Le Vice-premier ministre, ministre de l'intérieur, Peter Kazadi, a tenu un tête-à-tête, mardi dernier, avec l'ambassadrice des États-Unis d'Amérique (USA) en République démocratique du Congo, (RDC), Lucy Tamlyn. Au cours de cet entretien, les deux personnalités ont évoqué, en long et en large, la situation sécuritaire dans l'Est de la RDC et ses retombées à Kinshasa, notamment les actes de vandalisme contre les représentations diplomatiques occidentales et la Monusco.
La diplomate américaine a rappelé que les USA ont été les premiers à dénoncer l'agression rwandaise à l'Est. À l'en croire, le pays de Joe Biden continue à travailler avec toutes parties prenantes, pour une solution diplomatique, à même de rétablir la paix. Une mise au point américaine tombée au moment où l'opinion congolaise accuse les USA d'être de mèche avec les rebelles du M23, pour déstabiliser la RDC.
Faisant suite à ces accusations et suspicions, l'ambassade des USA a également été attaquée, lundi dernier, par les Congolais. Une situation dénoncée par le gouvernement RD Congolais, qui a diligenté des enquêtes pour sanctionner les auteurs. Pour Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement et Ministre de la Communication, au-delà de la frustration et la colère, la violence n'est pas la réponse qu'il faut réserver.
Stentor
Le Pasteur Moïse Mbiye a enflammé la toile avec une publication de ce mardi 13 février, dans laquelle il promet de faire une grave révélation en présentant un mystère avec lequel il partage sa vie. L’homme de Dieu a donné rendez-vous à tous les curieux ce mercredi 14 février à 14h00′.
« Rendez-vous ce mercredi 14 février 2024 à 14h00 de Kinshasa. Il faut que je vous la présente », a-t-il écrit sur son compte Facebook.
La publication de Moïse Mbiye a directement fait penser à la présentation de sa femme. L’homme de Dieu présentera t-il sa femme en ce jour de la Saint Valentin ? La réponse dans quelques heures.
Actu RDC/CC
Depuis près de 30 ans, la République Démocratique du Congo fait face à une insécurité croissante dans sa partie Est. Outre l'activisme des groupes armés locaux, le Rwanda de Paul Kagame est l'un des acteurs de l'instabilité dans cette région, sous l'œil complice et silencieux de certaines grandes puissances, notamment les États-Unis d'Amérique, la France et d'autres États.
Dans le contexte sociopolitique congolais actuel, des voix s'élèvent pour demander aux autorités de la RDC de nouer d'autres partenariats militaires avec la Russie, la Chine et la Corée du Nord afin de faire face à cette insécurité. Interrogé sur cette option, le VPM, ministre de l'Intérieur, de la Sécurité et des Affaires Coutumières, Peter Kazadi, précise que la RDC n'est pas obligée de conclure des partenariats avec tous les États du monde.
"Je tiens à vous dire que notre pays entretient de bonnes relations avec tous les pays que vous avez mentionnés. Je ne sais pas quel autre type de relation vous envisagez. Nous ne sommes pas tenus de conclure des accords militaires avec tous les pays du monde. Pour l'instant, nous avons des accords à différents niveaux et nous avons des partenaires dans le domaine de la sécurité qui collaborent avec nous. Nous ne voyons donc pas de raison, pour l'instant, de chercher à conclure des accords militaires avec tous ces pays. Nous sommes un pays souverain libre de décider de notre sort, mais il est évident que, pour le moment, nous n'envisageons pas de tels accords", a répondu Peter Kazadi lors d'un briefing de presse co-animé avec son collègue de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, le mardi 13 février 2024.
Revenant sur cette question, Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, a rappelé que la question de la guerre concerne essentiellement les Congolais, qui doivent se défendre. Selon lui, parmi les mesures pour remédier à cette situation, il convient de renforcer les Forces Armées de la République Démocratique du Congo.
"Il est important de comprendre que cette guerre est avant tout la nôtre, ce n'est pas la guerre des autres. Nous devons tous en prendre conscience. C'est pourquoi nous lançons des campagnes pour mobiliser le soutien derrière nos Forces Armées, car nous ne pouvons véritablement compter que sur nous-mêmes. Bien sûr, nous avons des accords de différents types, mais ces accords ne peuvent intervenir que pour soutenir nos forces nationales. Il faut cesser de croire que la solution viendra forcément de l'extérieur. Il faut compter sur nos soldats, il faut compter sur notre armée, car la première réponse que nous devons apporter est le renforcement de notre armée", a souligné le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya.
La République Démocratique du Congo accuse le Rwanda et ses "supplétifs" du M23 de chercher à s'emparer des minerais de l'Est congolais. De son côté, le M23 affirme défendre une population menacée et réclame des négociations, que Kinshasa refuse, excluant tout dialogue avec des "terroristes". Le conflit dans l'Est de la République Démocratique du Congo entre la rébellion du M23 et les forces gouvernementales s'intensifie, avec l'armée rwandaise accusée d'utiliser des armements sophistiqués tels que des missiles sol-air.
Clément MUAMBA
Le 14 février, c’est la Saint-Valentin. Et en RDC comme dans beaucoup de pays, à la Saint-Valentin, on fête les amoureux. Mais pourquoi ce jour-là, tout particulièrement ? En réalité, cette fête des amoureux est une importation occidentale. Elle tire ses racines dans l'histoire européenne.
Même si la plupart des Congolais considèrent la Saint-Valentin comme une fête qu'ils se sont appropriés, cela reste purement commerciale. Ils sont aussi nombreux à la célébrer. À grand renfort de déclarations d'amour ou de petits cadeaux sexy. Et si l'opinion des Congolais concernant cette fête est ambiguë, c'est peut-être parce que son origine reste floue.
Pour les occidentaux en effet, l'origine de la Saint-Valentin serait païenne qui remonterait à la Rome antique. À cette époque, on fêtait les Lupercales entre le 13 et le 15 février de chaque année. Une fête bien moins romantique que notre Saint-Valentin. Un bouc était alors sacrifié dans la grotte dans laquelle, selon la légende, la louve avait allaité Romulus et Rémus. Enduits du sang de ce bouc, les jeunes gens de bonne famille couraient ensuite les rues pour fouetter les femmes de lanières de peau. Objectif : les rendre fécondes ! C'est également ce jour que les jeunes gens tiraient au sort le nom de celle qui serait leur partenaire pour le restant de l'année...
Saint-Valentin : une fête païenne ou chrétienne ?
D'autres occidentaux affirment que nous devons la Saint-Valentin à un martyr de l'Église catholique, Valentinus. Alors que l'empereur romain Claudius II avait interdit les mariages -- pour encourager les soldats à partir plus nombreux à la guerre --, ce prêtre aurait en effet continué sous cape à marier les amoureux. Un engagement qui lui aurait valu l'emprisonnement puis l'exécution... un 14 février. Puis, le pape aurait aboli les Lupercales et nommé Saint-Valentin, saint patron des amoureux.
Cette fête que nous sommes aujourd'hui si nombreux à considérer comme une fête commerciale est pourtant une véritable coutume depuis le Moyen Âge. Des processions sont même organisées pour célébrer les amoureux. Et des parties de cache-cache entre célibataires sont destinées à permettre à chacun de trouver l'âme sœur. À partir du XIXe siècle, la pratique de l'échange de petits mots d'amour se développe. Et les « Valentines », ces cartes portant des mots doux, deviennent les symboles de la Saint-Valentin. Aux États-Unis, il est de coutume d'en offrir à toutes les personnes aimées, au sens large du terme.
CC
Procès Salomon Kalonda: la cour militaire rejette à nouveau la demande de mise en liberté provisoire
La Cour militaire s’est prononcée ce mardi 13 février sur la demande de mise en liberté provisoire sollicitée par les avocats de Salomon Kalonda Idi au regard de la dégradation de sa santé pour une prise en charge médicale à l'extérieur du pays. Elle rejette cette demande de la partie prévenue et recommande à Salomon Kalonda de se faire soigner à clinique universitaire ou à l'hôpital HJ.
"La Cour a refusé de lui accorder la liberté provisoire, mais autorise qu'on puisse le traiter soit à la clinique universitaire, soit HJ hospital, alors que ce sont des médecins notamment de la clinique universitaire qui avaient établi un rapport disant qu'il est réellement malade et ne pouvait pas comparaître. Il est triste, chaque jour qui passe Salomon s'approche de la mort", s'indigne sur à ACTUALITE.CD, Francis Kalombo, un des membres du collectif des avocats de Salomon Kalonda.
L'Auditorat militaire avait requis 19 médecins, notamment ceux de la clinique universitaire de Kinshasa et de l’hôpital général de référence de Kinshasa, ex-Maman Yemo, lesquels ont établi réellement que l'état de santé de Salomon Kalonda nécessite une bonne prise en charge. Plusieurs demandes de mise en liberté provisoire ont été rejetées par la cour militaire. Entre-temps, le prévenu est toujours hospitalisé dans une installation sanitaire à Kinshasa. L'assemblée provinciale du Maniema vient de valider son mandat comme député provincial élu, à la suite des élections du 20 décembre 2023.
Salomon Kalonda Idi a été arrêté le 30 mai à l'aéroport de N'djili, à Kinshasa. Depuis son arrestation, ses avocats contestent les accusations portées contre lui et remettent en question la légalité de la procédure ayant conduit à sa détention. La conseillère de Moïse Katumbi a qualifié cette procédure judiciaire de "procès de la honte", et sa défense soutient qu'il s'agit d'une machination politique visant à éliminer un adversaire politique.
Ivan Kasongo
Sur son compte X, la Présidence sud-africaine a indiqué : « C’est dans le cadre de l’obligation internationale de l’Afrique du Sud envers la mission de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et soutenir la RDC ».
Elle précise par ailleurs que « L’emploi couvrira la période du 15 décembre 2023 au 15 décembre 2024 et il a été autorisé conformément aux dispositions de l’article 201 (2) (c) de la Constitution de la République d’Afrique du Sud. Les dépenses budgétisées à engager pour l’emploi s’élèvent à un peu plus de 2 milliards de rands. Ces dépenses n’impacteront pas les provisions pour l’entretien régulier et les réparations d’urgence des forces de défense ».
Pour l’Afrique du Sud, l’obligation de fournir des troupes à la mission de la SADC en RDC incombe à tous les États membres de la SADC.
Le 17 novembre 2023, le Gouvernement avait signé l’Accord portant statut de la force de la SADC qui devrait être déployée en République démocratique du Congo.
Le Gouvernement congolais s’engageait ainsi à mettre à la disposition de cette force, les facilités diplomatiques liées à ce type d’intervention.
Commandée par le général de division sud-africain, Monwabisi Dyakopu, la force de la SADC en République démocratique du Congo (SAMIDRC) a pour mission de soutenir le Gouvernement congolais dans ses efforts pour rétablir la paix et la sécurité dans l’est de la RDC, qui a connu une augmentation des conflits et de l’instabilité posée par la résurgence des groupes armés.
Boni Tsala
Le gouvernement Sama Lukonde devra bientôt se vider de ses membres. Plusieurs ministres élus députés sont obligés de démissionner de l'exécutif central pour garder leurs sièges à l'Assemblée nationale.
Le ton a été donné lundi 12 février courant lors de la plénière de l'Assemblée nationale sur la validation des pouvoirs. Le président de la chambre basse, Christophe Mboso N'kodia, est formel : il n'y aura pas de députés ministres.
Et bien, parmi les premières personnes à quitter le gouvernement, figure sans nul doute le premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde, appelé à prêcher par l'exemple. L'intérim à la primature sera visiblement assumé par le vice-premier ministre en charge de la Défense nationale, Jean-Pierre Bemba Gombo.
Peter Kazadi de l'Intérieur, JP Lihau de la Fonction publique, Ève Bazaiba de l'Environnement, Patrick Muyaya des Médias, Vital Kamerhe de l'Économie... ont 8 jours maximum pour quitter le gouvernement.
Ceux qui resteront après 8 jours cumuleront des portefeuilles, comme en 2018 où Lisanga Bonganga s'est retrouvé avec plus de quatre ministères à gérer pour combler le vide.
Cela durera le temps que prendra l'informateur Augustin Kabuya pour détecter la majorité à l'Assemblée nationale, ce qui permettra au chef de l'État Félix Tshisekedi de former le nouveau gouvernement. Selon les dispositions légales, Augustin Kabuya a tout au plus deux mois, soit un mois renouvelable une seule fois, pour présenter les conclusions au président de la République.
Aujourd'hui, il est décidément plus ''King'' qu'hier : en effet, on ne cesse d'entendre ses chansons à bord des taxis, dans les ''terrasses'' comme sur les radios locales de Kinshasa, beaucoup plus que de son vivant. King Kester Emeneya Mubiala est décédé il y a dix ans, le 13 février 2014, à 58 ans.
Un surdoué de la Rumba congolaise
Après une fulgurante carrière musicale d'un peu plus d'une trentaine d'années, il était une incontestable ''star'' de la musique congolaise moderne. Jean Emeneya Mubiala est devenu, au fil des années, une personnalité à part dans la musique moderne de son pays, la Rumba congolaise, qu'il traitait d'une façon à lui, mélangeant tradition et modernité, mêlant des sonorités de ''l'autre musique'' à des rythmes que n'aurait pas renié l'Afrisa International ou sa devancière l'African Fiesta.
Vedette authentique de Kikwit, sa ville d'origine, où il est un élève passablement turbulent des frères joséphites, Emeneya a su imposer un style, une personnalité et un savoir-faire artistique partout où il est passé, de Kikwit à Idiofa, de Lubumbashi à Kinshasa.
Passage remarqué à Molokai
Lorsqu'il rejoint le Viva la Musica de Papa Wemba, en 1977, après un passage écourté à l'Université de Lubumbashi, il est tout de suite remarqué. Il a une voix particulière, mais il a aussi - et c'est rare - une façon à lui de concevoir et de sentir la musique. Ses collègues le surnomme dans son dos ''le maître des nuances'' à cause de la rigueur qu'il met à faire respecter les intonations, les silences, les nuances (justement).
Viva la Musica lui sert de tremplin, d'autant plus que Papa Wemba abandonne souvent le navire au début des années 80 (une escapade chez Tabu Ley puis un long séjour en Europe, notamment). Emeneya qui n'est pas encore le ''King'' tient la baraque et fait même mieux que cela.
Victoria Eleison, la consécration
C'est tout naturellement qu'il va quitter cet orchestre, affermi dans son leadership, pour créer son ''Victoria Eleison'' en 1982 : la dénomination du groupe est particulière et le succès immédiat, du point de vue discographique et du point des spectacles qu'il met un point d'honneur à soigner particulièrement.
Sa chanson ''Kimpiatu'' marque les esprits avec ce savant mélange entre tradition bayansi et modernité : elle est plébiscitée ''tube de l'année 1985''. Kester se distingue du reste dans la mise en valeur des langues nationales qu'il mélange volontiers dans de savantes tournures langagières, dans ses interviews comme dans ses œuvres musicales.
Un répertoire probant et parlant
Il en avait créés et il en créera d'autres et des meilleures : Miléna (1977), Kaba zonga, Ndako ya ndele (1978), Ata Nkale (1979), Dikando, La Runda, Dembela, Ngonda (1980), Mishueni, Fleur d'été, Horoscope (1981), Naya, Okosi ngai mfumu (1982), Ngabelo, Surmenage (1983), Kimpiatu, Willo Mondo (1985), Wabelo, Manhattan (1986), Deux temps, Nzinzi (1987), Mukusa (1990) Djo Kester (1991), Every body (1993), Live in Japan (1994), Live in Paris, Pas de contact (1995), Succès fou (1997), Mboka mboka (1998), Never again, Plus jamais (1999), Longue histoire (2000), Live au Zénith de Paris (2001), Live à l'Olympia de Paris, Rendre à César, Nouvel ordre (2002), Le jour le plus long (2007)... J'en passe et des meilleures.
De son vivant, King Kester Emeneya a toujours revendiqué la paternité d'une révolution musicale ''qui a fait entrer la rumba congolaise dans l'ère électronique''. Il ne croyait pas si bien dire : avec un autre de ses succès, ''Nzinzi'', il chamboule l'orchestration habituelle de la musique congolaise moderne en y renforçant l'apport des synthétiseurs, mais en y mettant aussi un chœur des femmes à la manière de Rochereau Seigneur Tabu Ley, son idole, à qui il a rendu hommage dans plusieurs de ses prestations publiques, au pays et à l'étranger.
A Kikwit : the King for ever
Finalement, c'était une star restée proche des gens, proche des siens. La bataille des politiques autour de son lieu d'inhumation (Kinshasa, tenue par la Mouvance présidentielle de l'époque ou Kikwit, bastion de l'opposition d'alors) était aussi un combat pour récupérer des suffrages populaires sur son nom, sur son dos.
Depuis dix ans, Kikwit commémore Jean-Baptiste Emeneya Mubiala ''King Kester'' par une fête gigantesque qui entraîne toute la ville, le jour de l'anniversaire de sa disparition. Les jeunes orchestres qui jouent la musique du maître, les sapeurs (et les sapeuses - eh oui ! -) se disputent la vedette. Et King Kester revit dans la farandole du 13 février.
Il y a, à Kikwit, une avenue King Kester Emeneya ainsi qu'une statue de lui à l'entrée de cette avenue où se trouve l'ISP-Kikwit (artère importante s'il en est). Mais le monument du King a déjà été changé à la demande de la population de Kikwit qui ne reconnaissait pas leur idole dans une sculpture qui semblait plutôt représenter un sujet... chinois.
Disparu, mais toujours présent
Les Kikwitois et les Congolais écoutent et connaissent beaucoup plus et beaucoup mieux la discographie enjôleuse, à la thématique variée, de Jean-Baptiste Emeneya Mubiala. Ils l'ont plébiscité comme l'un des meilleurs représentants de la rumba devenu aujourd'hui indiscutablement immortel dans la conscience collective des Congolais. Salut l'Artiste, salut le King.
Jean Marie NGAKI









