L’arbitre international congolais Jean‑Jacques Ndala  a officié la finale de la 35ᵉ édition de la CAN, ce dimanche 18 janvier, à Rabat.

Cette rencontre, qui a opposé le Sénégal au Maroc, s'est joué au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, qui compte 53 000 places assises.

L'arbitre congolais avait déjà officié le match d'ouverture de cette compétition ayant opposé le Maroc aux Comores.

Finaliste en 2002 et 2019 puis sacré en 2021, le Sénégal s’est durablement installé parmi l’élite du football africain, en remportant enfin le trophée face à l’Égypte en février 2022 au Cameroun.

Depuis ce sacre, les Lions de la Teranga ont acquis un nouveau statut : celui d’une référence continentale respectée et redoutée.

Le Maroc, de son côté, a disputé seulement la troisième finale officielle de son histoire en Coupe d’Afrique des Nations.

La dernière remonte à 2004, à Radès en Tunisie, lorsque les Lions de l’Atlas avaient été battus par les Aigles de Carthage.

A l’époque, Walid Regragui, l’actuel sélectionneur, était encore joueur.

Lors de la finale de cette CAN 2025, un incident majeur s'est produit durant le temps additionnel (95e) du match quand l'arbitre congolais octroie un pénalty aux Lions de l'Atlas après avoir consulté le VAR. Les Sénégalais ont violemment contesté cette décision au motif que Mr Ndala a annulé quelques instants plus tôt leur but sans consulté le VAR !

Un chaos s'est installé au stade: les joueurs sénégalais ayant regagné leur vestiaire avant de revenir sur la pelouse grâce à Sadio Mané. Après plusieurs minutes d'interruption; le match a repris avec le penalty que Brahim a loupé par un piteux panelka. La suite ? L’unique réalisation du match est venue de Pape Gueye à la 94ᵉ minute, en tout début de prolongation.

Ainsi les Lions de la Teranga remportent la 35ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des Nations.

CC



À quelques jours de la reprise de la Ligue des champions de la CAF, le FC Saint-Éloi Lupopo a livré une prestation de haut niveau ce dimanche 18 janvier 2026 face à Sa Majesté Sanga Balende. Au stade Frédéric Kibassa Maliba, dans la commune de Kenya à Lubumbashi, les Cheminots se sont largement imposés (4-0), confirmant leur montée en puissance.


Dès l’entame de la rencontre, les hommes de Guy Bukasa ont imposé un rythme intense. La domination de Lupopo est rapidement récompensée à la 11ᵉ minute. À l’issue d’une action collective bien construite, Kimputu, servi en profondeur sur le flanc gauche, élimine son vis-à-vis avant de centrer avec puissance. Repoussée une première fois par la défense de Sanga Balende, la balle revient sur le latéral gauche qui trouve parfaitement Jean Benoît Tukumbane Banga, auteur de l’ouverture du score (1-0).
Trois minutes plus tard seulement, les Cheminots enfoncent le clou. Profitant du temps fort de son équipe, Junior Mavungu double la mise à la 14ᵉ minute (2-0), plongeant les Sang et Or de Mbuji-Mayi dans le doute.

Au retour des vestiaires, Lupopo garde le pied sur l’accélérateur. À la 63ᵉ minute, Tukumbane Banga, arrivé cette saison en provenance du FC Tanganyika, s’offre un doublé de grande classe. Parti du couloir gauche, il repique dans l’axe avec aisance avant d’envoyer une frappe somptueuse du pied droit qui vient nettoyer la lucarne (3-0).
La démonstration se conclut par le quatrième but, œuvre de Wanet Kashala. Lancé en profondeur, l’avant-centre mystifie tour à tour les défenseurs adverses avant d’éliminer le gardien d’une feinte parfaite pour sceller définitivement la victoire (4-0).

Grâce à ce succès éclatant, Saint-Éloi Lupopo renforce ses ambitions et conforte ses chances de qualification pour la phase des playoffs. Le club de Lubumbashi occupe provisoirement la deuxième place du classement avec 36 points, derrière le TP Mazembe (39), solide leader du groupe.
Une prestation rassurante pour les Cheminots, à quelques jours d’un nouveau défi continental.

José Mukendi



Leader à l’issue de la phase aller de l’étape classique de la 31ᵉ édition de la Ligue nationale de football (LINAFOOT), le Tout Puissant Mazembe a parfaitement entamé la phase retour. Les Corbeaux se sont imposés avec autorité (3-0) devant Saint-Luc de Kananga, ce dimanche, au stade Kamalondo.

Un début de match engagé.

Dans une ambiance électrique au temple de Kamalondo, les deux formations ont entamé la rencontre sur un rythme élevé. Saint-Luc, sans complexe, a tenté de surprendre le leader, tandis que Mazembe, conscient de l’enjeu, a multiplié les offensives. Malgré plusieurs occasions de part et d’autre, la première période s’est achevée sans but, les défenses prenant le dessus.

Nyembo montre la voie

Au retour des vestiaires, les hommes de Mazembe ont haussé le ton. Il a fallu attendre la seconde période pour voir la rencontre se décanter. Lise Nyembo Ntumba, capitaine des Corbeaux, a profité d’une erreur de la défense adverse pour ouvrir le score et libérer tout un stade (1-0).

Bongeli scelle la victoire.

Dans les derniers instants de la rencontre, la jeune pépite Faveurdi Bongeli a mis fin au suspense. Auteur d’un geste de grande classe, il a inscrit le deuxième but de Mazembe, confirmant la domination des siens (2-0).

Mazembe solide leader.

Servi par Gloire Mujaya, le Malawite Patrick Mwaungulu cloue au pilori Saint-Luc de Kananga (3-0).

Grâce à ce succès, le TP Mazembe porte son total à 39 points, consolidant ainsi sa place de leader du groupe. Les Corbeaux confirment leur statut de sérieux prétendants aux quatre places qualificatives pour la phase des playoffs, avec une dynamique rassurante à l’entame de la phase retour. Mazembe est prévenu : chaque match compte, et Kamalondo reste plus que jamais une forteresse imprenable.

José Mukendi



La ville d’Uvira au Sud-Kivu dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) est passée dimanche sous contrôle des forces loyalistes après le retrait de la coalition de l’armée rwandaise et M23-AFC précédé de pillages des biens publics et privés, a annoncé la 33ème région militaire.

« Les forces armées de la RDC et ses alliés ont repris le contrôle total de la ville d’Uvira ce dimanche 18 janvier 2026. La collation de l’armée rwandaise et M23-AFC/Twirwaneho a subi des lourdes pertes en vies humaines et en munitions. C’est ce qui l’a poussé à se retirer de la ville d’Uvira« , a déclaré le capitaine Sylvain Bijanu, porte-parole de la 33ème région militaire.

Il a ajouté, qu’avant de prendre position pour rétablir l’ordre, les FARDC ont été accueillies par une population en liesse, soulagée et nourrie de l’espoir d’un retour progressif de la paix, après des jours d’angoisse et d’incertitude.

« Le commandement de la 33ème région militaire exhorte les habitants à collaborer étroitement avec les services de sécurité tout en signalant tout mouvement ou comportement suspect« , a exhorté le capitaine Bijanu, avant de réaffirmer l’engagement des forces loyalistes à défendre l’intégrité du territoire national et à protéger les civils.

La sécurisation durable d’Uvira demeure une priorité absolue, a-t-il insisté.

Le capitaine Bijanu a indiqué que la coalition de l’armée rwandaise et M23-AFC s’est concentrée dans la cité de Sange dans la plaine de la Ruzizi en territoire d’Uvira après son retrait de la ville côtière.

Par ailleurs, dans la partie nord de la province du Sud-Kivu, plusieurs centaines d’éléments de la coalition ennemie sont concentrés à Lwiro à 5km à l’ouest du centre de Kavumu avec comme objectif de faire des attaques contre les différentes positions des FARDC et les alliés dans les territoires de Kalehe et Kabare.

« Face à cette attitude, les forces loyalistes sont prêtes à défendre et reconquérir toutes les zones conquises par l’ennemi de la paix« , a-t-il conclu.

ACP/C.L./CC



Le Sénégal a remporté la Coupe d'Afrique des nations de football 2025 après (prolongation) un succès en finale face au Maroc (1-0), ce dimanche 18 janvier au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat grâce à un but de Pape Gueye. Cinq ans après son dernier sacre continental, le Sénégal retrouve le toit de l'Afrique.

Au terme d'un match plus qu'électrique, les Sénégalais remportent pour la deuxième fois la compétition, quatre ans après leur premier succès. Brahim Diaz a eu l'occasion d'offrir la victoire à son équipe à la 90+24e minute après un penalty litigieux qui a provoqué une longue interruption, mais le joueur du Real Madrid s'est manqué sur sa panenka.

Une fin de match surréaliste ! Auteur d'un bel arrêt en tout début de match sur une tête de Pape Gueye à bout portant sur un corner sénégalais frappé au second poteau (5e), Yassine Bounou a une nouvelle fois sauvé son équipe en gagnant son face-à-face contre Iliman Ndiaye. Lancé par Nicolas Jackson, Ndiaye profite d'une intervention ratée de Noussair Mazroui pour filer seul vers le but. Alors que le Stade Moulay Abdallah a retenu son souffle, Bounou sort l'arrêt réflexe du bout de son pied droit sur la frappe croisée de l'ancien marseillais et dévie le ballon en corner (38e). Un vrai avertissement pour les hommes de Walid Regragui, qui auraient pu retourner au vestiaire en étant menés.

Mais ça, ce n'est rien comparé au scénario des dernières minutes. Avant d'entrer dans le temps additionnel, Bounou, encore lui, détourne une frappe pied gauche d'Ibrahim Mbaye à l'entrée de la surface (90e). Le portier d'Al-Hilal croit ensuite être battu sur une tête d'Ismaïla Sarr. Mais sur le corner, Abdoulaye Sack fait une légère poussette sur Achraf Hakmi. Le but est donc finalement refusé (92e). Cinq minutes plus tard, c'est au tour de Brahim Diaz d'être poussé, cette fois-ci dans la surface sénégalaise, par El Hadji Diouf. Si l'arbitre ne siffle rien dans un premier temps, il est invité à aller revoir les images par le VAR. Pendant ce temps-là, les esprits commencent à s'échauffer sur le terrain et, après quelques dizaines de secondes de réflexion, M. Ngambo Ndala décide de donner le penalty aux Marocains. En tribune, les supporters sénégalais tentent d'envahir la pelouse et sont repoussés par les forces de l'ordre, qui forment un cordon de sécurité. De leur côté, les coéquipiers de Sadio Mané refusent de laisser le jeu reprendre et prennent la direction des vestiaires pour protester contre la décision de l'arbitre. Après un quart d'heure surréaliste, Brahim Diaz s'élance enfin pour tirer son penalty avec l'occasion d'envoyer le Maroc sur le toit de l'Afrique. Mais le joueur du Real Madrid tente une panenka et bute sur un Édouard Mendy qui n'a pas bougé. En plein chaos, les deux équipes sont envoyées vers les prolongations.

1-0 (94e) : La frappe lumineuse de Pape Gueye pour offrir l'avantage au Sénégal ! Sortis des ténèbres, les Lions de la Téranga prennent finalement l'avantage grâce au milieu de terrain de Villarreal. Lancé sur le côté gauche par Idrissa Gueye, il tente une frappe pied gauche en déséquilibre et envoie le ballon dans la lucarne opposée du but de Yassine Bounou, battu pour la première fois après avoir réalisé des arrêts exceptionnels. Le Sénégal a une main sur la coupe.

L'HOMME DU MATCH

Yassine Bounou (Maroc). Malgré la défaite, le gardien marocain a longtemps retardé l'échéance en réalisant plusieurs arrêts déterminants. En première mi-temps, il stoppe d'abord la tête de Pape Gueye à bout portant en tout début de rencontre (5e), avant de se déployer devant Iliman Ndiaye (37e) sur un face-à-face qui aurait pu faire basculer la partie. En toute fin de match (90e), il s'envole sur la tentative pied gauche d'Ibrahim Mbaye pour envoyer les deux formations en prolongations. Après l'ouverture du score, il réalise un double arrêt devant Chérif Ndiaye pour empêcher le Sénégal de faire le break. Un match presque parfait pour le joueur d'Al-Hilal.

LES CONSÉQUENCES

Avec cette victoire acquise en prolongations, le Sénégal triomphe au Maroc et remporte la Coupe d'Afrique des Nations pour la deuxième fois de son histoire, quatre ans après son premier succès. Parcours presque parfait pour les Lions de la Téranga, qui en sont désormais à 18 matchs sans défaite dans la compétition, eux qui n'ont encaissé que deux buts au total lors de ce tournoi.

Pour le Maroc, c'est une cruelle désillusion. Les Lions de l'Atlas avaient l'occasion de mettre fin à 50 ans de disette face à leur public. Le penalty manqué par Brahim Diaz risque de trotter longtemps dans les têtes marocaines.

Les Lions de la Teranga, vainqueur de cette édition 2025; repartiront avec une prime record de 10 millions de dollars, confirmant la montée en puissance financière de la compétition africaine. Un montant qui vient récompenser un mois d’efforts, de constance et de maîtrise au plus haut niveau continental.

Le finaliste malheureux, les Lions de l'Atlas, ne repartiront pas les mains vides. Le vice-champion empochera 4 millions de dollars, une somme conséquente qui atténue la déception sportive, sans jamais combler l’amertume d’une finale perdue. Dans ce duel, la gloire reste toutefois la récompense suprême.

CC/Madein Foot



 
Patrice Emery Lumumba, premier Premier Ministre Congolais, né à Katako-Kombe le 02 juillet 1925, a été assassiné à Lubumbashi le 17 janvier 1961. Figure emblématique de la RDC et du monde, il est un héros national.
 
Le discours de Patrice Lumumba du 30 juin 1960, prononcé lors de l'indépendance du Congo, est un moment historique marquant où il dénonce violemment l'oppression coloniale belge, célébrant la victoire des combattants de la liberté tout en appelant à la construction d'un Congo uni, prospère et souverain, rejetant l'esclavage passé et prônant l'unité africaine et le respect des droits.  Ce discours, improvisé en réponse au discours du roi Baudouin glorifiant la colonisation, affirmait que les souffrances coloniales étaient trop vives pour être oubliées et appelait les Congolais à prendre en main leur destin, promettant justice, travail et une nouvelle ère de grandeur pour l'Afrique. 
 
Points clés du discours :
  • Rejet du colonialisme 
    : Lumumba dénonce les agressions, les mauvais traitements et l'humiliation du régime colonial, déclaré que tout cela est désormais terminé. 
     
  • Hommage aux combattants 
    : Il rend hommage aux Congolais qui ont lutté pour leur liberté, faisant de ce jour une date à graver dans les mémoires. 
     
  • Appel à l'unité et au travail 
    : Il exhorte les citoyens à travailler ensemble pour bâtir une économie nationale, assurant que les richesses du pays profiteront à tous ses enfants. 
     
  • Vision d'un Congo nouveau 
    : Il promet un gouvernement fort, juste, populaire, garantissant la justice sociale, la juste rémunération du travail et l'égalité. 
     
  • panafricanisme 
    : Le discours marque un pas décisif vers la libération de tout le continent africain, faisant du Congo un centre de rayonnement pour l'Afrique. 
     
  • Indépendance spirituelle 
    : Il appelle à arracher l'indépendance spirituelle et totale, au-delà de l'indépendance politique. 
     
  • Collaboration internationale 
    : Il se dit prêt à une collaboration sincère avec les étrangers pays qui respectent la souveraineté congolaise. 
     
Ce discours est souvent considéré comme le testament politique de Lumumba, soulignant l'espoir immense et les défis immédiats de la nouvelle nation congolaise.
 
Ci-après le Discours intégral :
 

Congolais et Congolaises, Combattants de l'indépendance aujourd'hui victorieux, 

Je vous salue au nom du gouvernement congolais, A vous tous, mes amis, qui ont lutté sans relâche à nos côtés, je vous demande de faire de ce 30 juin 1960, une date illustre que vous garderez ineffaçablement gravée dans vos coeurs, une date dont vous enseignerez avec fierté la signification à vos enfants, pour que ceux-ci, à leur tour, ne connaîtraient pas à leurs enfants l'histoire glorieuse de notre lutte pour la liberté.

Car cette indépendance du Congo, si elle est proclamée aujourd'hui dans l'entente avec la Belgique, pays ami avec qui nous traitons d'égal à égal, nul Congolais digne de ce nom ne pourra jamais oublier cependant que c'est par la lutte qu'elle a été conquise (applaudissements), une lutte de tous les jours, une lutte ardente et idéaliste, une lutte dans laquelle nous n'avons ménagé ni nos forces, ni nos privations, nos souffrances, ni notre sang. Cette lutte, qui fut de larmes, de feu et de sang, nous en sommes fiers jusqu'au plus profond de nous-mêmes, car ce fut une lutte noble et juste, une lutte indispensable pour mettre fin à l'humiliant esclavage qui nous était imposé par la force.

Ce que fut notre sort dans les années 80 de régime colonial, nos blessures sont trop fraîches et trop douloureuses encore pour que nous puissions les chasser de notre mémoire ; Nous avons connu le travail harcelant, exigeant en échange de salaires qui ne nous permettaient ni de manger à notre faim ; ni de nous vêtir ou nous loger décemment, ni d'élever nos enfants comme des êtres chers.

Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir parce que nous étions des nègres. Qui oubliera qu'à un Noir on disait « tu », non certes comme un ami, mais parce que le « vous » honorable était réservé aux seuls blancs ? Nous avons connu que nos terres fussent spoliées au nom de prétendument textes légaux qui ne faisaient que reconnaître le droit du plus fort. Nous avons connu que la loi n'était jamais la même selon qu'il s'agissait d'un Blanc ou d'un Noir, accommodante pour les uns, cruelle et inhumaine pour les autres.

Nous avons connu les souffrances atroces des relégués pour opinions politiques ou croyances religieuses, exilés dans leur propre patrie, leur sorte était vraiment pire que la mort elle-même. Nous avons su qu'il y avait des maisons magnifiques pour les Blancs et des paillotes croulantes, ni dans les magasins dits européens, qu'un Noir voyageait a même la coque des péniches, aux pieds du Blanc dans sa cabine de luxe.

Qui oubliera enfin les fusillades où périrent tant de nos frères, les cachots où furent brutalement jetés ceux qui ne voulaient plus se soumettre au régime d’une justice d’oppression et d’exploitation.

Tout cela, mes frères, nous en avons profondément souffert. Mais tout cela aussi, nous que le vote de vos représentants élus a agréés pour diriger notre cher pays, nous qui avons souffert dans notre corps et dans notre coeur de l’oppression colonialiste, nous vous le disons tout haut, tout cela est désormais fini.

La République du Congo a été proclamée et notre cher pays est maintenant entre les mains de ses propres enfants.

Ensemble, mes frères, mes soeurs, nous allons commencer une nouvelle lutte, une lutte sublime qui va mener notre pays à la paix, à la prospérité et à la grandeur. Nous allons établir ensemble la justice sociale et assurer que chacun reçoive la juste rémunération de son travail. Nous allons montrer au monde ce que peut faire l’homme noir quand il travaille dans la liberté, et nous allons faire du Congo le centre de rayonnement de l’Afrique tout entière.

Nous allons veiller à ce que les terres de notre patrie profitent véritablement à ses enfants. Nous allons revoir toutes les lois d’autrefois et en faire de nouvelles qui seront justes et nobles. Nous allons mettre fin à l’oppression de la pensée libre et faire en sorte que tous les citoyens jouissent pleinement des libertés fondamentales prévues dans la Déclaration des Droits de l’homme. Nous allons supprimer efficacement toute discrimination quelle qu’elle soit et donner à chacun la juste place que lui vaudra sa dignité humaine, son travail et son dévouement au pays. Nous allons faire régner non pas la paix des fusils et des baïonnettes, mais la paix des coeurs et de bonnes volontés. Et pour tout cela, chers compatriotes, soyez sûrs que nous pourrons compter non seulement sur nos forces énormes et nos richesses immenses, mais sur l’assistance de nombreux pays étrangers dont nous accepterons la collaboration chaque fois qu’elle sera loyale et ne cherchera pas à nous imposer une politique quelle qu’elle soit.

Dans ce domaine, la Belgique qui, comprenant enfin le sens de l’histoire, n’a pas essayé de s’opposer à notre indépendance est prête à nous accorder son aide et son amitié, et un traité vient d’être signé dans ce sens entre nos deux pays égaux et indépendants. Cette coopération, j’en suis sûr, sera profitable aux deux pays.

De notre côté, tout en restant vigilants, nous saurons respecter les engagements librement consentis. Ainsi, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, le Congo notre chère république que mon gouvernement va créer, sera un pays riche, libre et prospère. Mais pour que nous arrivions sans retard à ce but, vous tous législateur et citoyens congolais, je vous demande de m’aider de toutes vos forces.

Je vous demande à tous d'oublier les querelles tribales qui nous épuisent et risquent de nous faire mépriser à l'étranger. J'exige à la minorité parlementaire d'aider mon gouvernement par une opposition constructive et de rester strictement dans les voies légales et démocratiques. Je vous exige à tous de ne reculer devant aucun sacrifice pour assurer la réussite de notre grandiose entreprise.

Je vous exige enfin de respecter inconditionnellement la vie et les biens de vos concitoyens et des étrangers établis dans notre pays. Si la conduite de ces étrangers laisse à désirer, notre justice sera prompte à les expulser du territoire de la République. Si par contre, leur conduite est bonne, il faut les laisser en paix, car eux aussi travaillent à la prospérité de notre pays.

L'indépendance du Congo marque un pas vers la libération de tout le continent africain.

Voilà, Sire, Excellences, Mesdames, Messieurs, mes chers compatriotes, mes frères de ma race, mes frères de lutte, ce que j'ai voulu vous dire au nom du gouvernement en ce jour magnifique de notre indépendance complète et souveraine.

Notre gouvernement fort, national, populaire, sera le salut de ce pays. J'invite tous les citoyens congolais, hommes, femmes et enfants, de se mettre résolument au travail en vue de créer une économie nationale prospère qui consacrera notre indépendance économique.

Hommage aux combattants de la liberté nationale !

Vive le Congo indépendant et souverain !



Les artistes congolais Héritier Watanabe et Gally Garvey seront en concert le 14 février prochain à l’Athénée de la Gombe. Un rendez-vous musical très attendu par les fans des deux chanteurs.

Cette soirée aura une saveur particulière, puisque Héritier Watanabe et Gally Garvey se retrouveront sur scène après avoir collaboré sur le tube « Tout seul », sorti en 2021. Une chanson qui avait rencontré un grand succès et marqué les esprits.

Le public aura ainsi l’occasion de revivre cette collaboration à travers une performance live, mais aussi de découvrir les autres titres phares de leurs répertoires respectifs.

Ce concert s’annonce comme un moment de partage et de communion avec les fans, dans un cadre symbolique, à l’occasion de la fête de l’amour.
 
Ordi Mande


La 14ᵉ session de la Commission permanente mixte Défense et Sécurité entre la République démocratique du Congo et la République de Zambie s’est clôturée à Lubumbashi dans le Haut-Katanga, jeudi 15 janvier 2026.

Après trois jours d’intenses travaux consacrés à l’examen des défis sécuritaires le long de la frontière commune, plusieurs questions ont été soulevées dans ces assises par les experts et responsables politiques de deux pays, notamment sur le terrorisme, la criminalité transnationale, le banditisme et l'empiétement de la ligne frontalière. Les coprésidents de cette 14e session ont salué la qualité des débats et l’adoption de résolutions pratiques destinées à renforcer la coopération bilatérale en matière de défense et de sécurité.

Intervenant au nom de son collègue ministre de la Défense, le ministre zambien de l’Intérieur, Jacob Mwimbu, a mis en avant l’importance des résolutions adoptées, estimant qu’elles constituent un levier essentiel pour faire face aux menaces communes. Il a précisé que la session a permis d’élaborer de nouvelles stratégies pour lutter efficacement contre les crimes transnationaux et autres menaces immédiates à la sécurité publique, rappelant que la paix et la sécurité demeurent des préalables indispensables au développement économique.

« Il est gratifiant de savoir que cette commission a adopté des résolutions pratiques qui nous aideront à solidifier nos relations bilatérales, plus spécialement dans le domaine de la défense et de la sécurité. Il est impératif pour nos services de maintenir une collaboration étroite, d’échanger des informations et de conduire des opérations de sécurité conjointes afin de faire échec aux menaces qui fragilisent nos efforts communs », a-t-il affirmé au micro tendu par 7SUR7.CD.

Prenant la parole à son tour, le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité de la RDC, Jacquemain Shabani Lukoo, a félicité les experts de deux pays pour la qualité des échanges, tout en appelant à la vigilance et à un suivi rigoureux des engagements pris lors de ces assises.

« Les débats ont mis en évidence le terrorisme, la criminalité transnationale, le banditisme et l’empiétement de la ligne frontalière, autant de défis qui exigent une vigilance constante et une capacité d’adaptation permanente pour être jugé. Pour cela, je réitère un vibrant hommage aux présidents Hakainde Hichilema de la République de Zambie et Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo de la RDC, qui ont permis la tenue de présentes assises », a-t-il souligné.

La clôture officielle des travaux a été marquée par l’échange symbolique de cadeaux entre les délégations, symbole de l’amitié et de la coopération entre Kinshasa et Lusaka. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté commune de consolider la paix et la sécurité le long de leur frontière commune. Pour la RDC, les gouverneurs Fifi Masuka (Lualaba), Christian Kitungwa (Tanganyika) et Martin Kazembe (Haut-Katanga) ont pris part à ces travaux alors que les responsables des provinces de Copperbelt Central, province du Central, Luapula et Northern province ont représenté la Zambie à cette 14e session de la Commission permanente mixte Défense et sécurité entre les deux pays. La prochaine session se tiendra en République de Zambie.

Patient Lukusa, à Lubumbashi



À partir du 21 janvier 2026, l’administration Trump suspendra le traitement des visas d’immigration pour 75 pays, dont la RDC. Cette mesure vise à restreindre l’accès au territoire américain aux candidats jugés susceptibles de devenir une «charge publique » pour les États-Unis.

Le Département d'État américain a annoncé, le mercredi 14 janvier, avoir envoyé une note d'instruction aux agents consulaires, affirmant que les immigrants « volent » le peuple américain.

« Si vous venez aux États-Unis pour voler les Américains, le président Trump vous jettera en prison et vous renverra d’où vous venez », a publié le ministère américain des Affaires étrangères sur ses réseaux sociaux.

Sur TruthSocial, Donald Trump a précisé que son pays ne peut pas accueillir des personnes qu'il devra prendre en charge.

« Aucun pays ne peut se permettre d'accueillir des millions de personnes, de payer leur éducation, leurs soins de santé, leurs hôpitaux. Beaucoup de ces gens sont des meurtriers […] », a écrit le président américain sur son réseau social.

Lors de son intervention au Detroit Economic Club le mardi 13 janvier, Trump a promis de révoquer la citoyenneté de tout immigrant naturalisé qui « escroque » son pays.

« Nous allons également révoquer la citoyenneté de tout immigrant naturalisé de Somalie ou de n'importe quel autre pays, qui est condamné pour avoir escroqué nos citoyens […]. Si vous venez en Amérique pour voler des Américains, nous vous jetons en prison, et nous vous renvoyons d'où vous venez », a-t-il déclaré.

Le Département d'État a aussi indiqué, le lundi 12 janvier, avoir annulé plus de 100 000 visas en 2025, dont 8 000 visas d'étudiants et 2 500 visas spécialisés. Selon la source, toutes les personnes concernées ont déjà été interpellées par les forces de l'ordre pour diverses raisons criminelles.

Bienfait Luganywa



Le territoire de Walikale, dans le Nord-Kivu, fait face à une inflation galopante qui frappe de plein fouet les ménages déjà fragilisés par la crise sécuritaire. L'alerte a été lancée par la société civile locale, vendredi 16 janvier 2026.

Le prix de certains produits de base, comme la farine de manioc, a été multiplié par dix en quelques mois, plongeant la population dans une précarité extrême, selon la société civile de Walikale.

Le constat sur les marchés du chef-lieu est sans appel : une mesure de farine de manioc, qui se négociait autrefois à 200 francs congolais, se vend aujourd'hui à près de 2 000 francs. Cette hausse spectaculaire touche également les produits manufacturés et les autres denrées agricoles, comme la banane.

Les barrières illégales et le transport en cause

Le renchérissement de la vie à Walikale n'est pas dû à une pénurie de production, mais principalement à l'explosion des coûts de transport. Patient Tubuni, acteur de la société civile de Walikale, pointe du doigt le calvaire des transporteurs sur les axes Bukavu, Goma et Kisangani :

« Les motards ont haussé le prix de transport au kilo, passant de 3 000 à 5 000 francs congolais. Ils justifient cela par la multiplicité des barrières où ils déboursent de grosses sommes d'argent, sans quittance ni reçu, tout au long du voyage ».

Pour compenser ces taxes illégales et les frais de transport, les vendeuses de produits de première nécessité sont contraintes de répercuter ces coûts sur les prix de vente finaux pour espérer équilibrer leur situation financière.

Un plaidoyer pour la réhabilitation routière

Face à cette asphyxie économique, la société civile appelle à une action coordonnée des autorités à deux niveaux :

  • Au niveau local :  la tenue d'une table ronde réunissant les autorités politico-administratives, les associations de transporteurs et les coopératives agricoles pour réguler les prix et supprimer les barrières tracassières.
  • Au niveau national :  la réhabilitation urgente de la Route nationale n°3 (RN3), dépendant de Walikale à Kisangani.

L'ouverture de cet axe routier est jugée stratégique. C'est en effet par cette voie que transitent les camions-remorques transportant d'importants stocks de marchandises manufacturées, capables de stabiliser l'offre et de faire baisser les prix dans le territoire de Walikale.

radiookapi.net/CC

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