L'année académique 2024-2025 est-elle déjà en danger en RDC ? La question se pose à la lumière de la note d'information présentée par la ministre de l'Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU), Marie-Thérèse Sombo, lors de la dix-neuvième réunion du Conseil des ministres, le vendredi 25 octobre. Dans son exposé, la ministre a évoqué plusieurs problèmes liés à la rentrée académique 2024-2025, nécessitant une intervention “urgente” du gouvernement pour une rentrée “apaisée”.

“Concernant l'application des résolutions issues de la dernière commission paritaire de l'Enseignement Supérieur et Universitaire, tenue à Bibwa du 2 au 14 septembre 2024, la ministre de l'ESU a indiqué que certains problèmes cruciaux n'ont pas encore trouvé de solution. Pour garantir une rentrée académique apaisée, ces problèmes doivent être pris en compte en urgence. Il s'agit notamment des arriérés de la paie complémentaire des mois de mars, avril, mai, et juin 2023, de la poursuite de la distribution des véhicules aux professeurs, des primes de recherche pour les personnels scientifique et académique, de la mécanisation des nouveaux docteurs à thèse, des pertes de pouvoir d'achat, et de la mise en place d'un comité de suivi des accords de Bibwa”, rapporte le compte rendu de la réunion, lu par le porte-parole du gouvernement.

Elle a également précisé qu'en exécution des instructions reçues du Président de la République lors des différentes réunions du Conseil des ministres tenues les 28 juin, 23 août, 30 août et 20 septembre 2024, plusieurs actions ont été initiées.

“Le ministère de l'Enseignement Supérieur et Universitaire s'est engagé dans plusieurs actions prioritaires, telles que l'évaluation à mi-parcours du système LMD, la convocation et la tenue de la commission paritaire gouvernement-banc syndical, le contrôle de gestion dans tous les établissements publics du ministère de l'ESU, ainsi que l'harmonisation du calendrier académique. Concernant l'évaluation à mi-parcours du système LMD, les données recueillies jusqu'à présent montrent que le gouvernement devra mobiliser des moyens conséquents pour une mise en œuvre efficace de ce système”, poursuit le compte rendu de la réunion.

En ce qui concerne le contrôle de gestion, a-t-elle ajouté, les missions d'inspection sont en cours, tandis que le ministère s'apprête à publier l'instruction académique n°026, qui précisera les directives claires sur les modalités de fonctionnement des établissements de l'ESU, le paiement et l'utilisation des frais académiques, ainsi que l'harmonisation du calendrier académique.

Dans un communiqué publié en septembre, la ministre de l'Enseignement Supérieur et Universitaire, Marie-Thérèse Sombo, avait donné des directives relatives à la fin de l'année académique 2023-2024 et à l'ouverture de la suivante. Ce document indique que l'année académique 2024-2025 débutera le lundi 28 octobre 2024.

Clément Muamba



Le drame s'est produit aux environs de 5 heures du jeudi 24 octobre, dans le groupement Mboli, chefferie Ndeni en territoire de Bondo, situé à plus de 200 kilomètres de Buta, a appris actualité.cd, ce vendredi.

Des sources concordantes dans la zone rapportent que ce pachyderme sème à mainte reprises terreur et désolation au sein de la population, jusqu'à donner la mort au regretté Limo Mbele.

Les mêmes sources indiquent que la bête appartiendrait à un troupeau dont le nombre n'est pas connu qui apparaît régulièrement dans le village, détruisant tout sur son passage (maisons, champs et autres...).

Il y a un an (2023), deux personnes dont une femmes ont été attaquées et blessées par le même éléphant. La situation crée de l'émoi dans le chef de la population qui ne sait plus vaquer librement à ses activités champêtres et de chasse.

La nuit devient cauchemar aux habitants qui craignent une probable apparition des bêtes. La mort du chef d'établissement, aggrave la situation sur terrain, ajoutent les mêmes sources.

La population lance à cet effet un SOS aux autorités compétentes pour résoudre ce phénomène, particulièrement à l'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature/ICCN et ses partenaires, censés réglementer le mouvement des animaux dans les aires protégées à travers le pays, et de créer un couloir de passage des éléphants pour repousser ce troupeau.

Nos sources précisent que d'après l'histoire, le village Mboli aurait été construit sur un espace où les éléphants passaient dans les anciens temps. Le territoire de Bondo se trouve dans une grande réserve du domaine de chasse Bili-Uélé, concluent-elles.

Joël Lembakasi



Le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, a exprimé mardi au Vatican son opposition à une béatification précipitée de l'ancien roi des Belges, Baudouin Ier (1930-1993), évoquant "une tâche noire" dans l'histoire du souverain en lien avec le rôle qu'il aurait joué dans l'assassinat de Patrice Lumumba, premier Premier ministre de la RDC, renseigne l'ACP. S'exprimant devant la Congrégation pour les causes des saints, le prélat congolais a appelé à une enquête approfondie pour faire la lumière sur cet épisode sombre de l'histoire congolaise.

Cette prise de position intervient alors que le pape François, lors de son voyage en Belgique en septembre dernier, avait annoncé le lancement du processus de béatification de Baudouin, louant sa foi profonde et son refus de ratifier une loi sur l'avortement en 1992. Le roi Baudouin, qui régna de 1951 à 1993, est également associé à l’indépendance du Congo en 1960, bien que des historiens aient critiqué son discours solennel pour son manque de compassion envers les exactions commises durant la colonisation belge.

En réaction, Martin Fayulu a soutenu le cardinal Ambongo, déclarant : "Il est essentiel de clarifier les responsabilités du roi Baudouin dans l'assassinat de notre héros national Patrice Lumumba avant d’envisager sa béatification. L'Église catholique doit aussi réfléchir aux conséquences des actes de son ancêtre Léopold II sur notre pays."

Le pape François, dans un message diffusé en septembre, avait déclaré : "Dès que je rentrerai à Rome, j'ouvrirai le procès en béatification du roi Baudouin : que son exemple d'homme de foi éclaire les gouvernants."

La béatification, un processus clé dans l'Église catholique, vise à reconnaître la vertu et la foi exemplaire d’une personnalité défunte, en vue de permettre sa vénération par les fidèles.

actualite.cd/CC



Les avenues Plateau, du Marché, de l'École, du Marais et Rwakadingi, situées dans les communes de Kinshasa, Barumbu, Lingwala et Gombe, débouchant au marché central, sont d'une impraticabilité inquiétante. Le gouvernement provincial de Kinshasa annonce la délocalisation des marchés pirates qui les traversent en vue de leur réhabilitation.

Vendredi 18 octobre dernier, la commission ad hoc mise en place pour la sensibilisation et la délocalisation des vendeurs, chapeautée par le ministre provincial des infrastructures et travaux publics, s'est réunie avec les bourgmestres de ces communes. Au cours de cette réunion, 10 sites ont été identifiés pour accueillir temporairement les marchés pirates en vue de l'entame des travaux de réhabilitation de ces 5 avenues, du reste très fréquentées.

En effet, ces travaux plantent les décors de la remise en service du marché central de Kinshasa dit « Zando», dont les travaux de construction tendent déjà vers la fin. L'objectif est également de fluidifier la circulation des alentours de Zando pour faciliter l'accès à ce lieu de négoce.

Les 5 artères concernés par ces travaux de réhabilitation forment un linéaire de 4,88 kilomètres. Les bourgmestres des communes concernées ont, quant à eux, lancé un message pressant aux vendeurs pour vider le lieu pour permettre le début des travaux.

Samyr LUKOMBO



Un projet de jumelage entre les communes de Kinshasa et celles de Bruxelles, à l'image de celui réalisé avec la commune de Selembao, a été présenté ce lundi 21 octobre 2024 à la Première Ministre, Judith Suminwa, par les élus belges d'origine congolaise.

D'après une dépêche de la cellule de communication de la Primature, ce type d'initiative vise à établir des relations mutuellement bénéfiques. Ces communes respectives peuvent échanger des idées, des ressources et des bonnes pratiques.

"Les élus ont souligné l'importance de ce jumelage pour favoriser la coopération et la compréhension entre les cultures", peut-on lire dans cette dépêche.

Lors de cette rencontre, la Première ministre a également évoqué l'inauguration prochaine d'un centre culturel d'Afrique centrale en RDC. Ce lieu sera dédié à la promotion des identités culturelles, africaines et congolaises, en particulier ; un levier important pour les jeunes Congolais de la diaspora en quête de leur identité. Cet espace permettra de célébrer la richesse culturelle de la RDC tout en abordant des questions essentielles concernant les droits des femmes et l'identité nationale. Il va, en outre, mettre en valeur et faire connaître l’immense patrimoine culturel du pays.

Enfin, les deux parties ont mis l'accent sur les intérêts des différents groupes belges désireux de s'engager avec la RDC, que ce soit à travers des projets économiques, culturels ou sociaux. Cette dynamique d'échange est essentielle pour renforcer les liens entre les deux pays.

"La Première Ministre a encouragé les initiatives des élus belges d’origine congolaise pour bâtir ensemble un avenir prometteur", a rapporté la cellule de communication de la Primature.

Cette rencontre entre la cheffe du gouvernement et plusieurs groupes de personnalités, dont les élus belges d'origine congolaise, "symbolise une volonté commune vers le renforcement des liens entre la Belgique et la République Démocratique du Congo". C'était aussi une occasion pour les élus belges de partager leurs initiatives et de discuter des défis auxquels ils font face dans l'exercice de leur mandat.

Merveil Molo



Le ministre de la Santé, Dr Roger Kamba, a, à l'occasion de la clôture de la commission paritaire Gouvernement et banc syndical de la Santé, annoncé la tenue bientôt d'une série d'états généraux dans ce secteur. Cette initiative, a-t-il fait remarquer, s'inscrit dans le cadre de l'amélioration de la qualité de l'offre des soins. 

Premièrement, le ministre a rassuré sur la tenue des états généraux des ressources humaines. Pour cela, a-t-il indiqué, le secrétaire général du ministère de la Santé est déjà instruit. En second lieu, il sera question des états généraux du ministère de la Santé. Et, enfin, des états généraux pour l'évaluation du système pharmaceutique en RDC.

"Nous avons déjà adopté notre plan national du développement sanitaire. Celui-ci comporte des améliorations sociales, qui sont posées comme base de notre évolution", a-t-il déclaré.

En définitive, Roger Kamba a martelé sur le fait qu'il existe bien trois éléments à prendre en compte, lorsque l'on évoque la question relative à la qualité de l'offre des soins, à s'avoir : le prestataire, l'équipement et le médicament.

Grevisse Tekilazaya 



En séjour à Bruxelles, capitale du Royaume de Belgique, la Première Ministre, Judith Suminwa, a accordé une audience, ce lundi 21 octobre 2024, à une délégation menée par Pierre Kompany, député belge d'origine congolaise

À en croire une dépêche de la cellule de communication de la Primature, cette rencontre, qui a réuni des représentants d'ONG œuvrant en RDC- République démocratique du Congo-, s'inscrit dans une dynamique de collaboration pour le développement de projets en faveur de la jeunesse.

Pierre Kompany, à la tête d'un groupe engagé, a présenté les initiatives de l’association Samia et de la Friendly Foot Association. Ces organisations se consacrent à l'éducation et au sport, des domaines essentiels pour encadrer et soutenir la jeunesse défavorisée, tant en RDC qu’au Sénégal et ailleurs. Leur approche vise à offrir des opportunités éducatives et sportives, contribuant ainsi à la formation de citoyens responsables et engagés.

"Après cette rencontre, je crois que c'est une belle opportunité pour que les projets que nous menons soient connus des responsables du pays", a affirmé Pierre Kompany.

La baronne Sophie de Jacques, aussi présente, a souligné l’importance de lutter contre les violences faites aux femmes et aux jeunes en situation vulnérable. Son engagement met en avant les défis persistants auxquels sont confrontés ces groupes, et elle a plaidé pour un soutien accru afin de créer des environnements sûrs et inclusifs.

L'audience a également permis d'échanger sur la possibilité de collaborer sur des projets concrets destinés à la jeunesse. En présence du Ministre de la Communication et Médias, les discussions ont porté sur la valorisation et la gestion des infrastructures sportives laissées par les Jeux de la Francophonie. Ces installations représentent une opportunité précieuse pour développer le sport en RDC, mais nécessitent une planification et un investissement adéquats.

Un point crucial évoqué lors de cette rencontre a été l’augmentation significative des investissements dans le secteur sportif depuis l’avènement du Gouvernement Suminwa. L'accent mis sur le sport en tant qu'outil de développement et de cohésion sociale reflète une volonté politique forte d'améliorer les conditions de vie des jeunes Congolais. Aussi, dans le pilier 4 de son Programme d'Actions, le Gouvernement Suminwa considère le sport comme l'un des leviers du rayonnement du pays et l'amélioration de la santé du Congolais, en vue d'avoir une classe de citoyens sains de corps et d'esprit capables de contribuer au développement du pays.

Cette audience avec la Première Ministre Suminwa représente un tournant dans l'engagement du Gouvernement congolais envers sa jeunesse. En mettant en avant des projets éducatifs et sportifs, il est possible de créer un avenir meilleur pour les jeunes, en leur offrant les outils nécessaires pour surmonter les obstacles et s'épanouir dans un environnement propice au développement.

Serge Mavungu 

A Propos

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