Lors d'une conférence de presse tenue à Kinshasa le jeudi 29 février, le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, a annoncé que Cherubin Okende aurait mis fin à ses jours. Cette révélation est survenue dans le cadre de l'enquête entourant le décès de l'ancien ministre des Transports et voies de communication, retrouvé sans vie le 13 juillet 2023 à Kinshasa.

Le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Gombe, Edmond Isofa, a fourni des détails sur les circonstances entourant la mort de Cherubin Okende. Selon ses explications, le véhicule dans lequel le corps a été retrouvé était fermé, le moteur en marche et la climatisation allumée. Les empreintes digitales de Cherubin Okende ont été trouvées au niveau du rétroviseur, mais l'humidité a empêché le prélèvement d'autres empreintes. Toujours d'après la même source, les experts ont également constaté que le véhicule ne pouvait être verrouillé que de l'intérieur.

Des éclaboussures de sang ont été découvertes sur les sièges avant et arrière, et l'arme utilisée était celle du garde du corps de Cherubin Okende. La balle tirée par cette arme a été retrouvée avec une trajectoire ascendante, indiquant que Cherubin Okende se serait tiré dessus lui-même. Les examens toxicologiques ont également révélé qu'Okende n'était pas sous l'influence de drogues au moment de sa mort.

Des éléments troublants ont également été découverts dans le bureau de Cherubin Okende, notamment un agenda dans lequel il avait écrit qu'il était "au bout du rouleau". Malheureusement, les pages suivantes avaient été arrachées, empêchant ainsi de comprendre le sens de ces écrits.

En dépit de l'appel à témoins lancé par les autorités, aucune information supplémentaire n'a été obtenue, et les enquêtes se poursuivent pour éclaircir les circonstances exactes de la mort de Cherubin Okende.

actualite.cd/CC



Commencées le 5 février 2024, les audiences sur les contentieux des résultats provisoires des élections législatives nationales en RDC se sont clôturées le lundi 26 février 2024 devant la Cour constitutionnelle. 

En trois semaines, la Haute Cour a appelé 1158 affaires. Tous les requérants ont été entendus. Les parties attaquées aussi, ainsi que les experts de la Commission Electorale Nationale Indépendante ( CENI). 

Tout est allé vite grâce à une méthodologie mise en place par le président de la Cour constitutionnelle, Dieudonné Kamuleta. Ce dernier n'avait  cesser de rappeler aux avocats devant la barre que la procédure en cette matière est essentiellement écrite et qu'il était inutile de commencer à plaider en revenant sur les faits. 

"Maître, c'est inutile de plaider ici. Nous allons oublier tout ce que vous allez dire ici. Écrivez et déposez vos notes de plaidoiries au greffe. Nous allons vous lire attentivement. La procédure en cette matière devant la Cour Constitutionnelle est essentiellement écrite", déclarait souvent le juge président Dieudonné Kamuleta. 

Un autre côté à saluer dans cette méthodologie est le fait que la Cour Constitutionnelle a procédé province par province. Elle a commencé par Kinshasa pour finir sur les provinces de la partie Est de la RDC. 

La Haute Cour a d'abord examiné les dossiers des candidats députés dont les voix ont été annulées par la CENI pour fraude électorale, détention illégale des machines de vote et corruption. Elle a déclaré leurs requêtes recevables mais non fondées pour faute de preuves suffisantes. 

Juste après, avant d'attaquer le plein contentieux, la Cour Constitutionnelle a examiné les requêtes des partis et regroupements politiques qui n'avaient pas atteint le seuil. Ce n'est qu'après cette étape qu'elle a commencé à traiter les requêtes des candidats malheureux en y allant province par province. 

Durant ces trois semaines d'audiences, les requerants ne devraient que confirmer leurs requêtes et donner le dispositif, c'est-à-dire ce qu'ils attendent de la Cour après examen. Le ministère public assuré par le procureur général près la Cour  Constitutionnelle, Mukolo Nkonkesha, prenait ses réquisitoires pour chaque dossier en demandant à la Cour soit de déclarer la requête recevable et fondée, soit de la déclarer irrecevable et non fondée. 

Les experts de la CENI, eux, revenaient devant la barre pour chaque dossier pour donner leur avis technique. C'est ce qui a fait la mécanique de  ces audiences durant ces trois semaines dans la salle Marcel Lihau de la Cour de Cassation. 

Un constat revient au terme de ces audiences portant sur les réquisitoires du Procureur général près la Cour Constitutionnelle. Sur près de1200 dossiers traités, il n'a émis des avis favorables ( recevables et fondés) que sur moins de 20 requêtes. Même s'il est un principe que les avis du ministère public ne lient pas les juges, cela inquiéte quand même pour les requérants. 

Dans la majeure partie de ses avis négatifs, le PG près la Cour Constitutionnelle a avancé comme motivation l'insuffisance de preuves. Il estime que les requerants n'ont pas versé dans les dossiers suffisamment de preuves qui démontrent qu'ils ont effectivement été élus en lieu et place de ceux qui ont été proclamés par la CENI. 

Tout est bien qui finit bien. Aucun incident n'a été noté durant ces trois semaines d'audiences. Après avoir entendu toutes les parties sur toutes les requêtes reçues, le président de la Cour constitutionnelle a pris les affaires en délibéré en promettant de rendre ses arrêts avant le 23 mars 2024.

C'est l'étape la plus difficile qui commence maintenant, celle de lire les notes de pladoiries de tous les requerants, celles des défendeurs et les notes techniques des experts de la CENI. C'est à la lumière de ces écrits que la Haute Cour va rendre ses arrêts sur les contentieux des législatives. Et c'est sur base de ces arrêts que seront proclamés les résultats définitifs des législatives du 20 décembre 2023 en RDC. 

ODN



L’organisation non gouvernementale « Women of Faith » a apporté de l’assistance aux sinistrés de récentes crues du fleuve Congo à Kinshasa. Ne pouvant rester indifférente face aux cris d’alarme de ces populations dévastées identifiées dans quatre communes de la ville, Nadine Banze et toute son équipe ont effectué des descentes à Masina, le mardi 27 février, et à Ngaliema, le mercredi 28, pour distribuer des vivres et non vivres. 

A l’étape de Masina, l’ONG « Women of Faith » a redonné le sourire aux sinistrés des communes de Masina et Limete. En présence de plusieurs autorités politico-administratives ecclésiastiques, la Coordonnatrice de « Women of Faith » a expliqué n’avoir pu rester indifférente face aux « cri d’alarme des autorités provinciales ». Avec sa direction, elle a approché l’Eglise de Jésus-Christ des Saints de derniers jours qui a rendu possible cette assistance. 

Le geste de « Women of Faith » a surtout été salué par les autorités municipales. A Masina, le bourgmestre Joseph Shiku Katumba a exhorté aux bénéficiaires du partage à user également du partage.

« Nous remercions sincèrement l’ONG ‘Women of Faith’ pour ce geste. Nous prions pour que l’action posée en ce jour ne se limite pas (…) A ceux qui n’ont rien reçu, nous promettons de nous battre pour qu’à la prochaine fois, des partenaires se multiplient », a déclaré Joseph Shiku Katumba.

En bon gestionnaire et après remercié l’Eglise des Saints de derniers jours pour son élan de cœur, l’autorité municipale a exhorté l’assistance pour une meilleure gestion et occupation des espaces publiques afin d’éviter le pire. « Si un drame ne se produit aujourd’hui, nous ne savons pas ce qui arrivera le lendemain », a-t-il averti. 

Le mercredi à l’étape de Ngaliema, c’était autour des habitants de Ngaliema et Mont-Ngafula de palper la générosité de l’ONG dirigée par Nadine Banze. Parmi les bénéficiaires, des personnes malentendantes. Dieumerci  Mayibazilwanga, chef de cette municipalité, n’a pas eu de langue de bois pour exprimer, au nom de ses administrés, sa gratitude à l’endroit de l’ONG « Women of Faith » mais aussi de l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des derniers jours, bailleur et partenaire de cette assistance.

« C’est un geste louable que j’ai particulièrement aimé le geste. Il vient soulager tant soit peu nos compatriotes qui sont dans des situations infra-humaines. Il y a d’autres qui n’ont pas d’endroits où dormir mais l’association est venue à la rescousse en leur apportant cette assistance composée entre autres des matelas », s’est réjoui le bourgmestre de Ngaliema. 

Cette assistance, la deuxième du genre pour l’ONG « Women of Faith » après celle faisant suite aux pluies diluviennes d’octobre 2022, est intervenue après « identification » des ménages touchés par les crues de début d’année. A chaque ménage, un jeton a été remis à chaque ménage identifié.

Les biens remis aux sinistrés sont notamment un sac de riz, de semoule, de sel, et de sucre. Un bidon d’huile végétale, un pagne pour les mamans ainsi qu’un matelas complètent ce kit d’assistance, au grand bonheur des bénéficiaires, dont un père de famille au quartier Kingabwa à Limete dont la femme est décédée suite à la montée des eaux du Fleuve congo, laissant derrière elle huit enfants. 

« Je suis très content de cette action de l’ONG. Ma famille traverse de durs moments suite à ces inondations. Ma femme est décédée suite à cette situation. Elle a laissé huit enfants. Je remercie l’association et prie pour ces actions puissent perdurer », a-t-il déclaré, très ému.

Joie et soulagement. Les deux mots ont caractérisé les deux cérémonies de mardi et mercredi. Une jeune dame, qui a tout perdu lors de la montée des eaux du Fleuve Congo et dort depuis à même le sol avec toute sa famille, a éclaté sa joie à la réception de son nouveau matelas.

« Je ne sais comment remercier l’association pour avoir entendu notre cri d’alarme. J’ai tout perdu, heureusement que nous n’avons enregistré aucun cas de décès. En plus des vivres, nous avons bénéficié d’un matelas qui permettra, surtout aux enfants, de dormir dans de bonnes conditions. Que Dieu multiplie ses bienfaits dans la vie de la coordinatrice », a-t-elle lancé.

Bailleur de cette assistance, l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des derniers jours a dit l’avoir fait de bon cœur et sans rien attendre en retour, se fondant sur les prescrits bibliques. Son représentant à l’étape de Ngaliema, Nixon Lomena, a résumé l’apport de l’Église en un concept : « l’amour pur » prêché par le Christ et qui doit être propagé. 

« C’est l’amour pur du Christ que nous sommes en train de propager. Le Christ a dit : ‘aimez-vous les uns les autres, aimez votre prochain et aimez Dieu’. Il n’y a pas un autre but que de montrer notre amour à nos prochains comme ce bon samaritain qui était venu en aide à cet inconnu qui était tombé en cours de route », a-t-il expliqué.

De son côté, Jean-Jaques Mukongo, responsable de cette institution ecclésiastique dans le secteur de Masina, qui avait dans sa suite plusieurs autres cadres de l’Eglise dont le communicateur, a invité les bénéficiaires à partager le don reçu avec d’autres sinistrés qui n’ont pas été identifiés par l’ONGD. 

«  Ce que nous pouvons demander aux personnes bénéficiaires est de faire comme ce que le Christ a dit. La main qui donne, c’est celle qui reçoit.  Ils ont reçu, tout le monde n’a pas reçu. Mais lorsqu’ils iront, qu’ils puissent avoir un cœur sensible pour partager avec les personnes qui n’ont pas reçu », a-t-il exhorté. 

« Women of Faith » est une association des femmes issues de différentes confessions religieuses et des femmes représentantes des différentes organisations œuvrant dans le développement et le secteur humanitaire. Ces femmes poursuivent l’objectif de répondre aux besoins des personnes vulnérables en situation d’urgence et de renforcer la résilience des populations vulnérables.

(Cellcom)



Environ 247 finalistes déplacés de guerre se trouvant en province éducationnelle Nord-Kivu 2, allant de Kanyabayonga dans le territoire de Lubero jusqu'à Eringeti dans le territoire de Beni, ne vont pas payer les frais de participation aux différentes épreuves de l'examen d'État, édition 2023-2024. 

La décision a été prise ce mercredi 28 février en ville de Butembo, au terme d'une réunion des autorités intervenants dans le secteur éducatif et les forces vives. 

C'était sous la présidence du directeur provincial de l'EPST Nord-Kivu 2, Shalumoo Tsambali Solomon, sur instruction du gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Peter Cirimwami. 

D'après la cellule de communication du Proved précité, la rencontre a tourné sur l'appel de la société civile qui a plaidé pour la baisse des frais de participation aux différentes épreuves de l'Examen d'État dans le centre éducationnel Nord-Kivu 2 ayant connu de nombreux cas d'insécurité notamment avec le phénomène ADF et ses alliés. 

"Deux grandes mesures ont été prises. Il s'agit de la réduction de frais de participation pour tous les finalistes de la province. Désormais, ils vont payer 120 000FC, au lieu de 130 000 comme était écrit dans l'arrêté du gouverneur. Aussi, tous les 247 finalistes déplacés de guerre se trouvant sur l'étendue du Nord-Kivu 2, dont 116 filles, sont exemptés de ces frais", lit-on dans la dépêche parvenue à 7SUR7.CD via la cellule de communication du Proved Shalumoo Tsambali. 

Cette décision est saluée par la société civile de la ville de Butembo ainsi que quelques composantes.

"Nous vivons dans un contexte qui ne permet pas aux parents de trouver les moyens. Nous avons alerté sur la hausse de frais de participation. Aujourd'hui, nous nous sommes mis sur la même table avec les autorités éducatives. Nous les remercions car elles ont compris notre cris d'alarme bien qu'elles n'ont pas touché ce qui était notre souhait de laisser ces frais comme l'année passée. C'est bon car ils viennent d'enlever 10.000 FC, également, exempter les déplacés de guerre de ces frais", s'est félicité Mathe Saanane, président de la société civile de Butembo. 

Il sied de noter que le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général Péter Cirimwami a fixé les frais de participation à l'Examen d'État, edition en cours, à 130.000 FC par finaliste, montant à payer en deux tranches. Quelques jours après, des voix se sont élevées pour exiger la baisse de cette somme, vue la conjoncture actuelle que traverse la population dans la région suite à l'insécurité imposée par les groupes armés. 

Bantou Kapanza Son, à Beni



La famille Ngbanda a, à travers une mise au point signée par Yuwa Denise fille aînée d'Honoré Ngbanda  et liquidatrice de la succession Ngbanda,
dont la copie est parvenue à 7SUR7.CD ce jeudi 29 février 2024, accusé le ministre de l'urbanisme et habitat et ses complices de vouloir spolier sa parcelle achetée légalement depuis 1991.

La famille Ngbanda s'étonne de ce qu'il qualifie "d'allégations 
mensongères" relayées  dans le communiqué du ministre de l'urbanisme selon lesquelles cette maison est reprise dans l'arrêté du 29 juin 1989 et ensuite en 2013 et 2018.

Lequel communiqué indique également  que la cession d'un bien immobilier de l'État obéit aux règles strictes à savoir l'arrêté de desaffectation et celui d'attribution ou cession. 

Face à ce qu'elle qualifie d'un montage grossier par Pius Muabilu, la famille Ngbanda veut bien savoir si entre le 29 juin 1989 et 2013 il n'y a-t-il il pas eu d'autres arrêtés ?

Elle demande au ministre de brandir un  arrêté signé entre 1991 et 2013 qui reprend cette maison pour le compte de l'État congolais ?

À en croire la  famille Ngbanda,il existe  une lettre de désaffection de ladite parcelle qui a été signée par un arrêté ministériel datant de 1991.

Et par conséquent, soutient-elle, cette parcelle n'est plus une propriété de l'État, mais de la famille Ngbanda qui l'a achetée légalement.

«il y a bien une lettre de désaffecation de la parcelle signée par le ministre des travaux publics et habitat de l'époque , Monsieur Bangala Basila  en date du 11 janvier 1991 qui porte le numéro N° CAB. / M. TP . UH. / 11 / 0044 /90 envoyée à Monsieur Ngbanda, 6, Avenue Cocotiers à Kinshasa-Gombe  et copie pour information au citoyen Premier ministre de l'époque. Donc, depuis cette date,  cette parcelle n'est plus la propriété de l'État.», lit-on dans cette lettre de mise au point.

Cependant, la famille Ngbanda s'étonne de lire à travers le communiqué du cabinet du ministère de l'urbanisme que la maison a été reprise sur l'arrêté de 2013. Par ailleurs, elle réaffirme détenir  tous les documents prouvant que cette parcelle a été désaffectée  en 1991.

Elle estime, cependant, que  cet acharnement sur leur parcelle est l'œuvre du ministre de l'urbanisme et d'un conseiller du chef de l'État qui a notamment installé les policiers pour la garde.

«Que Muabilu et son ami le conseiller spécial du Chef de l'Etat Jean-Louis  Esambo enlèvent les policiers qui sont dans notre propriété et qui menacent tout le monde avec leurs armes. Nous faisons foi en la justice de notre pays et à l'implication  du  Président de la République, chef de l'État pour mettre fin au plan de Monsieur Muabilu et de son copain Esambo, cadre  de son parti politique CNC», déclare la famille Ngbanda.

Celle-ci précise notamment qu'avant l'an 2000 , l'autorisation de cession était donnée par le ministre de l'habitat et non par le Président de la République. À l'en croire, le ministre avait informé le Chef du gouvernement. 

Sur ce, la famille Ngbanda estime que  l'argument du ministre de l'urbanisme sur l'autorisation du président de la République est vide de sens.

Elle fustige également des manœuvres dilatoires de la part du ministre de l'urbanisme et habitat, qui selon elle, veut vendre cette parcelle en la ravissant à son propriétaire de manière frauduleuse et méchante.

Roberto Tshahe



La situation qui prévaut actuellement au Tchad préoccupe au plus haut point la CEEAC -Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale-.

Dans un communiqué de presse relatif aux derniers développements de la situation sécuritaire en République du Tchad, dont une copie a atterri à la Rédaction d'Opinion-info.cd, mercredi 28 février 2024, le Facilitateur de la CEEAC dans le cadre du processus de transition politique en République du Tchad, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la RDC -République démocratique du Congo-, a appris avec la plus grande consternation les derniers développements de la situation sécuritaire marquée par l’attaque perpétrée par des personnes armées contre les locaux de l’Agence Nationale de Sécurité de l’Etat à N’Djamena, dans la nuit du mardi 27 au mercredi 28 février 2024, et les violences survenues au siège du Parti Socialiste sans Frontières, au courant de la même journée de mercredi, qui ont causé beaucoup de pertes en vies humaines et de destructions matérielles.

Ces développements, indique ce communiqué de presse, seraient consécutifs à l’attaque perpétrée, le 19 février 2024 dernier, contre les locaux de la Cour Suprême et de la tentative d’assassinat du président de cette institution.

Le Facilitateur de la CEEAC condamne avec la plus grande fermeté ces actes d’extrême violence, qui sont de nature à perturber le processus de transition politique, auquel le peuple tchadien a adhéré et dont il attend le dénouement, à travers l’élection présidentielle prévue le 06 mai 2024.

"Le Facilitateur de la CEEAC présente ses condoléances aux familles de toutes les personnes décédées et souhaite une prompte guérison à toutes les personnes blessées à la suite de cette attaque", renseigne la même source.

 

Le Facilitateur de la CEEAC exprime sa solidarité à l’endroit des Autorités de transition et salue leur décision de diligenter une enquête chargée de faire toute la lumière sur les évènements en question, en vue de dégager les responsabilités des personnes impliquées et de les traduire devant les juridictions compétentes, conformément aux lois en vigueur en République du Tchad.

Il saisit cette occasion pour appeler de nouveau tous les acteurs politiques et sociaux tchadiens à la retenue, et à privilégier les moyens pacifiques de règlement des différends, particulièrement en cette période sensible, où le pays est engagé dans un processus électoral. 

Félix Antoine Tshisekedi réaffirme solennellement son engagement à poursuivre son travail de quête de consensus national, en parfaite coordination avec toutes les parties prenantes tchadiennes et les partenaires bilatéraux et multilatéraux de la République du Tchad.

Serge Mavungu



La relation diplomatique entre la RDC -République démocratique du Congo- et le Rwanda laisse à désirer, et exige jour après jour l'intervention des Occidentaux, pour décrisper la situation tendue entre ces deux pays voisins condamnés à cohabiter. 

Dans un extrait audiovisuel du parlement européen parvenu à Opinion-info.cd ce jeudi 29 février, Thierry Mariani a dénoncé la signature d'un partenariat "honteux" entre l'Union Européenne (UE) et le Rwanda.

À l'en croire, ce partenariat n'a pas sa raison d'être, d'autant plus que le pays de Kagame continue de violer la souveraineté de la RDC, et soutient les milices qui pillent dans ce pays de Lumumba. 

"Que fait UE ?... Pire, au lieu de sanctionner Kagame, Von Der Leyen inaugurait en décembre une usine de vaccins à Kigali... D'où viennent les matières premières qui transitent par le Rwanda ? De l'Est du Congo, où ces ressources sont pillées et livrées à des mafias, toutes plus sanguinaires les unes que les autres.", a asséné le député européen.

Somme toute, Thierry Mariani est choqué de constater que l'UE a lâché prise à ses grands principes, en faveur du Rwanda dont le Président "Kagame viole militairement la souveraineté de la RDC".Thierry Mariani est même étonné que la Commission européenne soit "bras dessus bras dessous avec le Président rwandais, dont l'ONU dénonce le soutien à sa milice criminelle" qu'est le M23. Ce qui fait dire à Thierry Mariani que ce partenariat UE-RWANDA "a été évidemment ressenti comme une provocation méprisante par nos amis congolais".

D'où, les questions pertinentes de Thierry Mariani à la Commission européenne. "Alors, qu'attendons-nous pour condamner les vrais responsables ? Qu'attendons-nous pour condamner le Rwanda ? Qu'attendons-nous sanctionner Paul Kagame ?", s'est interrogé le député européen.

Avec cette intervention magistrale du député européen Thierry Mariani, tout porte à croire que l'écho de la cause de la RDC retentit déjà à l'échelle planétaire.

Stentor 



Pres d’un millier de motocyclettes saisies par la police dans la commune de la Gombe ainsi que leurs passagers ont été présentés lundi 26 février au commissariat provincial de la police. C’est la moisson d’une opération de saisie menée au lendemain des manifestations qui ont ciblé différentes installations notamment les représentations diplomatiques dans la commune de la Gombe

Par ailleurs, la mesure d’interdiction a été assouplie pour revenir finalement aux anciennes délimitations. C’est à l’issue d’une rencontre entre les responsables de la police à Kinshasa et les représentants des différentes associations des motocyclistes.

Plus de 900 motos ont été saisies au cours de cette opération. La présentation de ces engins au commissaire provincial a eu lieu lundi dernier.

« Aujourd’hui, nous avons un total de 920 motos saisies. Nous avons aussi interpellé des passagers ou clients de ces taxi-motos », explique le colonel Mundele Ngolo, commandant du commissariat urbain de la Gombe.

Au cours d’une rencontre le week-end dernier, avec le numéro un de la police à Kinshasa, les représentants des associations des motocyclistes ont pu obtenir des mesures d’assouplissement.

 L’un d’eux explique :

« Nous lui avons fait voir que dans la ville de Kinshasa on avait des délimitations pour l’accès au centre-ville et nous lui avons demandé de relaxer quelques motocyclistes et de libérer des motos par mesure de grâce. Il a promis de faire rapport à la hiérarchie. Sur place quelques motos des amis qui nous accompagnaient ont été libérées »

Désormais, l’interdiction a été ramenée aux anciennes délimitations fixées par les mesures antérieures.

Le colonel Mundele Ngolo, commandant du commissariat urbain de la Gombe.

« Pour la délimitation, à partir de l’avenue des Huileries c’est l’avenue du livre, toujours à partir de l’avenue des Huileries c’est l’avenue Mont des arts. On arrive sur l’avenue du 24 novembre, on continue sur l’avenue de la Gombe, l’avenue qui longe l’avenue de la Gombe, jusque vers Batetela. Et arrive vers Memling, c’est l’avenue Tombalbaye jusqu’à Flambeau », précise le colonel Mundele.

 Il incombe désormais aux associations de sensibiliser leurs membres.

radiookapi.net/CC

A Propos

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Ali Kalonga

Directeur de la Rédaction

Tél (whatsapp): +243 808 856 557

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