Le Comité d’organisation du Festival International des Étoiles (FIET) monte au créneau pour défendre l’originalité du concept "La Nuit des Légendes de la Rumba Congolaise" , au cœur d’une polémique autour d’une prétendue appropriation de cette initiative culturelle.

Dans un communiqué de presse publié le 19 août 2026 à Kinshasa, le Comité d’organisation du FIET affirme que ce concept s’inscrit dans une démarche menée depuis la création du festival en 2004, soit 22 ans consacrés à la promotion, à la valorisation et à la transmission de la rumba congolaise et de ses grandes figures.

Pour étayer cette antériorité, le FIET rappelle plusieurs initiatives organisées dans le cadre de ses activités. En 2012, une soirée avait notamment rendu hommage à Kabasele Tshamala, dit Grand Kallé, avec comme parrain et invité spécial l’artiste camerounais Manu Dibango. L’événement avait réuni plusieurs personnalités à l’Hôtel Invest et avait été retransmis à la télévision nationale.

Trois ans plus tard, en 2015, « La Nuit des Légendes de la Rumba » avait été consacrée à Tabu Ley Rochereau sur le site GB à Shoprite. Peguy Tabu, fils de l’illustre artiste, ainsi qu’Evoloko Joker et plusieurs autres personnalités du monde musical avaient notamment pris part à cette édition.

Le comité évoque également une lettre datée du 25 juin 2021 et diffusée sur les réseaux sociaux, portant sur une initiative intitulée « La Nuit des Légendes ». Selon le FIET, cette initiative concernait l’organisation d’un concours de chant avec un jury composé d’artistes professionnels, ce qui la distinguerait de son propre concept.

Le FIET présente en effet « La Nuit des Légendes de la Rumba Congolaise » comme une soirée de gala destinée à rendre hommage aux grandes figures de la rumba, mais aussi à contribuer à la conservation et à la pérennisation de ce patrimoine musical, avec la participation de légendes venues de différents horizons.

Sur la question de la dénomination, le Comité d’organisation estime également que les appellations « La Nuit des Légendes » et « La Nuit des Légendes de la Rumba Congolaise » sont suffisamment différentes pour ne pas créer de confusion.

Face à cette situation, le FIET met en garde contre toute tentative d’appropriation de son initiative, de son concept ou des dénominations liées à ses projets. Il dénonce également la diffusion sans autorisation de documents ou informations relatifs à ses activités ainsi que la publication d’informations non vérifiées susceptibles de porter atteinte à son image et à sa réputation.

Le comité rappelle que toute personne ou organisation qui contreviendrait à ces principes pourrait faire l’objet de poursuites devant les juridictions compétentes. Il appelle par ailleurs les médias, artistes, partenaires et utilisateurs des réseaux sociaux à vérifier les informations avant leur diffusion.

À travers cette mise au point, le Festival International des Étoiles réaffirme ainsi son engagement en faveur de la promotion de la culture congolaise et africaine et de la valorisation de la rumba congolaise.

Serge Mavungu



Alors que les appels à un dialogue politique inclusif se multiplient en République démocratique du Congo, le gouvernement entend fixer les limites de cet exercice. Lors du briefing presse organisé lundi 17 août 2026 avec le ministre délégué à la Défense, Éliezer Ntambwe, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, a insisté sur la vocation du dialogue voulu par le chef de l’État.

Pour le ministre de la Communication, ce dialogue doit avant tout permettre aux Congolais de rechercher des solutions aux crises qui secouent le pays, sans pour autant servir de tribune à des positions considérées comme favorables au Rwanda.

« Il ne faut pas qu’un Congolais vienne défendre les thèses du Rwanda », a martelé Patrick Muyaya, plaçant ainsi la question de l’agression dans l’Est du pays au centre des préoccupations du pouvoir.

Cette prise de position intervient dans un contexte politique particulièrement tendu. Alors que la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC reste au cœur des préoccupations nationales, une partie de l’opposition réclame l’ouverture d’un dialogue véritablement inclusif. Elle estime qu’une réponse durable à la crise congolaise passe également par des discussions politiques entre les différentes composantes de la nation. Certaines forces de l’opposition et plateformes politiques demandent notamment que le dialogue permette d’aborder les questions liées à la gouvernance, à la situation sécuritaire, au fonctionnement des institutions ainsi qu’aux perspectives politiques du pays.

La C64 - Coalition Article 64 -, notamment, a multiplié ces dernières semaines les prises de position contre le processus engagé autour de la révision ou du changement constitutionnel. Elle réclame une mobilisation politique pour empêcher, selon elle, une modification de la Constitution susceptible de favoriser le maintien au pouvoir du président Félix Tshisekedi au-delà des limites actuelles.

Face à ces revendications, le gouvernement insiste sur la nécessité de préserver l’unité nationale. Patrick Muyaya considère que le dialogue interne doit permettre de consolider le front national plutôt que d’affaiblir la position de Kinshasa dans le conflit qui l’oppose au Rwanda et aux forces soutenues par Kigali, selon les autorités congolaises.

« Le dialogue interne doit servir à consolider le front national, pas à légitimer la posture de Kigali », a-t-il souligné.

Cette position traduit la priorité accordée par l’exécutif à la question de la souveraineté nationale dans tout éventuel processus de dialogue. Pour le gouvernement, les divergences politiques internes ne devraient donc pas se transformer en relais des positions défendues par les autorités rwandaises.

Le principal défi reste désormais de concilier les deux exigences qui se dégagent du débat : l’inclusivité réclamée par l’opposition et la préservation d’une position nationale commune face à la crise sécuritaire.

Si le pouvoir affirme vouloir un dialogue capable de renforcer l’unité du pays, ses adversaires politiques souhaitent, eux, que cette concertation ne soit pas limitée aux seules questions sécuritaires et qu’elle permette d’aborder les grandes préoccupations politiques du moment. La question demeure donc de savoir jusqu’où ira l’ouverture du pouvoir et quelles forces politiques seront effectivement conviées autour de la table. C’est sur ce terrain que pourrait se jouer la crédibilité du dialogue annoncé, dans un contexte où les divergences sur la Constitution, la gouvernance et la guerre dans l’Est continuent de polariser la classe politique congolaise.

Patrick Kitoko 



La sixième édition de la DRC Fashion Week s'est déroulée ce samedi 15 août 2026 à Kinshasa, réunissant des stylistes, des créateurs de mode et des « sapeurs » de la République démocratique du Congo et de la République du Congo voisine. Objectif : fusionner les cultures communes des deux Congo en mettant à l'honneur la musique et la « SAPE » (Société des ambianceurs et des personnes élégantes, à savoir un mouvement culturel et vestimentaire centré sur le dandysme.

À Kinshasa, la SAPE monte régulièrement sur des podiums singuliers ou officiels, qu'il s'agisse de défilés de haute couture, de scènes culturelles ou de hommages commémoratifs marquants où les cimetières et les hôtels de luxe deviennent des pistes de danse et de mode.

CC



Trois semaines après l’ouverture de la billetterie, le concert de JB Mpiana à l’Accor Arena de Paris, prévu le 14 novembre 2026, continue de s’imposer dans les ventes.

Le rendez-vous du leader de Wenge BCBG occupe toujours la première place du classement des meilleures ventes dans la catégorie musique du monde sur Ticketmaster, confirmant l’engouement autour de ce grand retour sur la scène parisienne.

Depuis l’ouverture de la billetterie, plusieurs catégories de billets ont déjà affiché complet. Une dynamique qui témoigne de l’attente du public congolais et africain autour de ce concert très attendu.

À quelques mois de l’événement, JB Mpiana poursuit ainsi sa montée en puissance, avec l’ambition de transformer l’Accor Arena en un véritable rendez-vous de la rumba congolaise le 14 novembre prochain.
 


Le ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et des Innovations (ESU-RSI) a fermement condamné, ce lundi 10 aout, les nominations effectuées par l’AFC/M23 au sein de plusieurs établissements publics d’enseignement supérieur et universitaire de Goma et Bukavu, dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Dans un communiqué publié ce lundi, le ministère de l’ESU-RSI rappelle que l’occupation temporaire d’une partie du territoire national ne confère à aucun groupe armé la souveraineté, la compétence administrative ou encore le pouvoir de procéder à des nominations dans les institutions publiques de la République démocratique du Congo.

Selon le document, les désignations rendues publiques, vendredi 7 août 2026, par les autorités de facto de Goma et Bukavu constituent une « ingérence grave et inacceptable » dans le fonctionnement des établissements relevant exclusivement de l’autorité de l’État congolais.

Plusieurs institutions concernées

Les établissements visés par ces nominations comprennent notamment :

  • L’Institut Supérieur de Commerce de Goma (ISC/Goma) 
  • L’Institut Supérieur des Techniques Médicales de Goma (ISTM/Goma) 
  • L’Institut Supérieur de Développement Rural de Bukavu (ISDR/Bukavu) 
  • L’Institut Supérieur des Techniques Médicales de Bukavu (ISTM/Bukavu) 
  • L’Institut Supérieur Pédagogique de Goma (ISP/Goma) 
  • L’Université Officielle de Bukavu (UOB) 

Ainsi que plusieurs autres instituts supérieurs de la région.

Le ministère souligne que ces décisions n’ont aucune valeur juridique et ne peuvent produire aucun effet dans l’administration publique congolaise.

Face à cette situation, le Gouvernement rassure la communauté universitaire que les comités de gestion régulièrement investis demeurent légalement en fonction et conservent l’intégralité de leurs prérogatives administratives et académiques.

Le ministère insiste sur le fait que seules les autorités compétentes de la République sont habilitées à nommer ou révoquer les responsables des établissements publics d’enseignement supérieur et universitaire.

Le communiqué adresse également un avertissement à toute personne qui tenterait d’exécuter ou de se prévaloir de ces nominations.

« Toute personne qui se prévaudrait de ces nominations illégales ou contribuerait à leur mise en œuvre s’expose à des sanctions sévères prévues par la loi », précise le ministère.

Cette mise en garde vise aussi bien les cadres administratifs que toute autre personne susceptible de participer à l’application de ces décisions contestées.

Engagement en faveur de la communauté universitaire

Le ministère de l’ESU-RSI réaffirme l’engagement du gouvernement à protéger les droits et intérêts des étudiants, des enseignants, des chercheurs ainsi que de l’ensemble du personnel académique et scientifique affectés par l’insécurité persistante dans l’est du pays.

Les autorités assurent poursuivre leurs efforts afin de garantir la continuité des activités académiques et le bon fonctionnement des établissements publics d’enseignement supérieur dans les zones concernées.

En mai dernier, le M23 avait ordonné aux établissements réunis en conférence provinciale de rompre tout lien avec la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire, basé à Kinshasa. Dans la même logique, le mouvement avait désigné la conseillère du gouverneur rebelle comme autorité chargée de la gestion des établissements, tandis que le gouvernorat devenait dès lors responsable de la perception des frais liés au contrôle de la scolarité, une mission normalement dévolue à l’administration du ministère de l’ESU.

Pour Kinshasa, les institutions universitaires et académiques demeurent des services publics relevant exclusivement de l’État congolais, dont la gestion ne peut être modifiée par une autorité non reconnue.  

 
 
radiookapi.net/CC


Félix Wazekwa a annoncé sa présence au concert de JB Mpiana, prévu le 14 novembre prochain à l’Accor Arena de Paris.

Interrogé sur sa participation à cet événement, l’artiste congolais a affirmé qu’il n’avait pas besoin d’une invitation pour soutenir celui qu’il considère comme son maître dans la musique.

« Je ne suis pas invité mais je serai là parce que JB Mpiana c’est mon maître », a déclaré Félix Wazekwa.

Une déclaration qui témoigne du respect que l’artiste continue d’accorder à JB Mpiana. Malgré l’absence d’une invitation officielle, Félix Wazekwa entend donc être présent dans la salle parisienne pour accompagner son aîné lors de ce rendez-vous important.

Ce concert du 14 novembre s’annonce comme un moment majeur pour JB Mpiana, qui fera son retour sur la scène de l’Accor Arena à l’occasion de ce grand spectacle.

Ordi Mande

 


Le Gouvernement provincial de Kinshasa poursuit ses efforts de modernisation des infrastructures routières avec le lancement imminent des travaux de construction du boulevard Étienne Tshisekedi, un axe stratégique destiné à fluidifier la circulation dans la capitale.

Long de 2 074 mètres, ce boulevard prolongera le boulevard Triomphal jusqu'à la place Bakayau, dans la commune de Bandalungwa. L'ouvrage vise à désengorger une partie importante du district de la Funa et à améliorer les conditions de mobilité des usagers.

Selon les caractéristiques techniques du projet, le boulevard comprendra huit bandes de circulation, soit quatre dans chaque sens, afin d'accroître sa capacité de trafic. Les travaux incluent également la construction d'un pont-cadre sur la rivière Basoko, d'un canal de drainage de 1 140 mètres ainsi que d'une voie d'accès au ministère de la Défense.

Le projet prévoit par ailleurs plusieurs aménagements urbains, notamment des trottoirs pavés, des arrêts de bus, un éclairage public moderne et une signalisation routière complète, afin de renforcer la sécurité et le confort des usagers.

Les autorités provinciales présentent cette infrastructure comme un levier de transformation de la mobilité urbaine. Inscrit dans la vision du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, ce projet est mis en œuvre par le Gouvernement provincial de Kinshasa sous la conduite du gouverneur Daniel Bumba Lubaki, avec le pilotage technique du ministre provincial des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction (ITPR), Alain Tshilungu.

Le boulevard Étienne Tshisekedi devrait contribuer à réduire les embouteillages, renforcer la connectivité entre plusieurs quartiers de la capitale et accompagner la modernisation durable du réseau routier de Kinshasa.

Christian Dimanyayi



Dans un communiqué rendu public ce vendredi 8 août 2025, le ministre des Droits Humains, Samuel Mbemba Kabuya, a déploré l’incident survenu ce jeudi 7 août au Camp Luka, entre la population de cette cité et des envoyés de la Coalition Article 64 (C64).

Vivement indigné, le ministre rappelle que la liberté de réunion pacifique et la liberté de manifestation sont garanties par la Constitution. En conséquence, il condamne fermement tout acte de nature à porter atteinte à l’exercice de ces droits fondamentaux.

Par ailleurs, le ministre tient à rappeler que l’exercice de la liberté de manifestation sur la voie publique ou en plein air est subordonné à l’obligation pour les organisateurs d’informer préalablement et par écrit l’autorité administrative compétente du lieu et de l’objet de la manifestation.

« Cette formalité vise à permettre aux services compétents d’assurer la sécurité des personnes et des biens », peut-on lire dans ce communiqué.

Cette mise au point du ministre met un terme à la polémique enregistrée ces derniers jours sur sa prétendue implication dans le désordre.

 Grevisse Tekilazaya

A Propos

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Ali Kalonga

Directeur de la Rédaction

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