La question d’un éventuel 3e mandat pour le Président Félix Tshisekedi a été relancée ce week-end par l’un de ses ministres. Didier Budimbu, ministre des Sports et Loisirs, a en effet ouvertement milité pour cette possibilité lors d’un meeting organisé dans la province du Kongo-Central.
“Nous allons proposer cette idée jusqu’à l’union sacrée… On ne va pas dire que le mandat touche à sa fin et qu’il doit le laisser. À qui doit-il le donner ? Et que fera la personne qui le recevra ?”, a déclaré le membre du gouvernement.
Ces propos entrent en contradiction avec la position du deuxième vice-président du Sénat, Bahati Lukwebo, qui s’était fermement opposé à toute révision de la Constitution. Selon lui, le mandat du Président Tshisekedi s’achève en 2028 et il ne peut briguer un 3e mandat.
Ces déclarations contradictoires au sein même de la classe politique illustrent les profondes divisions autour de la question de la succession présidentielle. Dans un contexte “d’agression” du pays, le défi sera de trouver un consensus permettant de préserver la stabilité institutionnelle et l’unité nationale.
Jusqu’à présent, la Présidence n’a pas réagi officiellement aux propos du ministre Budimbu. Mais ces derniers risquent d’attiser les tensions et de fragiliser davantage la cohésion politique en République démocratique du Congo.
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