Le monde a célébré mercredi 19 août la Journée mondiale de la photographie. À Kinshasa, cette célébration met en lumière le rôle de la photographie dans la préservation de la mémoire collective, mais aussi dans la diffusion rapide de l’information.

Présente aussi bien dans la vie quotidienne que dans les médias, la photographie ne se limite plus à sa dimension esthétique. Elle constitue aujourd’hui un véritable outil d’archivage historique, de témoignage et de communication.

La photographie, une mémoire visuelle

Pour Jonathan Kamunga, photojournaliste et enseignant au Département des sciences de l’information et de la communication de l’Université de Lubumbashi, la photographie contribue à préserver les événements qui marquent l’histoire des sociétés.

Elle permet, selon lui, de construire une mémoire collective à travers des images qui témoignent des faits et les inscrivent dans le temps.

« La photographie, elle permet de composer la mémoire du peuple d'une manière visuelle en relatant les événements tels qu'ils se sont passés pour faire de ces événements un passé qui ne passe pas. Il y a aussi un autre aspect, c'est l'aspect communicationnel. La photo, elle permet aussi aux journalistes de communiquer, par exemple sur différentes plateformes comme X ou Facebook ».

Dans le domaine journalistique, cette fonction mémorielle s’accompagne d’une dimension communicationnelle. Une photographie peut être diffusée presque instantanément sur les plateformes numériques et contribuer ainsi à informer le public sur un événement en cours.

Des appareils professionnels aux smartphones

Pour Jonathan Kamunga, l’évolution des technologies a également transformé la pratique de la photographie. Les appareils professionnels continuent d’occuper une place importante dans le travail des photographes, tandis que les smartphones permettent désormais à un plus grand nombre de personnes de produire et de partager des images.

Il affirme que ces deux outils ne sont pas nécessairement concurrents. Ils peuvent répondre à des usages différents et se compléter en fonction des besoins, notamment en matière de qualité d’image, de mobilité et de rapidité de diffusion.

De l’espace privé aux lieux publics, la photographie est désormais omniprésente. Dans les médias comme sur les réseaux sociaux, elle participe à la circulation de l’information et à la construction de la mémoire visuelle des sociétés, ajoute M. Kamunga.

radiookapi.net/CC



À l’occasion de la Journée mondiale de la photographie, célébrée mercredi 19 août, les photographes du Maniema tirent la sonnette d’alarme sur les difficultés auxquelles ils sont confrontés. La province ne dispose actuellement d’aucun laboratoire photo opérationnel, obligeant les professionnels à faire acheminer leurs fichiers numériques jusqu’à Kinshasa pour réaliser de simples tirages.

Selon Bernard Tche Ge Mwinyi, président de l’Association des photographes dignes du Maniema, le seul laboratoire qui desservait la province est aujourd’hui hors service. Des pièces défectueuses, difficiles à trouver localement, empêchent sa remise en fonctionnement.

Cette situation entraîne des retards importants dans la livraison des travaux et provoque régulièrement des tensions entre les photographes et leurs clients.

Un appel à l’investissement local

Face à ces difficultés, les professionnels du secteur plaident pour l’installation d’équipements modernes d’impression à Kindu.

Ils sollicitent notamment l’appui des autorités provinciales et des opérateurs économiques du Maniema pour investir dans des infrastructures adaptées aux besoins du secteur.

Pour les photographes, la modernisation des équipements permettrait non seulement d’améliorer leurs conditions de travail et la qualité des services proposés aux clients, mais aussi de préserver une activité qui contribue aux revenus de nombreuses familles dans la province.

radiookapi.net/CC



Plusieurs ressortissants congolais vivant en Afrique du Sud appellent les autorités de Kinshasa à organiser une nouvelle opération de rapatriement vers la République démocratique du Congo. Dans un échange ce jeudi 20 août avec Radio Okapi, ils disent craindre les violences xénophobes signalées dans certaines localités sud-africaines depuis plusieurs mois.

Ces Congolais affirment ne pas avoir été suffisamment informés de l’opération qui a récemment permis le retour en RDC d’une centaine de leurs compatriotes.

Des inquiétudes sur la communication

Un ressortissant congolais, qui a requis l’anonymat, déplore le manque d’informations sur les modalités de cette opération.

Il affirme que plusieurs Congolais attendent toujours un dispositif leur permettant de regagner la RDC et s’interroge sur les conditions dans lesquelles la centaine de personnes récemment rapatriées a pu rejoindre Kinshasa.

Selon lui, l’ambassade de la RDC en Afrique du Sud n’aurait pas suffisamment communiqué auprès de la communauté congolaise sur le processus de rapatriement.

Ces ressortissants demandent au Gouvernement congolais, particulièrement à la Première ministre Judith Suminwa, de prendre des dispositions pour faciliter leur retour au pays dans les meilleurs délais.

Ils disent attendre la concrétisation de l’engagement annoncé précédemment par les autorités congolaises concernant l’organisation d’un vol destiné au rapatriement des Congolais souhaitant quitter l’Afrique du Sud.

Jusqu’au moment de la publication de cet article, Radio Okapi n’avait pas obtenu la réaction des autorités congolaises sur cet appel.

radiookapi.net/CC



Le Comité d’organisation du Festival International des Étoiles (FIET) monte au créneau pour défendre l’originalité du concept "La Nuit des Légendes de la Rumba Congolaise" , au cœur d’une polémique autour d’une prétendue appropriation de cette initiative culturelle.

Dans un communiqué de presse publié le 19 août 2026 à Kinshasa, le Comité d’organisation du FIET affirme que ce concept s’inscrit dans une démarche menée depuis la création du festival en 2004, soit 22 ans consacrés à la promotion, à la valorisation et à la transmission de la rumba congolaise et de ses grandes figures.

Pour étayer cette antériorité, le FIET rappelle plusieurs initiatives organisées dans le cadre de ses activités. En 2012, une soirée avait notamment rendu hommage à Kabasele Tshamala, dit Grand Kallé, avec comme parrain et invité spécial l’artiste camerounais Manu Dibango. L’événement avait réuni plusieurs personnalités à l’Hôtel Invest et avait été retransmis à la télévision nationale.

Trois ans plus tard, en 2015, « La Nuit des Légendes de la Rumba » avait été consacrée à Tabu Ley Rochereau sur le site GB à Shoprite. Peguy Tabu, fils de l’illustre artiste, ainsi qu’Evoloko Joker et plusieurs autres personnalités du monde musical avaient notamment pris part à cette édition.

Le comité évoque également une lettre datée du 25 juin 2021 et diffusée sur les réseaux sociaux, portant sur une initiative intitulée « La Nuit des Légendes ». Selon le FIET, cette initiative concernait l’organisation d’un concours de chant avec un jury composé d’artistes professionnels, ce qui la distinguerait de son propre concept.

Le FIET présente en effet « La Nuit des Légendes de la Rumba Congolaise » comme une soirée de gala destinée à rendre hommage aux grandes figures de la rumba, mais aussi à contribuer à la conservation et à la pérennisation de ce patrimoine musical, avec la participation de légendes venues de différents horizons.

Sur la question de la dénomination, le Comité d’organisation estime également que les appellations « La Nuit des Légendes » et « La Nuit des Légendes de la Rumba Congolaise » sont suffisamment différentes pour ne pas créer de confusion.

Face à cette situation, le FIET met en garde contre toute tentative d’appropriation de son initiative, de son concept ou des dénominations liées à ses projets. Il dénonce également la diffusion sans autorisation de documents ou informations relatifs à ses activités ainsi que la publication d’informations non vérifiées susceptibles de porter atteinte à son image et à sa réputation.

Le comité rappelle que toute personne ou organisation qui contreviendrait à ces principes pourrait faire l’objet de poursuites devant les juridictions compétentes. Il appelle par ailleurs les médias, artistes, partenaires et utilisateurs des réseaux sociaux à vérifier les informations avant leur diffusion.

À travers cette mise au point, le Festival International des Étoiles réaffirme ainsi son engagement en faveur de la promotion de la culture congolaise et africaine et de la valorisation de la rumba congolaise.

Serge Mavungu



Alors que les appels à un dialogue politique inclusif se multiplient en République démocratique du Congo, le gouvernement entend fixer les limites de cet exercice. Lors du briefing presse organisé lundi 17 août 2026 avec le ministre délégué à la Défense, Éliezer Ntambwe, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, a insisté sur la vocation du dialogue voulu par le chef de l’État.

Pour le ministre de la Communication, ce dialogue doit avant tout permettre aux Congolais de rechercher des solutions aux crises qui secouent le pays, sans pour autant servir de tribune à des positions considérées comme favorables au Rwanda.

« Il ne faut pas qu’un Congolais vienne défendre les thèses du Rwanda », a martelé Patrick Muyaya, plaçant ainsi la question de l’agression dans l’Est du pays au centre des préoccupations du pouvoir.

Cette prise de position intervient dans un contexte politique particulièrement tendu. Alors que la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC reste au cœur des préoccupations nationales, une partie de l’opposition réclame l’ouverture d’un dialogue véritablement inclusif. Elle estime qu’une réponse durable à la crise congolaise passe également par des discussions politiques entre les différentes composantes de la nation. Certaines forces de l’opposition et plateformes politiques demandent notamment que le dialogue permette d’aborder les questions liées à la gouvernance, à la situation sécuritaire, au fonctionnement des institutions ainsi qu’aux perspectives politiques du pays.

La C64 - Coalition Article 64 -, notamment, a multiplié ces dernières semaines les prises de position contre le processus engagé autour de la révision ou du changement constitutionnel. Elle réclame une mobilisation politique pour empêcher, selon elle, une modification de la Constitution susceptible de favoriser le maintien au pouvoir du président Félix Tshisekedi au-delà des limites actuelles.

Face à ces revendications, le gouvernement insiste sur la nécessité de préserver l’unité nationale. Patrick Muyaya considère que le dialogue interne doit permettre de consolider le front national plutôt que d’affaiblir la position de Kinshasa dans le conflit qui l’oppose au Rwanda et aux forces soutenues par Kigali, selon les autorités congolaises.

« Le dialogue interne doit servir à consolider le front national, pas à légitimer la posture de Kigali », a-t-il souligné.

Cette position traduit la priorité accordée par l’exécutif à la question de la souveraineté nationale dans tout éventuel processus de dialogue. Pour le gouvernement, les divergences politiques internes ne devraient donc pas se transformer en relais des positions défendues par les autorités rwandaises.

Le principal défi reste désormais de concilier les deux exigences qui se dégagent du débat : l’inclusivité réclamée par l’opposition et la préservation d’une position nationale commune face à la crise sécuritaire.

Si le pouvoir affirme vouloir un dialogue capable de renforcer l’unité du pays, ses adversaires politiques souhaitent, eux, que cette concertation ne soit pas limitée aux seules questions sécuritaires et qu’elle permette d’aborder les grandes préoccupations politiques du moment. La question demeure donc de savoir jusqu’où ira l’ouverture du pouvoir et quelles forces politiques seront effectivement conviées autour de la table. C’est sur ce terrain que pourrait se jouer la crédibilité du dialogue annoncé, dans un contexte où les divergences sur la Constitution, la gouvernance et la guerre dans l’Est continuent de polariser la classe politique congolaise.

Patrick Kitoko 



La sixième édition de la DRC Fashion Week s'est déroulée ce samedi 15 août 2026 à Kinshasa, réunissant des stylistes, des créateurs de mode et des « sapeurs » de la République démocratique du Congo et de la République du Congo voisine. Objectif : fusionner les cultures communes des deux Congo en mettant à l'honneur la musique et la « SAPE » (Société des ambianceurs et des personnes élégantes, à savoir un mouvement culturel et vestimentaire centré sur le dandysme.

À Kinshasa, la SAPE monte régulièrement sur des podiums singuliers ou officiels, qu'il s'agisse de défilés de haute couture, de scènes culturelles ou de hommages commémoratifs marquants où les cimetières et les hôtels de luxe deviennent des pistes de danse et de mode.

CC



Trois semaines après l’ouverture de la billetterie, le concert de JB Mpiana à l’Accor Arena de Paris, prévu le 14 novembre 2026, continue de s’imposer dans les ventes.

Le rendez-vous du leader de Wenge BCBG occupe toujours la première place du classement des meilleures ventes dans la catégorie musique du monde sur Ticketmaster, confirmant l’engouement autour de ce grand retour sur la scène parisienne.

Depuis l’ouverture de la billetterie, plusieurs catégories de billets ont déjà affiché complet. Une dynamique qui témoigne de l’attente du public congolais et africain autour de ce concert très attendu.

À quelques mois de l’événement, JB Mpiana poursuit ainsi sa montée en puissance, avec l’ambition de transformer l’Accor Arena en un véritable rendez-vous de la rumba congolaise le 14 novembre prochain.
 


Le ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et des Innovations (ESU-RSI) a fermement condamné, ce lundi 10 aout, les nominations effectuées par l’AFC/M23 au sein de plusieurs établissements publics d’enseignement supérieur et universitaire de Goma et Bukavu, dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Dans un communiqué publié ce lundi, le ministère de l’ESU-RSI rappelle que l’occupation temporaire d’une partie du territoire national ne confère à aucun groupe armé la souveraineté, la compétence administrative ou encore le pouvoir de procéder à des nominations dans les institutions publiques de la République démocratique du Congo.

Selon le document, les désignations rendues publiques, vendredi 7 août 2026, par les autorités de facto de Goma et Bukavu constituent une « ingérence grave et inacceptable » dans le fonctionnement des établissements relevant exclusivement de l’autorité de l’État congolais.

Plusieurs institutions concernées

Les établissements visés par ces nominations comprennent notamment :

  • L’Institut Supérieur de Commerce de Goma (ISC/Goma) 
  • L’Institut Supérieur des Techniques Médicales de Goma (ISTM/Goma) 
  • L’Institut Supérieur de Développement Rural de Bukavu (ISDR/Bukavu) 
  • L’Institut Supérieur des Techniques Médicales de Bukavu (ISTM/Bukavu) 
  • L’Institut Supérieur Pédagogique de Goma (ISP/Goma) 
  • L’Université Officielle de Bukavu (UOB) 

Ainsi que plusieurs autres instituts supérieurs de la région.

Le ministère souligne que ces décisions n’ont aucune valeur juridique et ne peuvent produire aucun effet dans l’administration publique congolaise.

Face à cette situation, le Gouvernement rassure la communauté universitaire que les comités de gestion régulièrement investis demeurent légalement en fonction et conservent l’intégralité de leurs prérogatives administratives et académiques.

Le ministère insiste sur le fait que seules les autorités compétentes de la République sont habilitées à nommer ou révoquer les responsables des établissements publics d’enseignement supérieur et universitaire.

Le communiqué adresse également un avertissement à toute personne qui tenterait d’exécuter ou de se prévaloir de ces nominations.

« Toute personne qui se prévaudrait de ces nominations illégales ou contribuerait à leur mise en œuvre s’expose à des sanctions sévères prévues par la loi », précise le ministère.

Cette mise en garde vise aussi bien les cadres administratifs que toute autre personne susceptible de participer à l’application de ces décisions contestées.

Engagement en faveur de la communauté universitaire

Le ministère de l’ESU-RSI réaffirme l’engagement du gouvernement à protéger les droits et intérêts des étudiants, des enseignants, des chercheurs ainsi que de l’ensemble du personnel académique et scientifique affectés par l’insécurité persistante dans l’est du pays.

Les autorités assurent poursuivre leurs efforts afin de garantir la continuité des activités académiques et le bon fonctionnement des établissements publics d’enseignement supérieur dans les zones concernées.

En mai dernier, le M23 avait ordonné aux établissements réunis en conférence provinciale de rompre tout lien avec la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire, basé à Kinshasa. Dans la même logique, le mouvement avait désigné la conseillère du gouverneur rebelle comme autorité chargée de la gestion des établissements, tandis que le gouvernorat devenait dès lors responsable de la perception des frais liés au contrôle de la scolarité, une mission normalement dévolue à l’administration du ministère de l’ESU.

Pour Kinshasa, les institutions universitaires et académiques demeurent des services publics relevant exclusivement de l’État congolais, dont la gestion ne peut être modifiée par une autorité non reconnue.  

 
 
radiookapi.net/CC

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Ali Kalonga

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