Elebe fait de la diplomatie culturelle un axe important de son action.
La RDC a notamment présenté sa nouvelle politique culturelle à l’occasion de Mondiacult Afrique. Le ministère poursuit également les démarches autour du Centre international des civilisations bantoues, le CICIBA.
La présence congolaise dans les grands rendez-vous artistiques internationaux constitue un autre volet de cette stratégie.
La RDC participe ainsi à la Biennale de Venise avec un pavillon consacré aux artistes plasticiens congolais. Le pays a également été choisi comme invité d’honneur de la Biennale de Dakar.
Pour Yolande Elebe, ces rendez-vous offrent aux artistes congolais des espaces supplémentaires de visibilité et contribuent à renforcer la présence de la création congolaise sur les scènes internationales.
Sport et culture, deux vitrines du pays
La stratégie de rayonnement défendue par Yolande Elebe s’appuie également sur une collaboration avec le ministère des Sports et Loisirs.
L’idée est de rapprocher les performances sportives et les expressions culturelles afin de mieux porter l’image de la RDC à l’extérieur.
Les distinctions honorifiques annoncées en faveur de plusieurs grandes figures de la musique, des arts et du sport participent de cette démarche. Ces personnalités sont appelées à jouer un rôle d’ambassadeurs du savoir-faire et du talent congolais.
Cette articulation entre sport et culture vise également à renforcer le sentiment d’appartenance nationale et à accroître l’attractivité de la RDC.
Transformer la création en activité économique
Pour Yolande Elebe, le développement culturel ne peut cependant pas se limiter à la visibilité des artistes.
Le département de la Culture veut également faire des industries culturelles et créatives un secteur capable de produire des emplois, d’attirer des investissements et de générer des revenus.
Cette orientation passe notamment par la professionnalisation des acteurs culturels, leur formalisation et un meilleur accès aux marchés.
Le ministère travaille par ailleurs sur une réforme de la législation relative aux droits d’auteur. L’objectif affiché est d’adapter le cadre juridique aux transformations liées au numérique et de le rapprocher des standards internationaux.
Une nouvelle place pour la culture congolaise
Après une première année de travail au sein du Gouvernement Suminwa II, Yolande Elebe présente ainsi une action articulée autour de plusieurs priorités : donner un cadre au secteur culturel, protéger le patrimoine, accompagner les artistes, développer les industries créatives et renforcer la présence de la RDC dans les grands rendez-vous internationaux.
À travers cette orientation, la ministre de la Culture, Arts et Patrimoine veut faire de la culture à la fois un marqueur de l’identité congolaise, un instrument de représentation du pays à l’étranger et un secteur susceptible de contribuer davantage à l’économie nationale.
Serge Mavungu
Au lendemain du crash d'un avion petit porteur à Kenge, les langues se délient. Pointée du doigt par l'opinion, la Régie des Voies Aériennes (RVA) se défend. Son Président du Conseil d'administration a confié à la rédaction d'Opinion-Info.cd les difficultés auxquelles fait face l'entreprise, confrontée à des puissances financières qui spolient les sites destinés à accueillir les aéroports et aérodromes de la République démocratique du Congo.
Selon lui, un arrêté du gouverneur de Kwango a entériné la désaffectation, voire la délocalisation, de l'aérodrome de Kenge, après que la RVA s'est heurtée à des complications pour récupérer son site.
« Il y a deux ans, j'ai signé un document pour que nos experts aillent inspecter le nouvel emplacement proposé par le gouverneur. Malheureusement, après des études minutieuses, il s'est avéré que ce terrain n'était pas convenable », a-t-il indiqué.
Pour le PCA de la RVA, l'existence d'une piste opérationnelle aurait pu éviter ce drame.
« Nous avons recueilli des témoignages selon lesquels l'appareil a effectué plusieurs tours dans le ciel de Kenge. On peut penser qu'il cherchait un lieu pour un atterrissage d'urgence, même si l'avion a pu aussi être endommagé », explique Tryphon Kin-Kiey Mulumba.
Évoquant la liste des aéroports spoliés, le PCA de la RVA cite notamment les aéroports et aérodromes de Kikwit, Bandundu-Ville, Bunia, Kolwezi, Lubumbashi, Ndolo, voire l'aéroport international de N'djili.
« À notre arrivée, plusieurs études ont été menées pour remettre de l'ordre. Malheureusement, ces puissants nous ont montré de quoi ils étaient capables. La RVA n'a pas de police pour aller arrêter tous ces spoliateurs des biens de l'État », a-t-il déploré.
Vendredi, aux alentours de 14h, un appareil petit porteur de la compagnie TRACEP/CONGO Aviation s'est écrasé à Kenge, causant la mort de plusieurs officiers de l'armée et de hauts responsables de la justice militaire, dont l'Auditeur général et le Premier président de la Haute cour militaire.
Edmond Izuba
Le corps sans vie de Miguel Masaïsaï repose désormais à la morgue de l’Hôpital du Cinquantenaire, où elle attend la suite du programme des obsèques. À Kinshasa, les premiers hommages se sont déjà organisés autour de la mémoire de ce jeune cycliste congolais, décédé le 18 septembre dernier à Ouesso, au Congo-Brazzaville.
Après avoir relié l’Est et l’Ouest de la République démocratique du Congo à vélo, Miguel Masaïsaï nourrissait le projet de poursuivre son périple jusqu’au Maroc. Un accident de la route, survenu après une panne de son vélo à Ouesso, a brutalement interrompu cette aventure.
La dépouille du jeune athlète a été accueillie à Kinshasa par des membres de sa famille, ses proches, le président du Conseil national de la jeunesse ainsi que plusieurs cyclistes venus lui rendre hommage.
À vélo, ces derniers ont accompagné le cortège funèbre depuis le Beach Ngobila, en passant par le boulevard du 30 Juin et l’avenue de la Libération, jusqu’à la morgue de l’Hôpital du Cinquantenaire.
Une haie d’honneur à vélo a ainsi marqué ce retour à Kinshasa, en hommage à un passionné dont le parcours était porté par le goût du dépassement et la volonté de parcourir la RDC à vélo.
Pour accompagner la dépouille, une délégation conduite par Me Alberto Tevo, conseiller du ministre des Sports et Loisirs Didier Budimbu, était également présente.
À travers ces premiers hommages, les proches et la communauté cycliste saluent la mémoire de Miguel Masaïsaï, dont l’aventure à vélo avait déjà permis de relier plusieurs régions du pays.
La dépouille demeure à la morgue de l’Hôpital du Cinquantenaire, dans l’attente du programme officiel des obsèques.
Serge Mavungu
Depuis fin août, Kinshasa fait face à une période de fortes chaleurs, marquée par des températures dépassant les 30 degrés Celsius et une absence prolongée de pluies.
Face à ces conditions météorologiques, l’Agence nationale de météorologie et de télédétection par satellite (Mettelsat) appelle les habitants de la capitale à adopter certaines précautions, notamment une hydratation régulière et une limitation de l’exposition directe au soleil.
L’ingénieur Augustin Tagisabo, chef de division à la Mettelsat, contacté par ACTUALITÉ.CD, recommande aux Kinois de boire suffisamment d’eau afin de prévenir les effets liés à la chaleur. Il les invite également à éviter, autant que possible, de circuler sous un soleil ardent.
« Quand il fait chaud dans une ville, il faut prendre beaucoup d’eau, il ne faut pas circuler sous le soleil ardent. Il faut souvent porter des lunettes un peu grises et ne pas s’exposer aux rayons solaires pour éviter les ultraviolets qui risquent de nuire à votre santé, et surtout aux yeux », conseille Augustin Tagisabo.
L’expert recommande également de limiter les sorties lorsque cela est possible, évoquant parallèlement la pollution de l’air accentuée par la circulation automobile et la poussière qui se dégage sur les routes de la capitale.
« La pollution sera tellement grande du fait qu’il y a trop de circulation de véhicules. Donc, il faut éviter de s’exposer aux rayons solaires directs. Je conseillerais à la population de prendre beaucoup d’eau », insiste-t-il.
En attendant le retour des pluies, la Mettelsat invite ainsi la population kinoise à redoubler de prudence face à cette période de chaleur persistante.
Samyr Lukombo
Mathieu Epolo a disputé son tout premier match officiel avec les Léopards de la République Démocratique du Congo (RDC) face au Nzalang Nacional de la Guinée Équatoriale pour le compte de la 1ère journée des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN).
Loin d'être une surprise, la titularisation du jeune portier congolais était attendue dans l'opinion publique sportive nationale après la blessure de Lionel Mpasi Nzau. Il fallait lui donner confiance, lui qui était en 3ème position dans la hiérarchie des gardiens après Timothy Fayulu qui est absent de ce rassemblement et qui va clairement perdre des points parce que c'était à lui que revenait cette place. Le portier du Standard de Liège (Belgique) a fait un match correct bien qu'il n'a pas eu quasiment grand chose à faire à part deux arrêts exceptionnels sur un coup-franc lointain et une frappe à bout portant où il a été obligé de sortir toute l'étendue de son talent. Il a marqué des points lors de cette explication et il ne lui restera qu'à convaincre au prochain rendez-vous au Zimbabwe si jamais il est reconduit.
À 20 ans, il fait partie des plus jeunes portiers alignés dans ces qualifications pour l'ensemble des équipes qui disputent ces qualifications. C'est une fierté bien évidemment pour lui alors qu'il a fait un choix fort de rejoindre les Léopards alors qu'il avait le chemin tracé pour jouer avec la Belgique.
Michel TOBO









