A partir de ce mardi 13 février, la Police nationale congolaise (PNC) annonce l’« Interdiction formelle des moto-taxis d'accéder à la commune de Gombe » dans la ville de Kinshasa. La mesure a été annoncée lundi 12 février à l’issue de d'une réunion de sécurité présidée lundi par le vice-Premier ministre en charge de l'Intérieur, Peter Kazadi, deux jours après des manifestations dans cette partie de Kinshasa.

« Toutes les motos trouvées en ville seront saisies et les propriétaires seront mis en détention. Tout attroupement en ville est interdit. La police passe à la vitesse supérieure parce que les actes posés durant les deux jours ont été suivis. Tout le monde a compris le message. Il est temps d’arrêter et de laisser les choses marcher normalement parce que plusieurs personnes ont droit de travailler », a prévenu le commissaire général de la PNC, le commissaire divisionnaire principal Alonga Boni.

Parmi les autres mesures figurent l’interdiction de tout attroupement de plus de six personnes dans la commune de Gombe.

En plus, les vendeurs ambulants et les enfants en rupture familiale appelés Shegués ne peuvent plus opérer dans la commune de Gombe.

Ces mesures font suite aux manifestations qui ont visé certaines ambassades et représentations diplomatiques installées en RDC et aux actes de vandalisme qui ont caractérisé celles-ci. La Police a été instruite pour une application stricte desdites mesures dès ce mardi 13 février.

radiookapi.net/CC



Plusieurs quartiers de la ville de Kinshasa qui n'étaient pas desservis en eau potable de la REGIDESO le sont depuis quelques mois à la grande satisfaction des Kinois. C'est le cas des quartiers des communes hautes de Ngaliema, Mont Ngafula et Selembao.

Des quartiers comme Telecom, Badianding, Eradi, Maman Mobutu dans les communes de Mont Ngafula, Ngaliema et Selembao qui autrefois connaissaient d'énormes difficultés d'approvisionnement en eau sont aujourd'hui servis.

Mais d'autres quartiers comme Ngafani n’ont toujours pas d’eau potable de la REGIDESO, à la suite du délabrement et de la vétusté de la tuyauterie, témoignent les habitants du quartier.

Tout en se félicitant des efforts accomplis, le directeur de la REGIDESO, David Mutombo, évoque aussi le problème d'intempéries et de manque de moyen.

Il encourage le Gouvernement à payer fidèlement ses factures et à investir dans le secteur de l'eau afin de permettre à la REGIDESO de répondre au besoin en eau de la population.

Le directeur général de la REGIDESO rassure que plusieurs efforts ont été entrepris en dépit des multiples défis auxquels elle fait face.

radiookapi.net/CC



Une plénière est convoquée, ce lundi 12 février, pour valider les pouvoirs des députés élus récemment. 

C’est ce que renseigne un communiqué signé par Serge Bahati, secrétaire rapporteur du bureau d'âge de l’Assemblée nationale.

Dans sa récente plénière, l’Assemblée nationale avait mis en place 26 commissions spéciales et temporaires devant vérifier les dossiers physiques de chaque élu. Ces commissions disposaient de maximum cinq jours à dater du lundi 5 février au vendredi 9 février derniers. Ces commissions ont déjà déposé les rapports de leur mission. Ces rapports sont déjà distribués aux élus. 

A la plénière de ce jour, il sera donc question de débattre de chacun de ces rapports et en valider les conclusions par la grande plénière. Ce qui sera synonyme de validation des pouvoirs des élus qui deviendront à titre provisoire des députés provisoires en attendant la liste définitive qui proviendra de la Cour constitutionnelle à l’issue des contentieux électoraux.

De son côté, la Haute cour avait déjà commencé à siéger sur les contentieux électoraux. D’après plusieurs sources judiciaires, la Cour constitutionnelle a plus de 15 000 dossiers électoraux à traiter.

Berith Yakitenge



Le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et Francophonie, Christophe Lutundula Apala Pen’Apala, a tenu une réunion d'urgence dimanche après-midi au Ministère des Affaires étrangères de la RDC, en présence de la cheffe de la MONUSCO et Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies Bintou Keita, ainsi que des diplomates des chancelleries occidentales dont les infrastructures et le personnel ont été menacés lors des récentes manifestations à Kinshasa, en lien avec l’activisme du M23 soutenu par Kigali.

Lors de cette rencontre, Christophe Lutundula Apala Pen’Apala a exprimé les regrets du gouvernement congolais pour les actes de violence injustifiés survenus lors des manifestations, annonçant des enquêtes en cours pour identifier et sanctionner les responsables. Il a réaffirmé l'engagement du gouvernement à assurer la sécurité du corps diplomatique conformément à la Convention de Vienne, appelant à la résistance contre la peur et le découragement, tout en assurant que des mesures de sécurité seront prises.

Évoquant la crise dans l'est de la RDC et ses répercussions régionales, Christophe Lutundula Apala Pen’Apala a souligné la nécessité d'un diagnostic sincère pour traiter les causes profondes du conflit. Il a rappelé l'ouverture de la RDC au dialogue et a évoqué les initiatives de Nairobi et la Feuille de route de Luanda, soutenues par l'Union africaine, les Nations Unies et l'Union européenne.

Par ailleurs, le gouvernement a décidé de renforcer le dispositif de sécurité dans les ambassades et les installations de la MONUSCO, réaffirmant que le personnel diplomatique et celui de la MONUSCO, ainsi que leurs biens, ne doivent en aucun cas être pris pour cibles.

Cette réunion intervient après une réunion urgente de sécurité présidée par le Vice-Premier Ministre, Ministre de l'Intérieur et Sécurité, Peter KAZADI KANKONDE, avec les responsables de la Police Nationale Congolaise et des Services de sécurité.

actualite.cd/CC



C’est une chanson qui a mis, sans nul doute, l’ambiance dans les rues de Kinshasa. L’artiste comédien Herman Amisi a dévoilé fin janvier son titre « Toro Toro » et en a tourné le clip dans la capitale congolaise.

Connu pour son expression culte « surveiller le fleuve », Herman Amisi a décidé d’enregistrer officiellement ce cri de ralliement des supporters des Léopards. Sur des sonorités afro, il pousse avec enthousiasme ses encouragements à l’équipe nationale.

Le tournage du clip s’est déroulé à Kinshasa, lieu idéal pour donner toute l’ampleur que mérite ce son 100% derrière les Léopards. Dans une ambiance festive, l’artiste a performé devant une foule conquise, déjà conquise par le titre sorti sur YouTube fin janvier.

Avec son flow entraînant et sa verve légendaire, Herman Amisi donne encore une fois la réplique aux stars du ballon rond congolais. Son « Toro Toro »a  permi de rythmer les stades et les fanzones au pays comme à l’étranger. Les Léopards ont trouvé leur nouvel hymne!

mbote/CC



Le Procès opposant le vice-gouverneur de Kinshasa, Gérard Mulumba (Partie civile) et le ministère public aux prévenus Ndaya Tshimanga et consorts à débuté ce vendredi 9 février 2024 devant le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Matete.Cette première audience foraine tenue à la prison de Makala a été consacrée à l'instruction. 

Sur demande du conseil d'avocat de la partie civile, le TGI a fixé une nouvelle audience au 23 février afin de permettre aux juges de visualiser les vidéos, preuves matérielles des incidents. 

Pour rappel, les prévenus Ndaya Tshimanga et consorts sont détenus à la prison de Makala depuis le 14 décembre dernier. Ils sont poursuivis pour association des malfaiteurs et menaces verbales d'attentat à l'encontre de Gérard Mulumba alors candidat député provincial dans le Mont-Amba. La caravane électorale de ce dernier a été attaquée par une bande d'individus au quartier Ndanu, dans la commune de Limete.

actualite.cd/CC



Tia veut dire mets en lingala. Cette chanson résonne auprès du peuple congolais qui fait face à la pauvreté au quotidien et aspire aux moments de fête.

Malgré leurs difficultés, la joie prend le dessus et ils se retrouvent incapables de contenir leur désir de musique qui puisse leur remonter le moral.

Les paroles de TIA reflètent le désir des Congolais qui souhaitent se réjouir mais sont freinés par leurs limites financières. Ils expriment une demande collective de faire jouer de la musique, quitte à accumuler des dettes.

C’est un appel à l’État congolais pour qu’il intervienne et aide à régler ces dettes afin qu’ils puissent vivre des moments de joie au milieu de leurs circonstances difficiles. Cette chanson constitue un commentaire puissant sur les défis socio-économiques auxquels sont confrontés de nombreuses personnes au Congo et met en lumière la résilience et l’esprit de son peuple. Il met en lumière leur désir de moments de bonheur tout en reconnaissant les complexités liées à leurs luttes quotidiennes.

Cette chanson à succès revêt une signification particulière pour le peuple congolais qui vit dans la pauvreté dans son pays. Non seulement cela apporte de la joie et fait danser les gens, mais cela constitue également un outil puissant pour sensibiliser les politiciens qui ne comprennent peut-être pas pleinement les luttes économiques auxquelles sont confrontés leurs citoyens.

En plus d’être un morceau de danse populaire, cette chanson est souvent jouée lors d’événements importants dans le pays.

Son objectif va au-delà du divertissement ; c’est un moyen d’attirer l’attention sur les problèmes urgents de la pauvreté et des difficultés économiques.

La chanson est disponible en audiovisuel sur ce lien : https://www.youtube.com/watch?

Le temps/CC

 



Le ministre congolais de la Défense est arrivé, ce vendredi 9 février, à Goma (Nord-Kivu) dans un contexte particulier marqué par des affrontements entre les troupes gouvernementales et le M23, à une trentaine de kilomètres de la ville. 

Le porte-parole civil du gouverneur mentionne que Jean-Pierre Bemba vient pour palper du doigt la situation sur le terrain.

"Le vice-premier ministre vient s'imprégner de la situation", explique monsieur Jimmy Nziali.

Au pied de l'avion à l'aéroport de Goma, le ministre congolais a été accueilli par le général Peter Cirimwami, gouverneur du Nord-Kivu, et par le général Sikwabwe Fall, commandant force terrestre des FARDC ainsi que commandant des opérations militaires au Nord et Sud-Kivu.

Le lundi 5 février dernier, alors que la menace du M23 se pressentait sur certaines autres entités dont même la ville de Goma, le Conseil supérieur de la défense s'est réuni autour de Félix Tshisekedi pour tabler sur des mesures particulières afin de protéger le chef-lieu du Nord-Kivu, la cité de Sake ou encore d'autres agglomérations.

"Le conseil supérieur de la défense s'est réuni autour du commandant suprême. Cela a porté essentiellement sur des questions sécuritaires générales du pays et particulièrement la situation qui prévaut au Nord-Kivu. Là dessus, un tour d'horizon a eu lieu sur des questions spécifiques militaires et opérationnelles qui se déroulent sur le théâtre des opérations", expliquait JP. Bemba au sortir des échanges avec le chef de l'Etat, avant de rassurer :

"Sur ce, le conseil supérieur de la défense, après avoir entendu toutes les parties et tous les commandants, a lancé un message à la population que tout est mis en œuvre pour que Goma ne puisse pas tomber. Tout est mis en œuvre sur la défense de la ville de Goma. En ce qui concerne les différentes localités qui sont occupées par les forces rwandaises, l'ensemble des forces armées sont en train de mettre tout en œuvre pour récupérer toutes ces localités", disait-il alors.

Le mercredi 7 février a été secoué par d'intenses combats près de Sake, à près de 30 kms de Goma mais l'armée congolaise a réussi à repousser l'ennemi vers Bukarura et Kingi, à une dizaine de kilomètres de la cité. Puis, d'autres affrontements ont éclaté le jeudi 8 février vers Kibumba, au nord de Goma, en croire la société civile de Nyirangongo. Là aussi, les soldats congolais ont opposé une autre résistance à la rébellion.

Isaac Kisatiro

A Propos

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