L’importance de la taxe « Go-pass » a été expliquée jeudi par la Régie des voies aériennes (RVA) à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, dans un entretien, en marge de la 46ème édition de la Foire internationale du Congo Kinshasa(Fickin).
« Notre présence ici à la 46ème édition foraine est de vendre l´image de notre entreprise, donc nous expliquons plus la taxe Go-pass, faisant comprendre au public son importance, à quoi elle sert, et expliquant également le rôle de la RVA », a déclaré Natacha Nko, cheffe de bureau presse de la RVA.
Elle a fait savoir que le « Go-pass » est une garantie qui permet de faire la réhabilitation des aéroports du pays. « C’est une taxe que la RVA a fixée pour tous les passagers pour lui permettre d’aménager les aéroports de la RDC », a-t-elle dit.
Elle a ajouté que l’aéroport de Mbuji-Mayi qui était un aéroport assimilé à l’international est devenu un aéroport international grâce à l’aménagement de celui-ci qui ne répondait plus aux normes.
Concernant le rôle de la RVA, Mme Natacha Nko a indiqué que c’est une entreprise commerciale qui gère l’espace aérien grâce aux techniciens qui dirigent ces voies et qui travaillent en collaboration avec les compagnies aériennes. « Elle s’occupe de réhabiliter les infrastructures aéroportuaires du pays, en rénovant les pistes existantes ou en faisant construire de nouveaux éléments », a-t-elle conclu.
La 46ème édition de la Foire internationale de Congo Kinshasa (Fickin), en République démocratique du Congo, débutée le 14 décembre prendra fin le 21 janvier 2025.
ACP/JF/CC
Le prix d’un sac d’oignons rouges de 100 kilogrammes est passé de 100 USD à 25 USD, soit une baisse de 75 USD sur le marché local en territoire de Rutshuru (Est de la République démocratique du Congo), a appris l’ACP jeudi de source locale.
« Un sac de 100 kilogrammes d’oignon, un produit maraicher, se négocie autour de 25 dollars américains alors qu’il était à 100 dollars quelques jours plus tôt », a indiqué Mafara Ineza, un agriculteur de ce produit joint au téléphone.
Selon lui, ce phénomène de la chute du prix s’explique notamment par la présence sur le marché de Goma, des oignons importés à partir des pays voisins.
« C’est la ville de Goma qui donne la valeur monétaire dans le territoire de Rutshuru. Les marchandises en provenance du Rwanda et du Burundi qui sont à la base d’une faible valeur d’oignons nous affectent énormément. Auparavant, grâce à ces marchandises on scolarisait bien nos enfants jusqu’à résoudre certains besoins de nos familles respectives, mais aujourd’hui on est dans la difficulté totale », a-t-il dit.
Il a relevé que les agriculteurs de ce coin du pays font face à des difficultés liées à l’acheminement de ces produits agricoles en destination de grands centres, notamment les villes de Beni, Butembo, Kisangani, Bukavu et Goma. Cela est dû à une multiplicité de taxes perçues illégalement dans certaines barrières érigées par les rebelles du M23.
ACP/JF/CC
150 tonnes de coltan ont été frauduleusement exportées vers le Rwanda par l’Alliance Fleuve Congo (AFC), une organisation politico-militaire, et le Mouvement du 23 mars (M23) en 2024, selon un rapport du Groupe d’experts de l’ONU sur la RDC, consulté jeudi par l’ACP.
« La coalition AFC-M23 a pris Rubaya, qui possède la plus grande mine de coltan de la région des Grands Lacs. Elle a mis en place une administration parallèle, qui contrôle les activités minières, le commerce, le transport et l’imposition des minéraux produits. Au moins 150 tonnes de coltan ont été frauduleusement exportées vers le Rwanda et mélangées à la production rwandaise, donnant lieu à la plus grande contamination jamais enregistrée à ce jour des chaînes d’approvisionnement en minéraux dans la région des Grands Lacs », a-t-on lu.
La coalition AFC-M23, souligne le document, contrôlait des centres de négoce à Rubaya et à Mushaki, ainsi que des routes de transport des minéraux de Rubaya vers le Rwanda, où ceux-ci étaient mélangés à la production rwandaise.
Les experts des Nations-unies sont d’avis qu’il s’agit de la contamination la plus importante jamais enregistrée des chaînes d’approvisionnement de minéraux « 3T » (étain, tantale et tungstène) ne remplissant pas les conditions requises, dans la région des Grands Lacs, ces dix dernières années.
« La coalition AFC-M23 a exercé le monopole de l’exportation de coltan de Rubaya vers le Rwanda, donnant la priorité au commerce de gros volumes et prélevant des taxes importantes. L’extraction frauduleuse, le commerce et l’exportation vers le Rwanda des minéraux de Rubaya ont donc bénéficié à la fois à la coalition AFC-M23 et à l’économie rwandaise », ajoute le rapport.
À Rubaya, les experts des Nations Unies ont fait savoir que des personnes ayant vu les convois de minéraux de la coalition AFC-M23 ont dit que ceux-ci étaient chargés deux fois par semaine dans des convois de quatre à cinq véhicules capables de transporter jusqu’à cinq tonnes par chargement. La coalition AFC-M23 contrôlait ainsi le commerce et le transport d’environ 120 tonnes de coltan par mois.
La coalition AFC-M23 prélevait des taxes et des paiements en nature sur la vente et le transport des minéraux. Une taxe de 7 dollars par kilogramme était prélevée sur le coltan et le manganèse, et de 4 dollars sur l’étain (cassitérite). L’impôt sur la production et le commerce du coltan à Rubaya a ainsi généré au moins 800 000 dollars par mois pour la coalition AFC-M23.
Il convient de souligner que c’est depuis le 30 avril 2024 que la coalition AFC-M23 occupe et contrôle la ville de Rubaya et toute la zone minière autour de Rubaya, où le coltan, l’étain (cassitérite) et le manganèse continuent d’être extraits.
ACP/JF
A l'issue d'une ronde effectuée mardi 07 janvier à travers les chambres froides de Kinshasa, les agents du ministère de l'Économie nationale disent avoir constaté qu'un carton de poisson 18+ chinchards est passé de 220.000 à 180.000 Francs congolais. La grille tarifaire indique une baisse significative des prix de cette denrée dans la ville province de Kinshasa. Ce constat intervient donc dans le cadre des mesures prises pour lutter contre la vie chère, et dans le souci d'alléger le panier de la ménagère.
À compter de ce jour, fait remarquer ce ministère, le prix d'un carton du poisson chinchard, communément appelé Mpiodi de 18+ est désormais vendu à 180.000 FC, contre 220.000 FC le mois dernier. De même, le prix du carton chinchards 20+ a été réduit de 231.000 FC à 210.000 FC. Ces baisses de prix sont appliquées dans plusieurs chambres froides de la capitale, rendant ainsi ce produit plus accessible à la population.
"L'un des gérants des chambres froides situées sur l'avenue Lopori, dans la commune de Kasa-Vubu, témoigne que la baisse des prix est bien réelle. Sur place, il explique qu'un carton de poisson chinchard 20+ de 30 kg, qui se vendait à 78 $, il y a une semaine, coûte actuellement 68 $. De même, le prix du carton 18+ est passé de 68 $ à 58 $, représentant une réduction de 10 $. Selon lui, cette tendance s'explique par les mesures mises en place par le Gouvernement", peut-on lire dans leur communiqué.
D'après les témoignages recueillis par les reporters dudit ministère, certains tenanciers regrettent que cette baisse des prix ait été observée après les fêtes, alors qu'on s'y attendait plutôt pendant cette période. «Pour notre part, en tant que revendeurs au détail, nous appliquons une réduction de 30.000 FC sur chaque carton. Par le passé, une rame de 20+ se vendait à 78.000 FC, tandis qu'elle est actuellement vendue à 68.000 FC. De même, la rame de 18+ est passée de 68 000 FC à 58.000 FC».
Dans la commune de Selembao, une tenancière d'une chambre froide située sur l'avenue de la Libération, Mme Safi, a exhorté le Gouvernement à se pencher aussi sur d'autres produits alimentaires, à l'instar de poisson chinchards, dont le prix de vente d'un carton a connu une baisse significative. «Pour alléger le fardeau économique qui pesait sur les Congolais, Félix-Antoine Tshisekedi et son Gouvernement sont appelés à préserver le pouvoir d'achat de la population. Nous en appelons à la vigilance tout azimut, ainsi qu'à la contribution de tous les intervenants pour que cette baisse soit pérenne», a-t-elle plaidé devant la presse.
Il sied de rappeler que le Gouvernement Judith Suminwa Tuluka a suspendu la TVA et réduit les taux des droits, taxes et redevances sur 8 produits alimentaires de première nécessité. Il s'agit, notamment, du poisson frais, du poisson salé, du lait, du sucre, de la viande, du poulet, du riz et de la farine de maïs.
Grevisse Tekilazaya
L'inspecteur général du Travail salue le réajustement du SMIG -Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti- sur la décision du Gouvernement Suminwa, tel qu'annoncé par le ministre du Travail et de l'Emploi, Ephraim Akwakwa, jeudi 02 janvier 2024. Le SMIG passe de 7075 FC à 14500 FC.
L’annonce de cette décision émane d’un arrêté ministériel.
"Le ministre n'a fait que réajuster le taux en fonction de la dépréciation de la monnaie congolaise par rapport à la devise américaine. C'est tout à fait logique comme annonce, d'autant que les commerçants ont réajusté leurs prix par rapport au taux, de 2018 à 2024", a-t-il fait remarquer à votre rédaction.
Jean-Paul Mboma fut l'un des artisans pour le réajustement de cette mesure. Ce dernier avait, en septembre dernier, procédé à la signature d'un acte d'engagement entre les Indos- Pakistanais et les travailleurs.
De son côté, faut-il signaler, la décision du ministre du Travail tombe après le dialogue notamment avec les organisations professionnelles, en vue d’examiner les possibilités d’ajuster le SMIG, fixé depuis 2018 à 5 USD/jour par décret y relatif. Il en avait fait rapport au Gouvernement lors de la 24ème réunion de Conseil des ministres, fin novembre 2024.
Grevisse Tekilazaya
La RDC -République démocratique du Congo- affiche des avancées significatives en matière de stabilisation économique et monétaire. Des avancées marquées par une réduction sans précédent du taux d’inflation.
D'après des sources proches du ministère des Finances, au 31 décembre 2023, le taux d’inflation se situait à 23,8 %, contre 11,7 % à la même période en 2024. Cependant, renseignent les mêmes sources, une amélioration historique a été enregistrée en 2024, avec une chute notable du taux d’inflation, passant de 20 % en juin à 11,7 % en décembre.
Cette performance économique est à mettre dans l'actif du Chef de l'État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, par l'impulsion duquel une coordination efficace des politiques budgétaires et monétaires a été bien menée.
La discipline instaurée dans la gestion des Finances publiques a porté ses fruits; car, elle a permis la stabilisation du pouvoir d’achat des citoyens et le renforcement de la confiance dans l’économie nationale.
Il importe de signaler qu'en dehors de la baisse de l’inflation, d’autres indicateurs démontrent la solidité retrouvée de l’économie congolaise.
L'on peut citer, le ratio des dépenses urgentes qui a chuté de manière significative, passant de 20 % à 11 % en seulement six mois.
Serge Mavungu
Les exportateurs du café et du cacao, produits au Nord-Kivu, sont menacées de perdre, d’ici janvier 2025, le marché de l’Union européenne. La société Congo Agri, une plateforme des producteurs agricoles du Nord et du Sud-Kivu, qui a lancé le SOS samedi 28 décembre, appelle le Gouvernement congolais à prendre des actions urgentes pour trouver une solution à cette situation.
Selon le responsable de Congo Agri, Gislain Kamondo, la persistance de la guerre dans la région fait que, toutes les sociétés de certification soient interdites, par l’Union européenne, d’envoyer leurs enquêteurs dans la zone.
Par conséquent, a-t-il déploré, les coopératives des producteurs ne peuvent plus accéder à leurs certifications :
« Depuis 2023 le Concert, une société française, avait décidé de ne plus certifier le café des membres des coopératives ; au motif qu’il y avait de l'insécurité dans des zones de production. Les coopératives sont restées, durant l’année 2024, avec Africert, qui est une société kenyane. Malheureusement, à son tour, Africert vient de notifier les coopératives qu’à partir de janvier 2025, elles ne pourront plus obtenir leurs certifications à la suite de l'injonction de l’Union européenne, au même motif qu'il y a de l'insécurité ».
Malheureusement, selon lui, l'espace européen, à lui-même, compte à ce jour « plus de 50% des exportations du café cacao. Se dépasser de ce marché, en ce moment, ça sera difficile ! »
Il a ainsi appelé le Gouvernement congolais de demander à l'Union européenne d'accorder une période supplémentaire, qui pourrait permettre aux coopératives locales d’honorer leurs engagements à partir des contrats déjà signés.
Ces coopératives ont pris des crédits auprès des banques qu’elles doivent honorer grâce à leurs ventes, a fait remarquer Gislain Kamondo.
La Fédération des entreprises du Congo (FEC)/Groupement territorial de Beni, avait adressé, elle aussi, le 17 décembre, au ministre congolais du Commerce extérieur, une correspondance contenant une alerte similaire.
radiookapi.net/CC
Le prix d’un carton des poulets « Wilki » de poids 12 contenant 10 pièces en provenance de la Turquie, est passé de 120.000 à 115.000FC, soit une diminution de 2.5% sur les marchés de Kinshasa, capitale de République démocratique du Congo (RDC), a appris samedi l’ACP dans un entretien avec Rosette Matari, entrepreneure au marché Matadi-Kibala dans la commune de Mont-Ngafula..
« Un carton des poulets «Wilki» de poids 12 contenant 10 pièces en provenance de la Turquie connaît une baisse de prix passant de 120.000FC à 115.000FC, soit 40,35 USD sur les marchés de Kinshasa, au cours de la période allant du 30 novembre au 27 décembre 2024 », a déclaré la mlême source.
Elle a attribué cette baisse de prix à l’abondance des produits sur le marché.
Parcourant les principaux marchés, à savoir Matadi-Kibala, Rond-point Ngaba, Gambela, Liberté, et des chambres froides de la commune de Limete, il s’est révélé en outre, qu’un carton de cuisses de poulet de 10kg en provenance de la Turquie, qui se vendait à 66.000 FC revient aujourd’hui à 62.000 FC, soit 21,75 USD, « sternum » revient à 67.000 FC, soit 23,50 USD contre 70.500FC du prix passé, un carton de Ngolo de 10kg revient aujourd’hui à 63.500FC, soit 22,28 USD, contre 67.000FC, un carton de poumons de 10 kg en provenance de la Thaïlande à 43.000FC, soit 15 USD contre 49.000FC, un carton de foies de 10kg en provenance de la Thaïlande qui se vendait à 63.500 FC, se négocie actuellement à 58.000, soit 20,35 USD.
Dans la même catégorie, un carton des pieds de porc de 10kg communément appelés « Makoso » en provenance de l’Europe est passé de 50.000 FC à 44.000 FC, soit 15,43 USD, un carton des rognons 10kg en provenance de l’Europe qui se vendait à 57.000FC, revient à 55.000FC, soit 19,29 USD, un carton de « Mbanga » de 10kg en provenance de l’Europe se vend à 65.000 FC, soit 22,80 USD contre 70.000FC, un carton des tripes, connu sous le nom de « Mabumu » en provenance de l’Europe est vendu à 68.000FC, soit 23,85USD alors qu’il se négociait à 75.000FC.
Un carton de «Malangua» de 10kg revient à 60.000FC, soit 21 USD contre 62.500FC, un carton des cotis de viande en provenance de l’Europe est vendu à 105.000FC, soit 36,84 USD, contre 116.000FC, un carton poisson de tilapia de 10kg en provenance de la Namibie qui se negociat à 69.000FC revient à 65.000FC, soit 22,80 USD, un carton de dos de poulet de 10kg appelé communément « mikongo » revient à 43.000FC, soit 15 USD contre 45.000FC, un carton de masque des porcs se vend à 64.000FC, soit 22,45 USD, contre 67.000FC, un carton de cœurs en provenance de l’Europe se négocie à 48.000 FC, soit 16,84 USD, contre 50.000FC, un carton de « mungusu » de 10kg revient à 65.000fc, soit 22,80 USD contre 70.500FC, un carton de filet de porc de 10kg en provenance de l’Europe revient à 105.000FC, soit 36,84 USD alors qu’il se vendait à 110.000FC.
Stabilité de quelques produits
Par ailleurs, quelques produits sont restés stables de prix sur les marchés. Il s’agit notamment du prix d’ un carton de viande « TS » de 20 kilogrammes, en provenance de l’Europe, revient à 300.000FC, soit 105,26 USD, un carton de poissons appelés « mabundu » à 180.000FC, soit 63,15 USD, un carton de poissons salés de 9Kg en provenance de la Namibie est vendu actuellement à 167.000FC, soit 58,59 USD, un carton de cou de dinde revient à 88.000FC, soit 30,87 USD.
D’autres produits en hausse de prix
Par contre, il s’est révélé que d’autres produits ont connu une hausse sur les marchés a cause de la multiplicité de taxes, ainsi qu’à la dépréciation du franc congolais par rapport au dollar américain. Il s’agit notamment d’un carton de gésier qui se vendait à 70.000FC, se négocie a 97.500FC, soit 24,56 USD, un carton des noix de joue de 10kg revient à 120.000FC, soit à 42,10 USD, alors qu’il se négociait à 102.000FC, un carton de poulets communément appelé « nu » de 10 pièces qui se négociait à 78.000FC, revient actuellement à 89.000FC, soit 31,22 USD
En outre, un carton de poissons chinchards de 30 kilogrammes, 20+ communément appelés « Thomson », en provenance de la Namibie, qui se vendait à 260.000FC, revient aujourd’hui à 264.000FC, soit 92,63 USD, un carton de Malua de 20kg qui coûtait 182.000FC, soit 63,85 USD,contre 178.000FC, un carton de jarret de 10kg est passé de 80.000FC à 134.000FC, soit 47 USD, un carton de bambine de 15kg qui se vendait à 103.500FC revient à 105.000FC, soit 36,84USD.
ACP/C.L./CC