Dr Dénis Mukwege, Prix Nobel de la paix 2018, a réagi samedi 6 août, au récent rapport des experts des Nations unies attestant que le Rwanda a lancé des attaques sur le sol congolais. Il exige à cet effet des sanctions internationales contre Kigali.  

C’est avec grand intérêt que le Prix Nobel 2018 a suivi la couverture médiatique du rapport du Groupe d’experts des Nations-Unies sur la RDC du 4 août 2022.  

Ce document fait état des preuves solides collectées par les Nations unies entre novembre 2021 et juillet 2022. Il atteste que l’armée rwandaise a lancé des attaques contre l’armée congolaise sur le territoire de la RDC et a apporté son soutien logistique et opérationnel aux rebelles du M23.   

Pour Denis Mukwege, le gouvernement congolais, les Nations unies, l’Union africaine et les partenaires bilatéraux et régionaux de la RDC doivent tirer les conséquences de ces preuves démontrant la énième guerre d’agression du Rwanda.  

Il demande que des sanctions soient prises sans tarder contre le Rwanda, tant sur le plan politique, diplomatique, économique que militaire ; conformément aux résolutions 1807 et 2293 du Conseil de sécurité de l'ONU. Celles-ci sanctionnent les personnes et entités se livrant à des actes qui compromettent la paix, la stabilité ou la sécurité de la RDC.  

Dans sa déclaration, le Dr Mukwege soutient que cette grande criminalité, dont le Rwanda est l’un des principaux acteurs avec la complicité de certains citoyens congolais, doit maintenant cesser. Et des solutions existent, affirme-t-il.  

 Une armée forte 

Il exhorte les dirigeants congolais et les partenaires privilégiés de la RDC comme les Nations unies, les Etats-Unis et l’Union européenne à créer des conditions propices pour le développement d’un commerce propre et transparent des ressources dont regorge la RDC. Ces derniers, selon lui, devraient faire respecter les droits humains et les principes de base du droit international par tous les Etats dans la région des Grands lacs africains. 

Par ailleurs, le gouvernement congolais doit urgemment reformer le secteur de la sécurité en RDC, seule solution durable à la sécurisation et à la pacification du pays. 

 Selon Denis Mukwege, la RDC ne peut pas compter éternellement sur l’assistance des Nations unies. Il faut définir rapidement une politique de défense adaptée aux défis du présent et du futur.  

radiookapi.net/CC


Martin Fayulu, président du parti politique Engagement citoyen pour le développement (ECIDE) exige la libération de Mme Marie Masemi, arrêtée depuis vendredi 5 aout à Kinshasa.

« Forcer la chambre d'une maman de 69 ans à 4 heures du matin et l'enlever est un acte lâche, dégoûtant et inadmissible de la part d'un régime désespéré aux abois. J’exige la libération de maman Marie Masemi, membre de l’ECiDé », a écrit Martin Fayulu sur son compte Twitter, samedi 6 aout.

Le parti politique ECIDE dénonce « l’enlèvement vers une destination inconnue » de cette dame, membre de ce parti politique. L’arrestation de cette dame de 69 ans a enflammé les réseaux sociaux suscitant les réactions de plusieurs personnalités.

C’est une femme très engagée qui a été enlevée pour ses opinions qui prennent appui sur la façon dont le pays est dirigé, affirme Luc Malembe, l’un des communicateurs de l’ECIDE.

Selon des sources sûres, Mme Marie Masemi  est actuellement détenue au commissariat provincial de la police ville de Kinshasa notamment pour « ses insultes et propos diffamatoires contre les autorités », dit un responsable de la police.

Connue à travers les réseaux sociaux pour ses coups de gueule contre les dirigeants de l'actuel régime dont Félix Tshisekedi et Christophe Mboso, Mme Marie Masemi participe régulièrement aux manifestations organisées par son parti politique.

radiookapi.net/cc



Le président de l’Assemblée Nationale, Christophe Mboso donne une ultime opportunité à l’honorable Jean-Marc Kabund de se présenter devant le bureau de l’Assemblée Nationale ce Lundi 08 août 2022 au palais du peuple.

Dans un document signé le vendredi 5 août 2022, le Président de la Chambre basse du parlement s’est voulu « un instructeur ». Faisant allusion à la récente déclaration de Jean-Marc qui demandait de surseoir la procédure sur la levée de ses immunités, Christophe Mboso souligne qu’ « aucun élément avancé par vous ne justifie la surséance que vous sollicitez ». Le speaker de la chambre basse explique aussi que c’est le procureur général près la Cour de Cassation seul qui « décide du moment où il met fin à l’instruction et commence la phase des poursuites ».

« Il n’appartient ni au député poursuivi ni au bureau de se substituer au Parquet dans ses prérogatives sur ce point précis », fait-il noter.

Se basant notamment sur le Règlement intérieur de cet hémicycle du parlement, Christophe Mboso n’a pas manqué à rétorquer avec des mots un peu plus clairs sur le point de vue émis par Jean-Marc Kabund qui estimait qu’il était nécessaire qu’il soit saisi en amont avant le début de l’instruction de son dossier :

« L’article 102 du Règlement intérieur impose au bureau de recevoir l’avis du Procureur général près la Cour de Cassation et d’entendre le Député concerné UNIQUEMENT en ce qui concerne l’autorisation des poursuites et la levée des immunités parlementaires, pas pour l’ouverture de l’instruction », a-t-il soutenu dans sa réplique.

Par ailleurs, le Président du bureau de l’Assemblée nationale invite de nouveau Jean-Marc Kabund ce lundi 8 août pour l’entendre avant de décider sur la levée ou non de ses immunités.

Il sied de rappeler que, dans un document, Jean-Marc Kabund avait demander à l’Assemblée Nationale de surseoir à la séance voulant autoriser ou non la levée de ses immunités parlementaires.

Pendant ce temps, la prochaine audience sur l’audition du Président de l’Alliance pour le Changement est prévue pour le mardi 9 août prochain au parquet près la Cour de Cassation. Il lui est reproché notamment l’outrage au Chef de l’État.

Roger AMANI

 


L'artiste musicien Congolais, Fabregas rentre à Kinshasa, le lundi 15 août 2022, après 5 mois passés aux États-Unis, dans le cadre de sa tournée.

Juste après son retour dans sa ville natale, le chanteur congolais va organiser une soirée VIP music live, le samedi 20 août, et va continuer avec les finitions du deuxième opus de son groupe musical intitulé "Merci" qui sera largué dans les prochaines semaines.

Aux États-Unis, Fabregas et son orchestre ont profité de l'occasion pour tourner le clip du single "Moellon" qui compte actuellement plus de 3 millions de vues sur Youtube.

Le patron de Villanova a débuté sa tournée américaine, le samedi 02 avril dernier, à Dallas, au Texas, avant de se produire dans les villes, telles que Rochester, Florence, Cedar Rapid, Houston, Denver, Portland, Jacksonville, Cincinnati, Atlanta, Washington et Nashville.

 Gratis Makabi



Aux allures d'un artiste musicien engagé, l'artiste Antoine Agbepa, alias Koffi Olomide a, dans un de ses nouveaux tubes, exposé sur place publique la mauvaise gestion des finances publiques dans différents projets de l'actuel régime politique au pouvoir. La chanson est intitulée "Ligablo". Elle alimente la toile depuis le début de ce week-end.

Dans ce morceau dédié à l'Inspection Générale des Finances (IGF), le chanteur congolais a révélé à haute voix, la gestion chaotique de la chose publique en République Démocratique du Congo.

Trois minutes ont suffit pour le patron du groupe Quartier Latin International de livrer les auteurs, sans les citer nommément, à une sorte de réprobation sociale ou vindicte populaire. 
C'est le cas de ce détournement imagé : «Les salaires des fonctionnaires de l'État (impayés) ont construit des maisons des maîtresses des autorités du pays».

Il a ensuite indiqué que ces derniers utilisent l'argent du contribuable pour acheter les véhicules de luxe, pendant que les congolais croupissent dans la misère.

Koffi Olomide a ramassé dans la foulée les dossiers qui ont défrayé la chronique dans un passé récent et ont laissé tâche d'huile dans la société. Il s'agit de la gratuité de l'enseignement en RDC, du Projet 100 jours, etc. Dans l'entendement de l'artiste musicien, ces projets ont accouché d'une souris. Il a évoqué du fait que les fonds alloués pour la réussite de ces initiatives ont été détournés pour servir à l'achat des villas à l'étranger, et subvenir aux besoins qui n'a rien à voir avec l'État congolais.

Il a, en outre, appelé les dirigeants au patriotisme, afin de sortir les congolais de l'impasse que traverse le pays depuis plus de six décennies.
 
Gratis Makabi


Kinshasa s’est réjoui des conclusions du rapport d’un Groupe d’experts de l’ONU qui confirment l’intervention “directe” de l’armée rwandaise sur le territoire congolais en soutien au M23. L’armée rwandaise a "lancé des interventions militaires contre des groupes armés congolais et des positions des Forces armées congolaises", précise le rapport. Ce dernier a été transmis au Conseil de sécurité.

Le gouvernement congolais qui a toujours accusé le Rwanda d'être derrière la rébellion du M23 saisit l’occasion pour appeler le Conseil de sécurité de l’ONU à “condamner cette énième agression meurtrière et à en tirer les conséquences afin d’obtenir le retrait définitif du M23 de toutes les localités occupées”.

En sus, Kinshasa invite le Conseil de sécurité à “soutenir le processus judiciaire devant aboutir à la condamnation des coupables et à la réparation en faveur des familles des victimes”.

Les autorités rwandais ont déjà rejeté les allégations contenues dans le rapport d’experts de l’ONU qui souligne que Kigali a "fourni des renforts de troupes au M23 pour des opérations spécifiques, en particulier lorsque celles-ci visaient à s'emparer de villes et de zones stratégiques".

Depuis des semaines, les rebelles du M23 contrôlent plusieurs localités et villages du groupement de Jomba dans le territoire de Rutshuru, y compris la cité frontalière de Bunagana. La rébellion a installé son administration dans les entités conquises.
 
actualite.cd/CC


L’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale, Jean-Marc Kabund, va-t-il perdre son mandat parlementaire du fait de son exclusion de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) ? C’est cette question d’ordre juridique que se posent certains observateurs politiques à laquelle notre consoeur ACTUALITE.CD se propose d'apporter quelques lumières.

Les causes de cessation du mandat parlementaire sont prévues par l’article 110 de la constitution et en ce qui concerne les députés nationaux, par l’article 95 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale adopté le 21 mars 2019. Ces deux textes citent parmi les causes de cessation de mandat, le décès, la démission, empêchement définitif ainsi que l’acceptation d’une fonction incompatible avec le mandat parlementaire. Ces deux textes disposent aussi que le parlementaire et plus précisément le député national ou le suppléant  « qui quitte délibérément son parti politique durant la législature est réputé avoir renoncé à son mandat parlementaire ou à la suppléance obtenus dans le cadre dudit parti politique ».

Il ressort de ce texte que le parlementaire, plus précisément le député national qui sera réputé avoir renoncé à son mandat, est celui qui aura quitté son parti politique de manière délibérée, ce qui implique que l’initiative émane de lui-même.

Le député Jean-Marc Kabund a fait l’objet d’une exclusion définitive de l’UDPS. Son départ  est intervenu à l’initiative des organes de ce parti. Ce qui ne semble pas réaliser la condition prévue par le législateur pour qu’il soit réputé comme ayant renoncé à son mandat. Toutefois, à la suite d’une action en justice, le juge saisi de cette question pourra  à l’interprétation des normes pour trancher le litige lui soumis et décider si Jean-Marc Kabund a ou non renoncé à son mandat.

Blaise BAÏSE, DESK JUSTICE



Le député national Jean-Marc Kabund-À-Kabund demande au bureau de l’Assemblée nationale de suspendre sa démarche visant à l’auditionner pour la levée ou non de ses immunités parlementaires en vue d’être poursuivi par la justice.

Dans une lettre adresse adressée au président de l’Assemblée nationale ce jeudi 04 août 202, l’ex bras droit du président Tshisekedi demande à ce que cette initiative soit suspendue jusqu’à la clôture de l’instruction de son dossier déjà ouvert au niveau de la justice.

L’ancien président a.i de l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) justifie sa demande par le fait qu’il n’a pas été informé des faits mis à sa charge lorsque le procureur général près la Cour de cassation avait sollicité et bénéficié de l’autorisation de le poursuivre, de la part de la chambre basse du Parlement.

« En respect des droits de la défense, l’Assemblée nationale aurait dû me communiquer le réquisitoire du Parquet général qui contiendrait des infractions à ma charge, pour me permettre de préparer ma défense et ce, en vertu de l’article 19, al. 3 de la constitution de 18 février 2006 : le droit à la défense est organisé et garanti« , lit-on dans cette lettre. 

Et de renchérir : « De tout ce qui précède, je vous prie de bien vouloir surseoir à cette démarche jusqu’à la clôture de l’instruction judiciaire du dossier car j’aimerais avoir un procès équitable« . 

Pour rappel, Jean-Marc Kabund-À-Kabund est poursuivi par la justice pour notamment « outrage au chef de l’État et injures publiques ».

7sur7.cd/CC

 

A Propos

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Ali Kalonga

Directeur de la Rédaction

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