Dans une interview accordée mercredi 19 mars dernier au journal Français Figaro, Félix Tshisekedi s’est vanté de l’augmentation du solde des militaires congolais.

Il a affirmé sans être contredit que la solde d’un soldat est passé de 100 au 500 USD.

« La solde, qui était de 100 dollars par mois, a été relevée. Un militaire au front touche en moyenne 500 dollars », a déclaré Félix Tshisekedi.

Félix Tshisekedi a, par ailleurs, décrit l’état actuel de l’armée congolaise, les FARDC.

« Le vrai problème, c’est qu’elle n’est pas uniforme. Elle est hétéroclite, formée de l’intégration, par petits morceaux, de groupes armés ou de miliciens », a-t-il expliqué.

Félix Tshisekedi considère les FARDC comme « un fourre tout ».

« C’est un fourre tout qu’il faut maintenant transformer en un seul corps, avec un seul état esprit. La réformer, c’est le prix à payer pour la paix et la sécurité », a fait savoir Tshisekedi.

Pour réaliser cet « exploit », le chef de l’État dit avoir « rééquilibré certains contrats avec nos partenaires chinois qui exploitent nos richesses. Notre armée compte environ 100.000 soldats ».

Rachidi MABANDU



Une scène d’enthousiasme a été observée ce vendredi 28 mai lors de la paie des militaires et policiers pour le mois de mars aux différents guichets des banques de Kinshasa. Les militaires ont constaté que leurs soldes avaient doublé dans leurs comptes, marquant ainsi l’effectivité de l’augmentation des rémunérations des éléments des FARDC et de la Police nationale congolaise, comme annoncé par le ministre des Finances.

Ce n’est plus une promesse, mais une réalité pour un adjudant de première classe au grade de A1. Sa joie était palpable lorsqu’il a touché le double de son solde à la paie de ce mois de mars. Pendant des années, il recevait 262 000 franc congolais soit environ 100 dollars américains. Ce mois-ci, il a touché 504 000 francs, ce qui l’aidera beaucoup pour entamer les travaux d’aménagement de sa maison au camp militaire kokolo. Il pense également pouvoir se doter d’argent de poche pour vivre plus confortablement dans sa profession.

Au guichet de la succursale de la banque BOA du quartier 1 dans la commune de Ndjili, de nombreux militaires et policiers sont sortis avec des visages euphoriques, ravis d’être "revalorisés par le Gouvernement". Ils espèrent que l’État congolais continuera à améliorer leurs conditions de travail.

Dans le communiqué officiel du ministre des Finances annonçant l’augmentation de la solde des militaires, un remerciement a été adressé au Chef de l’État pour "cet acte historique". Le ministre des Finances reste persuadé que "chaque militaire ou policier revalorisé pourra honorer davantage le peuple congolais en affichant une attitude digne pendant ce moment difficile de l’histoire de la RDC".  Le pays fait face à une guerre menée par la rébellion du M23/AFC, soutenue activement par le Rwanda, selon plusieurs rapports de l'ONU.

radiookapi.net/CC



Dans un contexte marqué par une baisse du prix du cobalt, les organisations de la société civile basées dans la province du Lualaba, en collaboration avec la plateforme CASMIA-G ASBL ont analysé la récente décision du gouvernement, celle de suspendre temporairement l’exportation du cobalt. Cette mesure, prise par l’autorité de régulation et de contrôle des marchés des substances minérales stratégiques (ARECOMS), vise à réguler l’offre excédentaire et à stabiliser le marché.

Le cobalt, déclaré minerai stratégique par l’article 7 bis du Code minier, joue un rôle clé dans l’économie congolaise. Exploité principalement dans le Lualaba et le Haut-Katanga, il est produit à la fois par des entreprises minières industrielles et des exploitants artisanaux regroupés en coopératives.  Selon les statistiques officielles, environ 30 % de la production provient du secteur artisanal.

Grâce à la redevance minière (article 242 du code minier), ce minerai contribue significativement aux budgets national, provincial et local. Pourtant, la chute drastique du prix du cobalt passant de 90 000$ à moins de 25 000$ la tonne sur le london metal exchange (LME), a mis en difficulté aussi bien l’État que les exploitants artisanaux.

Malgré cette baisse des prix, les entreprises minières industrielles ont poursuivi leurs exportations massives, amplifiant la surproduction et saturant le marché international. En conséquence, les stocks de cobalt se sont accumulés, entraînant une dévalorisation du minerai.

Les exploitants artisanaux, déjà en situation précaire, ont été contraints de vendre leur production à vil prix, parfois presque gratuitement, aux acheteurs étrangers, notamment chinois et libanais.

C’est ainsi que, le cadre de concertation de la société civile du Lualaba et les organisations de la société civile tendance confondue estiment que la suspension temporaire de l’exportation du cobalt est une décision salutaire.

« Lorsqu’un minerai perd sa valeur marchande à cause de la surproduction, il revient à l’État de prendre des mesures correctives pour rééquilibrer le marché », soulignent-elles.

Au-delà de cette suspension, les structures non gouvernementales appellent les autorités compétentes à adopter des mesures audacieuses pour une meilleure régulation du secteur.

« Il faut la fixation d’un seuil de production à ne pas dépasser afin d’éviter la surproduction et mettre en application stricte de l’article 7 bis du code minier, qui exige une réglementation spécifique sur l’extraction, le traitement, le transport et la commercialisation du cobalt. Un Inventaire de toutes les entreprises et entités de traitement du cobalt pour assurer une meilleure transparence est aussi nécessaire », peut-on lire dans la déclaration.

Elles insistent également sur la nécessité de valoriser localement le cobalt en investissant dans une usine de raffinage en RDC.

« Le gouvernement doit utiliser les Fonds pour les générations futures (FOMIN) afin de financer une raffinerie locale, ce qui ajouterait de la valeur à notre minerai et réduirait notre dépendance aux marchés étrangers », déclarent-elles.

Ces organisations de la société civile mettent en garde contre toute tentative de corruption visant à influencer la levée de cette suspension.

« Nous serons intransigeants face à toute tentative de pots-de-vin, notamment de la part des entreprises extractives qui voudraient contourner cette décision », préviennent-elles.

En limitant temporairement l’exportation, la RDC espère faire diminuer les stocks mondiaux et provoquer une reprise de la demande, ce qui entraînerait un redressement des prix. Alors que le marché mondial du cobalt est en pleine mutation, la RDC se positionne ainsi comme un acteur clé dans la régulation de cette ressource essentielle aux batteries électriques et aux technologies avenirs.

Timothée Prince ODIA



Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, a reçu à juste titre les vœux de la directrice générale du FMI -Fonds monétaire international-, pour le retour de la paix dans l'est de la RDC -République démocratique du Congo-, marqué par l'agression rwandaise. Le climat de paix voulu, a-t-elle indiqué, va créer des conditions favorables à la réussite de deux nouveaux programmes (FEC et FRD) récemment conclus entre la RDC et le Fonds monétaire international.

Ledit programme, faut-il le signaler, met un accent particulier sur l’engagement du Gouvernement de la RDC à poursuivre les efforts de la consolidation du cadre macroéconomique, en vue de la préservation du pouvoir d’achat de la population congolaise. Tout en exprimant sympathie à l'endroit des victimes, la directrice générale du Fonds monétaire international a félicité le Gouvernement de la RDC, à travers le ministre des Finances Doudou Fwamba, pour les résultats à mi-parcours réalisés, grâce à une meilleure coordination des actions au niveau de la politique budgétaire et de la politique monétaire.

Cette performance, a-t-elle rajouté, a concouru à la stabilité du cadre macroéconomique attestée par une baisse continue de l’inflation allant de 23,8% en décembre 2023, à 11,7% en décembre 2024, ainsi qu’un meilleur comportement de la monnaie nationale, le Franc congolais, dont le rythme de dépréciation a été contenu par ces actions coordonnées, le faisant passer de 5,8 % au premier semestre 2024 à 0,8 % pour le dernier semestre de la même année.

Pour le reste, madame GEORGIEVA a encouragé les autorités congolaises à maintenir la rigueur budgétaire, la bonne gouvernance dans l’exécution des opérations financières de l’Etat et accroître le niveau des investissements publics (infrastructures de base, l’énergie et le financement des investissements agricoles), en vue de créer des externalités positives devant promouvoir les investissements privés.

De son côté, l’hôte de madame Georgieva a également relevé la nécessité d’accompagner les efforts de la RDC dans le processus de sortie de la liste grise de GAFI, pour lui faciliter les dénouements des transactions sans faille des devises dans l’espace national, d’ici à mars ou juin, compte tenu de son implication dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

Grevisse Tekilazaya 



Les régies financières de la République démocratique du Congo ont mobilisé au 15 janvier, un montant de 650,7 milliards de CDF, équivalant à environ 229 millions USD, selon une note de conjoncture économique de la Banque centrale du Congo (BCC) consultée jeudi par l’ACP.

« Les recettes de l’État ont atteint 650,7 milliards de CDF à la période sous revue. La participation des régies financières se présente comme suit : les recettes provenant de la Direction générale des impôts (DGI) se sont chiffrées à 262,9 milliards de CDF, celles de la Direction générale des douanes et accise (DGDA) à 154,8 milliards et les recettes de la Direction générale des recettes administratives, judiciaires et de participation (DGRAD) ont atteint 110,8 milliards », a-t-on lu.

Pendant la période sous examen, les dépenses publiques exécutées se sont chiffrées à 502,3 milliards de CDF, dont 326,8 milliards de CDF ont concerné les charges courantes et 110,0 milliards les dépenses en capitale.

Situation des Bons et Obligations du Trésor

Au premier trimestre 2025, le gouvernement entend lever 150,0 milliards de CDF au titre des Bons l et Obligations du Trésor et 400,0 millions USD par les mêmes instruments.

Les résultats de l’adjudication du 07 janvier 2025 renseignent que, sur un montant attendu de 70,0 millions de USD au titre d’Obligations du Trésor d’une maturité de 18 mois, au taux d’intérêt de 9 % l’an, le gouvernement a levé 40,0 millions de USD, soit la totalité des souscriptions reçues. Le taux de couverture a été de 57,14 %. Au 14 janvier 2025, l’encours global des titres est porté à 3 550,1 milliards de CDF.

Les efforts de mobilisation accrue des ressources domestiques devraient se poursuivre en 2025, en phase avec le Programme d’actions du gouvernement (PAG) sur la période 2024–2028. La loi de finances pour l’exercice 2025 renseigne un niveau des recettes internes attendu de 31 719,2 milliards de CDF, soit une progression annuelle de 24,6 % par rapport à 2023. En outre, le Trésor table sur l’encaissement des ressources tirées de la renégociation du contrat sino-congolais.

ACP/C.L./CC



La RDC -République Démocratique du Congo- a renforcé sa trajectoire économique, avec l’approbation, mercredi 15 janvier, par le Conseil d’administration du FMI -Fonds Monétaire International- de deux programmes d’un montant total de près de 3 milliards USD. Cet appui, a fait remarquer le ministre des Finances via son cabinet, illustre le changement profond en matière de gouvernance économique et financière. Le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a confirmé qu’un premier décaissement de 240 millions USD sera affecté à la balance des paiements. Ce dernier veut, en outre, dédier les futurs financements aux secteurs prioritaires dont les infrastructures.

Ces accords comprennent une Facilité Élargie de Crédit (FEC) de 1 729 millions USD (125 % de la quote-part) et une Facilité pour la Résilience et la Durabilité (FRD) de 1 038 millions USD (75 % de la quote-part), couvrant une durée de 38 mois. Ces mécanismes traduisent la confiance du FMI dans les réformes engagées par le Gouvernement rd-congolais.

Le programme FEC vise à préserver la stabilité macroéconomique, renforcer la gouvernance et la transparence, et promouvoir une croissance inclusive. Par ailleurs, le programme FRD accompagne la RDC dans son rôle stratégique de «pays solution» en matière de lutte contre le changement climatique et de transition vers une économie mondiale à faible émission de carbone.

Dans son communiqué, le ministère des Finances a salué les efforts de coordination de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, ainsi que la contribution des experts des ministères des Finances, du Budget et de la Banque Centrale du Congo, qui ont joué un rôle clé dans la conclusion de cet accord.

Ces programmes, rajoute l'argentier national, marquent une continuité dans les progrès réalisés avec l’accord FEC 2021-2024, ayant permis de réduire l’inflation, d’accroître les réserves internationales, et de stabiliser l’économie nationale.

Avec ce soutien historique, la RDC renforce sa position sur la scène internationale et poursuit ses efforts, pour bâtir une économie durable, inclusive et résiliente, au service de son développement et du bien-être de sa population.

Grevisse Tekilazaya 

 
 
 


La République démocratique du Congo (RDC) ambitionne de transformer la filière cacao en un pilier majeur de son économie, a déclaré Julien Paluku, ministre du Commerce extérieur, lors d’un briefing de presse à Kinshasa, vendredi. Le pays vise une production annuelle de 3 millions de tonnes de cacao d'ici à 2030, soit une augmentation spectaculaire par rapport aux estimations actuelles de 100 000 à 200 000 tonnes.

« Si nous atteignons 3 millions de tonnes de cacao d'ici à 2030, avec une moyenne de 10 000 dollars par tonne, cela représenterait 30 milliards de dollars pour notre PIB. C’est une opportunité de transformation radicale de notre économie », a affirmé Julien Paluku.

La RDC dispose de 80 millions d’hectares de terres arables, dont une partie pourrait être consacrée à la culture du cacao et d’autres produits agricoles stratégiques. « Contrairement à ce qui est souvent avancé, nous utilisons ces terres arables sans toucher à nos 155 millions d’hectares de forêt tropicale, ce qui garantit que notre production respecte les normes internationales en matière de déforestation », a précisé le ministre.

Le cacao congolais, produit essentiellement dans les provinces de l’Est, comme le Nord-Kivu et l’Ituri, ainsi que dans la Tshopo, bénéficie d’une réputation de qualité exceptionnelle. Il est entièrement biologique, cultivé sans engrais chimiques, ce qui en fait un produit prisé sur les marchés internationaux.

Face aux nouvelles exigences européennes en matière de traçabilité et de lutte contre la déforestation, la RDC a pris des mesures pour garantir la conformité de ses produits. La certification des champs de cacao par des auditeurs internationaux a été obtenue en août 2024, avec une validité d’un an.

Julien Paluku a également annoncé un plan pour renforcer les institutions locales, telles que l’ONAPAC (Office National des Produits Agricoles du Congo) et l’ANAPEX (Agence nationale de promotion des exportations), afin de garantir une certification nationale des produits agricoles. Par ailleurs, le gouvernement prévoit d’investir dans des zones économiques spéciales dédiées à la transformation du cacao à l’échelle locale.

« Notre objectif est clair : transformer notre cacao sur place, dans des zones comme Musienene (Nord-Kivu) ou Maluku (Kinshasa), pour maximiser la valeur ajoutée et réduire notre dépendance aux exportations de matières premières brutes », a-t-il ajouté.

Pour pallier les risques liés aux mesures européennes, la RDC envisage de diversifier ses débouchés en se tournant vers des marchés alternatifs. « Nous avons réintégré l’AGOA, un programme américain qui facilite l’exportation sans frais de douane. Nous explorons également les marchés indien et chinois, qui comptent des milliards de consommateurs potentiels », a précisé le ministre.

Cependant, les ambitions de la RDC s’inscrivent dans un contexte international complexe. Le règlement de l’Union européenne sur la déforestation zéro, initialement prévu pour entrer en vigueur en 2024, a été reporté à 2025, laissant un délai supplémentaire pour le dialogue.

Julien Paluku a dénoncé certaines incohérences dans l’approche européenne, rappelant que les cultures de cacao et de café sont des arbres qui participent à la capture du CO2. « Nous sommes contributeurs à la lutte contre le réchauffement climatique et non des destructeurs de l’environnement », a-t-il martelé.

Avec ces initiatives, le gouvernement congolais espère faire de la filière cacao un levier stratégique pour le développement économique et l’amélioration des conditions de vie des 240 000 planteurs recensés dans le pays.

actualite.cd/CC



 Les chefs de chefferies et des secteurs ont été appelés à jouer correctement leur rôle dans la lutte contre la fraude et l’exploitation illicite des minerais dans leurs entités au Sud-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo, a confié un expert jeudi à l’ACP. 

« Les chefs des chefferies et secteurs ont aussi l’obligation de s’impliquer dans l’exploitation de minerais du fait que les Entités territoriales décentralisées, ETD, ont une quotité en termes de recettes dans ces activités, tout en reconnaissant qu’ils  devraient être formés sur la législation minière. A cet effet, ils ont un rôle à jouer au lieu de regarder sans agir, surtout en cette période où les entreprises à capitaux chinois seraient impliquées dans cette mafia », a indiqué Safanto Bulongo, coordonnateur de l’organisation Max Impact et expert en gouvernance minière.

«La question des minerais est une compétence concurrente entre le gouvernement central et le gouvernement provincial, même si le pouvoir central semble en prendre le monopole en violation de la loi par l’usage des forces de l’ordre jusqu’à fragiliser le pouvoir coutumier dans ce processus », a-t-il ajouté.

La province du Sud-Kivu est notamment riche en or, cassitérite et coltan. Ces minerais sont exploités principalement de manière artisanale par des sociétés de droit congolais mais à capitaux étrangers, chinois notamment, a-t-il renchéri.

ACP/JF/CC

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Ali Kalonga

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