Plusieurs sources rapportent le pillage, dans la nuit de lundi à ce mardi 14 juin, des biens de la population réfugiée, par les éléments du M23 à Bunagana, cité frontalière avec l'Ouganda, à plus ou moins 90 Km de Goma, dans le territoire de Rutshuru. Nombreux habitants qui ont regagné la cité ce mardi matin ont trouvé les portes de leurs habitations et des boutiques,  cassées par les rebelles du M23. Ils ont emporté, pour la plupart des vivres dont des sacs de riz, de la farine de maïs et même des boissons. 

« Il y a un petit nombre d'habitants qui ont passé la nuit à Bunagana. Nombreux ont une fois de plus passé la nuit dans la zone neutre entre la RDC et l'Ouganda. En retournant ce matin, il y en a qui ont trouvé leurs portes déjà cassées et des biens pillés. Ils ont emporté beaucoup plus de vivres. Certaines portes des bureaux de la douane également sont cassées », témoigne un habitant qui est rentré ce matin et qui a d'ailleurs participé au meeting animé par le porte-parole du M23, Willy Ngoma, appelant la population au retour. 

Pour l'instant, les activités restent fermées au niveau de la douane de Bunagana, en ce qui concerne l’import et l'export. Seuls les habitants qui se sont réfugiés en Ouganda passent à la frontière pour rejoindre Bunagana. Ces retournés appellent à l'aide. 

« Nous demandons aux autorités à tous les niveaux et même les humanitaires, de nous venir en aide. Nos vivres ont été pillés. Même si nous préparons le peu qui nous restaient et on va peut-être partager avec ces éléments du M23, parce qu’on a pas de choix, Mais on ne saura pas résister pendant deux jours dans ces conditions», s'alarme un autre retourné qui s'inquiète de vivre   à Bunagana. « Je vais retourner en Ouganda le soir pour y passer la nuit parce qu’on ne sait jamais quand est-ce que ça peut barder, surtout que l'armée a annoncé qu'elle se préparait à la riposte». 

« Le replie des Forces Armées de la République Démocratique du Congo à Bunagana, est purement tactique de manière à ne pas faire des victimes côté population civile comme c'était le souhait des Rwandais . Toutefois, nous rassurons la population que les FARDC sont dans la zone et contiennent l'ennemi. Nous allons incessamment mettre ces Rwandais et leurs fils hors du territoire national », a dit le lieutenant-colonel Njike Kaiko Guillaume, porte-parole du secteur opérationnel Nord-Kivu Sokola 2.

Dans un communiqué rendu public lundi dans la soirée, l'armée a accusé le Rwanda, à travers les militaires des forces spéciales rwandaises (RDF) d'occuper la cité de Bunagana en RDC depuis la matinée de lundi 13 juin 2022 et promet d'en tirer toutes les conséquences.

Les FARDC ont même parlé d'une « invasion » du Rwanda sur le sol congolais. Dimanche dernier, l'armée congolaise annonçait avoir repoussé des attaques des rebelles du M23 près de Bunagana.

Jonathan Kombi, à Goma



La Cour de cassation a entamé, lundi 13 juin, le procès contre l’ancien Premier ministre Matata Ponyo, à Kinshasa.

Le prévenu est poursuivi pour avoir dissimulé, selon le Parquet près cette cour, plus de 200 millions de dollars américains dans la gestion du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo.

A l’audience du lundi, deux coaccusés de Matata à savoir : Patrice Kitebi, ancien DG du FPI et Grobler Christo, gérant de la société Africom ont comparu physiquement devant la barre.

La composition a décidé de renvoyer la cause au 11 juillet prochain, après avoir constaté l’absence du sénateur qui, selon ses avocats, n’a pas été atteint par l’organe de la loi.

Un des avocats de Matata Ponyo, Me Laurent Onyemba assure que son client n’est pas en fuite :

« En matière pénale, pour certaines préventions, la présence physique est exigée. Ça c’est la loi. Mais avant justement d’aborder la question de la présence physique, il y un préalable. Matata doit être atteint. Ça veut dire qu’il faut que l’exploit lui ait été régulièrement déposé chez lui à la maison.  Mais attendons justement qu’il soit régulièrement atteint puis nous allons en venir quant aux préalables, parce qu’il n’entend pas se soustraire ».

Mais, cet avocat estime qu’il y a eu vice de procédure au moment où la Cour constitutionnelle s’est déclarée, en novembre dernier, incompétente à traiter ce dossier.

« Nous sommes scandalisés de voir que le dossier était au niveau du Parquet général près la Cour constitutionnelle qui a été dessaisi, en envoyant le dossier au niveau de la Cour constitutionnelle. Et, celle-ci s’est prononcée incompétente et le dossier est devenu le dossier du greffe. Quel a été notre étonnement de constater que le dossier réapparait à la Cour de cassation, sans que M. Matata ait été entendu au niveau du Parquet général près la Cour de cassation », s’est plaint Me Laurent Onyemba.

Au mois de mai dernier, un des avocats de Matata Ponyo, Raphaël Nyabirungu, avait déjà alerté que "toute action judiciaire initiée par le ministère public près la Cour de cassation contre le sénateur Augustin Matata ne pourrait pas prospérer, sinon ce serait l’excès de pouvoir ».

radiookapi.net/CC



Depuis le lundi 13 juin dernier, la stratégique cité frontalière de Bunagana (Nord-Kivu) est toujours entre les mains des rebelles du M23 et leurs alliés que la partie congolaise déclare clairement être des militaires rwandais.

Après d'intenses combats autour de ce centre de commerce transfrontalier, des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo ont décidé, le même lundi, de se diriger vers l'Ouganda ou encore de rester dans les environs, en dehors de la cité.

L'armée congolaise justifie sa position par le souci d'épargner des civils qui étaient déjà exposés par des affrontements entre les forces loyalistes et les rebelles. Le lieutenant-colonel N'Djike Kaiko Guillaume, porte-parole militaire dans la contrée, rassure au sujet de la riposte en vue.

"Le repli des Forces armées de la République démocratique du Congo à Bunagana est purement tactique, de manière à ne pas faire des victimes côté population civile comme c'était le souhait des Rwandais. Toutefois, nous rassurons la population que les FARDC sont dans la zone et contiennent l'ennemi. Nous allons incessamment mettre ces Rwandais et leurs fils hors du territoire national", écrit-il dans un message relayé dans les médias sociaux.

Le même lundi 13 juin, les autorités militaires du Nord-Kivu s'étaient déjà prononcées contre l'invasion de la République démocratique du Congo par le Rwanda. Sans équivoque, le porte-parole du gouverneur a promis que tout sera mis en oeuvre par l'armée pour garder intacte la patrie.

"L'armée rwandaise a cette fois et à découvert, décidé de violer l'intangibilité de notre frontière et l'intégrité de notre territoire en occupant la cité frontalière de Bunagana. Les FARDC tireront toutes les conséquences qui s'imposent et défendront la patrie", a-t-il promis.

Un jour avant, le dimanche 12 juin, le même porte-parole du gouverneur prévenait déjà que l'objectif poursuivi par le Rwanda était d'occuper Bunagana pour asphixier la ville de Goma.

Au lendemain de la conquête de la cité par l'ennemi, il s'observe un calme apparent bien que mêlé de peur et d'incertitudes, selon des sources sur place. Mais, des milliers de civils ont fui le lieu, allant jusqu'à traverser la frontière ougandaise.

Isaac Kisatiro, à Butembo



Le rappeur français Youssoupha Mabiki, fils du feu artiste musicien Congolais Tabu Ley, a annulé son concert prévu le 1er juillet prochain à Kigali, capitale du Rwanda, dans le cadre de sa mini-tournée africaine.

Cela, a-t-il signifié, par solidarité avec la République démocratique du Congo, agressée par le pays de Kagame à travers le mouvement rebelle le M23.

"Concert déjà annulé depuis plusieurs semaines. La tournée africaine compte plus que tout pour moi. Mais là, ce concert là, c’est hors de question", a-t-il répondu à un internaute sur Twitter ce mardi 14 juin 2022.

Pour rappel, une tension est observée entre Kigali et Kinshasa depuis un peu plus de deux semaines. Le gouvernement congolais accuse le Rwanda de soutenir le M23 qui a resurgi dans le Nord-Kivu, attaquant les positions des forces armées de la RDC et tuant les populations civiles. Depuis lors, les relations bilatérales entre les deux pays se sont détériorées.

Prince Mayiro/CC



La commission des affaires étrangères du Sénat des États-Unis dénonce le soutien du Rwanda aux combattants du M23. Cet organe permanent du Congrès qui se consacre à la politique étrangère des États-Unis qualifie l’appui de Kigali à ce groupe armé d’inacceptable. Il appelle le monde à le condamner et demande au Conseil de sécurité de l’ONU, à la MONUSCO et au Bureau des affaires africaines du département d'État américain d’enquêter et de demander des comptes aux responsables de cet appui au M23.

Déjà en novembre 2012, le Sénat américain avait adopté un amendement imposant des sanctions économiques aux soutiens du M23. 

Pour le contexte, c’est la commission des affaires étrangères du Sénat qui est chargée de la politique étrangère des États-Unis au Sénat : examen des projets de lois portant dans ce domaine, la surveillance et le financement des programmes d'aides civiles et militaires à l'étranger, les subventions, etc. Elle est une des plus anciennes et des plus puissantes commissions parlementaires du Sénat américain. Présidée plusieurs fois par Joe Biden, elle a connu des membres influents comme Barack Obama lorsqu’il était sénateur. Elle a aujourd’hui à sa tête le démocrate Bob Menendez qui a succédé à John Kerry.

actualite.cd/CC


Trois artistes céramistes et un peintre composent la liste de l’exposition dénommée “Renouveau 3”. Ils présentent leurs œuvres avec un accent au design, au côté esthétique et décoratif. La balle a été ouverte samedi dernier à l’espace “Mission impossible” dans la commune de Bandalungwa. L’exposition ira jusqu’au 16 juillet prochain.

Les artistes qui exposent poussent pour révolutionner, réécrire l’histoire ou présenter d’autres facettes de la céramique ou de la peinture dans le but de sensibiliser, conscientiser. Christian Kakese a même invité, par ses œuvres, à réfléchir pour trouver des alternatives de consommer africains, ne serait-ce que pour des raisons économiques.

Il a peint une toile représentant une statue traditionnelle mais avec un smartphone en main.

« C’est l’acculturation. Nous sommes dans une situation où on commence à perdre nos valeurs identitaires, on copie beaucoup plus sur la culture occidentale ou orientale », a-t-il expliqué.

Dans ses autres toiles, il a peint, de manière un peu moderne, des pièces de monnaie de l’époque du Zaïre. Voulant parler, pour ce faire, de classes sociales dans le pays qui, dit-il, reste à l’extrême. Soit dans la pauvreté soit dans la richesse et pas dans la moyenne.

Christian Kakese participe pour la première fois à l’expo renouveau, il y apporte des tableaux de peinture alors qu’elle n’a connu jusqu’ici que des œuvres de céramique dans ses premières éditions, en 2019 et 2021. C’est également sa première exposition à Kinshasa depuis son retour de la Chine d’où il vient pour la suite de sa formation.

A l’entrée de la salle, une œuvre de céramique attire l’attention. En vitre, dans l’eau, avec un visage probablement connu, elle est faite de céramique cuite et émaillée. Le visage de Sindika Dokolo, collectionneur des œuvres d’art, décédé en octobre 2020, est perceptible à l’intérieur.

Bulembi Bulls, auteur de l’œuvre, l’intitule immortalité. Il l’a placée dans l’eau à travers une vitre pour symboliser le lien entre le monde des vivants et celui de l’au-delà.

« J’ai représenté Sindika Dokolo pour son parcours positif et son intérêt pour notre culture. L’immortalité, c’est à travers nos actes, nos parcours sur la terre. Si tu as bien fait les choses, si tu as aidé les autres, si tu as contribué à quelque chose, tu vas rester immortel », a-t-il souligné.

Mission impossible studio, un nouvel espace de création

Cette exposition a marqué également la présentation d’un nouvel espace de travail des artistes qui tiennent l’initiative de l’exposition “Renouveau”. Mission impossible studio sera un atelier, espace de travail et un lieu de présentation des œuvres.

« Cet espace sera un lieu d’échange. Après l’exposition, l’endroit sera aménagé pour échanger avec des journalistes, des étudiants et ceux qui désirent discuter avec nous sur l’art, la céramique et bien d’autres », a fait savoir Stanilass Mbwanga, artiste céramiste et initiateur.

L’idée de cette création est partie du constat selon lequel les artistes travaillent mais n’ont pas d’endroits pour présenter leurs productions. Étant également enseignant à l’académie des beaux-arts, Stanilass se voulait de donner l’exemple.

« Cet espace a été conçu pour réveiller, faire voir aux gens qu’il y a des choses que nous pouvons faire mais qui des fois semblent impossibles. Comme avoir notre propre lieu de travail et espace de présentation, dans de bonnes conditions », a-t-il ajouté.

La visite reste ouverte aux visites entre 9h et 16h pendant la semaine et sur rendez-vous pour les week-ends. Elle se trouve sur l’avenue Bukaka numéro 158, dans la commune de Bandalungwa.

Emmanuel Kuzamba



Le Pape François annonce qu’il va célébrer une messe avec la communauté congolaise de Rome le 3 juillet prochain. Le souverain pontife a fait cette annonce ce lundi 13 juin au chapitre général des missionnaires d'Afrique, une société de vie apostolique missionnaire de droit pontifical.

« A mon grand regret, j'ai dû reporter mon voyage au Congo et au Sud-Soudan. En effet, à mon âge, il n'est pas si facile de partir en mission ! Mais vos prières et votre exemple me donnent du courage, et je suis confiant que je pourrai rendre visite à ces peuples, que je porte dans mon cœur », a-t-il dit. 

Et d’ajouter :

« Dimanche prochain, je vais essayer de célébrer la messe avec la communauté romaine congolaise. Le 3 juillet, le jour que je devais célébrer à Kinshasa, nous emmènerons Kinshasa à Saint-Pierre, et là, nous célébrerons avec tous les Congolais romains, qui sont nombreux ».

Initialement prévue du 2 au 5 juillet prochain en RDC et du 5 au 7 juillet au Soudan du sud, la tournée du Pape en Afrique a été annulée, puis renvoyée sine die des suites de ses problèmes au niveau du genou et de la hanche. Cette annonce est intervenue vendredi 10 juin dernier. Deux jours plus tard, soit ce dimanche 12 juin, le Pape a envoyé un message aux autorités ainsi qu’aux populations des deux pays dans lequel il présente ses excuses pour ce rendez-vous manqué. Dans le même message, il a réitéré sa volonté d’effectuer ce voyage dans les jours à venir.

actualite.cd/CC



Les Forces Armées de la République démocratique du Congo confirment l'attaque de la cité frontalière de Bunagana ce lundi 13 juin 2022 par les rebelles du M23, qui contrôlent désormais la zone après d'intenses combats avec l'armée loyaliste.

Dans une communication officielle faite dans la soirée de ce lundi, les FARDC affirment une nouvelle fois que les M23 ont été soutenus par les militaires rwandais, qui ont cette fois attaqué « à découvert ». L'armée condamne une « invasion ».

« Les Forces de défense du Rwanda ont cette fois et à découvert, décidé de violer l'intangibilité de notre frontière et l'intégrité de notre territoire en occupant la cité frontalière de Bunagana. Ce qui constitue ni plus ni moins, une invasion de la RDC et les FARDC tireront toutes les conséquences qui s'imposent et défendront la partie », a déclaré le Général Sylvain Ekenge, porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu, cité par la radio télévision publique RTNC.

La tension est vive depuis la matinée de ce lundi à Bunagana, une région stratégique pour l'économie de la province du Nord-Kivu et du pays, étant donné que la RDC partage ses frontières avec l'Ouganda notamment à Bunagana. D'ailleurs des civils se sont réfugiés dans ce pays voisin.

Dimanche, l'armée avait déjà fait savoir que l'objectif du Rwanda est d'occuper Bunagana, en vue « d'asphyxier la ville de Goma ». Jusqu'à présent, le Rwanda continue de nier son implication alors que plusieurs images montrent ses militaires sur le sol congolais.

Alphonse Muderwa

A Propos

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