Le siège social de la Rwabank situé sur l’avenue Colonel Lukusa n°18/66, commune de Gombe à Kinshasa, en République démocratique du Congo, a été saisi pour non-paiement d’une créance, en vertu de l’ordonnance du tribunal de travail de Boma, a-t-on appris jeudi d’un entretien.

«La saisie immobilière a été réalisée le 19 juin 2024 en vertu de l’ordonnance du tribunal de travail de Boma sous RAUT n°098 du 7 juin 2024 condamnant la Rwabank de payer à M. Mfuamba Ilunga Albert une créance évaluée à 1.157.000 Usd et 2.360.999.000 FC, soit plus de 1.850.000 USD, somme que cette banque a refusé de payer volontairement», a fait savoir Me. Ntumba Mukendi Mpunga, avocat du créancier Mfuamba Ilunga.

Et d’ajouter: «cette saisie a été effectuée régulièrement par voie d’huissier de justice, Me. Richard Kanda, selon le commandement aux fins de saisie du 19 juin 2024 notifié à la fois à la Rwabank et au Conservatoire des titres immobiliers de la Gombe, suivant la procédure du droit OHADA».  

Me. Ntumba Mukendi a signalé que suite à l’incapacité de cette institution financière de payer cette créance, son client Mfuamba, va procéder, dans les tout prochains jours, à la vente aux enchères de cet immeuble pour rentrer dans ses droits.

«La date et les conditions de vente de l’immeuble sont contenues dans le cahier des charges qui sera déposé incessamment suivant le droit OHADA au tribunal du travail de Kinshasa/Gombe, puis signifié à la Rawbank», a précisé cet avocat du barreau de Kinshasa/Gombe.

Il a, en outre, fait savoir que le contenu intégral du commandement aux fins de saisie tel que signifié et réceptionné par la Rawbank et le conservateur des titres immobiliers de la Gombe, a été déjà déposé à qui de droit.

ACP/ODM/CC



La République démocratique du Congo a obtenu l’organisation en octobre prochain à Kinshasa de la 15ème réunion du Conseil des ministres de la ZLECAF et du forum du secteur privé, réunissant les opérateurs économiques de l’Afrique Central,  a-t-on appris, jeudi, d’un entretien.

« Nous avons sollicité et arraché, au nom du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, l’organisation prochaine de cette activité dans la capitale Kinshasa. L’idée est de faire explorer les marchés créés par cette zone de libre échange, et procéder à l’installation d’une représentation de la ZLECAF à Kinshasa », s’est confié au téléphone à l’ACP, Dr. Julien Paluku Kohongya, ministre du Commerce Extérieur.

« Nous avons été en retraite dans l’archipel de Zanzibar en République Unie de Tanzanie, nous ministres africains du Commerce Extérieur, pour élaborer des stratégies afin d’accroître les échanges interafricains évalués aujourd’hui à 6% seulement. Nous avons, à l’occasion, harmonisé à même temps les règles d’origine des produits au niveau de la Zone de Libre Échange Continentale Africaine-ZLECAF », a poursuivi le porte-parole de la 14 réunion des Ministres du Commerce Extérieur  dans l’archipel Tanzanien.

En outre, a ajouté le ministre, nous avons étudié des voies et moyens pour promouvoir le développement des chaînes de valeurs et des Zones Économiques Spéciales au niveau de cette Zone de Libre Échange.

Selon lui, les différentes résolutions devant constituer désormais le Plan Stratégique de 10 prochaines années de la ZLECAF,   seront soumises à la validation par les Chefs d’Etat africains au cours d’un prochain sommet.

« Je lance un appel à  mobiliser davantage les Chefs d’Etat africains, à s’approprier les objectifs de la ZLECAF qui contribueront à réduire la dépendance commerciale actuelle de l’Afrique vis-à-vis de ses partenaires extérieurs », avait laissé entendre le vice-Président de cet archipel, Hamed Suleiman Abdulla.

Rappelons que c’est encore Dr. Julien Paluku, dans le cadre de sa diplomatie économique agissante, qui a fait obtenir à la RDC, la libération en urgence des véhicules de transit saisis autrefois par les autorités ougandaises. Cet exploit a été également obtenu lors des assises de Tanzanie.

L’arrivée de ces véhicules  va, sans nul doute, contribuer à la baisse des prix des poissons et d’autres marchandises, qui se faisaient déjà rares sur quelques  marchés  dans le pays, a-t-on noté.

ACP/Célestin Lutete/CC



Le gouvernement vient d’annoncer des mesures supplémentaires pour stabiliser le taux de change sur le marché monétaire local. C’est ce qui ressort de la première réunion de la Troïka tenue ce lundi 24 juin à Kinshasa, présidée par le ministre des Finances Doudou Fwamba Likunde, avec pour objectif d’examiner en profondeur des indicateurs macroéconomiques en vue de mettre en place des stratégies devant endiguer l’inflation monétaire en dépit des chocs exogènes et endogènes.

A cette rencontre technique du gouvernement, le ministre d’État, ministre du Budget, Aimé Boji et son Vice-ministre Elysée Bokumwana, la Vice-Ministre des Finances, O’Neige N’sele, la gouverneure de la Banque Centrale du Congo ( BCC) Marie-France MALANGU, ainsi que le Conseiller Principal du Chef de l’État en charge des questions économiques, Léon Kankolongo ont pris part.

En effet, il est annoncé que des « des mesures supplémentaires de supervision ont été recommandées à la Banque Centrale du Congo, et plus de rigueur et de rationalité dans l’amélioration de la qualité de la dépense ont été recommandées au gouvernement de la République démocratique du Congo via le Ministère des Finances », a indiqué le Ministre Fwamba.

Les participants à cette réunion ont dans l’ensemble passé en revue la situation du cadre macroéconomique, les différents indicateurs, y compris les taux d’inflation et les taux de change. Le ministre Doudou Fwamba a révélé qu’il y a eu un resserrement de la politique monétaire sur le plan international.

Les politiques restrictives des différentes banques centrales ont maîtrisé les tendances inflationnistes du marché. Ainsi, le taux d’inflation moyen est projeté à 3,5% à l’international, avec une croissance projetée à 3% en 2024, a-t-il précisé. Sur le plan intérieur, il a été démontré que le taux d’inflation en glissement annuel est autour de 21%, avec un taux de dépréciation de la monnaie locale d’environ 6%.

Cette épineuse question du taux de change préoccupe aussi bien les populations qui en sont les principaux victimes et les autorités, au point que le ministre des finances a rappelé des mesures qui ont été d’ores et déjà proposées par le Président de la République, Félix Tshisekedi. Il s’agit, notamment, des non-paiements au guichet de la Banque Centrale du Congo, mais aussi la coordination des politiques monétaires et budgétaires entre le gouvernement et la Banque Centrale du Congo.

Par ailleurs d’autres mesures ont été également énumérées telles que la reprise des réunions du comité technique de PTR, ainsi que l’alignement du plan trésorier de l’État sur les niveaux de liquidité du marché bancaire.

Gloire Malumba

 


La Cour des comptes a infligé, vendredi 20 juin, le paiement d’une amende de 20 millions de francs congolais, ( environ 7000 USD), à Moyaka Buela Bienvenue, comptable publique  principale des recettes de la ville de Kinshasa, district de la Funa, pour faute de gestion.

Il s'agit d'un troisième arrêt rendu  par la Cour qui siégeait en matière de discipline budgétaire et financière. 

Moyaka Buela a été reconnue coupable de faute de gestion pour avoir notamment transmis tardivement ses comptabilités mensuelles pour les exercices budgétaires des années 2020, 2021, et 2022 à cette Cour.

Le conseil de l'accusée  conteste cette décision qu'elle qualifie d'une ''facilité'' malgré toutes les exceptions soulevées. 

« L’arrêt qui a été prononcé à notre sens ne fait pas évoluer le droit, parce qu'il ne se fonde pas sur le bon droit », a dénoncé Noble Feta, avocat de la Moyaka Buela.

radiookapi.net/CC



Au cours d’une réunion vendredi 21 juin 2024, tenue par le président intérimaire du Comité de suivi de la Paie Yannick Isasi, avec les responsables des principales banques, de l'ODG, du Budget, de la Fonction publique, des FARDC et du SECOPE, il a été été annoncé que les agents et fonctionnaires de l’État seront désormais payés avant le 28è jour de chaque mois.

Une mesure prise par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, en vue de garantir la possibilité pour tous les fonctionnaires de reçoivoir leurs salaires avant, et qui entre en vigueur dès ce mois de juin.

Comme l’a fait savoir le président intérimaire du Comité de suivi de la paie, les salaires pourront dès aujourd'hui être versés dans les comptes individuels des agents et fonctionnaires de l'Etat à partir du 25ème jour du mois, grâce à la nouvelle stratégie d'affectation des ressources mise en place par l'argentier national sous la houlette du chef de l’État Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Cette nouvelle mesure, a-t-il soutenu, va incontestablement permettre aux menages de commencer à préserver leurs pouvoirs d'achat apres plusieurs mois d'incertitude quant aux paiements de leurs salaires mensuels.

Yannick Isasi a transmis les assurances de Doudou Fwamba Likunde, en affirmant que cette politique rentre dans l'esprit des engagements pris lors de sa prise de fonction en qualité de ministre des Finances.

« Cela marque une étape importante dans la gestion des finances publiques en RDC et devrait contribuer de manière significative à rassurer les fonctionnaires car cela est une priorité pour le Chef de l'État. Il est à noter que les fonds nécessaires avaient déjà été  mis à disposition par la Banque Centrale du Congo depuis le 10 juin, permettant à de nombreux agents, y compris ceux des FARDC et de la Police Nationale, de recevoir leurs salaires plus tôt que prévu », indique une dépêche de la cellule de communication du ministère des Finances.

La même source rapporte qu’une vérification est prévue ce mardi dans différentes banques de la ville pour s'assurer que la mise en œuvre de cette politique est effective. Cette initiative est perçue comme, dit-elle, un signal fort de l'engagement continu du gouvernement à améliorer les conditions de vie de ses employés et à stabiliser l'économie nationale.

Jephté Kitsita



Au cours du deuxième conseil des ministres du Gouvernement Suminwa, qu’il a présidé vendredi 21 juin à Kinshasa, le Président Félix-Antoine Tshisekedi a souligné la nécessité de stabiliser la monnaie nationale pour préserver le pouvoir d’achat de la population.

Le Président de la République a notamment demandé urgemment la réévaluation des mesures prises pour stabiliser le taux de change et relever le social des Congolais.

Parmi ces mesures figurent « la protection et le renforcement du pouvoir d’achat des Congolais, mis en mal actuellement par la situation qui prévaut sur le marché de change », a indiqué le porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya.

En effet, a-t-il poursuivi, l’économie de la RDC étant fortement dollarisée, le comportement du franc congolais face au dollar américain impact immédiat sur le panier de la ménagère congolaise.

La gouverneure de la Banque du Congo (BCC), Malangu Kabedi Mbuyi, a récemment exigé aux établissements de crédits et sociétés financières de paramétrer leurs terminaux de paiement électronique uniquement en monnaie nationale, à dater du 31 juillet 2024.

Cette mesure d’accompagnement du franc congolais dans le secteur du paiement rentre dans un programme global de dédollarisation de l’économie congolaise.

radiookapi.net/CC

 


Les régies financières clés de la RDC ont mobilisé entre janvier et mai 2024 plus de 10 574 milliards de francs congolais (3 milliards 776 millions 428 mille USD), excédant les prévisions de 9 675,6 milliards, ce qui représente un taux de réalisation de 109,3%. C’est ce qui ressort de la première réunion de mobilisation des recettes tenue mercredi 19 juin à Kinshasa. 

Cette rencontre, présidée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, a réuni les directeurs généraux de la DGDA, la DGI et la DGRAD, ainsi que d'autres experts et fonctionnaires du ministère des finances.

En tête des performances, se trouve la DGI, qui a surpassé ses prévisions en collectant 6.520,9 milliards francs congolais (2 millions 328 mille 571 USD), atteignant ainsi un taux d’exécution de 113% des prévisions budgétaires, se félicite Barnabé Muakadi Muamba, directeur général de la DGI.

La DGDA a généré 2.345,2 milliards de francs congolais (837 mille 500 USD), un taux d’exécution de 97%, selon Bernard Kabese Musangu, directeur général de la DGDA.

La DGRAD a également dépassé ses prévisions avec 1.708,6 milliards CDF (610 mille USD), soit un taux d’exécution de 113%.

« Ce Gouvernement a besoin de moyens. Et ce sont les régies financières qui sont au premier plan pour soutenir les actions du Gouvernement », a affirmé Justine Epoluke, directeur général adjoint de la DGRAD.

Le 18 juin 2024, les recettes réalisées pour le mois de juin atteignent déjà 67% de l'objectif mensuel, salue le ministre Doudou Fwamba. Il encourage les régies financières à optimiser l'organisation des services et le traitement des dossiers de contentieux, afin de maximiser les recettes.

radiookapi.net/CC



Dans un communiqué publié mercredi 19 juin à Bruxelles (Belgique), l'Union européenne dit fournir une aide humanitaire de près de 99 millions d'euros à la République démocratique du Congo en 2024.

Sur ce montant d’environ 99 millions d'euros, 35 millions sont sous réserve de l'approbation des autorités budgétaires de l'UE.

C’est ce qu’a annoncé Janez Lenarčič, le commissaire à la gestion des crises, au terme de sa visite, du 16 au 19 juin, en République démocratique du Congo. Son voyage consistait à constater sur le terrain la crise humanitaire causée par des conflits et de la violence, qui touche certaines parties du pays.

Le commissaire a rencontré notamment le président Félix Tshisekedi et la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. « Il leur a fait part de sa profonde inquiétude quant à la situation humanitaire dans le pays et a souligné la nécessité pour toutes les parties de respecter pleinement le droit international humanitaire, notamment en ce qui concerne la protection de la population civile », indique le communiqué.

Le commissaire Lenarčič a également réaffirmé la position de l'UE qui appelle à « un dialogue inclusif, en particulier entre la RDC et le Rwanda, afin de s'attaquer aux causes profondes du conflit avec le 'Mouvement du 23 mars' » et de garantir le respect de la souveraineté, de l'unité et de l'intégrité territoriale de tous les pays de la région.

Conflit, pauvreté et malnutrition

Actuellement, plus de 7 millions de personnes déplacées sont recensés sur le territoire de la RDC, le deuxième chiffre le plus élevé sur le sol africain, après le Soudan. Plus d'un million de réfugiés congolais vivent dans des pays voisins.

Compte tenu de l'instabilité qui règne dans la région, la RDC héberge elle-même plus de 500 000 réfugiés venus de pays limitrophes.

Quelque 25,4 millions de personnes se trouvent en situation d'insécurité alimentaire aiguë, en raison de la recrudescence de la violence, des conflits et de l'instabilité dans l'Est de la RDC et des déplacements internes importants.

Selon le Programme alimentaire mondial, on estime à 2,8 millions le nombre d'enfants souffrant de malnutrition aiguë.

radiookapi.net/CC

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Ali Kalonga

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