Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi a présenté à la Citibank, les performances macro-économiques enregistrées par la République Démocratique du Congo ainsi que les principales réformes déjà mises en œuvre et celles en cours de réalisation, annonce une dépêche de sa cellule de communication, parvenue à la rédaction de 7SUR7.CD ce vendredi 27 septembre 2024.

C'était lors d'une séance de travail tenue le mercredi 25 septembre dernier à New-York dans le cadre de la 79ᵉ session de l'Assemblée générale des Nations unies.

Le ministre des Finances a également présenté les opportunités susceptibles de faciliter une attraction massive des investisseurs financiers en RDC.

L'argentier national a sollicité, à cette occasion, l'accompagnement de la Citibank dans la mobilisation des ressources adéquates au financement du programme gouvernemental d'infrastructures ainsi qu'à la mobilisation des investisseurs financiers.

En réponse à sa demande, la Citibank accompagnera le gouvernement  congolais dans l'organisation d'une réunion stratégique avec des investisseurs, lors des prochaines assemblées annuelles du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque mondiale (BM) prévues à Washington DC, en mi-octobre 2024.

Il sied de souligner qu'à l'issue de ces échanges, les deux parties ont convenu d'élaborer une feuille de route dans la perspective de la levée de fonds pour une meilleure structuration de la coopération.

Grâce Kenye



La ville de Kinshasa, représentée par le vice-gouverneur Eddy Iyeli Molangi, et la société chinoise China National Electric Engineering Co. Ltd, par son PDG Zhao Hui, ont signé un mémorandum d’entente (Memorandum of Understanding) sur la valorisation énergétique des déchets de la capitale congolaise, le mercredi 25 septembre 2024.

Ce M.O.U établit un cadre de collaboration entre les deux parties pour définir une politique de gestion des déchets efficace à Kinshasa.

Cette collaboration vise à renforcer la politique de collecte et de revalorisation des déchets afin de les transformer en un moteur de croissance économique et de relever le défi de l'assainissement auquel fait face la capitale congolaise.

À noter que China National Electric Engineering Co., Ltd est classée parmi les 225 meilleures entreprises par Engineering News Record (ENR, USA).

Elle possède une vaste expérience dans la fourniture de solutions clés en main sur mesure et de services à guichet unique pour toutes les chaînes de valeur dans les domaines de l'énergie thermique, de l'hydroélectricité, du transport et de la transformation de l'énergie propre.

actualite.cd/CC



Lors de la 79e Assemblée générale des Nations Unies, le président Félix Tshisekedi a réaffirmé l'engagement de la RDC à renforcer sa position sur le marché mondial du carbone. 

"La RDC met en place des instruments juridiques et des dispositifs institutionnels visant à consolider sa place dans ce marché, tout en restant ouverte à des partenariats en conformité avec l'Accord de Paris et ses lois internes", a-t-il déclaré.

Dans son discours, Tshisekedi a également mis l'accent sur l'urgence de reconnaître le lien entre changement climatique, dégradations environnementales et sécurité. Il a appelé le Conseil de Sécurité à établir des mécanismes internationaux intégrant ces questions dans leurs discussions. "La prise de conscience des défis liés à l'instabilité climatique et à l'épuisement des ressources naturelles, souvent à l'origine de conflits armés, souligne l'urgence d'agir ", a ajouté le président congolais.

Avec 152 millions d'hectares de forêts couvrant 67% du territoire national, la RDC dispose d'un immense potentiel pour les crédits carbone, notamment en matière de déforestation évitée. La RDC abrite 8% du carbone forestier mondial et est un acteur clé dans la lutte contre le réchauffement climatique. Le gouvernement a adopté des textes réglementaires pour structurer ce marché. Il y a d’abord l’Ordonnance-Loi N°. 23/007 du 03 mars 2023 modifiant et complétant la loi N°. 11/009 du 09 juillet 2011 portant principes fondamentaux relatifs à la protection de l’environnement. Il y a aussi le décret N°. 23/22 du 14 juin 2023 portant création, organisation et fonctionnement d’un établissement public dénommé Autorité de régulation du marché de carbone en RDC ainsi que l’arrêté interministériel de septembre 2023 des ministères chargés de l’environnement et des finances sur le partage de la quotité du bénéfice des crédits de carbone devant revenir à l’Etat congolais. 

L’année dernière, le président Tshisekedi avait plaidé pour un prix juste du crédit carbone afin de soutenir les pays africains qui contribuent à la conservation des forêts. "Il est incompréhensible que des compagnies et gouvernements investissent des milliards dans des technologies de capture artificielle de carbone à 400 USD la tonne, alors qu'ils ne consacrent que 5 USD par tonne pour la conservation des forêts tropicales", avait-il déjà souligné lors d'un mini-sommet en 2023. Tshisekedi avait également réaffirmé l'ambition de la RDC de sanctuariser 15 % de son territoire, soit 323 623 km², pour la conservation de la biodiversité d'ici 2030. Cela inclut la création de 70 millions d'hectares de zones de conservation, dont 30 millions seront dédiés à la conservation communautaire.

actualite.cd/CC



Le général-major Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du Service national, a lancé, mardi 24 septembre 2024, à Mbuyi-Mayi chef-lieu du Kasaï Oriental, la vente publique de 6000 tonnes de maïs produit par les bâtisseurs de la Nation (ex - Kuluna).

D'après lui, ces 6000 tonnes, qui constituent le double de ce qui a été produit l'année dernière, sont mises en vente dans 5 dépôts de la ville de Mbuyi-Mayi.

À l'en, cette action concrétise la politique de la revanche du sol sur le sous sol, prônée par le président de la République.

"La population du Mbuji-Mayi doit dire merci au commandant suprême qui ne cesse de mettre les moyens importants au Service national pour encore accroître la production. Chaque année, la production augmente. L'année prochaine, ça sera peut-être le double, soit 10.000 ou 11.000 tonnes qu'on va mettre en vente à Mbuji-Mayi. Lorsque le président de la République disait qu'on va faire la revanche du sol sur le sous sol, les gens pensaient que c'était de l'utopie. Ici à Mbuji-Mayi, c'est la réalité", a dit le général-major Jean-Pierre Kasongo Kabwik, tout en rassurant qu'une réserve stratégique existe.

Il a indiqué que le prix d'un sac de 50 kilos revient à 82.500 francs congolais, contrairement au prix de 200.000 , voire 220.000 FC constaté sur les différents marchés.

"Je suis très content du prix du sac de maïs produit par le Service national. Je dis un grand merci au chef de l'État. Qu'il continue dans cet élan pour que sa population ne subit pas l'insécurité alimentaire. Il doit faire encore plus davantage", a déclaré un habitant de Mbuji-Mayi.

Hormis la ville de Mbuji-Mayi, le maïs produit par les bâtisseurs du Service national desservent aussi les villes de Kinshasa, de Kamina, dans le Haut-Lomami et de Kananga, dans le Kasaï Central.

Murphy Fika



La diaspora congolaise, forte de millions de personnes à travers le monde, reste un atout largement sous-exploité pour le développement de la République Démocratique du Congo. Malgré une contribution économique significative, des liens fragiles avec l’État et une absence de structuration freinent son impact potentiel. Ce constat soulève une question cruciale : comment mobiliser cette diaspora pour qu’elle devienne un moteur de croissance et de progrès pour la RDC ? Une analyse de LITSANI CHOUKRAN.

La diaspora congolaise est vaste. Elle compte plusieurs millions de personnes éparpillées dans le monde entier. Un potentiel énorme. Pourtant, ce levier reste largement sous-exploité par la République Démocratique du Congo. Les liens entre les Congolais de l’étranger et les institutions du pays sont presque brisés. Une rupture profonde. Résultat : la diaspora peine à contribuer pleinement au développement économique, social et politique du pays. Pourtant, les exemples d’autres pays montrent que la diaspora peut être un véritable moteur de transformation.

Rupture entre la diaspora et l’État

L’histoire récente du Congo explique cette rupture. Beaucoup de Congolais ont fui la répression politique, l’instabilité ou la guerre. Une grande partie de la diaspora est composée de demandeurs d’asile. Le phénomène est connu sous le nom de « Ngounda ». Ces Congolais ont souvent quitté le pays en fuyant des régimes, de Mobutu à Tshisekedi, et surtout celui de Joseph Kabila. Mais il ne faut pas se tromper : la majorité de ces exilés sont des migrants économiques. Pour obtenir l’asile, ils adoptent un discours répressif. Cela renforce leur position d’opposition systématique au pouvoir de Kinshasa, sans réelles divergences idéologiques.

Ce qui accentue la fracture, c’est l’absence de soutien institutionnel. Les ambassades et consulats congolais, censés représenter l’État à l’étranger, sont souvent inefficaces. Les Congolais de l’étranger se plaignent du manque d’assistance administrative et du peu de services fournis. Pas d’aide, pas de soutien. Une vraie coupure. Les institutions sont absentes et la confiance est perdue.

Le poids économique de la diaspora

Malgré tout, la diaspora reste un acteur clé de l’économie congolaise. Chaque année, des milliards de dollars sont envoyés au pays. En 2020, selon la Banque mondiale, la diaspora congolaise a envoyé environ 1,8 milliard de dollars au pays, soit près de 16,82% du budget annuel. C’est une somme énorme, une bouffée d’air pour de nombreuses familles. Mais ces transferts ne sont pas structurés. Ils sont dispersés et servent principalement à des besoins de base : nourriture, éducation, santé, logement. Cela manque de stratégie.

Comparons cela à d’autres pays. L’Inde, par exemple, a su organiser ses transferts de fonds. En 2021, la diaspora indienne a envoyé 87 milliards de dollars. Une grande partie de cet argent a été réinvestie dans des projets d’infrastructure, des start-ups, et le développement rural. Une stratégie nationale a permis de canaliser ces fonds vers des secteurs porteurs. Résultat ? Un impact réel sur l’économie du pays.

L’Éthiopie, elle aussi, montre l’exemple. Le gouvernement a réussi à mobiliser sa diaspora pour des projets de grande envergure, comme le barrage de la Renaissance. En mettant en place des incitations fiscales et des politiques favorables, Addis-Abeba a encouragé sa diaspora à investir dans des projets nationaux. La RDC pourrait s’inspirer de ces modèles.

Le potentiel de transfert de compétences

Mais ce n’est pas qu’une question d’argent. La diaspora congolaise possède des compétences précieuses. Médecins, ingénieurs, enseignants, scientifiques. Ils sont nombreux à exceller dans leurs domaines à l’étranger. En Afrique du Sud, en Europe, au Canada, les Congolais contribuent à des secteurs essentiels. Pourtant, ce savoir-faire est peu utilisé pour le développement de la RDC.

 



La compagnie d'aviation nationale Congo Airways SA n'a finalement pas perdu son certificat de transport aérien (CTA) ni son agrément IATA comme prévu le lundi 16 septembre 2024. Un moratoire de 90 jours lui a été accordé par l’Association du transport aérien international (IATA). 

C'est ce qu'a révélé le vice-Premier ministre, ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba Gombo, dans une note d'information présentée le vendredi 20 septembre 2024 lors de la quatorzième réunion du Conseil des ministres tenue à la Cité de l'Union Africaine.

"Avant de clore son intervention, le vice-Premier ministre, ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement a tenu à rassurer le Conseil que la Compagnie d'Aviation Nationale Congo Airways SA bénéficie d'un moratoire de 90 jours accordé par l'Association du transport aérien international (IATA, en anglais International Air Transport Association), lui permettant de parvenir à un aboutissement heureux pour la remise en service de l'un de ses aéronefs, le temps de finaliser les démarches en cours pour l'acquisition d'autres avions. Congo Airways maintient donc son certificat de transport aérien (CTA) et son agrément IATA", rapporte le compte rendu de la réunion lu par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.

Actuellement, la République Démocratique du Congo connaît des difficultés dans le secteur aérien en raison de la crise qui frappe la Compagnie nationale Congo Airways. Le gouvernement a adopté un dossier relatif à la proposition de renouvellement de la flotte de Congo Airways SA.

Dans son rapport présenté lors de la 6e réunion du Conseil des ministres tenue le vendredi 19 juillet 2024, le vice-Premier ministre, ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba Gombo, a rappelé la série de mesures envisagées pour assurer la relance de la Compagnie nationale.

"Le vice-Premier ministre, ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement a présenté sommairement le business plan étalé sur une période de 5 ans, qui prévoit l'acquisition en location/achat de 3 avions de type A320. Cela permettra de résoudre la double question de la perte du certificat de transport aérien (CTA) et de l'agrément IATA à la date butoir du 16 septembre 2024", rapporte le compte rendu de la réunion.

À ce jour, la population congolaise attend toujours la concrétisation de ce projet, en vue de soulager les difficultés dans le secteur aérien.

Clément MUAMBA



La Première  Ministre  Judith Suminwa a déposé, ce lundi 16 septembre, au Bureau de l'Assemblée Nationale, trois projets de lois: le projet de loi des finances exercice 2025,  le  projet de loi portant reddition des comptes exercice 2024 et le  projet de loi rectificatif du Budget exercice 2024.

Concernant le projet de loi des finances 2025, il s'élève à 49 847 milliards de francs congolais (18 milliards USD), soit une augmentation de 21%  par rapport au budget exercice 2024 qui s'élevait à 40.986,0 milliards de francs congolais. 

« Du point de vue économique, nous avons tenu compte des chocs externes qui nous impactent, à travers notamment la guerre en Ukraine, la guerre au Moyen-Orient, mais aussi au niveau interne avec notamment la guerre qui nous a été imposée», a déclaré à la presse, la Première  ministre qu'accompnaient les membres de son gouvernement..

La cheffe du gouvernement dit  compter sur les   réformes envisagées dans plusieurs secteurs de la vie nationale, notamment celles visant la stabilisation du taux de change pour améliorer le pouvoir d'achat de la population. Elle parle aussi d'un accent  sur les investissements. 

« On a une augmentation  de  près de 14 % au niveau des investissements ainsi qu'une augmentation de 13 %  des ressources allouées à l'agriculture. Nous allons continuer les réformes sur la gratuité de l'enseignement de base , en mettant l'accent, un peu plus, sur la qualité des enseignements. Il y a une amélioration au niveau aussi de la rémunération des enseignants, mais aussi pour l'ensemble de la fonction publique », a-t-elle fait savoir.

Le Gouvernement envisage poursuivre la matérialisation du programme de développement local de 145 territoires de la RDC initié par le Chef de l'État. Il va accorder aussi une priorité au développement rural en RDC, à travers notamment les infrastructures routières, les routes nationales, les routes inter-provinciales et celles de dessertes agricoles ainsi que les voies fluviales. 

« Vous pouvez voir aujourd'hui que nous travaillons sur des projets importants  comme le port en eaux profondes de Banana. Il y a des discussions profondes sur le Grand Inga. Nous continuons à travailler aussi sur d'autres grands projets sur l'électrification dans les milieux ruraux », a affirmé la Première Ministre.

A en croire Mme Suminwa, son gouvernement va poursuivre des efforts pour la diversification de l'économie nationale et l'amélioration du climat des affaires, afin d'attirer plus d'investisseurs privés en RDC. 

« Nous mettons aussi un accent particulier sur une meilleure gestion au niveau de la chaîne de la dépense et la lutte contre la corruption. Nous nous rassurons aussi des réformes nécessaires au niveau de la justice afin d'obtenir une justice véritablement équitable » , a-t-elle déclaré. 

Parmi les priorités, il y a aussi  le secteur de la défense et la sécurité. Le gouvernement veut poursuivre des efforts pour assurer le retour  de la paix  et la sécurité sur toute l'étendue du territoire national, notamment dans la partie Est,  victime de l'agression rwandaise.

Berith Yakitenge



Lors de la treizième réunion du conseil des ministres, tenue le vendredi 13 septembre 2024, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a évoqué la participation de la République Démocratique du Congo au forum Chine-Afrique. Dans son exposé, il a rappelé que le forum économique RDC-Chine découlait de la volonté conjointe des présidents Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et Xi Jinping d'élever les relations sino-congolaises au niveau d'une coopération globale et d'un partenariat stratégique, comme convenu lors de la visite du président congolais en Chine en mai 2023.

Le ministre a souligné que les deux chefs d'État avaient exprimé le souhait de voir la coopération et les échanges entre les deux pays s'intensifier. Il a ajouté que des efforts significatifs avaient déjà été fournis. En effet, les exportations de la Chine vers la RDC ont enregistré une progression avec un taux annuel moyen de 36%, passant de 1,6 milliard USD en 2017 à 5,06 milliards USD en 2022. Pour l'année 2023, selon l'administration des douanes, les exportations de la Chine vers la RDC se sont élevées à 4,486 milliards USD, tandis que les importations en provenance de la RDC vers la Chine ont atteint 18,754 milliards USD, générant ainsi une balance commerciale positive de 14,268 milliards USD.

Le ministre du Commerce extérieur a également salué la décision prise par le président Tshisekedi, annoncée lors du conseil des ministres extraordinaire du lundi 9 septembre, de créer une Task Force chargée de préparer un plan pour permettre à la RDC d'accéder aux 50 milliards USD annoncés par le président Xi Jinping.

Le Forum Chine-Afrique (FOCAC), qui s'est tenu du 4 au 6 septembre 2024, a vu la participation de plusieurs chefs d'État et de gouvernement. La Chine, principal partenaire du continent, demeure la principale destination des investissements chinois en Afrique, offrant ainsi aux autorités congolaises l'occasion de renforcer leur partenariat stratégique avec Pékin.

Clément MUAMBA

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Ali Kalonga

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