RDC : l’Assemblée nationale interdit les rassemblements au Palais du peuple



Les autorités de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo ont interdit tout rassemblement et toute manifestation dans l’enceinte du Palais du peuple à compter du 1er janvier 2026.

Conformément aux instructions du président de l’Assemblée nationale, l’honorable Aimé Boji Sangara, le secrétaire général de l’Assemblée nationale informe l’opinion publique que « désormais, toute manifestation et tout rassemblement sont interdits dans l’enceinte du Palais du Peuple ».

Dans un communiqué de service, le secrétaire général précise que cette décision est prise en exécution d’une instruction contenue dans une lettre du président de l’Assemblée nationale, datée du 29 décembre 2025. Selon le document, cette mesure vise à « préserver le caractère neutre et inviolable du site abritant l’Assemblée nationale ». Ce lieu a été depuis quelques années le théâtre d’un folklore politique inédit. Il faut, par exemple, noter que cette décision intervient dans un contexte marqué par de violents troubles survenus au Palais du Peuple au début du mois d’août 2024. Des tensions avaient alors éclaté aux abords et à l’intérieur du siège du Parlement à Kinshasa, opposant des militants, principalement issus de la mouvance de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), sur fond de rivalités internes liées à l’installation du nouveau Parlement et à la désignation de ses dirigeants.

Le 6 août 2024, la situation avait dégénéré en affrontements. Des jets de pierres et des actes de vandalisme avaient été signalés, conduisant la police nationale congolaise à intervenir pour disperser les groupes, notamment par des tirs de sommation. Plusieurs personnes avaient été blessées et des dégâts matériels constatés au Palais du Peuple.

Dans les jours suivants, les forces de sécurité avaient procédé à de nombreuses interpellations, la police présentant plus de 200 personnes comme auteurs présumés ou participants aux troubles. Le 10 août 2024, le président de la République, Félix Tshisekedi, avait condamné publiquement ces violences, les qualifiant d’actes contraires à l’État de droit, et affirmé que leurs auteurs devraient répondre de leurs actes devant la justice.

Le 14 août 2024, un procès en flagrance avait été ouvert devant le tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe contre 41 présumés membres de la « Force du Progrès », une structure de jeunesse liée à l’UDPS, poursuivis notamment pour association de malfaiteurs et destruction de biens publics. Mi-août, le tribunal s’était déclaré incompétent pour juger cinq prévenus mineurs impliqués dans les faits, renvoyant leurs dossiers vers les juridictions compétentes pour mineurs.

 actualite.cd/CC

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