Le Comité de Suivi de la Paie (CSP) des agents et fonctionnaires de l’État s’est réuni, mercredi 28 janvier 2026, à Kinshasa, pour évaluer l’évolution des opérations de paie du premier trimestre de l’exercice budgétaire en cours, rassurant que le paiement des salaires du mois de janvier est bel et bien effectif, bien que réalisé de manière progressive.
Au terme de cette séance de travail, le CSP a confirmé que les dispositions nécessaires ont été prises pour garantir la régularité et la ponctualité du paiement des salaires des militaires, des policiers ainsi que des fonctionnaires civils de l’État. Des instructions fermes ont été adressées aux banques commerciales et aux services techniques impliqués dans la chaîne de la paie, afin d’éviter tout dysfonctionnement susceptible d’affecter les bénéficiaires.
Les autorités chargées de la supervision du processus ont insisté sur le respect strict des délais d’exécution, soulignant que la maîtrise du calendrier de paie demeure un impératif pour la stabilité sociale et le bon fonctionnement de l’administration publique. Le Comité national de suivi de la paie a, à cette occasion, réaffirmé l’engagement du Gouvernement à assurer un système de rémunération fondé sur la régularité, la transparence et la prévisibilité.
Le CSP a, par ailleurs, tenu à expliquer le léger retard observé dans le lancement des opérations de paie pour ce mois de janvier. Celui-ci est attribué au caractère particulier de cette période, qui correspond, à la fois, au démarrage d’un nouvel exercice budgétaire et à l’ouverture d’un nouveau trimestre, nécessitant des ajustements techniques et administratifs.
En dépit de ce contexte, les autorités assurent que toutes les mesures ont été prises pour que les paiements se poursuivent normalement dans les jours à venir, conformément aux engagements du gouvernement en faveur des agents publics.
Prosper Buhuru
La République démocratique du Congo (RDC) connaît une croissance économique estimée à plus de 5,6 % en 2025 ; a annoncé le Président Félix Tshisekedi, lors de son discours sur l’état de la Nation, ce lundi 08 decembre, à Kinshasa. Cette performance place le pays au-dessus de la moyenne projetée pour l’Afrique subsaharienne, estimée entre 3,8 % et 4,1 %.
Le chef de l’État a souligné que cette croissance est le fruit d’un dynamisme soutenu dans plusieurs secteurs clés de l’économie congolaise.
"La croissance est quant à elle estimée à 5,6 % en 2025, au-dessus de la moyenne de l’Afrique subsaharienne, projetée entre 3,8 % et 4,1 %", a-t-il déclaré, réaffirmant ainsi la solidité de la trajectoire économique du pays.
Selon Félix Tshisekedi, cette performance est principalement portée par le secteur minier, moteur traditionnel de l’économie congolaise. Ce secteur continue d’attirer les investissements et de générer des revenus importants, participant largement à la croissance nationale.
Toutefois, le Président a aussi insisté sur la montée en puissance progressive des secteurs non extractifs. Cette diversification économique vise à réduire la dépendance du pays aux matières premières et à construire une économie plus résiliente et durable.
Ces ambitions s’inscrivent dans une vision plus large de bâtir une économie congolaise plus forte, plus diversifiée, plus inclusive et durable, capable de créer des emplois et d’améliorer les conditions de vie des populations.
Gloire Balolage
Précédemment parmi les négociateurs pour le compte de la RDC et actuellement Gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), André Wameso Nkualoloki a, au-delà de l’accord de paix conclu avec le Rwanda, salué le nouvel accord de partenariat signé jeudi 4 décembre 2025 avec les États-Unis d’Amérique, présenté par l’administration Trump.
Ce nouvel accord vise à encadrer et à accélérer une série de projets considérés comme prioritaires pour l’industrialisation du pays, la sécurisation des chaînes d’approvisionnement en minerais critiques et le développement d’infrastructures clés. Pour André Wameso, cet accord permettra au pays de jouer un rôle actif, contrairement à la situation actuelle où les ressources étaient exploitées sans l’avis des dirigeants congolais.
"C’est la première fois, la première fois de notre histoire commune qui a été créé par d’autres personnes, parce que l’État indépendant du Congo, on a tracé les frontières sans nous, c’est la première fois qu’il y a une nouvelle révolution industrielle qui va arriver et qu’on décide de pouvoir discuter de l’accès à ces matières premières dont on a besoin pour cette révolution industrielle,on discute avec la RDC. C’est un tournant historique, et il faut qu’on en prenne la mesure nous-mêmes" a déclaré André Wameso, intervenant comme expert et l'un des négociateurs de la RDC lors d'un briefing presse avec les membres du gouvernement à Washington DC aux États-Unis d'Amérique
Et de poursuivre :
"C’est-à-dire quoi ? C’est-à-dire que ce que nous voulons voir c'est-à-dire la paix et tout ça dépend de la responsabilité que nous devons comprendre, qui est la nôtre, par rapport à cet événement historique qui a été arraché grâce au leadership du président Félix Tshisekedi. C’est une première historique que, pour avoir accès à nos ressources, pour développer une industrie mondiale, pour faire une révolution industrielle, on vienne discuter de ça avec le Congo et qu’on signe des accords avec les Congolais. C’est très, très important".
Selon André Wameso, ancien directeur de cabinet adjoint de Félix Tshisekedi en charge des questions économiques et financières, ce nouveau partenariat va mettre fin au statut de la RDC ou toute puissance était censée venir puiser les minerais sans s'intéresser aux dirigeants congolais
"Vous savez, nous sommes aujourd’hui la République démocratique du Congo, mais nous avons été initialement État indépendant du Congo. Nous avons été créés pour que le monde occidental vienne puiser ses ressources dont il a besoin pour son développement industriel. Donc, rappelez-vous le caoutchouc, rappelez-vous Shinkolobwe, rappelez-vous le développement de l’électricité avec notre cuivre : on ne nous a jamais demandé notre avis" a rappelé André Wameso Nkualoloki
Et d'ajouter :
"Et je vous ai rappelé que, quand on a eu besoin de venir prendre le coltan et tout ça, nous avons tergiversé. Bon, ce n’est pas que nous avons tergiversé : nous avons voulu défendre nos intérêts en disant qu’on ne privatise pas. Et il y a une décision qui a été prise et nous avons été envahis. Et aujourd’hui, il y a des iPhones, il y a des Samsung qui sont utilisés avec nos ressources, sans nous"
Selon le texte signé à Washington, la RDC devra transmettre dans les 30 jours suivant l’entrée en vigueur de l’accord une première liste des “DRC Designated Strategic Projects”, une catégorie qui regroupe les projets jugés centraux pour la transformation économique du pays. Ces initiatives devront contribuer à la création d’emplois, à l’ajout de valeur locale, au renforcement des infrastructures énergétiques et logistiques, ainsi qu’à la stabilisation des zones riches en ressources où persistent des tensions.
En parallèle, la RDC fournira également, dans le même délai, une liste initiale d’actifs miniers et zones d’exploration classés au sein du Strategic Asset Reserve (SAR), un mécanisme réservé aux projets liés aux minerais critiques et à l’or. Ces actifs pourront inclure des concessions déjà identifiées ou des périmètres encore non attribués. Les États-Unis disposeront d’un droit de première offre pour tout projet SAR notifié.
L’accord mentionne plusieurs chantiers structurants considérés comme prioritaires, notamment la réhabilitation de la ligne ferroviaire DRC-Angola dans le cadre du corridor Sakania-Lobito, présenté comme un axe stratégique pour l’exportation de cuivre, de cobalt et de zinc. Les deux parties visent une synchronisation des travaux avec la partie angolaise et souhaitent mobiliser financements publics et privés, y compris via des banques multilatérales.
Le texte reconnaît également le caractère stratégique du méga-projet hydroélectrique du Grand Inga, pour lequel un Comité de coordination et de gouvernance doit être créé afin de faciliter le financement et de booster les opportunités pour les entreprises américaines dans le développement des différents volets du complexe énergétique.
Enfin, l’accord prévoit que les États-Unis soutiendront la formalisation du secteur minier artisanal, l’amélioration de la gouvernance minière, la production de données géologiques, la sécurisation des chaînes d’approvisionnement et la création d’un “Strategic Minerals Reserve” en RDC destiné à stabiliser les prix et garantir un accès prévisible aux minerais critiques pour les industries américaines.
L’ensemble de ces projets doit être suivi par un Joint Steering Committee, dont la première réunion est prévue dans les 90 jours après l’entrée en vigueur de l’accord. Une revue tripartite du partenariat est annoncée tous les trois ans.
Clément MUAMBA
Le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), André Wameso, a présenté l’évolution récente des marchés d’échanges de biens et services, marquée par la poursuite de l’appréciation du franc congolais au cours de la quatrième semaine d’octobre 2025. Selon les données communiquées, le taux d’inflation hebdomadaire s’est établi à –1,37 %, contre –1,88 % la semaine précédente, confirmant le ralentissement de la hausse des prix.
Ceci est contenu dans le compte rendu de la 65ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres, présidée par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, tenue vendredi à la Cité de l’Union africaine, lu à la chaîne nationale par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement.
Dans son exposé, le gouverneur André Wameso a souligné que la désinflation s’est poursuivie, avec des taux respectifs de 1,33 % et 2,53 %, contre 10,50 % et 14,56 % enregistrés précédemment. Cette évolution traduit, selon lui, la stabilité progressive des principaux indicateurs macroéconomiques observée ces dernières semaines.
En ce qui concerne le marché de change, la BCC rapporte qu’au 24 octobre 2025, le taux de change s’est établi à 2 233,27 francs congolais pour un dollar américain sur le marché interbancaire. En rythme hebdomadaire, le franc congolais s’est légèrement déprécié de 0,064 % sur le marché indicatif et de 2,064 % sur le marché parallèle, indiquant une relative stabilité du taux dans un contexte de pression extérieure modérée.
Sur le plan international, les cours mondiaux des principaux produits d’exportation de la RDC ont évolué positivement. Le cuivre et le cobalt, deux matières premières stratégiques pour l’économie nationale, ont enregistré respectivement des hausses de 4,3 % et 16,9 %, une dynamique favorable aux recettes d’exportation du pays.
Face à cette situation, le gouverneur de la Banque centrale a formulé plusieurs recommandations pour consolider les acquis et anticiper les risques. Il a notamment insisté sur la nécessité de maintenir une vigilance accrue sur le marché d’échange afin d’anticiper toute tension éventuelle, et de renforcer la coordination de la politique conjoncturelle entre les institutions économiques.
André Wameso a également appelé à revisiter les allègements fiscaux accordés aux opérateurs économiques, dans le but de renforcer les efforts de mobilisation des recettes publiques. Il a en outre encouragé le gouvernement et les acteurs économiques à promouvoir davantage l’utilisation de la monnaie nationale, le franc congolais, comme instrument de stabilité et de souveraineté financière.
Enfin, le gouverneur a réaffirmé l’importance de poursuivre la diversification de l’économie congolaise, afin de réduire la dépendance du pays vis-à-vis du secteur minier et d’accroître sa résilience face aux chocs externes. Ces orientations s’inscrivent dans la stratégie du gouvernement visant à consolider la stabilité macroéconomique et à soutenir une croissance durable.
Gloire Balolage
Le Vice-Premier ministre, ministre des Transports, voies de communication et désenclavement, Jean-Pierre Bemba, a réitéré, ce mercredi 29 octobre 2025, l’engagement du Gouvernement congolais à faire des infrastructures un levier central de la croissance et de la transformation économique du pays.
Intervenant au Sommet sur le Financement du Développement des Infrastructures en Afrique, qui se tient à Luanda, en Angola, le VPM Bemba a mis en avant les progrès réalisés dans le développement du Corridor de Lobito, un projet stratégique reliant la ceinture cuprifère congolaise à l’océan Atlantique.
Selon lui, les études de préfaisabilité de ce corridor sont déjà finalisées, ouvrant la voie à une phase d’exécution qui devrait renforcer les échanges commerciaux, réduire les coûts logistiques et stimuler la création d’emplois durables en Afrique centrale et australe.
L’importation de l’électricité en Angola a été qualifié samedi par le ministre congolais des Ressources hydrauliques et électricité, de mesure de transition pour couvrir les déficits énergétiques dans les entreprises exerçant dans les mines en République démocratique du Congo, selon une publication sur X consultée par l’ACP.
« L’importation temporaire d’électricité de l’Angola est une mesure de transition, pas un aveu d’échec », a déclaré le ministre Aimé Molendo Sakombi sur son compte X.
Selon le ministre, le déficit est critique dans le Lualaba et le Haut-Katanga, où les mines tournent à 20 % de leur capacité.
Il a rassuré, en outre, que le projet grand Inga reste le pilier pour répondre efficacement au problème du déficit électrique dans les mines.
« Inga reste le pilier, mais les interconnexions régionales nous permettent de répondre à l’urgence tout en renforçant nos capacités nationales, y compris le Grand Inga », a soutenu le ministre.
En marge du forum économique USA-RDC qui s’est tenu à Washington, le ministre des Ressources hydrauliques et électricité, Aimé Sakombi Molendo a procédé le 14 octobre dernier à la signature d’un protocole d’accord au nom de la RDC avec la société Hydro-Link relatif à la construction de la ligne de transport pour l’importation de l’énergie électrique de l’Angola vers la RDC pour un montant de 1,5 milliards de dollars américains, afin de desservir le secteur minier et industriel.
Avant de signer avec la RDC, la société Hydro-Link s’est engagée avec le gouvernement Angolais par la signature d’un Protocole d’accord pour l’importation du surplus de son énergie électrique vers la RDC.
Ce protocole d’accord s’inscrit dans la mise en œuvre du PAG dans son pilier 5 qui sublime l’accès de la population aux services de base, en eau et en électricité, a-t-on rappelé.
ACP/C.L./CC
Le Président congolais a reçu en audience, vendredi , à la Cité de l’Union africaine ( UA), la vice-présidente de la société » Vingroup », porteuse de divers projets d’investissement générateurs d’emplois , a-t-on appris samedi de la Présidence congolaise.
«Je suis venue rencontrer le Président Félix Tshisekedi pour avoir sa bénédiction en vue d’une collaboration fructueuse entre la RDC et Vingroup », a déclaré Mme Thuy Le, après son entretien avec le Chef de l’État, en présence de la Première ministre.
La femme d’affaires vietnamienne a fait savoir que l’implantation de Vingroup en RDC rencontre plusieurs axes prioritaires du programme quinquennal du Président Tshisekedi.
« Vingroup » est, d’après elle, le plus grand conglomérat vietnamien spécialisé dans l’immobilier, le tourisme, l’industrie, les infrastructures et l’automobile.
« En développant tous ses secteurs d’activités au Congo (l’immobilier, le tourisme, l’automobile, l’industrie et les infrastructures), Vingroup va générer des emplois, protéger le panier de la ménagère, contribuer à la diversification de l’économie et améliorer l’accès aux services sociaux de base », a fait savoir la Présidence congolaise.
Mme Thuy Le, en séjour à Kinshasa, a sollicité une rencontre avec le Chef de l’État, afin d’obtenir sa bénédiction, avant le lancement dans les prochains jours des activités de la firme vietnamienne en RDC.
«La rencontre avec le Président de la République a été agréable; nous avons pu ressentir en lui de la sincérité et de la détermination de voir cette collaboration réussir », a révélé Mdme Le.
Avant d’être reçue par le Chef de l’État, Mme Thuy Le a indiqué avoir rencontré, tour à tour, la Première ministre Judith Suminwa et le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, avec qui elle a signé un mémorandum d’entente (M.O.U) pour le développement d’un vaste projet immobilier.
ACP/UKB/CC
Bonne nouvelle pour les ménages kinois : le prix du pain connaît une baisse sensible dans plusieurs boulangeries de la capitale. Selon un constat effectué lundi 29 septembre 2025, le pain "Kanga Journée" de la boulangerie Pain Victoire est passé de 500 à 400 FC, tandis que le pistolet de la boulangerie UPAK est désormais vendu à 300 FC au lieu de 400 FC.
Cette tendance réjouit aussi bien les consommateurs que les vendeuses.
"Nous sommes contents de la baisse du prix du pain, nos bénéfices aussi vont augmenter", a confié Mme Ruth, vendeuse à Pain Victoire.
Même satisfaction du côté des clients : "Le pain, c’est l’aliment de base. Nous remercions les autorités congolaises pour les efforts faits dans le secteur économique", a déclaré Mme Marie, cliente rencontrée sur place.
Outre la réduction des prix, des travailleurs des boulangeries concernées soulignent que le volume du pain a, lui aussi, augmenté une évolution qui devrait soulager davantage les consommateurs de la capitale.
Prosper Buhuru









