Les choses se précisent un peu plus sur ce qui concerne le porte-parole de l’opposition. Après les élections de décembre 2023, la présidence est restée à Félix Tshisekedi et sa famille politique, l’Union Sacrée de la Nation (USN), a pris la majorité parlementaire. Ce qui laisse les partis de Moïse Katumbi, Adolphe Muzito, Matata Ponyo, Martin Fayulu et Delly Sesanga, indubitablement dans l’opposition.

Cependant, la grande question se posait sur l’acceptation ou non du poste de porte-parole de cette opposition tant ces figures politiques précitées, ont critiqué les dernières élections, non sans exiger leur annulation afin de faire mieux. Il y a quelques mois, Constant Mutamba réclamait ce poste pour le compte de l’opposition. L’heure n’est plus à le lui donner car celui-ci est désormais ministre de la justice et garde des sceaux dans le gouvernement Suminwa.

Ces derniers jours, les positions des leaders politiques qui constituent l’opposition étaient nécessaires pour clarifier la situation. En effet, Martin Fayulu et son parti politique ECiDé sont restés radicaux face à la question, refusant de s’inscrire dans cette démarche. C’est également le cas de Delly Sesanga et son parti Envol.

De l’autre côté, Ensemble pour la République de Moïse Katumbi et LGD de Matata Ponyo ont décidé d'accélérer le processus de désignation du porte-parole de l'opposition pour la législature 2024-2028. Mardi 18 juin dernier, les secrétaires généraux de ces deux formations politiques, accompagnés chacun de deux experts, ont travaillé sur les derniers ajustements relatifs à l'élaboration du règlement intérieur de l'opposition, une exigence légale conformément aux dispositions de la loi n° 07/008 du 4 décembre 2007 portant statut de l'Opposition politique.

actualite.cd/CC



Invité jeudi dernier de l’émission « Solola Vérité » sur Télévision Solola, Héritier Watanabe a évoqué le retour réussi de la musique congolaise sur la scène européenne.

Interrogé sur son choix de ne pas se produire dans les mêmes salles que d’autres artistes pionniers tels que le Stade des Adidas, le chanteur a clarifié sa position.

« Pourquoi aurais-je peur d’être traité de suiveur ? Il y a un artiste qui a signé le grand come-back de la rumba congolaise en Europe, et tout le monde le connaît », a-t-il déclaré.
 
Héritier Watanabe fait ici référence à Fally Ipupa, qui était le premier à se produire pendant la vague des combattants en 2020″Si je disais le contraire, même mes enfants sauraient que je mens », a-t-il ajouté.

A travers ces propos, la star confirme sa volonté de tracer sa propre route, sans renier l’héritage des pionniers du genre comme Papa Wemba.

Il revendique sa liberté artistique, essentielle pour inscrire son nom dans l’histoire de la rumba moderne.
 
Ordi Mande


Le plan de désengagement de la MONUSCO était au centre d'un entretien entre la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, et la délégation de la Mission des Nations Unies au Congo, conduite par Bintou Keïta, jeudi 21 juin 2024, à la Primature.

Sous la direction de la cheffe du Gouvernement de la RDC -République démocratique du Congo-, tous les aspects ont été pris en compte, pour les prochaines grandes étapes du désengagement de la MONUSCO. 

À l'issue de la séance de travail, les deux parties sont sorties satisfaites des orientations de la Première Ministre, qui a, pour ce faire, proposé un communiqué conjoint.

Il importe de signaler que les ministres de la Défense, des Affaires étrangères, du Plan et celui de l'Intérieur ont aussi rehaussé de leur présence cette audience accordée à la délégation de la MONUSCO.

Serge Mavungu 



Le Président Félix Tshisekedi a procédé, ce jeudi 20 juin, à Lubumbashi, chef-lieu du HautKatanga, à la mise en circulation des trains du Service national (SN). Il s’agit de 30 wagons fermés et 15 ouverts, 10 citernes, 2 locomotives.

Le Général-major Jean-Pierre Kasongo, commandant du SN, a déclaré que ces locomotives constituent un motif de soulagement tant pour le Service national que pour la population locale, dans l'évacuation des produits agricoles vers les centres urbains de consommation.

"Ces trains sont une réponse aux nombreuses difficultés d'évacuation de nos récoltes et d'acheminement d’intrants pour notre travail. Le SN a produit 16 000 tonnes de maïs pour la saison 2023-2024 », a indiqué le numéro un du Service national.

Dans son allocution, le chef du Service national a fait savoir que «plus de 4 000 jeunes, autrefois désœuvrés, sont sortis du centre de formation de Kanyama Kasese, pour œuvrer à travers la République, aussi bien dans la construction que dans l’agriculture».

Signalons que ces trains viennent répondre au principal besoin du Service national, qui est l’évacuation de ses productions agricoles vers les grands centres de consommation de la RDC -République Démocratique du Congo-. Ces denrées sont cultivées par des jeunes bâtisseurs, autrefois délinquants.

opinion-info/CC



Depuis que la star américaine Chris Brown a rejoint le challenge lancé sur TikTok par le chanteur tanzanien Diamond Platnumz avec sa chanson « Komasava », les chiffres s’affolent pour le chanteur de la pop.

En publiant sa propre vidéo dansant sur ce hit Amapiano ce jeudi sur Tik Tok, Chris Brown ne s’attendait sûrement pas à un tel engouement de la part des internautes. Et les chiffres parlent d’eux-mêmes : alors qu’il comptait 8,4 millions d’abonnés sur TikTok avant sa publication, l’interprète de « No air » a depuis gagné pas moins de 300 000 nouveaux abonnés !

Une augmentation fulgurante en l’espace de quelques heures seulement, preuve de l’immense popularité dont bénéficie désormais Diamond Platnumz auprès de la génération TikTok. En validant le challenge de ce nouveau souverain du Bongo Fleva, Chris Brown lui a involontairement offert une visibilité internationale inédite.
 
Grâce à cet événement viral, « Komasava » et son auteur continuent de séduire bien au-delà des frontières de l’Afrique. Révélant, s’il le fallait, l’ampleur de l’influence culturelle exercée par le Général Dangote.
 
Ordi Mande


Le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani a recommandé, mercredi 19 juin, les gouverneurs de provinces à prioriser, dans la gestion de leurs entités, les six piliers du Gouvernement.
 
Il leur a fait cette recommandation lors de la séance d’information organisée à Kinshasa.
 
Pour Jacquemain Shabani, ces six axes prioritaires permettront à ces chefs des exécutifs provinciaux d’assurer le développement et la stabilité de leurs juridictions.
 
Outre les recettes à caractère national, le ministre de l’Intérieur a demandé aux gouverneurs de provinces de fouiner partout pour mettre en branle les actes générateurs des recettes tels que prévus par les lois et textes réglementaires.
 
Il les a également invités à respecter l’effectif recommandé dans la formation de leurs gouvernements et d’informatiser ou digitaliser leurs différentes sources des recettes.
 
Les gouverneurs de province sont en outre appelés à renforcer la coopération interprovinciale et la coopération avec les provinces ou villes étrangères et relancer l’association des provinces.
 
« Veillez à la rétrocession en faveur des Entités territoriales qui sont jusqu’alors des parents pauvres ; élaborez chacun une feuille de route, endéans un mois assorti d’un chronogramme pour le suivi et comptabilisez les évolutions professionnelles ; mettrez en place une gouvernance sécuritaire à travers un comité de sécurité provincial et local regroupant les services étatiques de sécurité et les associations de la société civile concernées », a rapporté Jacquemain Shabani.
 
Pour le patron de la territoriale, les gouverneurs de provinces devront affirmer un leadership incitatif, cohésif, transformationnel de proximité afin de contribuer efficacement à la mobilisation des forces vives de la société pour un développement à la base.
 
Organisée par l’Ecole nationale de la territoriale, cette séance d’information s’est clôturée par la remise des notifications des ordonnances présidentielles qui marquent l’investiture des gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces.  

radiookapi.net/CC



L'opposition congolaise est loin de transcender ses divergences, pour la désignation du porte-parole face au pouvoir en place. Bien après le refus catégorique observé dans le camp Fayulu de s'inscrire sur cette démarche, c'est le tour de Delly Sessanga et son parti Envol de manifester vivement son désintérêt.

A l'instar de Fayulu, l'opposant Sessanga estime que la démarche aurait tout son sens au cas où le pouvoir en face était, d'après eux, issu d'un processus démocratique, afin de justifier l'exercice d'une opposition républicaine de type institutionnel.

"Dans l'état actuel de ravalement des Institutions et d'affaissement moral et politique de la démocratie, la stature institutionnelle de l'opposition reste une voie inopérante, pour faire entendre la voie de la population meurtrie, rivée à la misère sociale, privée de liberté et livrée à l'insécurité. Face à la gravité de la faillite de la démocratie, crucifiée par l'usurpation du droit de vote par le régime actuel, l'ENVOL s'engage dans la voie de l'opposition démocratique hors institutions", peut-on lire dans leur communiqué.

Avant d'ajouter :"Une opposition démocratique, républicaine et institutionnelle suppose un pouvoir tout aussi démocratique, républicain. Dans ce sens, l'ENVOL rappelle que lors de la journée politique de réflexion organisée par son Comité National, en date du 20 avril 2024, ses cadres ont rejeté à l'unanimité les résultats de la forfaiture électorale de décembre 2023".

Faut-il signaler que deux camps se dessinent désormais au sein de l'opposition sur cette question. D'une part, l'on retrouve Moïse Katumbi et son fidèle allié Augustin Matata Ponyo. De l’autre part, il y a Martin Fayulu et Delly Sesanga. Le parti politique Ensemble pour la République de Moïse Katumbi propose de formaliser un règlement intérieur pour l'opposition en RDC. En date du 10 juin, il a sollicité le camp de Martin Fayulu à lui emboîter le pas. Et ce dernier lui avait réservé une fin de non recevoir.

 Grevisse Tekilazaya

 


La question des émoluments des députés nationaux est encore d’actualité en RDC. Longtemps voilés, les salaires mensuels des élus du peuple ont déjà défrayé la chronique, notamment lors du premier mandat de Félix Tshisekedi à la tête de la RDC. Cela n’a pas manqué de faire réagir différentes couches de la population, plusieurs personnes étant scandalisées de découvrir une somme pharaonique dans un pays dont la population est majoritairement pauvre.

Pas plus tard que le 15 juin dernier, le débat est revenu sur le devant de la scène. Le tout nouveau président de la chambre basse du parlement a déclaré que les députés nationaux touchent 14 millions CDF, soit l’équivalent de 5 000 USD, tout avantage confondu. Suffisant pour déclencher la clameur publique accompagnée des réactions des ONG et des politiques. Alors qu’il donnait cette précision pour mettre fin aux débats, Vital Kamerhe a, au contraire, mis de l’huile sur le feu.

Depuis le début de la semaine, c’est le sujet dont les médias parlent. Les réactions sont venues de partout ou presque. L’Observatoire de la dépense publique (ODEP) estime que cette déclaration est un mensonge, car les chiffres en sa possession font état de 21 000 à 33 000 USD par mois pour un député national, tout avantage confondu.

L’opposant Martin Fayulu s’est invité dans le débat en partageant sur son compte X (anciennement Twitter) un tableau explicatif de la rémunération des locataires de la chambre basse du parlement. Il indique que les députés nationaux de la législature précédente recevaient des émoluments, des primes diverses et des réserves parlementaires. Selon ses écrits, les députés percevaient mensuellement 13 965 USD avant février 2022, et après cette date, ils perçoivent jusqu’à ce jour 20 793 USD.

Cependant, selon la loi des finances de 2024, les émoluments mensuels des députés nationaux sont fixés à 23,4 millions CDF, soit 9 361 USD. Le débat reste encore ouvert.

actualite.cd/CC

A Propos

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Ali Kalonga

Directeur de la Rédaction

Tél (whatsapp): +243 808 856 557

alikalonga@culturecongolaise.com

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