Le couloir humanitaire est désormais ouvert dans la région de Goma, permettant l'acheminement d'aide essentielle aux populations dans le besoin, a annoncé, samedi 15 février, le ministère de la Santé publique sur son compte X.
Déjà la veille, le ministre de la Santé publique, Roger Kamba, annonçait qu’un corridor humanitaire était en négociation : « l’OMS a obtenu un accord pour acheminer du matériel via Nairobi et Kigali ».
Le ministère va envoyer des kits de traumatologie et des médicaments via les organisations humanitaires pour renforcer la prise en charge des blessés à Goma, selon Roger Kamba. D’après lui, les hôpitaux de Goma ont enregistré 4 260 blessés depuis l’attaque de cette ville par les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda. Cette attaque a mis à rude épreuve le système sanitaire congolais.
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À la suite de l’occupation de la ville de Bukavu par la rébellion du M23, soutenue par l’armée rwandaise (RDF), le Royaume-Uni a appelé, dimanche 16 février, à une « cessation immédiate des hostilités, au retrait de toutes les RDF du territoire congolais et à un retour au dialogue par le biais de processus de paix menés par l’Afrique ».
Dans un communiqué, un porte-parole du bureau britannique des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement (FCDO) a déclaré qu'il ne peut y avoir de solution militaire à cette crise. « L’entrée du M23 et des Forces de défense rwandaises à Bukavu est une violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC, ainsi qu’une violation de la Charte des Nations unies. Il s’agit d’une grave escalade qui accroît le risque d’un conflit régional plus large, dont le coût humain serait dévastateur », a-t-il fait savoir.
Pour le FCDO, la situation humanitaire dans l’est de la RDC est critique. La prise de Bukavu et d’autres localités du Sud-Kivu intervient quelques semaines après celle de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu. Les deux aéroports desservant ces deux grandes villes sont aux mains des rebelles et demeurent fermés.
Le porte-parole du FCDO rappelle que « près d’un million de personnes ont déjà été déplacées par cette récente offensive et des centaines de milliers ont maintenant désespérément besoin d’une aide vitale. Il est consternant que des voies d’aide vitales aient été coupées. Toutes les parties doivent rétablir de toute urgence l’accès humanitaire ».
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Les responsables des différents groupes Wazalendo du Nord-Kivu ont réaffirmé, samedi 15 février, leur engagement à défendre la République démocratique du Congo (RDC) jusqu’au sacrifice suprême. Ces combattants, engagés aux côtés de l’armée dans la guerre contre le M23, se sont exprimés à Beni, lors de leur rencontre avec le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Somo Kakule Evariste.
Les Wazalendo ont réitéré leur soutien aux Forces armées de la RDC (FARDC). Dans une déclaration commune, ils ont affirmé leur détermination à protéger l'intégrité du territoire national face aux ambitions expansionnistes de la rébellion du M23, appuyée par le Rwanda.
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Le ministre des Affaires étrangères de la République de Djibouti, Mahamoud Ali Youssouf, est élu, ce samedi 15 février, nouveau président de la Commission de l’Union africaine, a rapporté lemonde.fr.
Son élection est intervenue à la 38ème Session Ordinaire de la Conférence des Chefs État et de Gouvernement de cette organisation continentale qui se tient à Addis-Abeba, en Ethiopie, a indiqué la source.
Le diplomate Mahamoud Ali Youssouf a bénéficié du soutien du Président djiboutien, Ismail Omar Guelleh qui a fait le déplacement d’Addis-Abeba pour promouvoir le programme ambitieux et étoffé de son pays pour le développement et l’unité de l’Afrique.
Né le 2 septembre 1965, la candidature du nouveau Président de la Commission de l’Union africaine a été officiellement annoncée par la République de Djibouti en avril 2024.
Cette annonce mettait en avant son expérience et sa connaissance approfondie des mécanismes de l’organisation continentale.
Des défis qui attendent Mahamoud Ali
L’élection de Mahamoud Ali Youssouf intervient à un moment crucial pour l’Union africaine, qui doit faire face à des conflits régionaux persistants, notamment en République démocratique du Congo.
Son expérience et sa vision stratégique seront déterminantes pour renforcer l’unité et la stabilité du continent.
Parmi les autres candidats figuraient le Kényan Raila Odinga et le Mauricien Anil Gayan.
En tant que nouveau président de la Commission de l’Union africaine, Mahamoud Ali Youssouf est désormais chargé de piloter les initiatives continentales visant à promouvoir la paix, la sécurité et le développement durable en Afrique.
Cursus universitaire
Titulaire d’un baccalauréat obtenu au lycée de Djibouti en 1985, cette autorité est une figure emblématique de la diplomatie djiboutienne et elle a poursuivi des études en langues étrangères appliquées à l’Université Lyon II entre 1985 et 1990.
En 1995, il a obtenu un magistère en management à l’Université Laval. Sa carrière diplomatique débute en 1992 au ministère des Affaires étrangères de Djibouti, où il occupe successivement les postes de conseiller d’ambassade et de directeur du département Monde arabe.
De 1997 à 2001, il est ambassadeur en Égypte. En 2001, il est nommé ministre délégué à la Coopération internationale, puis, en 2005, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, poste qu’il occupe jusqu’à son élection à la tête de la Commission de l’Union africaine.
L’engagement de Djibouti, à travers sa participation active au sommet, reflète son rôle croissant dans la diplomatie africaine et son soutien aux initiatives visant à renforcer la paix, la stabilité et le développement économique sur le continent.
Mahamoud Ali Youssouf est le 6e Président de la Commission de l’UA, après l’Ivoirien Amara Essy, le Malien Alpha Oumar Konaré, le Gabonais Jean Ping, le Sud-africain Nkosazana Dlamini-Zuma et le Tchadien Moussa Faki.
ACP/CC
La situation sécuritaire préoccupante dans l’est de la République démocratique du Congo a contraint le président Félix Tshisekedi à écourter ses déplacements à l’étranger. Alors qu’il devait initialement participer au sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, en Éthiopie, le chef de l’État congolais a finalement décidé de rentrer plus tôt à Kinshasa.
Selon nos informations, cette décision fait suite à une nouvelle offensive des rebelles du M23, soutenus par l’armée rwandaise, qui ont réussi à s’emparer de l’aéroport de Kavumu et de la ville de Bukavu, dans la province du Sud-Kivu.
Félix Tshisekedi se trouvait actuellement en Allemagne, où il a assisté à la conférence de Munich sur la sécurité. Il devrait rentrer dans la nuit de vendredi à samedi à Kinshasa, laissant la Première ministre, Judith Suminwa, le représenter au sommet de l’UA.
Avec cette nouvelle offensive du M23 dans le Sud-Kivu, le président Tshisekedi a donc choisi d’écourter son séjour à l’étranger pour rentrer plus rapidement à Kinshasa afin de piloter la réponse des forces de sécurité congolaises.
Le Rwanda, soupçonné de soutenir les rebelles du M23, sera quant à lui représenté par son président Paul Kagame lors du sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba. Une présence qui intervient dans un contexte de vives tensions entre Kinshasa et Kigali autour de cette crise sécuritaire qui fragilise l’est de la RDC.
mbote/CC
Le président angolais João Lourenço, médiateur dans la crise sécuritaire en République démocratique du Congo, a appelé vendredi à une reprise des négociations entre Kinshasa et Kigali, tout en dénonçant l’occupation de Goma par les rebelles du M23, soutenus, selon lui, par un "appui extérieur substantiel".
S’exprimant lors d’une réunion de haut niveau du Conseil pour la paix et la sécurité de l’Union africaine, João Lourenço a affirmé que l’actuelle escalade militaire dans l’est de la RDC découle de l’action des rebelles du M23, qui "ont bénéficié de soutiens extérieurs pour mener des incursions militaires, culminant par l’occupation illégale de la ville de Goma".
Le président angolais a également pointé l’absence du président rwandais Paul Kagame lors du sommet du 15 décembre 2024, qui devait aboutir à la signature d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda après des mois de discussions menées sous médiation angolaise. "Cet échec a contribué à l’aggravation du conflit", a-t-il souligné.
Le médiateur angolais a insisté sur le fait que le M23 ne devait pas être traité comme un acteur politique légitime au sein du processus de Luanda, rappelant que cette plateforme avait été conçue pour des négociations interétatiques. "Les questions relatives aux groupes armés opérant en RDC doivent être abordées dans le cadre du processus de Nairobi", a-t-il précisé.
Face à la détérioration de la situation, João Lourenço a réaffirmé sa disponibilité à poursuivre les efforts diplomatiques, estimant qu’il est "essentiel de préserver les acquis obtenus avec persévérance et patience". Il a plaidé pour "de nouvelles initiatives visant à ramener les parties à la table des négociations", en lien avec la récente réunion conjointe entre la SADC et la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC) tenue le 8 février à Dar es Salaam.
"Un engagement sérieux des parties est indispensable"
Le président angolais a néanmoins averti que toute tentative de médiation resterait vaine sans un engagement ferme des parties concernées. "Il n’aura de sens de poursuivre les efforts de pacification dans l’est de la RDC que si les parties respectent sérieusement leurs engagements", a-t-il prévenu, appelant à "ne pas gaspiller temps et énergie dans des initiatives vouées à l’échec".
Ce plaidoyer intervient alors que la crise sécuritaire continue de s'aggraver dans l'est de la RDC. Les rebelles du M23 ont récemment pris le contrôle de l’aéroport de Kavumu, à 30 km de Bukavu, en dépit des appels au cessez-le-feu lancés par la SADC et l’EAC.
Kinshasa, qui juge le processus de Luanda en perte de vitesse, estime que João Lourenço, désormais accaparé par ses nouvelles responsabilités à l’Union africaine, ne peut plus assumer pleinement son rôle de facilitateur. Félix Tshisekedi a ainsi annoncé des discussions en cours pour désigner d’autres chefs d’État afin de reprendre le relais.
actualite.cd/CC
L’assassinat de l’artiste révolutionnaire Katembo Vinywasiki Delphin, connu sous le nom de Delkat Idengo, survenu le jeudi 13 février à Goma, a provoqué une vague d’indignation au sein de la population de Goma (Nord-Kivu). Connu pour ses prises de position critiques à l’encontre des autorités et de la gouvernance politique du pays, cet artiste engagé âgé d'une vingtaine d’années a été abattu dans une parcelle voisine de son domicile situé à Ngangi 3, dans le groupement Munigi, territoire de Nyiragongo.
Delkat Idengo venait tout juste de sortir un nouveau single intitulé "Bunduki za Kwetu" ("Les armes de chez nous"), dans lequel il dénonçait la guerre et s’attaquait directement au groupe rebelle M23, soutenu par l’armée rwandaise. Dans l’une des paroles de la chanson, il déclarait : "Bonjour les agresseurs, vous avez fait de nous des déplacés, je sais que vous avez peur de nous et vous finirez dans cette ville". Ce titre, diffusé il y a quelques jours sur les plateformes numériques, résonnait comme un appel à la résistance face à l’invasion rwandaise sous couvert du M23.
Les circonstances exactes de son assassinat demeurent floues, et plusieurs versions circulent. Selon certaines sources, Delkat Idengo aurait été vu portant une tenue semblable à celle des FARDC, en dépit de l’interdiction faite par les rebelles du M23 qui contrôlent la ville, de porter un uniforme militaire. D’autres témoignages contredisent cette version, affirmant que l’artiste aurait été tué avant d'être revêtu d’une tenue militaire. Pour l’heure, l’endroit où repose le corps du défunt n’est pas connu.
Delkat Idengo n’en était pas à sa première confrontation avec le pouvoir établi. Ses prises de position radicales lui avaient valu plusieurs arrestations et condamnations par la justice. Avant les élections du 20 décembre 2023, il avait bénéficié d’une grâce présidentielle, mais il avait été de nouveau arrêté et condamné par la suite.
Le 27 janvier 20radiookapi.net/CC25, il était parvenu à quitter la prison centrale de Munzenze lors d’une évasion massive, alors que les rebelles du M23 faisaient leur entrée dans la ville de Goma.
L’assassinat de Delkat Idengo suscite une vague d’indignation au sein de la population, qui dénonce la montée de l’insécurité à Goma. Plusieurs habitants s’inquiètent du climat de violence qui règne dans la ville, qualifiée par certains de "ville sans loi".
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Le secrétaire général de l'UDPS - Union pour la démocratie et le progrès social -, Augustin Kabuya a interpellé les militants de son parti contre toute menace aux églises et autorités planifiée pour ce dimanche. Au siège de ce parti à Limete vendredi 14 février, le président ai de l'UDPS a appelé les a appelé à la retenue durant ce temps de guerre.
Dans son allocution, Augustin Kabuya a rappelé les membres de ce parti à consulter la hiérarchie avant une quelconque initiative. " Nous ne sommes plus un parti d'opposition. Attention à toute manipulation. Nous devons contrôler les initiatives", a-t-il martelé.
Face à la dégradation de la situation sécuritaire, Augustin Kabuya les a convié à unir leurs efforts au chef de l'État ainsi qu'aux forces armées afin de bouter l'ennemi en dehors du territoire national. " Nous devons quitter la distraction. Faites la promotion des actions du chef de l'État. Ne communiquez pas sur des sujets que vous n'avez pas de la maîtrise", a-t-il fait remarquer.
Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a appelé la population kinoise à vaquer librement à leurs activités ce week-end. Dans un court message relayé sur les antennes de la RTNC -Radio télévision nationale congolaise-, le patron de la ville a mis en garde les auteurs d'une prétendue manifestation ce dimanche contre les paroisses catholiques.
Daniel Bumba a, par ailleurs, indiqué que le communiqué interdisant les manifestations publiques demeure encore en vigueur.
"J'appelle les Kinois à ne pas céder aux messages d'intoxication dans les réseaux sociaux, qui seraient prometteurs aux troubles. Je rappelle par l'occasion que le communiqué suspendant les manifestations publiques, la surséance demeure encore de mise. Nous rappelons à toute personne qui va s'évertuer à aller à l'encontre de ces mesures, que les forces de l'ordre sont disposées à maîtriser toute forme de vandalisme", a déclaré Daniel Bumba Lubaki.
Et d'ajouter : "Nous demandons aux commerces de tourner, mais également les églises puissent fonctionner, à tout fidèle de se rendre aux églises,
ainsi que les hommes de Dieu d'exercer leurs fonctions".
Il a, enfin, appelé la population à soutenir les Forces Armées ainsi que le chef de l'État, pour le retour effectif de la paix.
Grevisse Tekilazaya
L'artiste musicien congolais Ferré Gola va se produire, ce samedi 15 février 2025, au Palais des congrès Sofitel Hôtel Ivoire d'Abidjan, dans le cadre du gala de l'amour. La soirée va débuter à 20h00, heure locale.
Le Patron de Jet-set s'attend à une prestation mémorable devant plus de 2.000 spectateurs, qui feront le déplacement de la salle, et veut faire plus que ses deux précédents concerts au Palais des congrès, respectivement déroulés le 05 novembre 2022, et le 25 novembre 2023.
Il est à noter que Ferré Gola se prépare pour un méga concert à l'ING Arena de Bruxelles, qui pourrait avoir lieu l'été prochain. À part cet événement, il tient à dévoiler une nouvelle date pour Paris La Défense Arena, dans les tout prochains mois.
Gratis Makabi