Ligue 1 : Blessing avance et freine Tanganyika dans la course aux play-offs
Alors que le FC Tanganyika de Kalemie semblait bien engagé dans la course aux quatre places qualificatives du groupe Centre-Sud, la perte de points complique sérieusement sa situation. Ce dimanche 22 mars 2026, au stade Dominique Diur de Kolwezi, les Rojiblancos ont été stoppés net dans leur élan. Opposé à un concurrent direct, le FC Blessing, alors 6e avant la rencontre, Tanganyika a concédé une défaite qui redistribue les cartes.
Plus réaliste en seconde période, Blessing a inscrit l’unique but de la partie, suffisant pour s’imposer et récupérer la 5e place précédemment occupée par le club de Kalemie.
Si tout espoir n’est pas encore perdu, les calculs deviennent de plus en plus complexes pour les « poissons électriques » de Kalemie. Désormais, Tanganyika est contraint de remporter ses matchs restants tout en espérant des faux pas de ses concurrents directs, notamment Blessing ou encore l’AS Sainte-Luc de Kananga, et Manika également engagée dans la lutte pour une place en play-offs.
José Mukendi
Ligue 1 : Nouvelle désillusion pour Sanga Balende face à Simba
L’Association sportive Simba de Kolwezi confirme sa bonne dynamique en se maintenant dans le top 3 du classement provisoire de la phase préliminaire, dans la zone Centre-Sud. Ce dimanche, le club du Lualaba s’est imposé (0-2) face à Sa Majesté Sanga Balende, au stade Kibassa Maliba, dans la commune de Kenya à Lubumbashi.
Déjà crédités de 49 points avant cette rencontre, les protégés de Daoula Lupembe ont consolidé leur position grâce à cette nouvelle victoire, qui les propulse provisoirement à la deuxième place derrière Mazembe. De son côté, Lupopo occupe la troisième position avec deux matchs en retard.
Pour cette rencontre, l’AS Simba s’est appuyée sur l’efficacité de son secteur offensif. Nobien Bitomwa a ouvert le score dès la 12e minute, avant que Nsona Kinkela ne double la mise dans le temps additionnel de la première période (45+3), sur penalty.
En revanche, la situation se complique pour Sanga Balende. Le club de Mbuji-Mayi enregistre une nouvelle défaite et stagne à 29 points, loin des places qualificatives pour les play-offs. Le Sang et Or du Kasaï Oriental semble désormais engagé dans une lutte pour le maintien en première division.
José Mukendi
CAF-C2 : Maniema Union n'ira pas plus loin
L'As Maniema Union n'a pas réussi à obtenir une qualification en Algérie. Ce dimanche 22 mars, lors du match retour de la Coupe de la CAF, les Unionistes ont subi une défaite (1-0) contre l'USM Alger.
La tâche s'annonçait compliquée pour Papy Kimoto et ses hommes. Elle l'a été. Malgré leur victoire 2-1 à l'aller, les Kambelembele boys n'ont pas réussi à conserver leur avantage afin d'obtenir leur qualification historique dans cette compétition africaine.
À 15 minutes de la fin de la première période, les Congolais ont fini par perdre le contrôle en encaissant l'unique but de la partie, marqué par le capitaine algérien Exousia Moanda, qui avait aussi marqué à l'aller.
Le score ne changera pas jusqu'au coup de sifflet final, malgré les changements apportés par le technicien congolais à la seconde mi-temps. Le club congolais est donc privé de la qualification pour les demi-finales. il a été puni logiquement par les Algériens, qui ont montré un visage bien meilleur devant leur public, en profitant des erreurs du portier Brudel Efonge.
Avec cette défaite, Maniema Union, l'unique représentant de la RDC, ne verra pas les demi-finales de cette compétition africaine de la CAF.
Fiston MOKILI
Renforcement de la coopération judiciaire RDC-Belgique : Kinshasa à l'assaut de la criminalité transnationale
Le ministre d'État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux de la République démocratique du Congo, Guillaume Ngefa, est actuellement en mission officielle à Bruxelles pour renforcer la coopération judiciaire avec les institutions belges et l'Union européenne. Cette mission de cinq jours, qui a débuté le 23 mars 2026, vise à intensifier la lutte contre la corruption, le blanchiment des capitaux et les formes de criminalité économique organisée.
Au cours de son séjour, il aura des échanges avec des responsables de haut niveau, notamment les Ministres fédéraux de la Justice, de l'Intérieur, de l'Asile et de la Migration, ainsi que la Procureure fédérale belge. Il rencontrera également des représentants de l'Union européenne pour discuter de la protection des droits fondamentaux et du renforcement de l'État de droit.
Cette mission vise également à obtenir un appui technique et institutionnel pour accélérer les réformes en cours dans le secteur de la justice en RDC, notamment en matière de gouvernance, de discipline, de transparence et de modernisation des procédures. Le nouveau Tribunal pénal économique et financier et son parquet sont également au cœur des discussions.
En somme, cette mission marque un pas important vers une coopération judiciaire renforcée et plus efficace entre la RDC et l'Europe, avec pour objectif ultime de lutter contre la criminalité transnationale et de promouvoir la stabilité et le développement en RDC.
Serge Mavungu
Afrique/Football : Le Sénégal réfute la décision de l’organe juridictionnel de la Caf
Le gouvernement du Sénégal a rejeté la décision de l’organe juridictionnel de la Confédération africaine de football (Caf), concernant la destitution de la sélection Sénégalaise, au titre de champion d’Afrique des nations en 2025, pour l’attribuer à l’équipe marocaine, organisateur du tournoi.
Dans un communiqué, publié le 18 mars, la Porte-Parole du gouvernement, Mme Marie Rose Khady Fatou Faye, a souligné que cette décision résulte d’une lecture erronée du règlement Coupe d’ Afrique des nations (Can), et s’oppose à l’éthique sportive, en l’occurrence le respect de la vérité du terrain.
Pour elle, «le Sénégal rejette sans ambiguïté cette tentative de dépossession injustifiée », qui fait suite à l’appel introduit par la Fédération Royale Marocaine de Football (Frmf), concernant l’application des articles 82 et 84 du Règlement de la Can. Ladite décision a entériné le score de 3-0 en faveur du Maroc.
Par ailleurs, la Frmf a salué cette décision, indiquant que la démarche engagée visait uniquement le respect des règles conformément aux compétitions internationales sans contester la performance sportive des équipes.
En réponse à cette décision, la Fédération sénégalaise de football (Fsf) a décidé d’engager une procédure d’appel, dans les plus brefs délais, devant le Tribunal arbitral du sport (Tas) à Lausanne en Suisse pour la défense de ses droits et des intérêts du football sénégalais.
Réagissant à cette situation, le président de la Caf, M. Patrice Motsepe, a estimé que les événements récents mettent en lumière les difficultés persistantes auxquelles l’institution est confrontée depuis plusieurs années.
A cet effet, il a notamment évoqué des enjeux liés à la crédibilité, à l’indépendance de l’instance ainsi qu’au respect des arbitres et de ses organes juridictionnels.
« Les événements survenus lors de la finale de la Can au Maroc, mettent en évidence le travail qui nous reste à accomplir face aux soupçons, et au manque de confiance. C’est un héritage du passé», a souligné M. Patrice Motsepe.
Cette sentence intervient deux mois après la finale de la Can 2025 remportée par le Sénégal 1à 0, en prolongation. Au cours de cette rencontre, les joueurs sénégalais avaient quitté la pelouse pendant une quinzaine de minutes pour protester contre une décision arbitrale, rappelle-t-on.
ACI/CC
Scandale en RDC : des millions de dollars en liquide auraient été détournés impliquant des hauts responsables
Une vidéo compromettante circulant en RDC montre des liasses de billets de 100 dollars américains et évoque des pots-de-vin d’un million de dollars et de 200 000 dollars, impliquant des responsables d’une structure étatique. Une enquête a été ouverte par les autorités anti-corruption.
C’est un scandale qui secoue les plus hautes sphères du pouvoir en République démocratique du Congo (RDC). Selon des informations concordantes, une vidéo circule actuellement sur les réseaux sociaux et alimenterait de graves soupçons de corruption.
Cette vidéo montrerait dans une chambre d’hôtel à Kinshasa plusieurs liasses de billets de 100 dollars américains. Un individu, présenté comme le “DG” d’une structure, se voit promettre la somme de 200 000 dollars par la personne filmant.
Les personnes impliquées dans ces transactions seraient toutes deux responsables d’une structure chargée de l’assainissement de sites relevant de l’État congolais. Elles disposeraient également d’accès jusqu’à la présidence de la République.
Face à la gravité des faits dénoncés, plusieurs organes de lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent, dont la CENAREF (Cellule nationale de renseignement financier), se seraient déjà saisis du dossier.
Cette affaire soulève de nombreuses interrogations sur la gestion des deniers publics en RDC et la probité de certains agents de l’État. Elle illustre également les défis persistants en matière de lutte contre la corruption dans le pays.
Sénat : l’Union sacrée prend acte de la démission de Bahati et annonce la désignation prochaine d’un remplaçant
L’Union sacrée de la Nation (USN) a officiellement pris acte de la démission de Modeste Bahati Lukwebo de ses fonctions de 2ᵉ vice-président du Sénat.
Dans un communiqué signé le 19 mars 2026 à Kinshasa, le Secrétariat permanent de la plateforme présidentielle, dirigé par André Mbata, indique que l’USN procédera, après concertations internes, à la désignation d’un candidat pour occuper ce poste de 2ᵉ vice-président du Sénat, devenu vacant.
Selon lui, le sénateur siégeait au nom de la majorité parlementaire, l’Union sacrée de la Nation.
« Le Secrétariat permanent présentera le moment venu son candidat », précise le communiqué.
Dans ce même document, la plateforme dirigée par André Mbata salue une « décision courageuse » et met en avant « le sens élevé de responsabilité » de Modeste Bahati Lukwebo. La plateforme souligne également son engagement renouvelé ainsi que sa loyauté envers la haute autorité politique.
Notons qu’une plénière est convoquée au Sénat pour adopter le calendrier des matières de la session de mars, mais aussi pour tabler sur les conclusions de la commission spéciale qui devait examiner la pétition initiée contre Modeste Bahati.
MD
La RDC à la Biennale de Venise 2026 : la culture congolaise en vitrine mondiale
La République démocratique du Congo s’apprête à faire rayonner sa culture sur la scène internationale à l’occasion de la 61ᵉ édition de la Biennale de Venise, prévue du 9 mai au 22 novembre 2026 en Italie.
L’annonce a été faite samedi 21 mars à Kinshasa, lors d’une conférence de presse organisée par le ministère de la Culture, arts et patrimoine, en partenariat avec la Fondation Damso. Cette participation s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer la visibilité du pays sur la scène artistique mondiale.
Une vitrine pour la culture congolaise
Considérée comme l’un des rendez-vous artistiques les plus prestigieux au monde, la Biennale de Venise offrira une plateforme de choix pour mettre en lumière la richesse culturelle congolaise, selon la ministre de la Culture, arts et patrimoine, Yolande Elebe.
Des œuvres d’art et divers objets culturels seront exposés à un public international, dans l’objectif de valoriser l’identité artistique du pays au-delà de ses ressources naturelles.
Pour l’artiste comédien Rock Bodo, cette participation constitue une opportunité majeure de faire découvrir la diversité et la profondeur de la culture congolaise.
« Simba Moto », un projet pour s’imposer sur la scène mondiale
Cette présence est portée par le projet « Simba Moto », qui traduit la volonté des autorités congolaises de s’inscrire durablement dans les grands circuits artistiques internationaux.
Mme Elebe indique que cette initiative marque une étape importante dans la promotion de la créativité congolaise à l’échelle mondiale.
La 61ᵉ Biennale de Venise se déroulera sur une période de six mois, attirant artistes, critiques et amateurs d’art venus du monde entier.
À travers cette participation, la RDC entend affirmer son identité culturelle et renforcer sa présence dans les grandes manifestations artistiques internationales, affirme Yolande Elebe.
radiookapi.net/CC
Début de l'opération d’identification et de numérotation des motos à Kinshasa
Les autorités provinciales de Kinshasa passent à la vitesse supérieure dans le but de réorganiser le secteur des transports dans la capitale congolaise. Jeudi 19 mars, les ministres provinciaux des Transports et de l'Intérieur, avec les associations de motocyclistes ("Wewa"), ont lancé le processus d'identification et de numérotation des motos.
Cette mesure vise à renforcer la sécurité et à lutter contre l'anarchie, en dépit de tensions sociales persistantes.
Les autorités provinciales affirment que cette mesure vise à mieux organiser la circulation, renforcer la sécurité et mettre fin aux pratiques jugées anarchiques. Elles ont aussi demandé aux responsables d’associations des motards de sensibiliser leurs membres afin d’obtenir une large adhésion à cette réforme.
Le ministre provincial des Transports, Jesus Noel Sheke, a, par ailleurs, insisté sur leur collaboration avec les agents chargés de la perception de la taxe de stationnement sur le terrain.
De son côté, le ministre provincial de l’Intérieur, Jeannot Cannon, a rappelé la nécessité d’une coordination étroite entre les communes, les services techniques et les associations pour garantir le succès de cette opération.
Ce processus d'identification et de numérotation des motos vient d’être lancé, alors que la ville de Kinshasa était paralysée les 16, 17 et 18 mars par une grève de chauffeurs des taxis et taxi-bus privés, dénonçant des tracasseries routières.
radiookapi.net/CC
Kinshasa : un client dénonce une tentative de corruption après avoir acheté et consommé un jus périmé au supermarché GG Mart
À Kinshasa, un incident survenu au supermarché GG Mart relance les inquiétudes sur la sécurité alimentaire et les pratiques commerciales. Un client affirme avoir été victime d’une tentative de corruption après avoir consommé un produit périmé, qui lui a causé des douleurs abdominales et des démangeaisons.
Un produit périmé à l’origine du malaise
Le client qui se dit intoxiqué par un jus périmé a fait état samedi 21 mars à Kinshasa, d'une tentative de corruption d'abord de 50 dollars, puis 250$, pour se taire, doublée d'un refus d'assistance médicale.
Les faits se sont produits samedi au supermarché GG Market Kin Mazière, dans la commune de la Gombe.
Ce samedi matin, il entre dans ce supermarché pour un achat rapide. Il opte pour un jus, mais le goût amer l'alerte : le produit est expiré. « J'ai réclamé immédiatement. Ils m'ont emmené dans un bureau et m'ont proposé 50 dollars pour ne pas faire de bruit », témoigne-t-il auprès de Radio Okapi.
Corruption proposée après ingestion du jus périmé
Après vérification, il affirme avoir constaté que le produit était périmé. Peu après consommation, il dit avoir ressenti de violents maux de ventre et des démangeaisons, ce qui l'a emmené à retourner immédiatement au magasin pour signaler la situation.
C’est à ce moment que l’affaire prend une autre tournure. Le client affirme avoir été conduit dans un bureau, où une somme de 50 dollars lui d'abord été proposée, puis un montant de 250$, en échange de son silence.
Refusant cette offre, il dit avoir exigé une prise en charge médicale en raison de son état de santé.
« Je suis malade, amenez-moi à l'hôpital », rapporte-il.
Les responsables insistent, arguant que dénoncer les employés congolais, accusés d'avoir placé les produits périmés en rayon, leur ferait perdre leur emploi. Le client attend deux heures sans soin, accentuant sa souffrance.
« J’ai trop mal au ventre. Amenez-moi d’abord à l’hôpital », aurait-il insisté, sans succès.
« Ce sont tes frères congolais qui ont mis ces produits dans les rayons du supermarché. Si tu les dénonces, ils perdront leur travail », lui aurait-on affirmé.
Silence du conseil juridique de l’entreprise
Contacté par Radio Okapi, l’avocat conseil de l’enseigne GG Mart, Maître Guy Motelo, n’a pas souhaité réagir à ces accusations. Ce silence alimente les interrogations sur la responsabilité de l'entreprise face à ces pratiques.
Un enjeu de santé publique
Au-delà de ce cas, cet incident met en lumière les risques liés à la commercialisation de produits périmés dans les circuits de distribution modernes.
La consommation de denrées impropres peut entraîner des intoxications alimentaires, des infections graves ou des complications chez les personnes vulnérables.
Face à ces dangers, des appels se multiplient pour renforcer les contrôles sanitaires et protéger les consommateurs, tandis que ces derniers sont invités à vérifier systématiquement les dates de péremption avant tout achat.
radiookapi.net/CC









