Le professeur Noel Tshiani constate que les frais des opérations bancaires sont très élevés en RDC. Dans une interview, mercredi 21 février à Radio Okapi, cet économiste et ancien banquier international en a appellé à une plus grande fermeté de l’autorité monétaire qu’est la Banque centrale du Congo, qui, selon lui, doit jouer son rôle de gendarme pour réguler et corriger au moment opportun les activités des banques commerciales établies en RDC.

Noel Tshiani a dénoncé le coût très élevé des frais, charges et commissions des banques prélevés sur les comptes des clients lors des opérations diverses :

« Quand un client fait un dépôt dans son compte épargne à Kinshasa, s’il veut transférer cet argent dans une autre banque dans la même ville à Kinshasa, ce transfert lui coûtera 1% du montant transféré. Si par exemple le transfert dépôt est d’un million USD, les frais de transfert reviennent à 10 000 USD alors que les frais de ce transfert reviennent à 20 USD dans d’autres pays ».

Certains analystes imputent ces frais exorbitants à l’environnement des affaires assez imprévisible en RDC.

Un argumentaire qui ne tient pas la route selon le professeur Tshiani :

« Quand j’ai regardé un relevé qui m’a été remis par une banque où je ne fais que retirer 3 600 USD cash. Et que les frais assortis arrivaient à 50 USD. J’ai demandé au banquier de m’expliquer pourquoi il y avait donc cette charge-là. On m’a dit que dans les 50 USD les taxes reviennent à 6 USD. Et le reste a été divisé en deux catégories : les commissions et les frais qui reviennent donc à la banque ».

C’est pourquoi Noel Tshiani appelle à une plus grande vigilance de la Banque centrale du Congo qui, selon lui, est silencieuse sur cette question.

radiookapi.net/CC



L'ACP -Agence Congolaise de Presse- a informé, ce jeudi 22 février 2024, via son compte X, que deux produits miniers d'exportation de la RDC -République Démocratique du Congo-, ont connu une hausse de prix sur le marché international. Il s'agit de l'étain et du tantale.

Selon ce média, différemment des semaines précédentes, les prix de l'étain et du tantale ont été revus à la hausse, respectivement de 1,82% et 0,09%, durant la semaine du 19 au 24 février courant.

Pour une petite information, l'étain sert principalement à la fabrication des objets et pièces de vaisselle, les pots, les assiettes mais aussi les conduits de bière, les barres à souder, munitions, etc. Le tantale à son tour, est utilisé en grande quantité dans l'industrie chimique, pour ses propriétés de résistance à la corrosion et à la température. Il est également utilisé dans des échangeurs des chaleurs et comme revêtement des tuyaux et réacteurs chimiques.

Notre source renseigne, par contre, que le cuivre, le cobalt, le zinc et l'or sont en baisse des prix, respectivement, de -2,47%, -1,60%, -4,97%, -0,62%. Pendant ce temps, la Commission nationale des mercuriales du ministère de commerce extérieur rassure que le prix de l'argent est resté stable sur le marché pendant cette période sous examen.

Prehoub Urprus

 



Des sources proches de la famille Rawji, patronat de la Rawbank, ont confirmé à Opinion-info.cd l'existence de plusieurs décharges signées par Jules Alingete et son épouse après avoir perçu, en mains propres et à maintes reprises, des centaines des milliers de dollars, au nom de D.A Consulting Office (DACO), cabinet fiduciaire réputé en redressement fiscal.

Au-delà de ces pièces, à la base d'un émoi peu ordinaire dans l'opinion après leur diffusion sur la toile, il existe des mails et conversations enregistrées entre Jules Alingete, l'un des responsables de DACO SARL -entreprise d'expertise comptable et fiscale-, et ses clients qui se comptent parmi les banques, les sociétés d’investissement, les sociétés de gestion, les entreprises d’assurance, etc.

Ces sommes d'argent, comme le démontrent les décharges signées, sont perçues à chaque échéance fiscale par DACO qui négociait « à la baisse » la TVA pour le compte de ses clients devant l'État congolais.

Les dénonciations faites par la structure dénommée Surveillance des finances publiques, ont poussé le procureur général près le parquet général de Kinshasa-Matete, Sylvain Kaluila, à ouvrir des enquêtes avant d'interpeller Jules Alingete.

Le procureur cherchait à savoir comment des sommes aussi exorbitantes pouvaient être perçues en mains propres par les responsables de DACO SARL contre la législation en vigueur.

Un comportement qui frise le blanchiment des capitaux, tant la loi congolaise, d'une manière aussi limpide, interdit de procéder à une transaction financière égale ou supérieure à 10.000 dollars en dehors du circuit bancaire.

De quoi renforcer des suspicions sur le blanchiment des capitaux, une infraction condamnable par le Code pénal et la loi n°4-016 du 19 juillet 2004 portant lutte contre le blanchiment des capitaux et financement du terrorisme d'une peine pouvant aller jusqu'à 20 ans de prison. 

Après une brève interpellation au parquet de Matete, Alingete a été relâché. 

« Ces documents balancés aujourd'hui ont été à la base de l'interpellation de Jules Alingete et de son épouse au parquet de Matete en 2022, dossier jusque-là sans suite », affirme une source judiciaire, sans forces détails sur le sort réservé à cette affaire.

Il faut signaler que ces paiements empochés sont antérieurs à la fonction de l'inspecteur général-chef de service qu'occupe Jules Alingete depuis juillet 2020.

opinion-info/CC



La SOCODA COOP-CA informe tous ses membres, artistes-créateurs des œuvres de l’esprit protégées par la loi, les éditeurs ou producteurs, qu'elle procède à une opération exceptionnelle de contrôle, de vérification et de régulation de leur situation administrative. Cette opération exceptionnelle sera effectuée du 1er au 21 mars 2024, à son siège sis avenue Kilosho n°3, quartier Lemera, dans la Commune de la Gombe, à un jet de salive de la place des "évolués".

Par le biais d'un communiqué de presse de la SOCODA dont une copie est parvenue à la rédaction d'Opinion-info.cd, la Direction générale, à travers ses services compétents et après vérification des dossiers administratifs de ses membres, a constaté que certains dossiers desdits membres ne sont pas en règle. Par conséquent, cette situation risque de préjudicier leur qualité des membres, et les rendre inéligibles aux avantages y afférents. 

Eu égard à ce qui précède, précise ce communiqué, il est demandé aux artistes-créateurs, éditeurs ou producteurs ainsi qu’aux héritiers, dont les noms sont rendus publics, de passer au Service d’Affiliation et de Déclaration des œuvres, pour la régulation de leurs dossiers.

Serge Mavungu 



L'entraîneur congolais de l'AS Kigali, Guy Bukasa a été élu meilleur entraîneur du mois de janvier de la Ligue Nationale, division d'élite rwandaise.

L'ancien sélectionneur des Léopards U20 a été honoré, pour avoir réalisé des performances stratosphériques avec le club de la capitale rwandaise. En trois matchs joués, l'AS Kigali a enregistré deux victoires face à Gasogi et Kiyovu sport, ainsi qu'un nul face à Bugesera.

Après 21 journées disputées, la formation de Guy Bukasa occupe la 7ème place de championnat, avec 28 points au compteur. L'entraîneur congolais a pour objectif, de maintenir l'AS Kigali en première division.

Gratis Makabi



À peine retrouver la forme depuis sa grave blessure, l'international défenseur congolais Nathan Idumba Fasika a été prêté à Valerenga FC de Norvège par Cap Town City.

Ce prêt à pour but de permettre à l'ancien sociétaire du FC Saint-Éloi Lupopo de retrouver sa forme afin de signer son retour en Afrique du Sud.

Nathan Idumba pourrait faire ses débuts dans le club norvégien face Brann, le mardi 27 février prochain, en Espagne, dans le cadre d'un match amical.

Arrivé à Cap Town City en 2021, le natif de Kinshasa a fini vice-champion d'Afrique du Sud en 2022. Son équipe a été éliminée par Petro de Luanda, au deuxième tour préliminaire de Ligue des Champions de la CAF.

Formé à la Jeunesse Sportive de Kinshasa (JSK), Idumba a été impressionnant lors de la 6ème édition de Championnat d'Afrique des Nations (CHAN) qui s'est déroulée au Cameroun, et il a fait un excellent parcours en  LINAFOOT, championnat d'élite congolaise où son équipe (Lupopo) a fini 4ème au classement général.

Gratis Makabi

 


Le communiqué du Directeur de cabinet du Chef de l’Etat, demandant aux membres du Gouvernement d’expédier  les affaires courantes après la démission du Premier Ministre Sama Lukonde, continue de soulever des questions.  Alors que plusieurs membres du Gouvernement ont pris la décision de renoncer à leurs fonctions pour exercer leurs mandats parlementaires, l’opinion publique s’interroge sur la régularité de la  mesure prise au niveau de la présidence de la République.

Il y a lieu de souligner que lorsque le Premier Ministre démissionne, tout le Gouvernement est démissionnaire. Les Vice-premier Ministres, les Ministres, les Vice-ministres expédient les affaires courantes. Il est alors appliqué la même règle que lorsqu’une motion de censure contre le Gouvernement est adoptée par le Parlement. Dans le cas du Gouvernement Sama Lukonde, tous les membres du gouvernement sont démissionnaires, y compris ceux qui n’ont pas été élus députés. 

Quant à la demande formulée par la Présidence de la République d’expédier les affaires courantes, cette décision vise également les membres du Gouvernement élus députés, alors que ceux-ci ont décidé de briguer leurs mandats au lieu de continuer à exercer une fonction incompatible. Nous estimons que cette demande aurait dû viser que les membres du Gouvernement non élus et laisser les autres membres occuper leurs nouvelles fonctions. Il serait alors fait application des règles de droit administratif pour assurer la continuité de l’Etat. À cet effet, il est institué des mécanismes tels que la suppléance et l’intérim. «  Il y a suppléance lorsqu'un texte loi ou règlement) attribuant une compétence déterminée prévoit qu’en cas d'absence ou d'empêchement de l'autorité compétente, les attributions de cette dernière ou une partie de ses attributions seront temporairement et automatiquement exercées par une autre autorité administrative » (Félix VUNDUAWE TE PEMAKO et Jean-Marie MBOKO DJ’Andima, Traité de Droit administratif, 2è édition, Bruylant, 2020, p.768). Quant à l’intérim, elle est « la situation dans laquelle une autorité administrative agit en lieu et place d'une autre autorité administrative qui lui est supérieure, et ce, en vertu d'une décision d'intérim »(Félix VUNDUAWE TE PEMAKO et Jean-Marie MBOKO DJ’Andima, Op.Cit., p.769).

La même question s’était posée en 2019 lors du début des mandats des députés élus de la législature passée, qui briguaient encore des postes ministériels. Mais alors que des membres du Gouvernement de l’époque avaient opté pour les mandats parlementaires, certaines personnes se sont vus assumer des fonctions de Ministres ad interim.

Blaise BAÏSE, DESK JUSTICE



Dans une déclaration rendue publique le lundi 19 février 2024, le service de la protection civile de l'Ituri, annonce la contamination de 13 élèves de l’école primaire de la cité de Kpandroma, située à 110 km de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri en République Démocratique du Congo (RDC).

Pour le coordonnateur provincial de la protection civile, Robert Ndjalonga, il est important de renforcer les services sanitaires afin de limiter la propagation de la peste.

« 13 cas testés positifs à la peste dont 4 garçons et 9 filles ont été signalés lundi parmi les élèves de l’E.P. Kpandroma, dans le groupement Zabu, zone de santé de Rethy, dans le secteur de Walendu Pitsi. Il y a nécessité de renforcer les services sanitaires et autres pour contenir cette épidémie dont les premiers cas pour cette année ont été notifiés depuis le 08 février 2024 », a-t-il fait savoir.

Selon le rapport de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l'Afrique subsaharienne serait actuellement la plus touchée au monde avec notamment le Madagascar ( avec 250 à 500 cas recensés par an), la République Démocratique du Congo et l'Ouganda.

Il importe de souligner que la peste est une maladie des rongeurs, transmise particulièrement par le rat, et transmise à l’homme par piqûres de puces de rongeurs infectés. Elle fait partie des maladies actuellement ré-émergentes dans le monde.

Grâce Kenye



Lors de la réunion du Conseil de Sécurité du 20 février, le représentant permanent de la République démocratique du Congo à l’ONU, Zénon Makongo a émis le vœu de voir les instances onusiennes priver le Rwanda du droit à la parole jusqu’au retrait total de ses troupes du territoire congolais.

Dans son harangue, l’ambassadeur congolais s’est inquiété d’un renforcement des troupes rwandaises à 30 kilomètres de Goma, au niveau de la frontière entre les deux pays. Il a aussi dénoncé les attaques de la coalition RDF-M23 contre les drones de la Monusco, le 12 février dernier, et le bombardement de l’aéroport international de Goma, 5 jours plus tard soit le 17 février, alors que se tenait une réunion sur la situation en RDC en marge du Sommet de l’Union africaine en Éthiopie.

« Cette énième agression rwandaise constitue, en droit international, un crime d’État et une grave violation de la souveraineté de la RDC. Cette situation avait conduit au déplacement de 7 millions de femmes et d’enfants dans les territoires de Rutshuru, Masisi et Nyiragongo », a-t-il affirmé.

En outre, le diplomate congolais a rassuré le Conseil, des dispositions prises par les autorités congolais pour assurer la sécurité des membres de la Monusco suite aux « incidents malheureux » du 10 février à Kinshasa lors de la marche des civils organisée pour protester contre l’agression rwandaise.

Alors que la guerre fait rage entre la coalition RDF-M23 et l’armée congolaise au Nord-Kivu, Zénon Mukongo a instamment demandé au Conseil de sécurité « d’exiger du Rwanda le retrait sans condition de ses troupes du territoire congolais et de cesser tout soutien aux terroristes du M23 ».

Samedi dernier, Washington appelait Kigali à retirer ses troupes et ses systèmes de missiles sol-air, qui menacent la vie des civils, des soldats de la force de l’ONU et des humanitaires .

Silas MUNGINDA



Des combats ont repris ce mercredi 21 février entre la coalition FARDC-Wazalendo et les rebelles du M23 appuyés par l’armée rwandaise, dans les groupements Kibumba et Buhumba (territoire de Nyiragongo) au Nord-Kivu. Cette reprise des hostilités intervient après une tentative d’attaque du M23 mardi dans l’après-midi contre les forces gouvernementales. Des détonations d'armes lourdes et légères ont été entendues ce mercredi jusque dans les groupements Kibati, une dizaine de kilomètres au Nord de Goma. Les quelques taximans motos de Goma qui bravent la peur pour se rendre à Rutshuru, et vice-versa, sont bloqués de part et d'autre de l'endroit où se déroulent les affrontements.

«  Il y a des combats qui ont repris ce matin vers Kibaya. Les rebelles du M23, ont, une fois de plus, provoqué les Wazalendo. Des détonations d'armes sont entendues dans ma région. Certains habitants se déplacent à nouveau », confirme un habitant de Kibati. 

Pour Mambo Kawaya, président de la société civile de Nyiragongo, le M23 profite de ces moments d’affrontements pour faire traverser les minerais vers le Rwanda. 

« Ils sont en train de faire traverser des minerais vers le Rwanda, en passant par la frontière située à Kabuhanga. Depuis samedi jusqu’hier, les habitants témoignent avoir constaté la traversée de plusieurs colis de minerais vers le Rwanda. Même si l'ennemi est en train de lancer des attaques sur les fronts de Kibumba et de Sake, l'armée possède des équipements qui peuvent constituer de barrage contre l’avancement des rebelles. L'objectif de l'ennemi, en lançant des combats sur plusieurs lignes, c'est de croire que l'armée va dégarnir certaines de ses positions. L'autre objectif est d'étouffer Goma avec cette situation de crise », a dit à ACTUALITE.CD Mambo Kawaya, président de la société civile de Nyiragongo. 

Pendant ce temps, une relative accalmie est observée sur l'autre ligne des combats dans le territoire de Masisi où des rudes affrontements se sont déroulés, mardi, à Nduma, près de Bweremana. Des éclats d'une bombe larguée par le M23 ont blessé une femme qui se rendait au champ.  Le Président de la société civile du groupement Mupfuni Shanga, dans la chefferie des Bahunde (Masisi), Sheldon Hama  Zahiba, précise que nombreux déplacés de Shasha et environs qui s’étaient réfugiés à Bweremana ainsi que certains habitants de Bweremana commencent à vider la cité et se dirigent vers Minova au Sud-Kivu.

« Ce matin c'est calme. Hier, il y a eu affrontements entre le M23 et les combattants Wazalendo appelés Kifuafua. C'était à moins de 2 km de Bweremana. Ici, nous sommes en insécurité. Hier là, il y a eu une femme qui a été blessée par des élclats d’une bombe larguée par le M23. Les gens se sont déplacés de Shasha vers Bweremana. Et ceux de Bweremana prennent actuellement la direction de Minova, Bulenga et ailleurs. C'est des mouvements de la population, du matin au soir. Le grand problème, c'est que la route Sake-Minova est toujours coupée », a témoigné Sheldon Hama Zahiba, président de la société civile locale. 

La représentante spéciale du Secrétaire général en République démocratique du Congo et Cheffe de la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), Bintou Keita, a rapporté une hausse alarmante du nombre de civils tués par le M23 depuis la reprise des hostilités en novembre 2023. Selon ses déclarations lors de son intervention mardi 20 février par visioconférence devant les membres du Conseil de sécurité, au moins 150 civils ont perdu la vie, dont 77 en janvier 2024.

Jonathan Kombi, à Goma

A Propos

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