La République démocratique du Congo a fait des progrès significatifs dans la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes, notamment grâce à la Constitution et à la loi n°15/013 de 2015 sur les droits de la femme et la parité. Malgré ces avancées, les femmes restent confrontées à des défis importants dans la participation politique, la sécurité et l’inclusion économique. 

C'est dans ce contexte qu'en marge de la Journée internationale des droits des femmes, le ministère du Genre, en collaboration avec la Fondation Friedrich Ebert, a organisé le vendredi 6 mars, un atelier de validation du décret d’application de cette loi, en vue de renforcer la gouvernance inclusive, favoriser le réseautage entre femmes de tous horizons et valoriser le leadership féminin, avec pour résultat la signature d’un protocole d’accord structurant et institutionnalisant l’égalité des sexes en RDC. La cérémonie s'est déroulée en présence de l'ambassadeur de la République fédérale d'Allemagne en RDC, Ingo Herbert et des associations féminines congolaises.

"C'est avec responsabilité et confiance que le ministère du Genre a pris la décision de conclure avec la Fondation Friedrich Ebert cette convention de partenariat que je place sous le credo de l'action pour une gouvernance inclusive qui va s'en suivre", a déclaré la ministre Chantal Ombae. 

Pour elle, "ce changement de paradigme signifie passer de la représentation symbolique à la participation décisionnelle des femmes; c'est passer du discours politique à la mécanisation structurelle de la parité; c'est faire de la rencontre entre la volonté politique que je représente et la force du terrain qu'incarne la société civile ". 

La ministre Chantal Ombae a remercié les représentants des organisations de la société civile sectorielles "pour le chemin tracé à côté du gouvernement. Aujourd'hui, avec le soutien de la Fondation, nous jetons les bases de mécanismes concrets. Nous ne sommes plus dans les promesses, nous sommes dans la construction et la matérialisation de nos énergies pour un partenariat fort et durable. Nous bâtissons ensemble les outils qui renforceront la gouvernance et l'efficacité des actions du ministère du Genre, Famille et Enfant et accélérons l'atteinte de l'ODD 5".

À l'en croire, "Ce partenariat signé va se greffer aux efforts du gouvernement de la République pour bâtir une société plus juste, plus égalitaire qui portera davantage la voix de la femme et de l'enfant non pas comme une option mais comme une exigence pour le progrès".

Et de souhaiter :

"Que ce partenariat soit le point de départ d'une nouvelle ère dans la conduite de politique nationale de mon ministère". 

Au cours de cette même cérémonie,  la ministre a procédé à l'inauguration du siège de la Fondation Friedrich Ebert (FES).

De son côté, le représentant résident de cette Fondation, Constantin Grund, a indiqué les objectifs poursuivis derrière cette maison inaugurée.

"En inaugurant cette maison la veille de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme, nous envoyons aussi un message symbolique : les espaces de dialogue et de coopération doivent être des espaces ouverts à toutes et à tous — et particulièrement aux femmes, dont la voix est indispensable dans la construction de nos sociétés", a-t-il déclaré.

Avant de souhaiter: "que cette maison devienne un lieu de rencontres, de débats et d’inspiration; qu’elle contribue à renforcer les partenariats qui nous rassemblent; et qu’elle soit un espace où les idées pour plus de justice, plus d’égalité et plus de démocratie puissent grandir". 

Bienvenu Ipan 



Des réactions fusent de partout après la prise de position de Modeste Bahati Lukwebo sur le débat autour de la révision/changement de la constitution. Le parti présidentiel, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) dit maintenir sa position dans ce débat. Son secrétaire général, Augustin Kabuya Tshilumba, l’a réaffirmé ce samedi 07 mars lors d’une matinée politique organisée au siège national à Limete, à Kinshasa.

Devant les cadres et militants du parti, Augustin Kabuya a soutenu que cette réflexion ne date pas d’aujourd’hui au sein de l’UDPS.

« Depuis 2024, toutes les structures de l’UDPS ont déjà discuté de cette question, notamment lors des États généraux des fédérations de l’intérieur et de l’extérieur. Pour nous, ce débat est déjà dépassé. Nous avons toujours estimé que cette Constitution devait être changée », a-t-il déclaré.

Le secrétaire général du parti présidentiel a également rappelé que cette position s’inscrit dans la continuité de la vision du fondateur du parti, Étienne Tshisekedi wa Mulumba.

« Notre père idéologique avait déjà prévenu que cette Constitution représentait un danger pour la République. Il avait même dit que le jour où l’UDPS accédait au pouvoir, cette Constitution serait changée », a-t-il affirmé.

L’UDPS évoque un débat ancien

Dans son intervention, Augustin Kabuya s’est interrogé sur les critiques formulées contre une éventuelle révision constitutionnelle. Il a rappelé que plusieurs dirigeants congolais ont déjà modifié la Constitution ou les textes fondamentaux par le passé. Il a notamment cité Mobutu Sese Seko, qui aurait modifié la Constitution à plusieurs reprises, ainsi que Laurent-Désiré Kabila et Joseph Kabila, dont certaines réformes institutionnelles ont marqué la vie politique du pays.

« Au nom de quels principes peut-on aujourd’hui menacer le régime de l’UDPS pour ne pas toucher à la Constitution ? », s’est-il interrogé.

Le secrétaire général de l’UDPS a assuré que le parti entend poursuivre sa réflexion sur la réforme constitutionnelle, tout en appelant au calme.

« Je vous assure : soyez calmes, nous allons toucher à la Constitution. Cela ne sert à rien de s’attaquer aux personnes. Nous allons garder notre cap vers cet objectif», a-t-il déclaré.

Selon lui, cette réflexion pourrait s’appuyer sur certains travaux issus de la Conférence nationale souveraine de 1992, souvent citée comme référence dans les débats institutionnels en RDC.

Augustin Kabuya a également évoqué une ancienne rencontre entre l’abbé Donatien Nshole et Étienne Tshisekedi pour illustrer les critiques formulées à l’époque contre l’actuelle Constitution.

“Même Nshole et son groupe étaient contre cette Constitution. Il était venu voir Papa Étienne pour lui dire que cette Constitution était un danger pour la République et que les Congolais ne l'acceptent pas”, dit-il à l'occasion de cette matinée politique. 

Cette sortie de Augustin Kabuya intervient dans un contexte politique marqué par la prise de position du deuxième vice-président du Sénat de la République démocratique du Congo, Modeste Bahati Lukwebo, qui s’était opposé à toute initiative visant à soutenir l’idée d’une révision ou d’une modification de la Constitution au sein de l’Union sacrée de la nation. 

Dans une communication rendue publique samedi 7 mars, la rapporteure du Sénat, Néfertiti Ngudianza, a précisé que les propos tenus par Modeste Bahati Lukwebo lors de son point de presse du 4 mars ont été exprimés à titre personnel et n’engagent pas l’institution sénatoriale. Le Bureau du Sénat a insisté sur le fait que ces déclarations ne reflètent en aucune manière la position officielle de l’institution. 

Il a également appelé les sénateurs à faire preuve de responsabilité et de retenue dans leurs prises de parole publiques, dans un contexte national marqué notamment par les défis sécuritaires auxquels fait face la République démocratique du Congo. Une pétition est d'ailleurs initiée contre lui par l'un de ses collègues, le Sénateur Danny Kabongo de l'UDPS. 

José Mukendi



Le 8 mars de chaque année, le monde célèbre la Journée internationale des droits des femmes. En marge de cette commémoration, l’édition 2026, placée sous le thème mondial "Droits. Justice. Action. Pour toutes les femmes et les filles ", la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a insisté sur la nécessité de garantir pleinement les droits des femmes et des filles, dans un contexte marqué par les conflits, les violences et les inégalités persistantes.

Dans un communiqué, le Représentant spécial adjoint de la MONUSCO, également Coordonnateur résident et Coordonnateur des opérations humanitaires, Bruno Lemarquis, souligne que ce thème rappelle avec force que l’égalité constitue à la fois un droit inaliénable et un fondement indispensable à toute paix durable.

En République démocratique du Congo, le Gouvernement et ses partenaires, dont le système des Nations Unies, ont choisi de célébrer cette journée autour du thème national : " Droits garantis : autonomisation durable pour toutes les femmes et les filles ".

Pour le responsable onusien, ce thème national s’inscrit dans le contexte que traverse actuellement la République démocratique du Congo.

" Ce choix résonne profondément dans un pays où, depuis des décennies, les femmes et les filles paient le plus lourd tribut et portent le poids des conflits, des violences, des déplacements forcés et des inégalités structurelles ", peut-on lire dans ce document.

Dans ce même message, Bruno Lemarquis souligne que les droits des femmes doivent être respectés et ne peuvent être ni négociés ni relativisés. Il indique toutefois que de nombreuses femmes et filles continuent de faire face aux violences basées sur le genre, aux discriminations et à des obstacles persistants, notamment en matière d’accès à la justice et aux opportunités économiques, dans un contexte marqué par l’insécurité et l’impunité.

En outre, il précise que le système des Nations Unies œuvre aux côtés du Gouvernement congolais ainsi que d’autres partenaires pour soutenir les initiatives liées à la promotion des droits des femmes.

Ces actions comprennent notamment l’appui à la Commission nationale des droits de l’homme pour le suivi des cas de violences basées sur le genre, ainsi que le renforcement de la prise en charge multisectorielle des survivantes, incluant l’accès aux soins, à la justice et au soutien psychosocial.

La Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo soutient également les cliniques juridiques et les audiences foraines, qui contribuent au traitement judiciaire de certains cas de violences sexuelles. Dans le domaine de la prévention, des formations sont organisées à l’intention des officiers de police judiciaire, des enseignants et des leaders communautaires afin de sensibiliser à la lutte contre les violences basées sur le genre.

Par ailleurs, l’autonomisation économique des femmes figure parmi les axes d’intervention. Selon ce document, plus de 100 000 femmes ont bénéficié de formations en techniques agricoles améliorées. En outre, plus de 10 000 Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit permettent à des femmes d’accéder à des mécanismes d’épargne et de financement.

Le système des Nations Unies affirme également accompagner la mise en œuvre de la stratégie nationale pour l’autonomisation économique des femmes dans le secteur agricole.

Notons qu’à l’occasion de cette Journée internationale des droits des femmes, les Nations Unies disent renouveler leur engagement dans la promotion des droits des femmes et appellent à la poursuite des efforts en faveur des droits des femmes et des filles en République démocratique du Congo.

Gloria Kisenda 



La République démocratique du Congo a rendu un hommage appuyé au Révérend Jesse Jackson, saluant son engagement en faveur de la paix et de la résolution des conflits dans le pays. Cet hommage a été exprimé par le Président Félix Tshisekedi lors des obsèques organisées samedi à Chicago, aux États-Unis.

Dans son intervention, le chef de l’État congolais a souligné la reconnaissance de la RDC pour les efforts déployés par le leader afro-américain dans la recherche de solutions pacifiques aux crises politiques et sécuritaires ayant marqué l’histoire récente du pays. Selon lui, l’action du Révérend Jackson a laissé une empreinte durable dans la mémoire collective congolaise.

Félix Tshisekedi a notamment rappelé que Jesse Jackson s’était impliqué dans plusieurs initiatives visant à encourager le dialogue et la stabilité en RDC. Son engagement remonte à la période où il occupait les fonctions d’envoyé spécial pour l’Afrique sous la présidence de Bill Clinton.

À cette époque, a indiqué le président congolais, l’homme de foi n’avait pas hésité à se rendre en RDC à des moments jugés déterminants pour accompagner les efforts de transition démocratique. Ses visites avaient pour objectif de favoriser les discussions entre les différentes parties et de promouvoir une solution pacifique aux tensions politiques.

Le président Tshisekedi a également mis en avant le rôle joué par Jesse Jackson dans les initiatives de médiation visant à apaiser les conflits. L’activiste s’était particulièrement préoccupé de la situation humanitaire, notamment celle des réfugiés et des personnes déplacées internes.

Une attention particulière avait été accordée aux populations affectées par l’insécurité persistante dans l’Est de la RDC, une région durement marquée par des années de guerre. Selon le chef de l’État, cet engagement humanitaire témoigne de la solidarité et de la sensibilité de Jesse Jackson envers les populations congolaises.

Gloire Balolage 



Tina Likula a été nommée directrice-chef de service de la direction des médias audiovisuels au Secrétariat général du ministère de la Communication et Médias, 16 ans après la dernière désignation d'une femme à ce poste. La cérémonie de prise de fonction a eu lieu ce vendredi 6 mars 2026, en présence des autorités du ministère.

Dans son intervention, Tina Likula a exprimé sa gratitude envers Dieu et les autorités, notamment le ministre Patrick Muyaya, pour la confiance placée en elle. Elle a rappelé les étapes marquantes de son parcours professionnel, depuis son admission en 2009 comme ATA1 sous statut jusqu'à sa promotion en 2023 comme chef de division des programmes radio-télévision. "Aujourd'hui, en 2026, je suis directrice-chef de service de la direction des médias audiovisuels. C'est après seize ans qu'une femme accède à nouveau à cette fonction. Honneur à la femme !", a-t-elle déclaré.

La nouvelle directrice-chef de service a également lancé un appel à l'engagement des femmes, notamment au sein de la cellule Genre du ministère de la Communication et Médias. "Le moment est venu pour toutes les femmes d'entrer pleinement dans la compétition en valorisant leurs compétences", a-t-elle insisté. Elle a également remercié les personnes qui l'ont accompagnée tout au long de son parcours, notamment le directeur sortant, Jean-Michel Kalombo Mutombo, et les directeurs chefs de service qui l'ont encadrée.

 Serge Mavungu



Les États-Unis ont annoncé lundi 2 mars des sanctions contre les Forces de défense rwandaises (FDR) et quatre de leurs officiers supérieurs, accusés de soutenir le mouvement rebelle M23 dans l'est de la République démocratique du Congo. Ces mesures interviennent alors que les combats s'intensifient dans la région, notamment autour de la cité stratégique d'Uvira.

Les États-Unis ont annoncé lundi 2 mars des sanctions contre  l'armée rwandaise  pour son soutien aux forces du M23 dans l'est de la  République démocratique du Congo  (RDC) en proie aux violences.  "Aujourd'hui, les États-Unis sanctionnent les Forces de défense rwandaises et quatre officiers supérieurs des FDR pour leur soutien opérationnel direct au Mouvement du 23 mars (M23) et à ses affiliés dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC)" , a indiqué le département d'État dans un communiqué.

Les quatre officiers visés sont le chef d'état-major Vincent Nyakarundi, le chef des forces de défense, le commandant des forces d'opérations spéciales et le commandant de la 5e division d'infanterie, selon le département du Trésor américain.

Le M23 avait déclenché en décembre une offensive sur la cité stratégique d'Uvira, située dans la province orientale du Sud-Kivu, suscitant l'ire de Washington, médiateur d'un accord de paix fragile entre la RDC et le Rwanda. Les rebelles s'en étaient ensuite retirés sous pression américaine. Mais leur présence s'est déroulée aux abords de la frontière burundaise fait peser, selon le Trésor,  "le risque d'une escalade du conflit en une guerre régionale plus large" . Les affrontements se poursuivent sur plusieurs fronts dans l'est du pays.

Des "violations flagrantes des droits humains"

"Le soutien continu des FDR et de ses hauts responsables a permis au M23 de s'emparer du territoire souverain de la RDC et de poursuivre ces graves violations" , a poursuivi le département d'État, qui dénonce des  "violations flagrantes des droits humains" . Le Trésor américain estime de son côté que les gains territoriaux des rebelles n'auraient pas été possibles sans l'appui rwandais.

Les sanctions américaines impliquent le gel de l'ensemble des avoirs détenus directement ou détenues aux États-Unis par les personnes visées, ainsi que l'interdiction pour toute personne ou entreprise américaine de faire affaire avec elles.

Dans un communiqué transmis à Reuters , le gouvernement rwandais a décrété des sanctions qui ciblent injustement une seule partie au processus de paix  et  "déforment les faits du conflit" . Kigali assure être engagé dans le retrait de ses forces dans le cadre de la médiation américaine, mais accuse Kinshasa de ne pas avoir tenu ses propres engagements, notamment concernant le démantèlement des milices armées.

Ce week-end, les autorités congolaises ont accusé le M23 d'avoir  mené une attaque de drones contre l'aéroport de Kisangani , situé à plusieurs centaines de kilomètres de toute ligne de front actif. Le mouvement rebelle avait déjà revendiqué une attaque similaire contre ce même aéroport plus tôt dans le mois.

TV5 Monde/CC



Téhéran a confirmé dimanche 1er mars la mort de son guide suprême Ali Khamenei, tué dans l'opération militaire américano-israélienne contre l'Iran, lequel a riposté en visant Israël et plusieurs pays arabes.

La campagne de bombardements menée par les États-Unis et Israël le 28 février– qui a suivi un renforcement militaire massif au Moyen-Orient, inédit depuis l’invasion de l’Irak en 2003 – a tué Ali Khamenei, a confirmé dimanche 1er mars la télévision d’État iranienne. L'Iran a immédiatement riposté, avec des frappes signalées à travers le Golfe, notamment dans la capitale émiratie Abou Dhabi et près de bases militaires américaines de la région. 

Le président américain Donald Trump a indiqué que les bombardements américains se poursuivraient "aussi longtemps que nécessaire" et souligné que la mort de Ali Khamenei offrait aux Iraniens leur "plus grande chance" de prendre le pouvoir au régime actuel. 

La télévision d'État iranienne a elle précisé que la transition serait assurée par un triumvirat composé du président iranien, Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire en Iran, Gholamhossein Mohseni Ejeï, ainsi que d'un membre du Conseil des gardiens de la Constitution. 

En Iran, selon l'agence de presse Fars, des explosions ont touché notamment Ispahan (centre), la ville sainte de Qom (centre), Karaj, à l'ouest de Téhéran, ainsi que Kermanshah (ouest) et Chiraz (sud).

Koweït, Arabie Saoudite, Émirats… Les images des frappes de l'Iran sur les bases américaines et chez ses voisins du Golfe

Après l'attaque d'Israël et des États-Unis qui ont tué le guide suprême Ali Khamenei la veille, l'Iran continue de riposter, ce dimanche 1er mars, par des frappes sur les bases américaines dans la région et chez ses voisins du Golfe.

La campagne de bombardements menée par les États-Unis et Israël le 28 février– qui a suivi un renforcement militaire massif au Moyen-Orient, inédit depuis l’invasion de l’Irak en 2003 – a tué Ali Khamenei, a confirmé dimanche 1er mars la télévision d’État iranienne. L'Iran a immédiatement riposté, avec des frappes signalées à travers le Golfe, notamment dans la capitale émiratie Abou Dhabi et près de bases militaires américaines de la région. 

Le président américain Donald Trump a indiqué que les bombardements américains se poursuivraient "aussi longtemps que nécessaire" et souligné que la mort de Ali Khamenei offrait aux Iraniens leur "plus grande chance" de prendre le pouvoir au régime actuel. 

La télévision d'État iranienne a elle précisé que la transition serait assurée par un triumvirat composé du président iranien, Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire en Iran, Gholamhossein Mohseni Ejeï, ainsi que d'un membre du Conseil des gardiens de la Constitution. 

Selon des journalistes de CNN présents à Dubaï, trois fortes explosions ont été entendues ce dimanche matin. Une autre série d'explosions a suivi quelques minutes plus tard. Au réveil, des habitants de Dubaï ont signalé d'épaisses volutes de fumée noire au-dessus de la zone portuaire de Jebel Ali, suite aux frappes survenues plus tôt dans la nuit. Des débris provenant d'une interception aérienne au-dessus de Business Bay, à Dubaï, ont provoqué un incendie dans le principal port commercial de la ville, ont indiqué les autorités, quelques heures avant que les dernières explosions ne soient signalées.

Les Émirats disent avoir été visés par 137 missiles et 209 drones tirés par l'Iran, selon le ministère de la Défense. Deux témoins ont indiqué à l'AFP avoir entendu une explosion et vu une colonne de fumée s'élever de l'emblématique île artificielle de Dubaï, The Palm. Quatre blessés sont à déplorer selon les autorités.

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L'aéroport de Dubaï a été évacué samedi soir. Des images circulant sur les réseaux sociaux, authentifiées par Al Jazeera et Reuters, montrent un hall enfumé de l'aérogare émirati, après une frappe iranienne. Quatre personnes ont été blessées. 

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Par ailleurs, "la chute de débris de missiles dans un quartier résidentiel" d'Abou Dhabi "a entraîné la mort d'un civil de nationalité asiatique", selon le ministère de la Défense. Et au moins une autre personne a été tuée, également un ressortissant asiatique, et sept blessées dans un "incident" à l'aéroport d'Abou Dhabi, selon son gérant.

Deux témoins ont indiqué à l'AFP avoir vu de la fumée s'élever de la base d'Al Dhafra, à Abou Dhabi.

  • Bahreïn

Un centre du quartier général de la Cinquième flotte américaine a été touché par une "attaque de missiles", selon le Centre national de communication de Bahreïn. Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, a cependant assuré sur X que "les dégâts sur les sites américains ont été minimes et n'ont pas affecté les opérations", ni fait de victimes.

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Les habitants du quartier sont évacués et "plusieurs immeubles résidentiels à Manama ont été touchés", selon le ministère de l'Intérieur. Écoles et universités sont passées à l'enseignement à distance jusqu'à nouvel ordre.

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  • Qatar

L'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, a appelé samedi à contenir une "dangereuse escalade" au Moyen-Orient, lors d'un appel téléphonique avec Donald Trump. Plusieurs explosions ont été entendues au-dessus du centre de Doha et près de la base militaire d'Al-Udeid, la plus grande installation militaire américaine de la région.  

Huit blessés, dont un grave, sont à déplorer dans le pays, a indiqué un diplomate à l'AFP. 

  • Koweït

Un drone a frappé l'aéroport international du Koweït, faisant des blessés légers, selon l'Autorité de l'aviation civile. 

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Trois membres de l'armée ont été blessés sur la base aérienne d'Ali Al-Salem, selon le ministère koweïtien de la Défense. 

  • Arabie saoudite

Plusieurs explosions ont été entendues à Ryad. Aucun bilan disponible. 

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  • Liban

Israël a annoncé avoir visé des positions du Hezbollah pro-iranien dans le sud du Liban, comme régulièrement ces dernières semaines. Les États-Unis exhortent leurs ressortissants à quitter le pays.

  • Jordanie

L'armée affirme avoir intercepté 13 missiles balistiques depuis samedi matin et a fait état de "dégâts matériels" dus à 73 cas de chutes de fragments de projectiles. L'ambassade des États-Unis à Amman a demandé à son personnel et ses ressortissants de se confiner.

  • Irak

Deux frappes ont visé la base militaire de Jurf al-Sakher, selon les autorités. Elle abrite le groupe Hachd al-Chaabi, un réseau d'anciens paramilitaires intégrés aux troupes régulières, ainsi que le puissant groupe armé pro-iranien Kataëb Hezbollah.

La défense antiaérienne américaine a été engagée contre des drones au-dessus d'Erbil, selon des journalistes de l'AFP. De fortes explosions ont été entendues dimanche matin près de l'aéroport d'Erbil, qui abrite les troupes de la coalition anti-djihadiste dirigée par les États-Unis dans la région autonome du Kurdistan irakien. 

À Bagdad, des manifestants tentent par ailleurs dimanche matin de prendre d'assaut la zone hébergeant l'ambassade des États-Unis, a dit une source sécuritaire irakienne à l'AFP.

  • Israël en "état d'urgence spéciale"

Dimanche, l'Iran a annoncé de nouvelles frappes sur Israël et des bases américaines dans le Golfe. Les sirènes d'alerte aérienne ont retenti en Israël.

Sur la journée de samedi, "environ 200 avions de combat (...) ont mené une frappe massive contre le dispositif de missiles et les systèmes de défense du régime terroriste iranien dans l'ouest et le centre de l'Iran", a indiqué l'armée, affirmant qu'il s'agit du "plus grand raid aérien de l'histoire de l'armée de l'air israélienne".

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Quelque 500 cibles ont été visées. Israël a déclaré un état d'urgence spécial. L'armée israélienne a annoncé que "plusieurs points d'impact" étaient dus à des missiles iraniens. Une femme d'une quarantaine d'années a été tuée samedi soir dans la région de Tel-Aviv, selon les secours.

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Des explosions ont été entendues samedi soir dans le centre d'Israël ainsi qu'à Jérusalem et en Cisjordanie occupée, ont rapporté des journalistes de l'AFP. Les abris publics de la ville sont ouverts. Les écoles ainsi que les lieux de travail et de rassemblement resteront fermés jusqu'à 18H00 GMT lundi, selon la mairie de Jérusalem. Le poste-frontière de Rafah entre la bande de Gaza et l'Égypte a été fermé.

TV5 Monde/CC

Koffi et Cindy mariés



Koffi Olomide, 70 ans, et sa compagne lCindy le cœur, 43 ans, se sont dit « Oui » devant le maire de Kinshasa Gombe, 20 ans après avoir officialisé leurs fiançailles
 
Le couple formé par Koffi Olomidé et sa compagne Cindy Le Cœur a célébré son mariage civil, ce samedi 28 février 2026 dans la Maison Communale de la Gombe à Kinshasa. Liés depuis déjà 20 ans et mariés coutumièrement depuis 15 ans, ils ont été officiellement déclarés mari et femme devant l’autorité civile.
 
CC

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