Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a présidé dans la nuit du lundi 18 mai, à la Cité de l’Union africaine, une réunion de crise consacrée à la situation sanitaire préoccupante dans certaines zones des provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.

Cette rencontre de haut niveau intervient dans un contexte marqué par la détection de plusieurs cas suspects qui font actuellement l’objet d’analyses et d’investigations approfondies. Les autorités sanitaires cherchent à établir avec précision leur éventuel lien avec la maladie à virus Ebola, qui reste une menace sérieuse dans la région.

Au cours de cette réunion, le chef de l’État a donné des instructions fermes au gouvernement afin de renforcer immédiatement les dispositifs de riposte sanitaire. L’objectif principal est de contenir toute éventuelle propagation et d’améliorer la coordination des interventions sur le terrain.

Le président Félix Tshisekedi a insisté sur la nécessité d’une réponse rapide, organisée et efficace face à la situation, appelant les services concernés à intensifier la surveillance épidémiologique dans les zones à risque.

Par ailleurs, le chef de l’État a lancé un appel à la population, l’invitant au calme et à la vigilance. Il a également insisté sur le respect strict des mesures de prévention recommandées par les autorités sanitaires, afin de limiter les risques de contamination.

Les autorités nationales poursuivent donc leurs efforts pour clarifier l’évolution de la situation sanitaire dans le Nord-Kivu et en Ituri, tout en maintenant une veille constante sur les cas suspects signalés et en renforçant les capacités de prise en charge.

Pour rappel, le gouvernement a annoncé l’extension de l’épidémie d’Ebola dans l’est de la RDC, avec la confirmation de nouveaux foyers dans la zone de Katwa, à Butembo, au Nord-Kivu, et à Nyakunde, dans la province de l’Ituri.

Selon les chiffres officiels, 131 décès ont déjà été enregistrés depuis la résurgence de l’épidémie en Ituri. Les autorités sanitaires poursuivent les activités de surveillance, de prise en charge des malades et de sensibilisation des communautés afin de limiter la propagation du virus, tandis que le gouvernement appelle la population au respect strict des mesures de prévention.

Gloire Balolage 



La résurgence de l’épidémie de choléra dans la prison de Mbanza-Ngungu a particulièrement retenu l’attention du gouvernement lors de la 87e réunion du Conseil des ministres. Après une période d’accalmie de 16 jours sans signalement de nouveaux cas suspects, huit nouvelles infections ont été enregistrées à partir du 18 avril, portant le cumul à 168 cas. Cette reprise souligne la fragilité de la situation sanitaire dans cet établissement, où les quatre pavillons ont été affectés par la maladie.

Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, a présenté une note d’information détaillant l’évolution récente de la maladie à travers le pays.

D’après cette note, une amélioration relative est observée au cours de la 15e semaine épidémiologique. Le nombre de cas suspects a diminué, passant de 968 à 915 par rapport à la semaine précédente. Dans le même temps, quatre décès ont été enregistrés, correspondant à un taux de létalité de 0,4 %, contre 1,5 % une semaine plus tôt.

Le ministre a également indiqué que cette tendance à la baisse est constatée dans plusieurs provinces, notamment à Kinshasa, dans le Haut-Katanga, le Tanganyika et le Haut-Lomami. Toutefois, cette évolution positive reste contrastée selon les régions, certaines continuant de faire face à une propagation active de l’épidémie.

La province du Nord-Kivu apparaît comme la plus touchée durant la période sous analyse. Elle a enregistré 215 nouveaux cas suspects ainsi qu’un décès, illustrant la persistance de la maladie dans cette partie du pays malgré les efforts de riposte engagés par les autorités sanitaires.

Concernant la ville-province de Kinshasa, les indicateurs montrent une tendance à l’amélioration. Le nombre de nouveaux cas suspects est passé de 36 à 33 entre la 14e et la 15e semaine, tandis qu’aucun décès n’a été signalé au cours de cette dernière période, contre deux précédemment. Par ailleurs, le nombre de malades actifs pris en charge dans les centres de traitement est passé de 16 à 10.

Enfin, s’agissant de la situation globale dans la prison de Mbanza-Ngungu, les autorités sanitaires ont relevé qu’au 17 avril, le cumul des cas s’élevait à 160, dont 13 décès. Cette situation, conjuguée à la récente résurgence, met en évidence la nécessité de maintenir des mesures de surveillance et de riposte afin de contenir durablement l’épidémie.

Gloire Balolage



La campagne nationale intégrée lancée ce mercredi du 22 au 26 avril, contre la rougeole, la poliomyélite et rubéole cible 2 200 473 enfants dans la province de l’Equateur, dans l’ouest de la RDC.

Au total 1 million 559 mille 648 enfants âgés de 6 mois à 14 ans sont ciblés par la vaccination contre la rougeole et la rougeole. 89 cas de rougeole sont enregistrés à l'Équateur de la première à la treizième semaine du mois d'avril encours, selon le gouverneur de province, Boloko Bolumbu citant comme source les données épidémiologiques de la division provinciale de la santé Equateur.

Par ailleurs, 640 mille 825 enfants de 0 à 59 mois sont concernés par la vaccination contre la poliomyélite à travers les 18 zones de santé de la division provinciale de la santé Equateur. Un cas de poliomyélite a été enregistré au mois de janvier dernier dans la zone de santé de Lotumbé.

Le Gouverneur Bolumbu recommande aux autorités politico-administratives et aux parents de faciliter les activités vaccinales pour atteindre les objectifs de vacciner tous les enfants concernés afin de lutter contre la rougeole, la rubéole et la poliomyélite dans la province de l'Equateur.

Les principaux endroits de vaccination sont les centres de santé, les marchés, les écoles, les églises, les ports fluviaux, a indiqué le gouverneur.

Ces activités de vaccinations sont organisées par le ministère de la santé à travers le programme élargi de vaccination (PEV) avec l'accompagnement technique et financier des partenaires tel que Unicef, Organisation Mondiale de la Santé (OMS), et GAVI.

Peter GBIAKO, à Mbandaka



L’Institut National de Santé Publique (INSP) a placé sous haute surveillance la situation sanitaire dans le site de déplacés de Kinkole, à Kinshasa, qui accueille des personnes venues de Pakadjuma. L’alerte fait suite à une mission d’évaluation conduite le 18 avril 2026 par le Professeur Christian Ngandu, Coordonnateur du Centre des Opérations d’Urgence de Santé Publique (COUSP).

La mission révèle que 22 632 déplacés de Pakadjuma vivent actuellement à Kikole dans des conditions d’eau, d’hygiène et d’assainissement jugées critiques, un contexte qui fait craindre une flambée de choléra à court terme. Sur le terrain, les équipes de l’INSP ont enregistré 21 alertes de choléra, dont trois cas déjà confirmés chez des enfants, ainsi que 74 cas de malnutrition aiguë modérée.

Face à ce tableau, l’INSP identifie comme urgences l’amélioration de l’accès à l’eau et à l’assainissement, la prise en charge nutritionnelle, l’approvisionnement en intrants médicaux, la sécurisation des soins pour les équipes soignantes et les patients, ainsi que la réinsertion des déplacés. L’institut précise que des mesures sont en cours de coordination avec les partenaires pour éviter une détérioration rapide de la situation sanitaire dans ce site.

Serge Mavungu



Un tournant diplomatique s’amorce entre Nairobi et Kinshasa autour du dossier sensible des médecins congolais exerçant au Kenya. Saisie par une cinquantaine de praticiens originaires de la République démocratique du Congo, la justice kényane a décidé, lundi 2 février 2026, de suspendre l’examen du litige afin de laisser place à une solution politique négociée entre les deux États.

Au cœur de l’affaire, le refus des autorités kényanes de renouveler les permis de travail et licences professionnelles de médecins congolais, une décision prise par le ministère de la Santé et justifiée par la priorité accordée à l’emploi des ressortissants nationaux. Contestant cette mesure, les praticiens concernés ont saisi les tribunaux, estimant que leur statut de citoyens d’un État membre de la Communauté d’Afrique de l’Est leur garantit le droit de travailler librement dans les pays partenaires.

Mais devant la juridiction, les signaux ont rapidement changé. Les avocats représentant aussi bien le Gouvernement kényan que les médecins ont indiqué que des discussions diplomatiques de haut niveau étaient déjà en cours entre Nairobi et Kinshasa, rendant souhaitable un règlement à l’amiable du différend.

L’avocat des médecins a notamment informé la cour que le Président congolais, Félix Tshisekedi, avait personnellement engagé des échanges avec son homologue kényan, William Ruto, afin de désamorcer une crise susceptible de fragiliser les relations entre deux pays alliés. Selon lui, l’option judiciaire risquerait d’ouvrir un contentieux diplomatique inutile, alors que des canaux politiques sont activement mobilisés.

Cette position a été confirmée par le représentant légal de l’État kényan, qui a assuré que le dossier des permis de travail et des licences médicales était désormais traité au niveau diplomatique. La cour a également été informée qu’une rencontre entre les différentes parties s’était tenue le vendredi 30 janvier 2026, à Nairobi, au Safari Park Hotel, signe d’une volonté partagée de dialogue.

Prenant acte de ces évolutions, le juge a salué les efforts de médiation en cours et a accordé un délai de 90 jours aux parties pour parvenir à un accord, au terme duquel elles devront faire rapport à la justice.

Cette décision judiciaire ouvre ainsi une parenthèse diplomatique décisive pour l’avenir professionnel des médecins congolais au Kenya, mais aussi pour la crédibilité du principe de libre circulation de la main-d’œuvre qualifiée au sein de la Communauté d’Afrique de l’Est.

Prosper Buhuru



Dans le cadre du renforcement du contrôle des installations mortuaires, les autorités provinciales de Kinshasa ont engagé une opération visant à faire respecter strictement les normes légales, techniques et sanitaires en vigueur. Cette démarche ambitionne d’assainir un secteur marqué par la prolifération de morgues non conformes, souvent implantées en dehors de tout cadre hospitalier officiellement reconnu.

La ville de Kinshasa a annoncé la fermeture prochaine de toutes les morgues opérant de manière irrégulière sur son territoire. L’annonce est contenue dans une note circulaire du ministre provincial de la Santé, qui prévient également que les responsables de ces structures illégales s’exposeront à des poursuites judiciaires. La réglementation nationale rappelle clairement que la création, l’ouverture et la gestion d’une morgue relèvent exclusivement des hôpitaux dûment agréés.

Aucune personne physique, entreprise privée ou structure non hospitalière n’est autorisée à ériger ou exploiter une morgue de manière autonome, en dehors d’un établissement hospitalier reconnu par les autorités compétentes. Il est également formellement interdit de construire une morgue sans être rattaché à un hôpital agréé, d’en assurer l’ouverture ou l’exploitation sans autorisation préalable du ministre provincial de la Santé. Toute activité menée en dehors de ce cadre légal est considérée comme illégale et passible de sanctions.

Les médecins chefs de zones de santé ont reçu des instructions claires pour appliquer rigoureusement la nouvelle note circulaire dans leurs juridictions respectives. Ils sont notamment chargés d’effectuer des contrôles réguliers dans les morgues existantes et de transmettre des rapports mensuels de conformité au ministère provincial de la Santé.

Les responsables des structures concernées sont ainsi appelés à se conformer aux exigences réglementaires en vigueur, sous peine de voir leurs installations fermées. L’objectif affiché est de garantir un fonctionnement des morgues conforme aux standards sanitaires et administratifs imposés par la loi. L’exécutif provincial dirigé par le Gouverneur Daniel Bumba exige des hôpitaux publics et privés qu’ils assurent la conformité de leurs installations mortuaires et engagent les démarches de régularisation nécessaires auprès du ministère de tutelle.

 Gloire Balolage



Le ministre délégué aux Anciens combattants a entamé, ce mercredi 10 décembre 2025, l'effectivité de la prise en charge médicale des anciens combattants de la République démocratique du Congo.

Eliezer Ntambwe s'est rendu dans quelques résidences des anciens combattants en compagnie d'une équipe médicale professionnelle qui a procédé aux consultations par le test de diagnostic rapide ainsi qu'à l'administration des produits pharmaceutiques.

Cette ronde a d'abord commencé sur l'avenue de la Science, dans la commune de Gombe, à Kinshasa, chez le vétéran Amangebi Ndumbe, âgé de 80 ans. Ce dernier, d'après les résultats des consultations faites sur place, connait quelques soucis de santé.

Ensuite, la délégation du ministre a pris la direction du quartier M4, dans la commune de Ngaliema, où le ministre délégué Eliezer Ntambwe a rencontré le vétéran Ibert Ntampue. Cet ancien militaire a, lui aussi, profité de l'expertise de la même équipe médicale.

La troisième personne rencontrée est le vétéran Sébastien Mubela, nonagénaire, résidant dans la cité des anciens combattants, dans la commune de Ngaliema.

L'initiative a été saluée par les concernés.

« C'est la première fois qu'un ministre débarque dans ma maison avec un arsenal du personnel médical, je n'en reviens pas», a dit Amangebi Ndumbe.

Au-delà de l'assistance médicale, ces vétérans ont également reçu des vivres composés de sacs de semoule, de riz, du lait et de poulets.

À en croire Eliezer Ntambwe, l'équipe médicale fera désormais cette ronde deux fois la semaine pour le suivi des cas diagnostiqués.

Roberto Tshahe Da Cruz



La consommation de sauterelles a été recommandée aux personnes souffrant de diabète par un nutritionniste de la ville de Bunia, chef-lieu de la province de l'Ituri, dans le Nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), lors d'un entretien accordé jeudi à l'ACP.

« Nous conseillons aux populations d'intégrer les sauterelles dans l'alimentation des diabétiques, car cet insecte est riche en protéines de haute valeur biologique, en vitamines et en minéraux essentiels dont les personnes diabétiques ont un besoin accumulé », a déclaré le nutritionniste Prince Kasereka.

Il a ensuite souligné que les sauterelles se distinguent par leur forte teneur en antioxydants, cruciaux pour les diabétiques, résultant que ces antioxydants apportent à neutraliser les radicaux libres, à réduire le stress oxydatif et à prévenir plusieurs complications liées au diabète.

En outre Prince Kasereka a noté que la concentration d'antioxydants dans les sauterelles est même supérieure à celle des agrumes, tels que l'orange, le citron et le pamplemousse, soulignant que cette richesse en antioxydants confère à la sauterelle un pouvoir protecteur particulièrement intéressant pour les nombreuses personnes diabétiques.

Il a également mentionné qu'au-delà de ses qualités nutritionnelles, la sauterelle représente une ressource locale abondante et économiquement accessible pour de nombreuses familles de l'Ituri. Car, selon lui, encourager sa consommation permet d'améliorer l'alimentation des diabétiques, tout en valorisant un produit traditionnel pouvant contribuer à la sécurité alimentaire dans la région.

Prince Kasereka a également conseillé aux populations, notamment aux personnes diabétiques, de consommer les sauterelles avec modération, malgré leurs nombreux avantages, rappelant un principe fondamental en nutrition : « Tout aliment peut devenir un poison ; tout dépend de la dose » !

Il a enfin invité la population de l'Ituri, et particulièrement ceux qui hésitent encore à intégrer les sauterelles dans leur alimentation en raison de leur apparence ou de leur texture, à surmonter ces réticences, remarquables que cet aliment, bien que parfois perçu avec réserve, offre une valeur nutritionnelle remarquable et constitue une source bénéfique et accessible pour la santé.

ACP/JF

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