Denis Mukwege a lancé un plaidoyer au sujet de l’activation du M23 dans les territoires du Nyiragongo et de Rutshuru (Nord-Kivu). Le Prix Nobel de la paix ne mâche pas ses mots. Pour lui, il s’agit d’une nouvelle agression du Rwanda. « Aujourd’hui, le Congo est en train de saigner. C’est peut-être même plus que l’hémorragie du passé. Si vous laissez cette hémorragie continuer vous allez vous occuper des cicatrices. Le Congo ne sera plus là après », a-t-il dit dans une conférence de presse en marge de l’arrivée du couple royal belge à Bukavu (Sud-Kivu), ce dimanche 12 juin 2022. 

Il espère que Philippe et Mathilde de Belgique ainsi que leur délégation pourront porter la cause congolaise.

« Ils ont visité Kinshasa, le siège de nos institutions politiques. Ils ont été à Lubumbashi, la capitale économique. Ici, ils vont entrer en contact avec le peuple, un peuple meurtri. Ils vont toucher la souffrance de la femme congolaise. C’est important pour moi. C’est une expression de l’humanisme et cet humanisme doit aller plus loin. Je pense qu’ils sauront transmettre à la population belge et européenne la souffrance de la femme congolaise. Si un président a arrêté en 2012 le M23, l’Europe peut également le faire aujourd’hui aussi. C’est un manque de volonté politique », a t-il dit.

Le prix Nobel se montre optimiste: « Nous espérons que cette volonté politique peut se créer à travers cette visite ». 

Denis Mukwege a une nouvelle foi évoqué le rapport mapping dont il est un fervent défenseur. Ce document décrit les violations les plus graves des droits humains et de droit international humanitaire commises en RDC entre 1993 et 2003. Au moins, 617 incidents graves ont été répertoriés par ces experts des Nations unies. Il s'agit des massacres, des violences sexuelles et des attaques contre les enfants. 

L’activiste a également loué la force et la résilience de la population congolaise meurtrie depuis environ trois décennies suite aux diverses violences armées.

actualité.cd/CC


Le ton monte encore entre Kinshasa et Kigali: le gouvernement congolais somme le Rwanda de mettre fin à son soutien au M23 et d'éviter tout acte de nature à compliquer la tâche du médiateur João Lourenço.

A travers un communiqué signé par Christophe Lutundula Apala Pen'Apala, vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères, le Gouvernement congolais somme le Gouvernement du Rwanda de mettre fin à son soutien au M23 et de s'abstenir de toute action susceptible de porter atteinte à la paix et à la stabilité dans la partie Est de la RDC et la Région, et d'autre part, d'éviter tout acte de nature à compliquer la tâche du médiateur de la Conférence Internationale pour la Région des Grands Lacs (CIRGL), le Président João Lourenço « à qui toutes les parties concernées doivent faire confiance ». Le Chef de la diplomatie congolais réagissait à une note verbale du 10 juin 2022 du Gouvernement rwandais par laquelle ce dernier accuse les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) d'avoir lancé le 10 juin des roquettes sur le territoire rwandais. Dans ce document, les autorités rwandaises accusent « des hauts responsables gouvernementaux et des membres des organes de sécurité congolais d'inciter la population à commettre des actes de violences contre le Rwanda et les personnes parlant le Kinyarwanda, en général ».

Le Ministère congolais des Affaires Étrangères rejette en bloc toutes ces accusations qu’il qualifie de `` fallacieuses « qui cachent mal la détermination du Rwanda de poursuivre agression contre la République Démocratique du Congo et leur soutien au M23. Le Ministère rappelle la teneur de la Communication officielle des FARDC en date du 10 juin 2022 par laquelle les FARDC ont informé l'opinion nationale et internationale, de ce que depuis 16H15 du vendredi 10 juin 2022, l’Armée Rwandaise a tiré une dizaine d'obus sur le territoire de la République Démocratique du Congo, plus précisément à BIRUMA et à KABAYA en territoire de RUTSHURU détruisant L’institut saint Gilbert, y tuant deux enfants âgés de 6 et 7 ans respectivement et blessant un troisième ».

« L'ignoble soutien continu de l'armée rwandaise au groupe terroriste du M23 est confirmé par les images des drones qui attestent l'occupation jusqu'à ce jour de TCHANZU et de RUNYONYI par les Forces de Défense du Rwanda (RDF) », ajoute Christophe Lutundula Apala Pen'Apala.

Samedi, Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l'ONU avait reconnu implicitement la présence d’acteurs étrangers dans la crise: « Nous réaffirmons notre attachement ferme à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo, et nous condamnons l’utilisation de groupes armés agissant par procuration ». Il avait également insisté sur les efforts diplomatiques: « Nous saluons et soutenons les efforts politiques nationaux et régionaux en cours pour accompagner le désarmement des groupes armés, notamment ceux entrepris par le président Félix Tshisekedi de la RDC et le président Uhuru Kenyatta du Kenya à travers le processus de Nairobi. La MONUSCO travaille aussi en étroite collaboration avec le Bureau de l'Envoyé spécial du Secrétaire-général pour la région des Grands Lacs afin de promouvoir des mesures non militaires pour le désarmement des groupes armés étrangers ». 

actualite.cd/CC



Le pape François a nommé depuis le jeudi 9 juin 2022 Monseigneur Jean-crispin Kimbeni Ki Kanda évêque du diocèse de Kisantu en remplacement de Monseigneur Fidèle Nselele Zi Mputu qui a présenté sa renonciation à cette fonction il y a deux ans pour des raisons de santé.

C'est ce qu'indique un communiqué de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) signé et publié ce samedi dont une copie est parvenue à 7SUR7.CD.

"Par sa lettre référencée n°4477 du 09 Juin 2022, la Nonciature Apostolique en RDCongo demande à Monseigneur Marcel Utembi Tapa, archevêque de Kisangani et président de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), de porter à votre connaissance qu'il a plu à sa sainteté le pape François de nommer son excellence Jean-crispin Kimbeni Ki Kanda, nouvel évêque du diocèse de Kisantu", lit-on dans ce document.

La CENCO a, par l'occasion, présenté ses félicitations à celui qui dirigera actuellement le diocèse de Kisantu après l'itérim exercé depuis novembre 2020 par Fridolin Ambongo Besungu.

Jean-crispin Kimbeni Ki Kanda était jusque-là évêque auxiliaire à l'archidiocèse métropolitain de Kinshasa depuis 2020.

Né le 22 Octobre 1969 à Kinshasa, Jean-Crispin Kimbeni Ki Kanda a, après ses études primaires et secondaires, effectué des études de philosophie et de théologie aux grands séminaires st André Kaggwa et st Jean XXIII. Il a été ordonné prêtre le 30 Mai 1999 .

En 2011, il a obtenu un Master en biothétique à l'Institut international Camillanum à Rome àffilié à l'université pontificale du Latran poursuivant ses études au sein du même institut jusqu'à obtenir un doctorat en théologie pastorale de la santé en 2019. 

Christel Insiwe



L'ONU a exhorté samedi à "désamorcer les tensions" croissantes entre Kinshasa et Kigali, appelant "tous les groupes armés à cesser immédiatement toute forme de violence" dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).

Les tensions récurrentes entre la RDC et le Rwanda connaissent une nouvelle poussée depuis une flambée de violence le mois dernier à la frontière entre les deux pays d'Afrique des Grands Lacs, qui s'accusent mutuellement de soutien à des groupes armés et même, ces derniers jours, de frappes contre leurs territoires respectifs.

"Nous sommes préoccupés par la détérioration de la situation sécuritaire dans l'est de la République démocratique du Congo", a déclaré dans un communiqué Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres.

Il a évoqué "la multiplication des attaques contre les civils" par des rébellions congolaises et "la présence persistante d'autres groupes armés étrangers", notamment les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) opposées au pouvoir de Kigali, "qui continuent de menacer la stabilité régionale".

"Nous réaffirmons notre attachement ferme à la souveraineté, à l'indépendance, à l'unité et à l'intégrité territoriale de la République démocratique du Congo, et nous condamnons l'utilisation de groupes armés agissant par procuration", a insisté le porte-parole.

Il a également apporté son soutien aux efforts de l'Union africaine, qui a nommé le président angolais Joao Lourenço "pour désamorcer les tensions entre la République démocratique du Congo et le Rwanda".

De son côté, le département d'Etat américain s'est dit "alarmé" par les accusations "d'attaques transfrontalières entre la RDC et le Rwanda qui ont causé la perte de vies humaines".

"Nous attendons des dirigeants congolais et rwandais un leadership responsable et constructif", a-t-il prévenu dans un tweet.

Les relations entre les deux pays sont tendues depuis l'arrivée massive dans l'est de la RDC de Hutus rwandais accusés d'avoir massacré des Tutsis lors du génocide de 1994 au Rwanda.

Un certain dégel avait suivi l'entrée en fonction du président congolais Félix Tshisekedi en 2019, mais les tensions sont à nouveau élevées depuis le mois dernier.

AFP avec CC/ACTUALITE.CD

 


Toute une nation s'était pourtant mobilisée pour accueillir un hôte de marque aussi prestigieux que le Pape François. Une événement, certes non inédit, mais teinté d'une saveur particulière et très attendu, car, 37 ans après Jean-Paul II, aucun autre Pape n'avait foulé le sol congolais.

C'était imminent, voire très imminent, puis, tout à coup, la nouvelle que d'aucuns redoutaient est tombée. "A la demande de ses médecins, afin de ne pas compromettre la thérapie du genou encore en cours, le Saint Père, à son grand regret, est contraint de reporter son voyage apostolique en RDC et au Soudan du Sud à une date ultérieure", a annoncé, non sans pincement au cœur, Mgr Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO.

La nouvelle du report sine die du voyage apostolique de François en RDC et au Soudan du Sud, dans l'air depuis quelques jours, est ainsi tombée tel un couperet, plongeant les millions des Catholiques Congolais dans l'émoi. Ils sont partagés entre la déception de ne pas accueillir, pour la troisième fois dans l'histoire, un Souverain pontife, alors qu'ils se sont déjà mobilisés jusqu'aux dents, contribuant à hauteur de 2.000 FC (soit 1$) chacun pour supporter son séjour, et l'inquiétude de savoir que le Successeur de Pierre ne s'est toujours pas remis de ce mal de genou qu'il traîne voilà des mois. Sacré coup dur pour la Communauté Catholique congolaise et sud-soudanaise.

Le manque à gagner financier et diplomatique

Cependant, et par-dessus tout, le voyage reporté du Pape François entraîne une "énorme manque à gagner" tant sur le plan financier que diplomatique. En effet, au regard de la grandeur et de l'agenda du Souverain pontife en RDC, des millions de dollars ont été investis pour les préparatifs de son accueil et séjour. "Des millions des dollars américains sont engloutis, en commençant par la confection des podiums spéciaux sur les sites où le Pape devrait dire les messes en passant par la mobilisation, les commandes des pagnes et autres effigies, ainsi que les pancartes décorées et les réservations en cours dans des hôtels huppés de la RDC. A cela s'ajoute les nuits blanches des commissions et sous-commissions de l'Eglise Catholique du Congo", a commenté un observateur, avant de s'interroger "qui va compenser les multiples dépenses engagées à Kinshasa et Goma par le Gouvernement?"; et de qualifier la nouvelle du report du voyage de François de "coup de tonnerre".

La photo d'un jeune entrepreneur Congolais, abondamment partagé sur les réseaux sociaux, le montrant tête baissée dans son bureau rempli de t-shirts à l'effigie du Pape, exprime mieux cette grosse déception de devoir concéder l'engloutissement des millions de dollars qui n'auront pas servi pour la cause de leur décaissement.

Il n'est pas hyperbolique de considérer que la triste nouvelle a provoqué un "énorme manque à gagner". Et, si ce manque à gagner est financièrement digérable, considérant surtout que le voyage n'est pas annulé mais reporté, quoi que sine die, il ne fait néanmoins pas les affaires de Kinshasa vu d'un angle diplomatique.

Le Pape François a été la deuxième personnalité haut de gamme qui devrait visiter le pays de Malula, moins d'un mois seulement après le passage du Roi des Belges, Philippe, qui poursuit présentement son séjour en RDC du côté de Lubumbashi dans le Haut-Katanga. 

Sa venue, le 2 juillet prochain, offrirait à Kinshasa une belle vitrine pour se vendre au monde. "La RDC était sur le point de gagner le pari, parce que la visite du Pape François, 37 ans après Jean-Paul II, allait intervenir après celle en cours du Roi des Belges. Du coup, l'attention de toute l'humanité devait se focaliser sur la RDC", a fait remarquer le même observateur, regrettant amèrement ce rendez-vous manqué.

Signes avant-coureurs de démission

Dans le regret, une question émerge: est-ce que seulement le Pape avait le choix pour éviter à la RDC ce manque à gagner? Pas sûr au regard de la succession des événements ces derniers mois du côté du Vatican. Ces événements, d'ailleurs, poussent plusieurs habitués des couloirs de la Place Saint Pierre à privilégier, avec une certaine dose de certitude, l'hypothèse de la démission de François de ses charges pontificales.

Selon le journal britannique The Guardian, l'inquiétude, dans le pré carré du Vatican, va crescendo quant à l’état de santé de l'Evêque de Rome, plusieurs de ses agissements, ces dernières semaines, laissant entrevoir qu'il va emboîter le pas à son plus proche prédécesseur Benoit XVI.

L'année dernière, le Pape François a subi une délicate intervention chirurgicale d'une stenose (rétrécissement de l'intestin) diverticulaire symptomatique du côlon.

Victime d’une rupture de ligament, ayant sensiblement réduit sa mobilité au point de l’empêcher de se tenir debout sans sa canne et d'exiger un rocking-chair à bord de la Papa mobile, le 265ème Successeur de Saint Pierre a, plus encore, plongé dans la tourmente quand, en début de mois de mai, il s'est publiquement affiché, pour la première fois, assis sur un fauteuil roulant.

Sentiment d'un pontificat bref

A la tourmente, le Pape François en a rajouté une décision "étrange", "inhabituelle" et "inattendue", en convoquant, pour le 27 août prochain, un consistoire. Objectif: créer de nouveaux Cardinaux. Parmi ceux-ci, certains seront éligibles au prochain conclave (rencontre secrète des Cardinaux en marge de laquelle ils élisent le nouveau Pape).

"C’est très étrange d’avoir un consistoire en août. Il n’y a aucune raison de le convoquer trois mois à l’avance et ensuite se rendre à L’Aquila au milieu de celui-ci", a confié Robert Mickens, rédacteur en chef de l’édition anglophone de La Croix, à The Guardian.

La participation du Pape François au festival Perdonanza Celestiniana à l’Aquila, une ville des Abruzzes abritant le tombeau de Célestin V, un Pape ermite qui, après 5 mois de pontificat, a démissionné en 1294, est perçue comme un signe avant-coureur de sa renonciation aux charges papales près de 10 ans depuis son élection en remplacement d'un autre démissionnaire, Benoît XVI. 

Ce dernier, quatre ans avant de remettre les clés de l'Eglise, s'était aussi rendu dans cette ville en 2009. Une jurisprudence qui renforce encore plus l'hypothèse d'une démission prochaine de François qui, dès l'entame de son pontificat, avait fait part de sa volonté de voir la démission d’un Pape devenir "chose normale". Deux ans plus tard, il revenait à la charge pour confier qu'il a le sentiment de faire un bref séjour à Vatican.

Laurent OMBA



La première dame de la RDC, Denise Nyakeru Tshisekedi, a été élue vice-présidente de l'Organisation des premières dames d'Afrique pour le développement (OPDAD).

Elle va seconder Monica Geingos, première dame de la Namibie, qui a été élue présidente de cette structure, pour un mandat de 2 ans. 

D'après la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi qui livre l'information via une dépêche, les deux ont été élues au terme du scrutin organisé vendredi dernier à Kintele situé au Congo-Brazzaville, à l'occasion de la 26ème assemblée générale de l'OPDAD. 

L'épouse du président Félix Tshisekedi, fait savoir la même source, succède à la première dame du Zimbabwe. 

Dans son discours, Denise Nyakeru Tshisekedi a exprimé son vœu d'avoir une Afrique développée avec les enfants, les jeunes et les femmes en bonne santé, rapporte la FDNT.

À l'en croire, ces assises ont été placées sous le thème : "20 ans au service des plus vulnérables d'Afrique", et étaient une occasion de célébrer les 20 ans de l'OPDAD et passer en revue ses réalisations, combats et plaidoyers menés en faveur des populations pendant ses années d'existence. 

Il sied de rappeler que l'OPDAD a été créée en 2002 par 37 premières dames d'Afrique. Autrefois, Organisation des premières dames contre le VIH/SIDA, elle a comme mission notamment de contribuer à l'amélioration de la santé, du bien-être des enfants, des jeunes et des femmes par le plaidoyer visant la mobilisation des partenaires stratégiques et occasionnels autour des problèmes récurrents de santé et des sociétés africaines.

Prince Mayiro



Le Roi Philippe II annonce que la Belgique est aux côtés de la République démocratique du Congo pour notamment restaurer la paix dans l'Est de la République démocratique du Congo. Il l'a dit le vendredi 10 juin 2022 lors de son discours tenu en présence de plus de 5 mille étudiants de l'Université de Lubumbashi, représentants la jeunesse congolaise.

D'emblée, il a évoqué les richesses de sous-sol, affirmant que la RDC a aussi une terre potentiellement agricole capable de booster l'écosystème et lutter contre le réchauffement climatique. 

« Il y a aussi un immense potentiel agricole et cette faste forêt congolaise capitale écologique primordiale pour lutter efficacement contre le changement climatique. Nous serons à vos côtés pour vous appuyer autant que possible à mettre en valeur au profil de tous et de toute, équitablement, ces richesses naturelles à travers ce formidable capital humain dont vous êtes les représentants », a-t-il déclaré du haut du podium.

Par ailleurs, le Roi Philippe II a évoqué la situation sécuritaire dans l'est de la République démocratique du Congo. Il a fait savoir qu'il faut privilégier la paix pour permettre au pays de se développer.

« La lutte contre la pauvreté, la mobilisation des ressources au profil de tous et je ne peux manquer de mentionner ici et maintenant la sécurité particulièrement dans l'Est du pays. Il n'y a pas de développement sans paix, il n'y a pas de paix sans développement. La Belgique est à vos côtés pour relever ce défi. Nous portons ce message également au sein de l'Union européenne et des Nations-Unies avec conviction et persévérance. Ces appuis trouvent les raisons d'être dans la volonté des congolaises et de congolais de travailler à la concorde et l'inclusion de tous. C'est ce qui nous motive et c'est le message que je ramènerai avec moi en Belgique », a-t-il promis.

Représentant le chef de l'État à cette rencontre, le premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde a salué cette opportunité ouverte pour un nouveau départ de l'histoire belgo-congolaise.

« Toutefois, en présence de nos jeunes étudiants, futurs cadres de la République, j'atteste qu'une opportunité unique est offerte à notre génération pour amorcer une nouvelle étape de l'histoire. Étape qui sera fondée sur une amitié où les uns et les autres avanceront à l'unisson pour construire un avenir radieux de nos enfants », a-t-il déclaré.

Ce samedi, le Roi Philippe II et la Reine Mathilde sans oublier la délégation gouvernementale représentée par le premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde vont se rendre au village Katanga situé à 90 kilomètres de Lubumbashi dans le territoire de Kambove.

Patient Lukusa, à Lubumbashi



Les autorités angolaises rapportent que les deux militaires rwandais arrêtés sur le sol congolais ont été libérés et remis aux autorités du Rwanda. L’opération s’est déroulée mercredi dernier, précise l’agence de presse angolaise qui ajoute que cela a été rendu possible grâce à la médiation de João Lourenço. 

Les deux grandes annonces faites à l’issue du tête-à-tête Lourenço-Tshisekedi étaient notamment l’acceptation par Kinshasa de libérer ces deux militaires mais aussi le principe d’une rencontre Tshisekedi-Kagame pour tenter de baisser la tension entre Kinshasa et Kigali.

« Les deux soldats de l'armée rwandaise sont arrivés mercredi à Luanda, en provenance de Kinshasa, en RDC, et sont repartis peu après vers leur pays, en liberté », ajoute l’agence de presse angolaise.

La même source renseigne que grâce à cette médiation opérée par le président angolais, Docteur Patrick Bala, membre de l’Union sacrée au Nord-Kivu, a été libéré ce jeudi dernier, environ une semaine après son arrestation à Gisenyi (Rwanda) où il habite.

En dépit de ces libérations, la tension militaire et diplomatique ne baisse pas entre Kinshasa et Kigali. Et les efforts de dialogue entamés depuis plus d’une semaine  ne semblent pas porter des fruits, du moins jusque-là. Juang Xia, Envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour la région des Grands Lacs, s'est rendu la semaine dernière à Goma et à Kigali. João Lourenço, médiateur désigné par l’UA, espère toujours une rencontre entre Paul Kagame et Félix Tshisekedi. 

actualite.cd/CC

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Ali Kalonga

Directeur de la Rédaction

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