L’Agence congolaise de presse (ACP), média public de la République démocratique du Congo (RDC), a adressé mardi ses vœux au Président Félix Tshisekedi, aux institutions de la République ainsi qu’au peuple congolais, à l’occasion du 66 ème anniversaire de l’indépendance du pays.

Dans un message signé par le président du Conseil d’administration, Ali Kalonga, et le directeur général, Bienvenu Bakumanya, l’agence a exprimé le souhait que cette nouvelle année d’indépendance soit placée sous le signe de « la consolidation de la paix, de la reconquête de l’intégrité territoriale, de la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national et du développement intégral ».

L’ACP a présenté également « ses meilleurs vœux à Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République, Chef de l’État », tout en formulant des souhaits de stabilité et de prospérité pour la RDC, confrontée notamment aux défis sécuritaires dans sa partie orientale.

ACP/CC



Les premiers résultats de l’Examen d’État, édition 2025-2026, seront publiés dès ce week-end. L’annonce a été faite vendredi par l’Inspecteur général de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, à l’issue de la séance de délibération présidée par la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale.

Hubert Kimbonza a indiqué que les opérations de traitement des cahiers d’items avancent normalement, conformément au calendrier établi. Il a précisé que le scannage des copies a débuté le 22 juin et se poursuit de manière quotidienne dans les différents centres de correction.

Selon lui, plusieurs provinces ont déjà finalisé cette étape, ce qui permet d’accélérer le processus de correction et de compilation des résultats.

Le ministère de l’Éducation nationale assure que l’ensemble des opérations techniques se déroule sans incident, en vue de garantir la publication progressive des résultats sur toute l’étendue du territoire national.

Serge Mavungu



Le Mouvement du Réveil s’est prononcé en faveur d’un changement complet de la Constitution du 18 février 2006 et a appelé les Congolais à s’approprier pleinement le futur référendum. Les leaders, pères et représentants légaux des communautés, ministères et plateformes du Réveil estiment qu’une nouvelle Constitution est nécessaire pour répondre aux défis actuels du pays et renforcer la souveraineté nationale.

Dans une déclaration signée ce mercredi 24 juin à Kinshasa, ces responsables religieux ont exposé les raisons qui, selon eux, justifient l’opportunité, l’urgence et la nécessité d’une réforme constitutionnelle. Leur prise de position intervient après l’adoption de la loi référendaire par les deux Chambres du Parlement, un sujet qui continue de susciter de nombreuses réactions à travers le pays.

Concernant l’opportunité du changement, les signataires considèrent que la Constitution actuellement en vigueur a été élaborée dans un contexte aujourd’hui dépassé. Ils soutiennent que le texte de 2006 a été rédigé sous une forte influence étrangère et dans un environnement marqué par la présence de factions armées, ce qui justifierait l’adoption d’une Constitution davantage ancrée dans les réalités congolaises.

Les leaders du Réveil estiment également que le cadre juridique actuel ne répond pas pleinement aux aspirations de la population ni aux exigences du développement national. Selon eux, la loi fondamentale devrait mieux refléter l’identité profonde de la société congolaise ainsi que ses ambitions économiques et sociales.

Sur la question de l’urgence, le Mouvement du Réveil évoque notamment les défis sécuritaires auxquels le pays reste confronté, particulièrement dans sa partie orientale. Les signataires jugent que l’organisation actuelle des pouvoirs publics a montré ses limites face à cette situation et qu’une réforme des structures étatiques est devenue indispensable pour renforcer l’efficacité de la gouvernance.

Ils affirment par ailleurs qu’une majorité de Congolais soutient l’idée d’un changement de Constitution. Se référant à des enquêtes d’opinion menées par le Forum des intellectuels du Réveil, ils estiment que cette adhésion populaire constitue une raison supplémentaire d’avancer dans le processus référendaire.

Pour les responsables du Mouvement du Réveil, une simple révision de certaines dispositions de la Constitution ne permettrait pas de résoudre les difficultés structurelles qu’ils identifient. Ils défendent ainsi l’idée d’un changement complet du texte afin de favoriser la stabilité des institutions et de prévenir les crises politiques récurrentes.

Dans leurs recommandations, ils demandent au Président de la République de poursuivre le processus devant conduire à la promulgation de la loi référendaire. Ils exhortent également les partis politiques à bannir les discours de haine et toute forme de violence, invitent les institutions à garantir la liberté d’expression et appellent la société civile ainsi que les confessions religieuses à promouvoir l’unité, la cohésion sociale et la fraternité.

Il convient de rappeler que le débat autour d’un éventuel changement de la Constitution continue d’alimenter de vives tensions sur la scène politique congolaise. Majorité, opposition, organisations de la société civile, défenseurs des droits humains et confessions religieuses multiplient les prises de position sur cette question qui divise profondément l’opinion publique. Chacun affirme défendre l’intérêt général et exprimer les aspirations de la population.

Dans ce contexte marqué par des divergences croissantes, le dernier mot reviendra toutefois au peuple congolais, seul détenteur de la souveraineté nationale. Ce débat intervient par ailleurs alors que le pays se rapproche progressivement des prochaines échéances électorales, prévues dans un peu plus de deux ans, un calendrier qui contribue davantage à la sensibilité politique du dossier.

Gloire Balolage 



C'est à travers une annonce faite par lui-même que Yuma Dash a officialisé la sortie de son nouveau titre. L'artiste a révélé que sa collaboration avec Héritier Watanabe, intitulée « Lolendo », sera disponible ce vendredi 26 juin.

Après avoir lancé sa carrière solo avec deux premiers singles, Yuma Dash continue sur sa lancée en dévoilant un featuring de taille. Ce nouveau morceau marque une étape importante dans son évolution artistique et confirme sa volonté de s'imposer sur la scène musicale.

En s'associant à Héritier Watanabe, figure incontournable de la rumba congolaise moderne, Yuma Dash mise sur une combinaison musicale qui suscite déjà beaucoup d'attente auprès du public.

Avec cette annonce, l'engouement grandiose autour de « Lolendo », dont la sortie est désormais très attendue par les fans. Rendez-vous ce vendredi 26 juin pour découvrir ce nouveau titre.
 


En séjour à Kinshasa aux côtés de son époux, le président burundais Évariste Ndayishimiye, la Première Dame du Burundi, Angéline Ndayishimiye, a effectué une visite à la Fondation Lona afin de s’imprégner des différentes actions menées par cette structure en faveur des couches vulnérables.

À son arrivée au siège de la Fondation, situé sur l’avenue Pumbu, dans la commune de la Gombe, l’hôte burundaise a été accueillie par la Première Dame de la République démocratique du Congo et présidente de la Fondation Lona, Denise Nyakeru Tshisekedi, entourée des membres de son cabinet.

Une visite guidée des différents départements de la Fondation a permis à Angéline Ndayishimiye de découvrir son fonctionnement, ses programmes ainsi que les résultats obtenus dans les domaines de l’éducation, de la formation et de l’autonomisation des personnes vulnérables.

Cette visite a coïncidé avec une cérémonie de remise de brevets et de kits de travail à des personnes vivant avec handicap ayant bénéficié d’une formation professionnelle de près de trois mois à l’Institut national de préparation professionnelle (INPP), grâce à l’appui de la Fondation Lona.

À cette occasion, les Premières Dames de la RDC et du Burundi ont procédé à la remise symbolique des kits de travail aux bénéficiaires. Chaque participant a reçu un équipement adapté à la formation suivie, dans le but de favoriser son insertion socioprofessionnelle et de renforcer son autonomie économique.

Cette activité s’inscrit dans le cadre du programme de bourses de formation professionnelle mis en œuvre par la Fondation Lona en faveur des personnes vivant avec handicap. Pour rappel, la présidente de la Fondation avait annoncé l’octroi de 500 bourses dans les villes de Kinshasa, Mbandaka, Mbuji-Mayi et Matadi.

À travers cette initiative, la Fondation Lona poursuit sa nouvelle orientation stratégique axée sur l’éducation, la formation professionnelle et l’autonomisation des populations les plus vulnérables.

Grâce Kenye



Le Secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a accusé Joseph Kabila d’être l’auteur de l’assassinat de son père, l’ancien président de la République (1997-2001) qu’il a succédé, Laurent-Désiré Kabila, tué dans son bureau le 16 janvier 2001, à Kinshasa.

«Comment on peut accéder au pouvoir par un coup d’État sans en être impliqué. Ce n’est un secret pour personne : C’est Kabila qui a tué Laurent-Désiré Kabila», a-t-il déclaré au QG de son parti. 

C’était lors de son habituel meeting politique samedi devant ses militants, au cours duquel le député national  tentait de clarifier les propos qualifiés «deinjurieux» de Félix Tshisekedi à l’endroit de son prédécesseur, Joseph Kabila, proférés devant la diaspora congolaise après le choc RDC-Portugal (1-1), à Houston, aux États-Unis. 

Dans ses explications, le patron du parti au pouvoir a indiqué que les mots du chef de l’État sur Joseph Kabila étaient en fait sortis de leur contexte.

 D’après lui, l’intention de Félix Tshisekedi en qualifiant  l’ancien président de la République de «chien», était celle de le présenter comme celui qui était astreint à suivre à la lettre les injonctions du Rwanda.

«On attend ici, lorsque nos jeunes frères du parti vont dans les médias pour défendre le régime. On dit que Kabuya, arrête tes chiens. Cela veut dire qu’on nous injurie des chiens ? », s’interroge-t-il en Lingala. 

Ces déclarations chocs du président de la République, survenus pourtant dans un contexte du retour des Léopards dans la Coupe du monde, ne sont pas digérées par ses proches, dont la plupart se trouvent en exil en Europe.

Pour sa part, l’AFC/M23, par le biais de son Coordonnateur politique, Corneille Nangaa, avait qualifié ces propos d’un discours irresponsable et va-t-en-guerre. Il a estimé que les propos du président congolais constituaient "une déclaration de guerre", alors même qu’un processus de négociation est engagé entre les parties. 

Samyr LUKOMBO



Joseph Olengankoy, figure politique congolaise de premier plan, est attendu ce mardi 23 juin 2026 au Parquet général près la Cour de Cassation à Kinshasa pour une convocation officielle dont la nature précise sera communiquée sur place.

Une convocation du Parquet général

Le Parquet général près la Cour de Cassation a adressé une convocation officielle à Joseph Olengankoy Mukundii pour le mardi 23 juin 2026 à 11 heures. Le document, signé par le Procureur général Firmin Mvonde Mambu et daté du 19 juin 2026, convoque la personnalité politique à se présenter au bureau du Parquet, situé Boulevard du 30 juin dans le Building CNSS (ex-INSS) au 2e niveau à Kinshasa-Gombe.

Cette convocation revêt un caractère officiel marqué par sa formulation administrative et la mention explicite que « des faits dont connaissance vous sera communiquée sur place » seront l’objet de la rencontre. La nature précise des motifs justifiant cette convocation n’a pas été divulguée publiquement, alimentant des interrogations au sein de la classe politique et de l’opinion publique congolaise.

Une figure politique aux multiples facettes

Joseph Olengankoy figure parmi les personnalités incontournables du paysage politique congolais, avec un parcours marqué par des positions alternant entre l’opposition aux institutions gouvernementales. Ancien député national, il a également présidé le parti Forces novatrices pour l’union et la solidarité (FONUS), formation politique par laquelle il a exprimé ses visions pour la RDC.

Sa trajectoire se caractérise par des prises de position souvent critiques envers la gouvernance et les processus électoraux en République Démocratique du Congo. Olengankoy s’est distingué par son engagement dans les débats publics sur ces enjeux fondamentaux, alternant entre la contestation et la participation aux instances de dialogue politique. Cette approche lui a valu une réputation de personnalité controversée mais indispensable aux discussions sur l’avenir institutionnel du pays.

Un rôle central dans les dialogues politiques majeurs

Au fil des décennies, Joseph Olengankoy a participé à plusieurs dialogues politiques majeurs visant à résoudre les crises institutionnelles récurrentes de la RDC. Son implication dans ces processus reflète sa reconnaissance comme acteur politique capable de contribuer aux efforts de stabilisation institutionnelle, malgré les divergences que ses prises de position ont suscitées.

En 2016, il a été désigné président du Conseil national de suivi de l’Accord et du processus électoral (CNSA), institution chargée d’accompagner la mise en œuvre de l’accord politique de la Saint-Sylvestre. Cette nomination avait provoqué des débats passionnés au sein de la classe politique : certains l’accusaient de s’être rapproché du pouvoir de l’époque, tandis que d’autres saluaient son rôle de médiateur contribuant à la stabilité institutionnelle. Cette controverse illustre le statut ambivalent d’Olengankoy dans l’écosystème politique congolais.

Entre médiation et contestation

Aujourd’hui, Joseph Olengankoy continue d’intervenir régulièrement sur les grandes questions nationales, en particulier sur les enjeux de gouvernance, d’élections et de cohésion nationale. Sa convocation par le Parquet général intervient dans un contexte où la RDC continue de traverser des turbulences institutionnelles et politiques significatives. Ce nouveau développement soulève des questions sur les implications de cette convocation pour la classe politique congolaise et sur les motivations précises de cette démarche judiciaire, que seule la rencontre de ce mardi révélera pleinement.

mbote/CC



Au Nord-Kivu, les professionnels de l’enseignement engagés dans l’organisation des épreuves certificatives nationales dénoncent le non-paiement de leurs rémunérations. À la veille du lancement de la grande session de l’Examen d’État, prévu ce lundi 22 juin 2026, ils affirment n’avoir toujours pas reçu leurs dus.

Selon le Syndicat national des professionnels de l’enseignement (SYNAPE), section du Nord-Kivu samedi 20 juin, aucune prime n’a été versée depuis le début des différentes sessions, notamment l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) et le Test national de sélection et d’orientation scolaire et professionnelle(TENASOSP).

Le syndicat souligne que les enseignants continuent d’encadrer les épreuves « par patriotisme », malgré des conditions de travail jugées difficiles et un manque de motivation lié à l’absence de paiement.

Le secrétaire provincial du SYNAPE, Exaucé Bandu Bauma, appelle les autorités à régulariser rapidement la situation.

Il insiste sur les sacrifices consentis par les enseignants et inspecteurs, parfois contraints de parcourir de longues distances pour assurer leur mission.

« Nous interpellons la conscience du gouvernement afin qu’il libère les fonds pour permettre à ces intervenants de bénéficier de leur dû », a-t-il déclaré.

Une session sous tension

Alors que la grande session de l’Examen d’État débute ce lundi 22 juin, les acteurs éducatifs espèrent un règlement rapide de cette situation afin d’éviter toute démotivation dans l’organisation des épreuves.

Contacté, le directeur provincial de l’éducation Nord-Kivu 1, Luc Gbaweza, précise que seules les prestations liées à cette session restent à être rémunérées.

Depuis 2023, le gouvernement congolais a décidé de prendre en charge les frais liés aux épreuves certificatives dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants.

Malgré les difficultés, les enseignants continuent d’assurer leur mission, au nom de la continuité du système éducatif, rappelle Exaucé Bandu Bauma.

radiookapi.net/CC

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Ali Kalonga

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