La question d'une éventuelle révision de la Constitution en République démocratique du Congo continue de susciter des interrogations au sein de la classe politique, notamment sur ses motivations, ses implications institutionnelles et ses conséquences sur l'avenir politique du pays. Alors que ce débat reste sensible et divise les acteurs politiques, les discussions autour du dialogue national contribuent à replacer la loi fondamentale au centre des enjeux de gouvernance et de respect des limites du mandat présidentiel.

C'est dans ce contexte que le président Félix-Antoine Tshisekedi s'est exprimé, samedi, devant les parlementaires de l'Union sacrée de la Nation (USN), sa famille politique. Le chef de l'État a ouvertement exprimé ses réserves à l'égard de la Constitution actuelle, tout en renvoyant aux membres de sa majorité la responsabilité d'une éventuelle modification.

« Cette Constitution, je ne l'aime pas, et vous le savez », a-t-il déclaré.

Poursuivant son intervention, le président de la République aurait laissé aux parlementaires la responsabilité de décider d'une éventuelle révision du texte fondamental.

« Vouloir la changer ou la toucher, c'est votre responsabilité », a-t-il affirmé.

Cette déclaration place les élus de l'Union sacrée devant la question de leur position sur une éventuelle réforme constitutionnelle, alors que le sujet continue d'alimenter les discussions politiques dans le pays. Félix Tshisekedi a également évoqué l'année 2028, en faisant référence à la possibilité que ses partisans ne soutiennent pas cette démarche.

« Si, en 2028, vous refusez, je m'arrête là », a-t-il déclaré.

Cette phrase intervient dans un contexte où les interrogations sur l'avenir institutionnel du pays se mêlent au débat sur les intentions du pouvoir concernant la Constitution et la fin du mandat présidentiel. Pour justifier sa position, le chef de l'État a mis en avant la mission qu'il estime devoir accomplir à la tête de la RDC.

« Mais sachez que j'ai une mission : celle de mettre le pays sur les rails, d'installer une paix véritable et durable », a-t-il poursuivi devant les parlementaires. Il a ainsi associé son argumentaire à la nécessité, selon lui, de rétablir le fonctionnement du pays et de parvenir à une paix durable.

La perspective d'une éventuelle révision constitutionnelle demeure toutefois un sujet de divergence au sein de la classe politique congolaise. Entre les acteurs qui peuvent soutenir une réforme institutionnelle et ceux qui s'interrogent sur ses objectifs et ses conséquences, la question soulève des enjeux liés au fonctionnement des institutions, à la stabilité politique et au respect des dispositions constitutionnelles encadrant le pouvoir présidentiel.

Cependant, le moment choisi pour remettre en débat la Constitution soulève des interrogations, alors que la RDC reste confrontée à une crise sécuritaire persistante dans l'Est, à des défis économiques et à de profondes attentes sociales. Dans un tel contexte, vouloir engager une réforme constitutionnelle sans un consensus politique suffisamment large risque d'accentuer les divisions et de détourner l'attention des urgences auxquelles la population est confrontée.

Gloire Balolage



Le député national Joseph Nkoy Wembo, élu de Katako-Kombe, dans la province du Sankuru et membre de l’Union sacrée de la Nation, appelle les Congolais de tous bords à faire bloc derrière le président Félix Tshisekedi et les institutions de la République pour défendre l’intégrité territoriale et la souveraineté de la RDC. Cet appel intervient au lendemain de la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), un mouvement qualifié de politico-militaire, dirigé par l’ancien président Joseph Kabila.

En sa qualité de Rapporteur adjoint de la Commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale, Joseph Nkoy estime que les liens entre Joseph Kabila et la rébellion de l’AFC/M23 étaient déjà évoqués dans des rapports d’experts des Nations unies.

« Notre devoir en tant que peuple est de nous mobiliser pour constituer un bloc autour du président de la République et des autres institutions », déclare-t-il.

Pour le député, la prise de position de Joseph Kabila à la tête du FRN ne constitue pas une surprise. Il rappelle que le président Félix Tshisekedi avait déjà évoqué les liens présumés entre l’ancien chef de l’État et la rébellion de l’AFC/M23.

« Si pour certains cela est un fait nouveau, tel n’est pas le cas pour nous », affirme Joseph Nkoy Wembo, qui se réfère à des rapports d’experts des Nations unies ayant, selon lui, fait état du rôle de Joseph Kabila dans la conduite du mouvement rebelle.

Un appel à défendre la souveraineté nationale

Dans son intervention, le député insiste sur la nécessité de préserver l’intégrité territoriale de la RDC, dans un contexte marqué par le conflit dans l’est du pays et les tensions avec le Rwanda.

Il appelle les Congolais à se mobiliser face à ce qu’il qualifie de projet des « ennemis de notre pays ». Il évoque également plusieurs figures historiques, notamment Simon Kimbangu, Patrice Emery Lumumba et Étienne Tshisekedi, pour souligner l’importance de l’unité nationale.

Joseph Kabila a officiellement pris la tête du FRN lundi 12 octobre à Goma, ville contrôlée par la coalition rebelle AFC/M23. Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa, deux figures de cette coalition, occupent les fonctions de vice-présidents au sein de la nouvelle structure.

radiookapi.net/CC



Média en ligne avant-gardiste, notre rédaction s'apprêtait justement à publier un éditorial prédisant ce qui vient d'arriver. L'intronisation de Joseph Kabila à la tête du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), avec Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa comme vice-présidents, nous a coupé l'herbe sous le pied.

Elle ne crée aucune surprise. Elle fait simplement tomber le masque et officialise ce que Kinshasa dénonce depuis des mois: *Joseph Kabila est le véritable patron politique de l'AFC/M23*, cette rébellion soutenue par le Rwanda qui ensanglante l'Est de la RDC.

FRN = AFC/M23: Deux sigles, un seul mouvement

Il ne faut pas être dupe. Le FRN n'est qu'un rebranding, un nouveau costume pour l'AFC/M23. Quand on retrouve à sa vice-présidence les deux visages les plus connus du mouvement terroriste qui occupe Goma et Bukavu, l'affaire est entendue. Le FRN est la vitrine politique que l'AFC/M23 tente de se donner pour faire oublier ses crimes.

Toutes les sorties médiatiques de Joseph Kabila depuis son départ, y compris celles de mai 2025 et du vendredi 10 octobre 2026, n'étaient qu'une stratégie pour préparer l'opinion avant d'assumer officiellement son rôle. Croyant flouer l'opinion, il s'est ridiculisé: il a raté son coup.

Un agent double à la tête de la RDC tout en servant Kigali

C'est la thèse la plus douloureuse mais la plus évidente qui se confirme. Pendant 18 ans, la RDC a été dirigée par un agent double. Un homme qui, tout en occupant le Palais de la Nation, préparait le lit de l'agression rwandaise.

Tous les accords bilatéraux signés entre Kigali et Kinshasa, notamment ceux de Rubavu et de Kigali les 12 et 18 mai 2012, à moins d'une semaine d'intervalle, donnaient aux services de renseignement rwandais le plein pouvoir de circuler sur toute l'étendue du territoire national et de contrôler nos frontières. La preuve qu'il avait vendu le pays.

Kabila, déjà patron du M23 quand il dirigeait la RDC

Pour qui connaît l'histoire de ce pays, ce n'est qu'un retour aux sources. Le M23 de 2012 n'est jamais mort. Il a été mis en hibernation à partir de Kinshasa. Comment comprendre autrement que ses chefs aient pu circuler librement et que leurs revendications aient toujours trouvé un écho complaisant au sommet de l'État ?

Toutes les négociations, du RCD/Goma au M23 en passant par le CNDP, se soldaient toujours par des brassages et mixages, une manière d'infiltrer l'armée pour l'affaiblir de l'intérieur. Le commandement des FARDC à l'Est était d'ailleurs contrôlé par des officiers désignés par Paul Kagame.

Kinshasa avait vu juste - Le verdict de la justice conforté

Le Président Félix Tshisekedi et les autorités l'ont dit et répété: l'AFC/M23, c'est Kabila. Aujourd'hui, les faits leur donnent raison.

La condamnation à mort de Joseph Kabila par la justice militaire pour trahison et collusion avec l'ennemi paraissait sévère pour certains. Cet acte de prise de tête d'une rébellion armée en est la justification la plus éclatante. La justice n'avait pas condamné un opposant, elle avait jugé un chef rebelle.

Des sanctions américaines qui trouvent toute leur justification

Les sanctions américaines visant Nangaa et Bisimwa pour leur rôle dans la déstabilisation de l'Est prennent tout leur sens. Washington ne s'est pas trompé de cible. Cette chaîne de commandement remonte jusqu'au sommet: Joseph Kabila lui-même a été visé, ainsi que plusieurs officiers supérieurs de l'armée rwandaise (RDF) pour leur soutien en hommes, en armes et en logistique à l'AFC/M23. Ce n'est plus une rébellion congolaise, c'est une agression extérieure.

Quand Nangaa et Kagame préparaient l’opinion

Corneille Nangaa lui-même n'a jamais caché sa proximité avec l'ancien président: « Kabila est notre référence, notre mentor ». Ce n'était pas de la flagornerie, c'était un aveu.

Paul Kagame l'avait d'ailleurs lâché dans _Jeune Afrique_ en présentant Kabila comme le véritable leader de ce conglomérat. Quand le maître de Kigali le dit, il faut le croire.

De sénateur à vie à ennemi de la République

En acceptant ce poste, Joseph Kabila franchit le Rubicon. Il n'est plus un ancien chef de l'État, il n'est plus sénateur à vie. Il est désormais officiellement un ennemi de la République.

Que fait la C64 dans cette galère ?

On s'interroge sur la présence de certains membres de la C64, plateforme qui se voulait citoyenne, dans cette aventure. Sont-ils des naïfs utiles ou des complices conscients ?

Cette prise de pouvoir met la C64 face à un dilemme: « Comment s'opposer à Joseph Kabila sans se rallier à Félix Tshisekedi ? », s'interroge un haut cadre d'Ensemble pour la République, membre de la C64. Selon lui, le combat actuel de Kabila est de renverser Tshisekedi et de rayer l'opposition s'il parvenait à prendre le pouvoir, comme le fit Laurent-Désiré Kabila avec l'AFDL en 1997.

Que va dire la CENCO-ECC ?

La CENCO-ECC est désormais dos au mur. Cette plateforme catholique et protestante a toujours prôné un dialogue inclusif avec Kabila et l'AFC/M23.

Comment peut-elle encore défendre cette position ? Prôner aujourd'hui un dialogue incluant Kabila, c'est demander à la République de négocier avec son agresseur. Le temps n'est plus au dialogue avec les bourreaux, mais à l'unité sacrée autour de la patrie agressée.

Appel à la solidarité nationale

Face à cette haute trahison désormais assumée, la Nation doit parler d'une seule voix. Il ne s'agit plus d'une querelle pouvoir-opposition, il s'agit de la survie de la RDC.

Joseph Kabila doit être considéré comme ce qu'il est: un paria de la République. Nous appelons tous les Congolais à se désolidariser totalement de lui. Il ne peut plus être considéré comme un Congolais comme les autres. L'heure est venue de lui retirer tous les avantages dus à un ancien chef de l'État, son statut de sénateur à vie et, au regard de sa trahison au profit d'une armée étrangère, de s'interroger même sur sa nationalité congolaise.

opinion-info/CC



Lors d’une interview, le chroniqueur Celeo Scram reproche à Gaz Mawete de s’être rapproché de Rebo Tchulo, ex-compagne d’Innoss’B. Cette critique soulève des questions sur l’éthique et le code d’honneur dans le milieu artistique congolais.

Une remontrance publique qui secoue la scène musicale congolaise. Celeo Scram, figure influente de la chronique artistique, a exprimé son mécontentement face au rapprochement entre Gaz Mawete et Rebo Tchulo lors d’une interview récente. Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions entre les deux artistes masculins et souève des questions sur les codes non-dits du milieu musical kinois.

Selon Celeo Scram, Gaz Mawete s’est « directement attaché » à Rebo Tchulo après la séparation de celle-ci avec Innoss’B. Les deux ont été aperçus plusieurs fois ensemble dans les boîtes de nuit de Kinshasa, des apparitions qui ont nourri les spéculations et attiré l’attention des observateurs de la vie artistique capitaline.

 Une question de code d’honneur

« Il doit savoir que ça se passe pas comme ça. C’est une faiblesse d’esprit », a affirmé Celeo Scram, pointant du doigt ce qu’il considère comme un manquement aux règles implicites du milieu artistique congolais. Pour le chroniqueur, il existe une ligne à ne pas franchir : « Lorsqu’il s’agit de la femme de l’autre, son ancienne copine ou la mère de son enfant, on ne touche pas. »

Cette remontrance révèle l’existence de conventions morales et sociales fortes au sein de la communauté artistique, où le respect des relations et des liens de parentalité est considéré comme un élément fondamental du vivre-ensemble.

Une séparation confirmée mais complexe

La rupture entre Innoss’B et Rebo Tchulo, bien que progressivement manifestée depuis plusieurs années, semble désormais incontestable. Après la naissance de leur fille Amuleto en février 2022, les deux artistes se sont progressivement éloignés, leurs apparitions séparées et leurs échanges sur les réseaux sociaux marquant les étapes de leur séparation. En novembre 2025, Innoss’B s’affichait clairement comme célibataire, tandis que des procédures judiciaires concernant la garde de leur enfant étaient rapportées.

Un respect maintenu malgré les tensions

Malgré cette rupture, les deux artistes ont démontré qu’ils restaient liés par des responsabilités parentales et un respect mutuel. En juin 2026, Innoss’B avait publiquement défendu Rebo, reconnaissant qu’elle traversait une période difficile. En août, lors d’un concert à Kinshasa, il avait également demandé au public de ne pas la critiquer, soulignant son rôle fondamental de mère de sa fille. Ces gestes montrent que, au-delà des tensions conjugales, la coparentalité et l’honneur restent des priorités.

Une critique qui interroge les frontières

La critique de Celeo Scram soulève une question plus large : dans un contexte de rupture amoureuse, où se situent exactement les limites de ce qui est acceptable dans les relations entre artistes ? La position du chroniqueur suggère que certaines frontières demeurent inviolables, notamment le respect dû à la mère de l’enfant d’un confrère, indépendamment du statut de la relation.

Cette affaire illustre la complexité des relations humaines et professionnelles dans le microcosme artistique congolais, où les séparations amoureuses peuvent créer des ondes de choc bien au-delà des intéressés directs.
 
mbote/CC
 


Le président de la République, Félix Tshisekedi, a annoncé des sanctions disciplinaires exemplaires à l’encontre des membres du gouvernement et des organes de direction des entreprises publiques en cas de manquement avéré aux règles établies.

Cette mise en garde figure au deuxième point de sa communication lors de la 100ᵉ réunion du Conseil des ministres, dont le compte rendu a été lu ce vendredi à la télévision nationale par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya.

Selon ce document, le chef de l’État a souligné que le bon fonctionnement de l’appareil de l’État repose notamment sur une répartition « claire des compétences, le respect des textes réglementaires, la discipline institutionnelle et une collaboration harmonieuse entre les responsables publics ».

Dans cette optique, Félix Tshisekedi a chargé la Première ministre de veiller « rigoureusement » à l’application des dispositions de l’ordonnance n° 25/293 définissant les attributions des ministères. Ce texte constitue, selon le compte rendu, « la pierre angulaire de la cohésion et de la cohérence gouvernementales ».

Le président de la République a également évoqué les conflits récurrents entre les présidents des conseils d’administration, les directeurs généraux et les directeurs généraux adjoints au sein des entreprises publiques. À ce sujet, il a rappelé les directives formulées lors de la deuxième réunion du Conseil des ministres, tenue le 21 juin 2024, en vue de clarifier les rôles et les attributions de ces différents responsables.

Félix Tshisekedi a ainsi réaffirmé la complémentarité de leurs fonctions, tout en insistant sur le respect des compétences de chacun et des règles de gouvernance applicables.

Dans cette perspective, chaque ministre, particulièrement celui ayant le Portefeuille dans ses attributions, a été instruit de prévenir les conflits et de veiller au respect de la discipline ainsi qu’à la collaboration entre les membres des organes de direction des entreprises publiques, a indiqué Patrick Muyaya.

Le chef de l’État a, par ailleurs, prévenu que les manquements avérés aux règles établies ne resteraient pas sans conséquences.

« Tout dérapage avéré imputable à un membre du gouvernement ou à un membre d’un organe de direction entraînera une sanction disciplinaire exemplaire, conformément aux textes applicables », rapporte le compte rendu.

À travers cette communication, Félix Tshisekedi réaffirme son exigence de discipline institutionnelle, de clarification des responsabilités et de respect des règles de gouvernance au sein de l’administration publique et des entreprises de l’État.

Raphaël Kwazi



Le ministre des Postes et Télécommunications a annoncé, lors du Conseil des ministres tenu le vendredi 9 octobre 2026, le lancement commercial de la technologie mobile de cinquième génération (5G) en République démocratique du Congo.

Cette technologie devrait contribuer à l’amélioration de la connectivité, au développement socio-économique et à la modernisation de plusieurs secteurs d’activité.

Dans sa communication, le ministre a souligné que la 5G offre une connexion plus stable, des débits plus élevés et une latence réduite. Ces performances ouvrent la voie à l’innovation et facilitent l’utilisation d’applications de plus en plus exigeantes en bande passante.

Selon le ministre, le lancement commercial de cette technologie représente une opportunité stratégique pour le pays, reposant sur trois principaux leviers.

Le premier concerne les finances publiques. La 5G est présentée comme une nouvelle source de revenus substantiels et directs pour l’État.

Le deuxième porte sur le développement socio-économique et industriel. Son déploiement devrait stimuler l’innovation et l’entrepreneuriat chez les jeunes, tout en favorisant la modernisation des secteurs clés de l’économie congolaise.

Le troisième levier concerne l’amélioration de la qualité des services de télécommunications. Grâce à sa capacité à gérer simultanément un grand nombre d’utilisateurs, la 5G permettra d’atteindre des débits très élevés et de réduire les temps de réponse, offrant ainsi une meilleure expérience aux utilisateurs.

Un déploiement progressif sur l’ensemble du territoire

Le déploiement de la 5G débutera dans les zones urbaines avant de s’étendre progressivement à l’ensemble du territoire national.

Cette extension devrait également renforcer la connectivité dans les zones non couvertes par la fibre optique, la 5G constituant une solution complémentaire et un relais stratégique pour les infrastructures de télécommunications.

À travers cette initiative, le gouvernement entend tirer parti des capacités de la cinquième génération de téléphonie mobile pour soutenir la transformation numérique et accompagner le développement de l’économie congolaise.

Grâce Kenye



Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a procédé, ce samedi 10 octobre 2026, à l’inauguration du premier site de regroupement des déchets ménagers, situé sur l’avenue Saïo, dans la commune de Ngiri-Ngiri. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme « Kinshasa Ezo Bonga », qui vise à renforcer la salubrité et à améliorer le cadre de vie des Kinois.

Le projet prévoit l’aménagement de 400 sites de regroupement des déchets à travers la capitale, dans le but d’optimiser leur collecte et leur évacuation. Il s’inscrit dans la dynamique des actions engagées par l’exécutif provincial pour lutter durablement contre l’insalubrité, conformément à la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, axée sur l’amélioration des conditions de vie de la population.

Lors de la cérémonie d’inauguration, Daniel Bumba a réaffirmé que la gestion des déchets constitue l’une des priorités de son action à la tête de la ville. Il a notamment évoqué les travaux de réhabilitation du site de décharge finale de Mpasa, ainsi que les aménagements prévus à Luzizila et à l’Université de Kinshasa. Par ailleurs, plusieurs autres sites sont en cours d’aménagement dans différentes communes de la capitale.

Ces infrastructures serviront de points de transit où les déchets ménagers seront temporairement entreposés avant d’être acheminés vers les centres d’enfouissement technique, notamment celui de Mpasa. L’ouverture du site de Ngiri-Ngiri constitue ainsi une étape importante dans la mise en place d’un dispositif organisé de collecte et d’évacuation des déchets à Kinshasa.

Équipés de clôtures en béton armé, de bacs à ordures, d’un dispositif d’éclairage public et d’un accès sécurisé, ces sites sont conçus pour mieux encadrer le dépôt des déchets et faciliter les opérations de collecte. Leur déploiement progressif devrait contribuer à réduire les dépôts sauvages sur la voie publique et à améliorer durablement la gestion des déchets dans les quartiers concernés.

Après l’acquisition de plusieurs camions-bennes, l’exécutif provincial poursuit le renforcement de ses capacités opérationnelles afin d’améliorer les interventions dans le secteur de l’assainissement.

Christian Dimanyayi



La République démocratique du Congo a officiellement désigné le film Rumba Royal pour porter ses couleurs dans la catégorie du Meilleur film international à la 99ᵉ édition des Oscars, prévue le 14 mars 2027 au Dolby Theatre de Hollywood, à Los Angeles.

 L’annonce a été faite jeudi à Kinshasa lors d’une cérémonie marquée également par la présentation des membres de la DRC Film Commission et la remise du « Léopard du 7ᵉ Art », prix du Meilleur Film National, à l’œuvre sélectionnée.

Selon la coordonnatrice de la DRC Film Commission, Cécilia Zoppelletto, cette étape marque l’aboutissement d’un processus lancé avec la création de la commission et l’ouverture des candidatures.

« Lors de notre précédente rencontre, nous annoncions la mise en place de la commission et l’ouverture des candidatures. Aujourd’hui, ce processus aboutit. Nous allons présenter les membres de la commission, dévoiler le film retenu et lui remettre le premier prix du 7ᵉ Art », a-t-elle déclaré.

Une sélection fondée sur la qualité artistique du film

La DRC Film Commission explique que le choix de Rumba Royal repose notamment sur la qualité de sa photographie, la richesse de son récit ainsi que sa capacité à replonger le spectateur dans le Léopoldville de la fin des années 1950.

« C’est la qualité de la photographie. Le soin apporté à la lumière, au cadrage et à la composition des images donne au film une véritable force visuelle. Ils ont également apprécié l’intérêt du récit et l’audace d’un projet qui fait revivre le Léopoldville de la fin des années 1950 », a souligné Cécilia Zoppelletto.

Elle a par ailleurs plaidé pour un renforcement des moyens accordés aux productions nationales et à leur diffusion dans les salles de cinéma. La commission entend suivre le parcours du film cette année tout en préparant la prochaine édition des Oscars.

Une distinction porteuse d’espoir pour le cinéma congolais

Récompensé par le « Léopard du 7ᵉ Art », le réalisateur de Rumba Royal, Yohane Dean Lengol, a salué le travail de son co-réalisateur Hamed Mobasser, des artistes, des techniciens, des producteurs et des partenaires ayant participé à la réalisation du long-métrage.

Pour lui, cette sélection dépasse la seule reconnaissance d’une œuvre cinématographique.« Pour nous, cette distinction dépasse la reconnaissance d’un film. Elle témoigne aussi de l’ambition du cinéma congolais pour l’avenir », a-t-il affirmé.

Le réalisateur a également mis en avant le rôle du cinéma dans la création d’emplois, la valorisation de la culture congolaise et le rayonnement du pays à l’international. Il a exhorté les jeunes attirés par le cinéma, l’art, la culture et l’entrepreneuriat à faire preuve d’ambition.

« Voyez grand et soyez ambitieux, osez ! Parce que notre Congo est grand. Nous avons les histoires, nous avons les talents, nous avons la culture. À nous maintenant de construire une véritable industrie autour de ces richesses », a-t-il lancé.

Construire une véritable industrie cinématographique

De son côté, Alain Yav Ndua, membre de la Commission nationale de sélection cinématographique de la RDC, a insisté sur l’importance de raconter les histoires du pays à travers le cinéma et de leur offrir une visibilité internationale.

« C’est important d’être représenté là où on parle du cinéma, d’être au cœur de l’action. Donc, pour moi, c’est un petit peu ça : le fait de prendre un sujet important, prendre nos histoires et les raconter là où le monde entier va les représenter », a-t-il expliqué.

Il estime également que l’un des principaux défis du secteur réside dans sa structuration afin de créer une véritable chaîne économique allant de la création des œuvres à leur distribution.

« Je crois qu’on a de gros défis. C’est d’arriver à transformer le cinéma en une industrie réelle. Une industrie réelle, ça veut dire qu’on produit de belles histoires. Les histoires sont emballées correctement, ça veut dire dans la forme. Elles sont distribuées correctement », a-t-il déclaré.

Selon lui, le développement de cette chaîne permettrait d’augmenter les revenus du secteur et de favoriser la production de nouvelles œuvres.

« Lorsque plus de films sortent, plus de gens payent pour votre film, plus vous gagnez de l’argent, plus vous faites de films. C’est un cercle vertueux. Et c’est le cercle qu’il faut lancer », a-t-il conclu.

 La RDC a été autorisée à soumettre un film dans la catégorie du Meilleur film international aux Oscars 2027. Cette annonce avait été faite en juin dernier lors du lancement de la Commission nationale de sélection cinématographique de la RDC. Pour le cinéma congolais, la désignation de Rumba Royal constitue ainsi une nouvelle étape vers une présence accrue sur la scène cinématographique internationale.

radiookapi.net/CC

 
 
 

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Ali Kalonga

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