Le processus de paix engagé pour tenter de stabiliser l’est de la République démocratique du Congo entre dans une phase diplomatique dense en ce mois de janvier 2026. Plusieurs rencontres régionales et internationales sont prévues, alors que les mécanismes issus des processus de Washington et de Doha peinent encore à produire des effets concrets sur le terrain.

Premier temps fort du calendrier : une réunion sécuritaire de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), organisée à partir de ce jzudi 08 janvier, à Livingstone, en Zambie. Prévue sur deux jours, cette rencontre réunit les ministres de la Défense des douze États membres de l’organisation. Les discussions portent principalement sur la situation sécuritaire régionale, avec un accent particulier sur l’est de la RDC, dans un contexte marqué par la persistance des affrontements et des tensions transfrontalières.

Ce rendez-vous régional doit permettre aux États de la région d’évaluer l’état de la coopération sécuritaire et d’examiner les mécanismes existants de prévention et de gestion des conflits. Il intervient alors que les engagements pris dans le cadre des accords de paix restent, pour l’essentiel, au stade des intentions.

Dans la foulée, Lomé, la capitale togolaise, accueillera le 17 janvier une réunion consacrée à la « cohérence et à la consolidation du processus de paix en RDC et dans la région des Grands Lacs ». Cette rencontre vise officiellement à renforcer la coordination entre les différentes initiatives diplomatiques en cours et à relancer la dynamique de confiance entre les parties concernées.

En parallèle, les acteurs du processus de Doha, conduit sous la médiation du Qatar, restent dans l’attente d’un nouveau round de discussions. Aucune date précise n’a encore été annoncée, mais les échanges diplomatiques en cours laissent entrevoir une possible reprise des pourparlers après ces rendez-vous régionaux de janvier.

Ainsi, le premier mois de l’année 2026 s’annonce déterminant sur le plan diplomatique pour la crise dans l’est de la RDC. Reste à savoir si cette succession de réunions parviendra à transformer l’agenda diplomatique en avancées concrètes sur le terrain, dans un contexte toujours marqué par une profonde méfiance entre les parties.

 Prosper Buhuru



L’année 2026 est considérée comme celle de l’opérationnalisation effective de la loi du 13 mars 2023 portant sur la liberté de la presse en République démocratique du Congo, selon la principale recommandation d’une session d’évaluation de décembre 2025 à Kinshasa.

« La salubrité médiatique concerne avant tout l’homme au cœur du métier, le journaliste. Nous avons engagé des discussions pour accompagner, dès le début de l’année 2026, les efforts visant à doter les journalistes de la carte de presse professionnelle », a déclaré le ministre Patrick Muyaya, à l’issue de la session d’évaluation du niveau d’exécution des recommandations issues des États généraux de la presse, de janvier 2022.

Selon lui, des concertations sont également en cours, y compris avec la Cour constitutionnelle, en vue de clarifier le cadre juridique relatif au statut du journaliste en RDC.

Le ministre Muyaya a, en outre, insisté sur la nécessité d’assurer l’application intégrale de la loi portant sur la liberté de la presse, laquelle, a-t-il ajouté, a profondément modernisé le cadre légal de l’exercice du journalisme dans le pays.

« Cette loi a renforcé les mécanismes de régulation, consacré les droits et devoirs des journalistes et posé les bases de la viabilité économique des médias », a-t-il indiqué.

Dans cette dynamique, le ministre de la Communication et Médias a annoncé que plusieurs textes d’application sont en cours d’examen, notamment ceux relatifs aux redevances applicables aux médias associatifs, communautaires et confessionnels.

Des arrêtés interministériels portant sur la fiscalité des médias, ainsi que l’examen des droits et taxes à l’importation des intrants nécessaires à la production médiatique, font également l’objet de discussions avec les experts de la Direction générale des recettes administratives, domaniales, judiciaires et de participation (DGRAD), a-t-il précisé.

« La salubrité médiatique constitue l’un des piliers de l’action du Gouvernement », a renchéri M. Muyaya.

Le Président Félix Tshisekedi avait instruit le ministre de la Communication et Médias, lors du 73ᵉ Conseil des ministres, de mettre en place, sans délai, un mécanisme formel de communication officielle en RDC, afin de prévenir la diffusion de propos discriminatoires dans la communication politique.

ACP/C.L./CC



La République démocratique du Congo a commémore, ce dimanche 4 janvier, la Journée des Martyrs de l’Indépendance ; une date consacrée à la mémoire de celles et ceux qui ont donné leur vie pour la liberté, la dignité et la souveraineté nationale.

Dans un message publié à cette occasion, le ministère de la Communication et Médias a rappelé la portée historique de ce sacrifice, soulignant que la Nation congolaise s’incline avec solennité devant l’engagement des héros de l’indépendance. Leur combat, a indiqué le ministère, demeure un repère fondamental dans la construction de l’identité nationale et de l’idéal républicain.

Cette journée de mémoire nationale est également présentée comme un moment de réflexion collective sur les valeurs fondatrices de l’État congolais. Le courage et la détermination des Martyrs continuent, selon le message officiel, d’éclairer le présent et d’inspirer l’avenir commun du pays.

Instituée pour honorer les figures emblématiques de la lutte pour l’indépendance, la Journée des Martyrs rappelle l’exigence de préserver l’unité, la souveraineté et la dignité de la République démocratique du Congo.

« Gloire éternelle aux Martyrs de l’Indépendance », conclut le message du ministère de la Communication et Médias, au nom de la Nation tout entière.

Prosper Buhuru



À travers une ordonnance présidentielle lue sur les antennes de la télévision nationale, mercredi 31 décembre 2025, président de la République, Félix Tshisekedi, a promulgué la loi n°25/62 du 3 décembre 2025, modifiant et complétant la loi n°73-021 du 20 juillet 1973 relative au régime général des biens, régime foncier et immobilier et régime des sûretés. Baptisée loi « N’sele », elle a été proposée par la ministre des affaires foncières O’neige N’sele, et vise à réformer le secteur foncier en RDC.

Ayant suivi un parcours institutionnel normal, de son adoption en conseil des ministres et dans les deux chambres du parlement, la loi sur la réforme foncière vise également à adapter le droit foncier congolais aux réalités économiques, sociales, démographiques et urbaines contemporaines.

Innovations

Le projet de loi sur la réforme foncière, qui attend désormais sa promulgation par le Président de la République, vise à sécuriser les droits fonciers, moderniser l’administration et mettre fin à des décennies d’irrégularités : chevauchements de compétences, lotissements illicites, spéculations, impunités, absence de numérisation, entre autres.

Devant les sénateurs, la ministre a rappelé que ces dérives ont transformé l’acquisition d’une parcelle en un « véritable pari », une situation aggravée par des pratiques telles que les « folios » ou les spoliations récurrentes.

Tout en préservant les principes fondateurs de la loi de 1973 (propriété exclusive de l’État, distinction entre domaine public et domaine privé, obligation de mise en valeur), la réforme introduit plusieurs avancées majeures. Il s’agit notamment de la numérisation intégrale du cadastre, de la suppression de la prescription foncière, de la protection des terres frontalières, de la fin des paiements en nature, de l’instauration d’une mercuriale foncière, de la réduction des concessions gratuites et de la réalisation d’un audit national des terres non mises en valeur.

Entrée en vigueur dès sa promulgation, cette réforme emblématique s’inscrit pleinement dans la vision du Chef de l’État d’un État moderne, efficace et équitable. Elle constitue un levier majeur pour la paix sociale, la prévention des conflits fonciers, la transparence administrative et le développement durable, au service de l’ensemble des Congolais.

Samyr LUKOMBO



Monsieur le Directeur Général,

Monsieur le Directeur Général Adjoint,

Messieurs les Administrateurs,

Mesdames et Messieurs les Directeurs

Mesdames et Messieurs agents de l'Agence Congolaise de Presse;

Au nom du Conseil d'Administration de l'Agence Congolaise de Presse (ACP) et au mien propre, je vous adresse mes meilleurs vœux de santé, de bonheur et de réussite pour l'année 2026. Merci pour votre confiance et votre fidélité, et que cette nouvelle année soit synonyme de succès et de projets stimulants pour nous tous.

Je vous remercie pour votre résilience et votre engagement en 2025. Que 2026 vous apporte la concrétisation de vos projets, la joie et l'accomplissement de vos rêves.

Au plaisir de continuer à travailler ensemble en 2026, dans la bonne humeur et l'efficacité, pour des projets enthousiastes et un bon équilibre professionnel et personnel.

"Ne vous inquiétez de rien: mais en toute chose faîtes connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos coeurs et vos pensées en Jésus-Christ." Philippiens 4: 6-7

Ali Kalonga 



Le Président de l'Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara Bamanyirwe, a adressé ses vœux sincères de paix, de santé, de cohésion nationale et d'espérance renouvelée à l'orée de l'année 2026. Dans son message, il a rendu hommage au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour son leadership et ses efforts en faveur de la souveraineté, de la paix et du développement de la RDC.

Il a aussi exprimé sa solidarité aux populations de l'Est, victimes de la guerre d'agression menée par le Rwanda et ses supplétifs de l'AFC/M23, ainsi qu'à celles affectées par les exactions de la milice Mobondo à l'Ouest. L'Assemblée nationale, a-t-il assuré, demeure pleinement engagée à soutenir les efforts du chef de l'État et du Gouvernement pour le retour durable de la paix et de l'autorité de l'État sur toute l'étendue du territoire national.

Le Président de l'Assemblée nationale a appelé les députés nationaux à exercer leur mission constitutionnelle avec un sens élevé de responsabilité, au service exclusif de l'intérêt général. Il a également salué la contribution des autres institutions de la République et le professionnalisme des agents et cadres de l'administration de l'Assemblée nationale.

"Puisse l'année 2026 être celle de la paix retrouvée, de l'unité nationale renforcée et du progrès partagé pour tous les Congolais", a-t-il conclu.

Serge Mavungu



Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a décidé de fixer une date unique pour commémorer tous les héros nationaux, qui sera chômée et payée sur toute l'étendue du territoire national. Cette décision sera officialisée par une ordonnance présidentielle.

En attendant, le gouvernement a créé l'Ordre des Héros nationaux pour récompenser les personnalités ayant rendu des services héroïques à la Nation. Les bénéficiaires de cette distinction incluent le conjoint survivant d'un héros national, qui recevra des allocations, ou ses enfants à défaut.

Par ailleurs, Patrice Lumumba et Laurent-Désiré Kabila conservent leur statut de héros nationaux. Le gouvernement de la République démocratique du Congo a également créé l'Ordre national du Léopard, qui sera attribué à des personnes ayant exercé pendant au moins 20 ans des fonctions civiles ou militaires, ou à titre exceptionnel par ordonnance présidentielle.

Le gouvernement précise que ces mesures visent à honorer la mémoire des héros nationaux et à encourager les citoyens à suivre leur exemple.

Serge Mavungu



Icône du cinéma, Brigitte Bardot est morte à l'âge de 91 ans, a annoncé la Fondation Brigitte Bardot dans un communiqué transmis ce dimanche 28 décembre.
Elle avait les initiales les plus célèbres de l'histoire du 7e Art. Brigitte Bardot, alias "BB", qui incarna dans le cinéma français des années 1950 à 1970 l'émancipation féminine et la liberté sexuelle, avant de devenir une pionnière dans la lutte contre la maltraitance animale, vient de s’éteindre, a annoncé la fondation Brigitte Bardot dans un communiqué transmis ce dimanche 28 décembre. Elle avait 91 ans.
De Et Dieu… créa la femme au Mépris, Brigitte Bardot a été pendant une quinzaine d'années l'actrice la plus célèbre au monde, scrutée par les paparazzis, avant de tourner le dos à cette vie pour multiplier les actions caritatives et de ternir sa légende en affichant de plus en plus sa proximité avec des idées d'extrême-droite.
 

Fidèle à son franc-parler, elle avait ainsi estimé dans les colonnes de Vogue, concernant le symbole qu'elle a été: "Je me fous de l’émancipation féminine. Je m'assieds dessus. Quant à la liberté sexuelle, les femmes ne m'ont pas attendue pour se libérer. Quel malentendu! Je n'ai jamais été scandaleuse. J'ai simplement été celle que j'avais envie d'être."

Engagée jusqu’au bout de sa vie dans la lutte contre la maltraitance animale, elle avait récemment lancé un appel contre la pratique de la chasse à courre. Et en septembre dernier, elle avait lancé une campagne en faveur de l’adoption et contre les abandons d’animaux..

Succès mondial

Née en 1934 et marquée par une éducation très rigoureuse, Brigitte Bardot se destine dans un premier temps à la danse classique. Après avoir posé en couverture de Elle, elle est repérée par le réalisateur Marc Allégret et tombe amoureuse de son assistant Roger Vadim. Par leur intermédiaire, elle fait ses débuts au cinéma dès 1952, à 18 ans.

Brigitte Bardot multiplie les discrètes apparitions (Si Versailles m'était conté… de Sacha Guitry, Les Grandes Manœuvres de René Clair) et tourne dans des péplums en Italie. Sa vie change quand elle décroche le rôle principal de Et Dieu... créa la femme, de Roger Vadim, film de tous les scandales en 1956, qui lui vaut une célébrité aussi soudaine que mondiale.

Elle enchaîne alors les succès: En cas de malheurUne ParisienneBabette s'en va-t-en guerreLa Vérité de Henri-Georges Clouzot attire 6 millions de spectateurs en salles. Bardot considérait ce film, au tournage particulièrement éprouvant pour elle, comme le meilleur de sa carrière. "Clouzot a sorti de moi un film extraordinaire", avait-elle assuré à Vogue.

Malgré le succès, Bardot ne cesse de se remettre en question. À l'écoute des critiques la jugeant mauvaise actrice, elle s'efforce, à partir des années 1960, d'accepter les propositions les plus audacieuses.

Le visage de Marianne

C'est ainsi qu'elle tourne en 1962 dans Vie privée de Louis Malle. Un film inspiré par sa propre vie harcelée par les photographes. L'année suivante, elle est dans Le Mépris de Jean-Luc Godard. La séquence inaugurale, où elle dévoile ses fesses à Michel Piccoli, devient l'une des plus célèbres de l’histoire du cinéma et renforce son mythe.

Bardot tente de casser une nouvelle fois son image dans Viva Maria!, un western parodique signé Louis Malle où elle donne la réplique à Jeanne Moreau. Le film est un immense succès (3,4 millions d'entrées) et un triomphe pour Brigitte Bardot, qui est encensée par la presse pour son interprétation.

Véritable icône nationale, Bardot prête également son visage à celui de Marianne. Elle se lance ensuite dans une carrière de chanteuse avec la complicité de Serge Gainsbourg et signe des tubes intemporels: Harley DavidsonBonnie and Clyde, mais aussi La Madrague, une de ses chansons les plus connues, inspirée par sa maison à Saint-Tropez.

Refus de Hollywood

À l'approche des années 1970, sa carrière ne suit plus de ligne directrice. Elle apparaît fugacement dans Histoires extraordinaires de Louis Malle et Masculin féminin de Jean-Luc Godard, où elle se contente de réciter un texte. Elle accepte aussi sans lire le scénario Shalako, un western oubliable avec Sean Connery.

Hollywood la convoite, mais Brigitte Bardot refuse tous les scénarios qu’elle reçoit: Au service secret de sa MajestéL'Affaire Thomas Crown, qui avait pourtant été écrit pour elle. Elle refuse aussi Les Demoiselles de Rochefort ou encore L'Etranger de Luchino Visconti.

"Moi, vous savez, il faut que je reste dans mon contexte, dans mes habitudes, entourée des gens que je connais, dans des endroits qui me sont familiers", avait-elle expliqué à Vogue. "Je ne pouvais pas fiche le camp aux États-Unis. Même pour tout l’or du monde, c'était impossible."

Les années 1970 sont encore plus expérimentales avec des œuvres hors des sentiers battus comme Les Femmes de Jean Aurel, un film à petit budget tourné en décors naturels, et Don Juan 73 de Roger Vadim, dont le tournage est un calvaire pour elle. Des échecs au box-office, comme Boulevard du Rhum, une superproduction avec Lino Ventura.

"Cette célébrité ne me convenait plus"

Seul Les Pétroleuses, où elle donne la réplique à Claudia Cardinale, rencontre le succès à cette époque. Elle tire sa révérence dans la foulée avec la comédie L'Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot trousse-chemise. Sur le tournage, ce métier lui semble dérisoire. Si bien qu'en 1975, deux ans après la sortie, elle met un terme définitif à sa carrière.

"Cette célébrité ne me convenait plus", a-t-elle confié au Monde en 2021. "Ce côté futile… On me mettait en avant comme dans un cirque, je ne pouvais plus bouger, je ne pouvais plus vivre. C’était tout ce que je détestais."

"C'est la plus belle décision de ma vie", avait-elle estimé dans Le Monde en 2018. "La simple lecture d'un scénario m’angoissait, et pendant la vingtaine d'années où j'ai enchaîné les films, j’avais le ventre noué et je développais un herpès au début de chaque tournage. Avec toujours ce même sentiment de vacuité."

“Je sentais qu'il n'y avait plus de grandes histoires, de jolis scénarios, de bons dialogues, il n'y avait plus de metteurs en scène. C'est comme ça que j'ai pris la décision d'arrêter”, livrait-elle encore à BFMTV en mai 2025.

L'ultime plan de son dernier film la montre tenant une colombe à la main. Un symbole de son engagement contre les maltraitances animales, une cause qui la passionne depuis 1962. Elle lance des appels pour les chiens abandonnés, dénonce la chasse aux phoques en 1976. Elle est moquée, mais persiste: en 1986, elle fonde la fondation Brigitte-Bardot.

Omniprésente médiatiquement, Bardot prolonge ses actions caritatives avec Noonoah, le petit phoque blanc, un livre illustré destiné aux enfants. Elle y raconte la vie d'un bébé phoque sauvé des chasseurs par un Inuit. Elle multiplie aussi les coups de gueule contre les actrices portant de la fourrure, de Catherine Deneuve à Sophia Loren.

Radicalisation

La publication de ses mémoires en 1996 est couronnée de succès (plus d’un million d'exemplaires vendus), mais son ex-époux Jacques Charrier lui intente un procès pour "violation de la vie privée". Son fils unique Nicolas porte de son côté plainte contre sa mère pour "atteinte à l’intimité intra-utérine". Le scandale entraîne leur brouille.

Ses prises de position politiques à cette époque se radicalisent. Celle qui n'a jamais caché son admiration pour le général de Gaulle commence à investir le terrain de l'extrême-droite. En 1993, elle épouse Bernard d'Ormale, alors conseiller de Jean-Marie Le Pen, le président du Front National. Elle soutient en 1997 Catherine Mégret, candidate FN à la mairie de Vitrolle, puis Marine Le Pen dont elle dira en 2014 qu’elle “souhaite qu’elle sauve la France”.

Et manifeste publiquement en 1999 son admiration pour Vladimir Poutine, qui assure-t-elle “a fait plus pour la cause animale que nos présidents successifs".

En 2004, elle est condamnée pour des écrits racistes sur les immigrés et les musulmans. Des propos qu’elle réitérera souvent dans la presse ou sur les réseaux sociaux. Dans Un cri dans le silence, en 2003, elle s'insurge ainsi contre "l'islamisation de la France" et dénonce l'abattage rituel des moutons lors de la fête de l’Aïd-el-Kébir.

Dans le même ouvrage, elle traite les homosexuels de "lopettes de bas étage, travelos de tous poils, phénomènes de foire, tristement stimulés dans cette décadence par la levée d’interdits qui endiguaient les débordements extrêmes." Des déclarations qui ont peu à peu fait oublier sa contribution au cinéma et son statut d'icône.

Cette année, elle avait accueilli BFMTV chez elle, à Saint-Tropez, pour évoquer son combat en faveur des animaux. Clamant son peu d’intérêt pour l’époque, elle avait parlé de la mort, assurant ne pas la craindre. "Au contraire. Oh la la! La vie actuelle fait que la mort paraît comme quelque chose d'extraordinaire."
 
bfmtv/CC

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Ali Kalonga

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