Le cyclisme congolais s'apprête à écrire une nouvelle page de son histoire. Après avoir brillé et marqué les esprits sur les routes du Cameroun, le cycliste congolais, Joël Kiaviro Kasereka, se tourne désormais vers un tout nouveau défi continental : les Championnats d'Afrique de gravel, prévus du 21 au 22 août 2026 en Namibie.  
  
Approché par ACTUALITE.CD,  le coureur congolais a affiché une détermination sans faille. À     quelques jours du coup d'envoi, le moral est au zénith.  
  
« Je suis prêt physiquement vu que je revenais d'une course internationale au niveau du Cameroun. Là où j'ai remporté la toute première étape, la neuvième, mais aussi la toute première victoire pour la République démocratique du Congo. Le Gravel est une discipline exigeante, très différente de la route classique, mais je me suis préparé en conséquence », a confié l'athlète à ACTUALITE.CD.  
   
Et d'ajouter :  
 
« Représenter la RDC à ce niveau continental est une immense fierté et une source de motivation. Mes ambitions sont de représenter la RDC au plus grand niveau et ramener aussi des médailles. Après la Namibie, je dois aussi me préparer pour les championnats du monde et pour les championnats d'Afrique sur route. Donc pour cette année, j'ai evolué avec une équipe américaine et je peux dire que mon calendrier est hyper rechargeant », affirme-t-il.  
  
Ce déplacement en Namibie ne se limite pas à obtenir une médaille africaine, c'est bien plus que cela. La compétition, qui a été officiellement labellisée par la Confédération Africaine de Cyclisme (CAC), est aussi répertoriée dans le calendrier des UCI Gravel World Series. Si le champion congolais parvient à réaliser un excellent résultat, il pourra obtenir son billet pour les prochains Championnats du Monde de la discipline.  
    
Toute la RDC aura les yeux rivés sur la Namibie les 21 et 22 août prochains, avec l'espoir de voir son champion national décrocher une nouvelle médaille historique.  
  
Fiston MOKILI



L’APR FC du Rwanda refuse de se déplacer à Kinshasa pour affronter les Aigles du Congo au tour préliminaire de la Ligue des champions de la CAF. Le club rwandais invoque des préoccupations liées à l’épidémie d’Ebola et à la situation sécuritaire en République démocratique du Congo.

Plus de 72 heures après le tirage au sort des compétitions interclubs de la CAF, l’entraîneur de l’APR FC, le technicien marocain Abderrahim Taleb, a annoncé dimanche 9 août la décision du club de saisir la Confédération africaine de football (CAF) pour demander que la rencontre soit disputée sur un terrain neutre. L’APR FC ne souhaite pas non plus recevoir les Aigles du Congo à Kigali. 

L’APR FC invoque des préoccupations sanitaires et sécuritaires

Selon le technicien marocain, les préoccupations liées à Ebola et à la situation sécuritaire motivent cette position du club rwandais. L’APR FC entend ainsi soumettre sa demande à la CAF, qui devra se prononcer sur les conditions de déroulement de cette double confrontation.

Malgré cette incertitude, Abderrahim Taleb affirme rester concentré sur la préparation sportive de son équipe et suivre l’évolution des Aigles du Congo.

De leur côté, les Aigles du Congo poursuivent leur préparation en Tanzanie, où ils effectuent un stage. Le club congolais s’est imposé dimanche face aux Young Africans sur le score de 2-1, lors d’un match amical disputé au stade Uhuru.

La double confrontation contre l’APR FC est programmée en septembre. Le match aller est prévu à Kinshasa durant le week-end du 4 au 7 septembre 2026, tandis que le retour doit se jouer au Rwanda, le week-end suivant, du 11 au 13 septembre.

 
radiookapi.net/CC
 


Jean-Florent Ibenge est partance pour le Rwanda pour rejoindre son équipe, Azam (Tanzanie) en séjour sur place afin de préparer la saison. Il n'avait pas accompagné le groupe pour des raisons de la maladie à virus Ebola et le visa ne lui avait été délivré en ce moment là.

C'est une heureuse nouvelle pour le technicien congolais qui va atterrir dans la capitale rwandaise dans les prochaines heures en vue de poursuivre la pré-saison avec son équipe qui a des grosses échéances cette saison.

"Il n'y avait rien de spécial. C'est à cause d'Ebola. Je serai là sous peu. Je suis dans l'avion", a-t-il confié à ACTUALITE. CD.

L’équipe a fait peau neuve pour cette saison à venir avec un recrutement de qualité dans lequel on retrouve deux congolais. Il s’agit de l’attaquant Molia Lihozasia et de défenseur central Dieumerci Lupini, transfuge respectivement de Lupopo et du Maniema Union. Il y a eu des départs également notamment de celui de Jean-Jacques Ngita qui va certainement rebondir ailleurs dans les toutes prochaines semaines. L’équipe a pris la 3ème place au classement et va jouer la Coupe de la Confédération la saison prochaine, sachant qu’elle a échoué en finale de la Coupe nationale en perdant devant Simba mais après avoir sorti Young Africans en demi-finales, ce qui était très encourageant.

Arrivé la saison dernière, le technicien congolais a atteint une partie de ses objectifs notamment en qualifiant le club pour la phase des groupes d’une compétition africaine pour la 1ère fois de son histoire, en Coupe de la Confédération. 

Alors qu’il était attendu pour signer avec la Fédération malienne pour prendre la tête de la sélection nationale locale, il en a profité pour renégocier un nouveau contrat. Il lui reste maintenant un objectif ultime, c’est d’aller chercher le titre en championnat en bouleversant les projets de Young Africans et de Simba qui domine ce tournoi depuis une dizaine d’années maintenant.

Michel TOBO 

 


La ville de Kisangani abrite, depuis ce lundi 3 août 2026, la deuxième édition des championnats nationaux de Karaté-Do de la Zone Est. 

Organisée à la Salle polyvalente La Procure sous l’égide de la Fédération de Karaté-Do du Congo (FEKACO), cette compétition réunit des athlètes venus de plusieurs provinces de l’Est de la République démocratique du Congo.

Le lancement officiel de ces championnats s’est déroulé en présence des autorités politico-administratives de la Tshopo, des dirigeants de la FEKACO ainsi que des représentants du mouvement sportif provincial.

Prévue du 3 au 4 août 2026, cette compétition met aux prises des karatékas engagés dans différentes catégories, avec pour objectif de départager les meilleurs athlètes de la Zone Est.

Les combats se poursuivent jusqu’à ce mardi 4 août, date prévue pour la clôture de cette deuxième édition et la proclamation des différents champions.

Bob Bondo



A l'issue de sa victoire, Christophe Mputu a exprimé sa joie et sa fierté d'avoir atteint son objectif.

« Je viens de remporter mon deuxième titre de champion du monde de ju-jitsu dans la catégorie des moins de 94 kilos, ici à Abu Dhabi. Le premier titre, c'était en 2020, ici même à Abu Dhabi. La compétition s'est bien déroulée. J'étais un peu stressé, car une autre équipe, restée au Congo, devait me rejoindre. Malheureusement, elle a été bloquée au pays à cause d'Ebola. Malgré cela, je suis resté déterminé. Une fois sur le tatami, mon objectif était clair : remporter la médaille d'or et le titre de champion du monde. Aujourd'hui, je viens de gagner ma 82e médaille. Au total, j'ai remporté 82 médailles pour honorer la République démocratique du Congo », a confié le champion congolais à Radio Okapi.

Avant de s'imposer en finale face à l'Irakien Albu-Mohammed Mohanad, Christophe Mputu avait successivement éliminé les Kazakhs Jirenshiyev Rustanbek et Satybaldiyev Kazbolat.

Natif de Kinshasa, Christophe Mputu possède l'un des plus beaux palmarès du sport congolais. Il a notamment remporté un premier titre mondial aux Émirats arabes unis avant de décrocher une médaille de bronze lors des championnats du monde disputés en Mongolie en 2023. En 2024, il avait terminé vice-champion du monde en Grèce, puis vice-champion du monde en Thaïlande en 2025.

À cet impressionnant palmarès s'ajoute également le titre de champion d'Afrique de ju-jitsu, remporté en 2024 au Maroc après une victoire face au Mauricien Dookee Adil Rashwan.

Avec désormais 82 médailles remportées au cours de sa carrière, Christophe Mputu confirme son statut parmi les sportifs congolais les plus titrés et continue de hisser haut les couleurs de la RDC sur la scène internationale.

radiookapi.net/CC



La Fédération internationale de football Association ( FIFA) a rendu public le classement mondial du mois de juillet lundi 20 juillet dernier. Sacrée championne du monde au terme de la Coupe du monde 2026, l’Espagne a repris la première place du classement mondial publié à l’issue de la compétition. Les champions du monde détrônent ainsi l’Argentine, qu’ils ont battue sur le score de 1-0 lors de la finale de la Coupe du monde 2026, disputée dimanche dans le New Jersey, aux États-Unis.

L’Argentine a perdu une place et occupe désormais la 2e position, devant la France, qui conserve sa 3e place malgré sa défaite lors du match pour la troisième place face à l’Angleterre, laquelle garde également la 4e position. Le Brésil devient 5e, devant le Maroc, 6e au monde et premier pays africain au classement. Le Portugal a perdu deux places et occupe la 7e position, devant la Belgique, 9e, et le Mexique, 10e.

Pour sa part, la RDC gagne cinq places et occupe désormais la 41e position mondiale ainsi que la 7e place en Afrique. Une performance que les Léopards doivent à leur parcours lors de la Coupe du monde 2026.

Lors de cette compétition, la RDC a d’abord fait match nul (1-1) face au Portugal, avant de s’incliner contre la Colombie (1-2), puis de battre l’Ouzbékistan (3-1). Elle a finalement été éliminée par l’Angleterre sur le score de 2-1.

Du côté africain, plusieurs sélections enregistrent des avancées notables. L’Égypte progresse de cinq places pour atteindre le 24e rang mondial. L’Afrique du Sud grimpe de six places, tandis que le Ghana en gagne huit.

En revanche, certaines nations connaissent un recul important. La Turquie perd cinq places et descend à la 27e position. La Corée du Nord recule de sept rangs pour se retrouver 32e. Le Panama et la République tchèque enregistrent respectivement des baisses de dix et huit places, tout en conservant leur présence dans le Top 50 mondial.

La Tunisie, qui chute de douze places pour se retrouver 57e, ainsi que l’Ouzbékistan, désormais 60e après une perte de dix rangs, quittent le Top 50.

À l’échelle continentale, l’Amérique du Sud compte désormais neuf représentants parmi les 50 premières équipes mondiales. L’UEFA conserve 25 places dans ce groupe, tandis que la Confédération africaine de football voit son nombre de représentants passer à huit. L’Asie en compte désormais quatre, tout comme la CONCACAF. L’Océanie, quant à elle, reste absente du Top 50.

Voici le Top 10 africain :

  • Maroc (6e au monde)
  • Sénégal (18e au monde)
  • Égypte (24e au monde)
  • Nigeria (26e au monde)
  • Algérie (29e au monde)
  • Côte d’Ivoire (31e au monde)
  • RDC (41e au monde)
  • Cameroun (43e au monde)
  • Mali (53e au monde)
  • Afrique du Sud (54e au monde)

radiookapi.net/CC



Deux ans après son sacre européen, l'Espagne a remporté son deuxième titre mondial dimanche près de New York en dominant l'Argentine lors d'une finale à sens unique mais longtemps cadenassée, avant la délivrance lieu des pieds de Ferran Torres en prolongation (1-0), qui a privé Lionel Messi d'un doublé historique.

Il a dû attendre la 106e minute et un but de l'attaquant du FC Barcelone pour dénouer le match et libérer les Espagnols, en supériorité numérique après l'exclusion pour un deuxième carton jaune d'Enzo Fernandez dans les arrêts de jeu (90e+4).

Avant cette puissante reprise qui n'a laissé aucune chance au gardien argentin Emiliano Martinez, l'Espagne avait buté sur un adversaire coriace et accrocheur, fidèle à sa réputation mais incapable de se montrer dangereux avec seulement deux tirs à son actif en plus de 120 minutes de jeu.

Ce deuxième succès espagnol en Coupe du monde après 2010 vient récompenser la force d'un collectif bâti depuis 2022 par Luis de la Fuente et qui repose sur un milieu de terrain souverain et une défense de fer.

La suprématie des Ibériques sur le football international est désormais complète, une domination déjà effective lors de la première période dorée de la Roja entre 2008 et 2012 marquée par deux victoires à l'Euro et une Coupe du monde glanée en Afrique du Sud.

Avec à la baguette le Ballon d'Or 2024 Rodri, bien épaulé par Fabian Ruiz, élément majeur du PSG, et une arrière-garde fermée à double tour (un seul mais encaissé en huit rencontres durant tout le tournoi), l'Espagne n'a jamais été bousculée au cours des cinq semaines passées aux Etats-Unis, malgré un démarrage au ralenti face au surprenant Cap-Vert (0-0).

Elle n'aura même pas eu besoin des coups de patte de son prodige Lamine Yamal (19 ans), arrivé diminué par une blessure à la cuisse gauche et qui n'aura jamais réellement réussi à faire étalage de son immense talent au cours du premier Mondial de sa carrière.

Messi et l'Argentine démunis

L'attaquant du Barça, si influent il ya deux ans à l'Euro, aura été finalement assez muselé, même en finale où il n'a pas eu grand choix à se mettre sous la dent, hormis une frappe en première période (4e), un débordement suivi d'un centre parfait pour la tête de Torres et un magnifique coup-franc dans les arrêts de jeu détourné par Martinez (90e+8).

Un maigre bilan pour l'une des stars de la planète football mais qui n'a nullement empêché l'Espagne de dérouler son jeu et de se créer les meilleures opportunités, surtout de loin. C'est dire si cette équipe risque d'être encore plus injouable quand Lamine Yamal aura gagné en maturité et aura surtout dit adieu à ses pépins physiques.

D'autant que la Roja peut également compter sur Nico Williams, touché dès le premier tour et auteur d'une entrée décisive à la 75e minute de la finale. L'attaquant de l'Athletic Bilbao a d'abord failli se muer en héros, tombant en prolongation sur Martinez (93e), avant de donner de la tête le mais du titre à Ferran Torres.

L'Argentine a, elle, a échoué à devenir le premier pays à se succéder au palmarès depuis le Brésil en 1962. Les triples champions du monde (1978, 1986, 2022) n'avaient pas vraiment les moyens de venir perturber l'implacable machine espagnole, qui avait déjà brisé les rêves de la France et de sesoyants flamboyants attaquants en demi-finales (2-0). Ils ont tout de même résisté avant que l'exclusion de Fernandez rende leur tâche impossible.

Messi ne pouvait pas se muer en sauveur à chaque fois. Après avoir traduit les siens jusqu'en finale, avec notamment deux passes décisives lieux de nulle part pour terrasser l'Angleterre en demi-finales (2-1), l'octuple Ballon d'Or n'est pas parvenu à peser sur le cours de la fête.

Pour ce qui devrait être son dernier Mondial à 39 ans, le N.10 restera bloqué à huit buts en 2026 et à 21 au cours des six éditions de la Coupe du monde qu'il aura disputées, laissant les honneurs à Kylian Mbappé. Le capitaine des Bleus s'empare pour la deuxième fois consécutive du Soulier d'Or avec 10 réalisations et repart également avec le record de buts de toute l'histoire du Mondial (22).

En s'imposant quatre ans après 2022, Messi avait l'occasion d'écrire une grande page de l'histoire du sport et de se placer à la hauteur du Roi Pelé. L'échec est cruel mais son pays ne pouvait pas lutter contre un collectif espagnol à nul autre pareil et bien installé sur le toit du monde.

 Keyvan NARAGHI/AFP/CC

 



La République démocratique du Congo s'est invitée sur la scène mondiale à l'occasion de la Coupe du monde 2026 grâce à une œuvre artistique inspirée de Patrice Emery Lumumba. Le ministère de la Culture, Arts et Patrimoine a salué la projection de l'image de l'artiste congolais Lumumba Vea sur les écrans géants du stade lors du spectacle de la mi-temps.

Selon le ministère, cette image, représentant l'artiste le bras levé dans une performance inspirée de la figure de Patrice Emery Lumumba, a permis de faire dialoguer le sport, l'art et la mémoire devant un public mondial estimé à plus d'un milliard de téléspectateurs.

Pour les autorités culturelles congolaises, cette apparition constitue un moment fort de visibilité internationale pour la création artistique congolaise. Elle rappelle que l'héritage de Patrice Lumumba continue d'inspirer les artistes et de porter un message de dignité, de liberté et d'identité nationale bien au-delà des frontières de la RDC.

« Notre histoire ne demeure pas dans le passé. Elle continue de vivre, de circuler et d'inspirer », souligne le ministère de la Culture dans son message publié sur les réseaux sociaux.

Le ministère estime également que la présence d'une œuvre congolaise sur une scène d'une telle ampleur démontre la capacité de la création nationale à s'imposer comme un vecteur de mémoire, de fierté et d'influence culturelle à l'échelle internationale.

À travers cette projection, la RDC réaffirme ainsi la place de sa culture dans les grands rendez-vous mondiaux, où l'art devient un langage universel capable de transmettre l'histoire et les valeurs d'un peuple.

Prosper Buhuru

A Propos

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Ali Kalonga

Directeur de la Rédaction

Tél (whatsapp): +243 808 856 557

alikalonga@culturecongolaise.com

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