L’ancien ministre des finances, Nicolas Kazadi n’a pas pû comme prévu quitter le sol congolais le samedi 29 juin pour l’Europe où il devrait se rendre pour des soins. Alors qu’une autorisation de quitter le pays lui a été accordée par le procureur général, l’ancien argentier congolais a été une fois de plus empêché de prendre son vol.

À en croire le communiqué publié le samedi 29 juin dernier dans la soirée par le cabinet du ministre d’État de justice et garde des Sceaux qui ne mentionne pas expressément avoir bloqué la sortie de Nicolas Kazadi, il y est indiqué l’attention que le jeune ministre accorde à ce dossier, soulignant que la justice sera rendue, l’initiative partirait donc du ministère de la justice. "Ainsi toutes les dispositions seront prises pour que tout celui qui sera reconnu auteur ou complice ne soit soustrait des poursuites", peut-on lire dans ledit communiqué.

Si c’est le cas, Constant Mutamba, le nouveau Ministre d’Etat à la justice et garde des Sceaux est donc en train d’écrire une nouvelle page de l’histoire de la justice congolaise qualifiée de malade par le Président de la République.

Le Ministre d’État à la justice et garde des Sceaux bénéficie dans son combat du soutien de la population, mais aussi de l’église catholique qui estime que tous devons le soutenir dans ce combat.

Bolangi/CC



Le chef de bureau de la MONUSCO/Beni (Nord-Kivu), Josiah Obat a encouragé, dimanche 30 juin, les médias de ce coin du pays à vérifier les faits et à recouper leurs sources avant toute diffusion pour garder l’équilibre

Il l’a dit lors d’un déjeuner de presse organisé à Beni, à l’occasion du 64e anniversaire de l’indépendance de la RDC.

A cette occasion, Josiah Obat a dit reconnaitre le travail de la presse dans l’accompagnement de la mission onusienne dans la région de Beni.

Les journalistes présents à la rencontre ont salué la parfaite collaboration entre la presse et la MONUSCO.

Pour eux, ce rapprochement leur permet d’être beaucoup plus professionnels.

« Avec ce genre d’activités, on arrive à se rapprocher de la MONUSCO et elle arrive à se rapprocher de la population à travers la presse. La MONUSCO a beaucoup aidé les journalistes de la région de Beni avec des formations. Aussi la MONUSCO est allée loin jusqu’à doter de matériels certaines radios de la région de Beni », s’est réjouie Diane Kyanga, journaliste indépendante.

Pour sa part, le Directeur de la Radio Espoir à Beni, Shada Juma, a suggéré que la mission onusienne multiplie les séances de formation des journalistes locaux avant son retrait de la zone :

« Il ne faudrait pas que la MONUSCO s’arrête par là. On apprend chaque jour, nous ne pensons pas déjà avoir atteint la perfection dans ce métier. Voilà pourquoi il est très important que la mission onusienne continue à nous former pour qu’après le départ de la MONUSCO que partout où ils seront dans le monde qu’ils ont laissé une presse professionnelle dans la région de Beni ».

Une trentaine de journalistes de la ville et territoire de Beni, dont sept femmes, mais aussi, quelques acteurs de la société civile locale ont pris part à cette session de formation.

radiookapi.net/CC



Professeur en histoire dans plusieurs universités, Samuel Tshijuke a déploré, il y a quelques jours, l’abandon de certains édifices construits lors de la colonisation, à Kananga, chef-lieu du Kasaï-Central.

Il a ainsi réagi à Radio Okapi en marge du 64e anniversaire de l’indépendance de la RDC.

Professeur Tshijuke a entre autres cité le bâtiment ayant servi de cadre pour l’élaboration de la première constitution du pays en 1964.

Pour lui, les autorités ne doivent pas oublier cette belle ville, qui aujourd’hui risque de disparaitre à cause des têtes d’érosions.

« Luluabourg, actuellement Kananga, pour les Belges devaient être la capitale du Congo Belge, actuellement la RDC. Les Belges ont bâti des bâtiments en miniature et certains bâtiments administratifs de Kinshasa. Luluabourg était compartimentée. Il y avait de quartiers pour les noirs et pour les blancs. Apres l’accession de notre pays a l’indépendance, il y a eu le coup d’Etat de Joseph Désiré Mobutu en 1965. Mobutu a considéré les Kasaïens comme des opposants. C’est ainsi que nous n’avons pas pu bénéficier de cet avantage de voir Kananga devenir la capitale de la RDC », a rappelé Samuel Tshijuke.

Selon lui, les Belges soutenaient la thèse selon laquelle Kananga étant au centre et devrait faciliter les mouvements de ses populations vers toutes les directions du pays.

radiookapi.net/CC



Maitre de la rumba, Fally Ipupa vient d’établir un nouvel exploit sur YouTube. Selon le classement du mois de juin dévoilé par la plateforme il ya 2 jours, la star congolaise cumule à lui seul plus de 5,01 millions de vues.

Grâce à la massification de ses clips vidéos comme « MH » ou « Mayday », Fally Ipupa maintient son influence sur le streaming musical en République Démocratique du Congo. Aucun autre artiste n’arrive à son niveau sur YouTube pour cette période.

Que ce soit sur les réseaux sociaux ou les plateformes d’écoute, le « Dicap La Merveille » parvient systématiquement à décrocher de nouveaux records d’audience.
 
Sa popularité en poupe lui permet de séduire sans cesse de nouveaux fans, aussi bien en Afrique que dans le monde alors qu’il prépare aussi deux grands shows au stade des martyrs en août.

Ce score qui le place en tête loin devant ses pairs Koffi Olomide (2,57 millions) et Ferre Gola (1,94 millions) conforte sa place de leader sur la plate-forme.

Ordi Mande


Après sa prestation au Festival Couleur Café de Bruxelles, l'artiste musicien Ferré Gola est attendu à Kinshasa, où il va livrer plusieurs concerts en ce mois de juillet et d'août prochain, dans des endroits emblématiques.

Ferré Gola et son groupe musical vont d'abord livrer un concert VIP le samedi 13 juillet, au Rotana Hôtel, avant d'offrir aux Golois un grand show à ciel ouvert dimanche 14 juillet, au Shark Club.

Juste après ces deux concerts, l'ancien sociétaire de Wenge Musica Maison Mère et de Quartier latin international va prester le samedi 03 et dimanche 04 août prochain, au stade Père Raphaël de la Kethule, dans le cadre de la première édition du Festival International de Kinshasa (Festigola). Plusieurs activités vont se dérouler pendant ces deux jours. Il s'agit, entre autres, de Kermesse, spectacles, jeux, expositions et ventes artisanales.

Ferré Gola compte réunir plus de 50.000 spectateurs, deux fois consécutives, avant de dévoiler les dates de ses prochaines prestations.

Gratis Makabi



Trois personnes sont décédées des suites des morsures des chiens sur au moins 72 cas enregistrés, au cours du mois de juin dernier, au village Mateko, territoire d’Idiofa (Kwilu).

Le chef de Division provinciale de la santé du Kwilu, Dr Jean-Paul Matela a révélé ces chiffres, samedi 29 juin dernier, dans la ville de Bandundu.

Il a ainsi alerté que parmi ces cas, une cinquantaine a présenté les signes de la rage comme les céphalées, les agitations et l'hydrophobie :

« Avec nos équipes déployées sur terrain, ils nous ont rapporté qu'à ce jour, 72 cas de morsures, dont jusqu'à présent, 12 cas ne présentent aucun signe de la rage. Tandis que ceux qui étaient avant jusqu'à 55 cas, ce sont des gens ayant présenté des signes de la rage. Nous étions en train de les prendre en charge suivant les signes qu'ils présentaient. Et parmi eux, malheureusement trois personnes sont décédées ».

Dr Jean-Paul Matela a également rapporté que ces décès ont présenté des signes de la rage comme la céphalée, la fièvre et certains des agitations et de l'hydrophobie.

Il a, à cette effet, annoncé l'arrivée dans les tous prochains jours, de 300 doses de vaccin antirabique et de sérum qui sera envoyée par l'OMS afin de poursuivre la prise en charge des mordus. 

Au départ, ils ont fait recours au stock de vaccin de la zone de santé de Kimputu ayant connu la même situation l'année dernière.

radiookapi.net/CC



Le Comité laïc de coordination (CLC) invite le Gouvernement à agir vite et efficacement pour stopper l’avancée des rebelles du M23 et leurs alliés de RDF au Nord-Kivu. Dans un communiqué publié dimanche 30 juin, cette structure de l’église catholique a demandé au Gouvernement de la République d’engager des actions concrètes sur le plan opérationnel, logistique et communicationnel au regard de l’aggravation de la situation sécuritaire sur le terrain.

Le CLC a également redouté, avec la progression des rebelles vers le Nord du pays une probable coalition entre les rebelles des ADF et le groupe armé « ZAIRE », aujourd’hui actifs dans la province de l’Ituri. 

Pareille situation pourrait, selon cette organisation, embraser toute la partie Est de la RDC et remettre en cause les efforts du Gouvernement et de ses partenaires, dont la MONUSCO.

radiookapi.net/CC



Ce dimanche 30 juin, le mouvement des déplacés était inverse sur l'axe Kirumba-Kanyabayonga (Nord-Kivu). Alors qu'on s'attendait à les voir poursuivre la fuite vers le Nord, nombreux habitants de ces communes prises la veille par le M23  ont plutôt vu des déplacés faire le sens contraire. Enfants, femmes et hommes, avec des effets ménagers quitte au dos ou à la tête, ont donc décidé de regagner leurs villages, ne sachant plus jusqu'où ira leur exode. 

"Ce n'est pas à dire que les gens apprécient les rebelles. Ce n'est pas à dire que les déplacés sont rassurés du retour de la sécurité dans leurs villages pris par les rebelles. Ils sont plutôt déçus de la progression des rebelles et se demandent jusqu'où ira leur exode. Ils sont à bout de souffle. Déjà hier soir nous avons regagné nos domiciles ici à Kayna. Ce dimanche matin, nous avons vu de nombreux déplacés venus de Kanyabayonga et Rutshuru regagner leurs entités. Ils sont fatigués de la vie très misérable de déplacés de guerre", explique Joachim, un jeune de Kayna qui a fui la veille avant de décider de regagner la bourgade. 

Depuis début mars, Kirumba, Kayna et Kanyabayonga accueillaient déjà des milliers de déplacés fuyant les affrontements entre l’armée et le M23 dans le Rutshuru. Ils vivent misérablement dans des écoles, des églises ainsi que des familles d'accueil après avoir tout abandonné, y compris leurs récoltes. Fatigués de la progression du M23, ils décident de regagner leur bercail. 

"Ils viennent de prendre l'option de retourner. Ce sont des colonnes qui se font voir. Certains sur moto et d'autres dans des véhicules. Ceux de Kibirizi rentrent, ceux de Kanyabayonga rentrent. Ils n'ont pas de choix", témoigne également Jean, un habitant de Kirumba qui accueillait chez lui des déplacés. 

Ces déplacés ne savent plus combien de temps prendra cette guerre qui prend désormais une allure inquiétante. Ce dimanche, les rebelles ont franchi Kirumba et leur présence est signalée à Kaseghe, chef-lieu du groupement Musindi, 20 Km plus au Nord, en direction de Lubero ou de Butembo.

Claude Sengenya

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