L’artiste congolais Gaz Mawete a dévoilé le visuel de son nouveau titre intitulé « Ba Sonner », réalisé en collaboration avec le rappeur Youssoupha. Cette annonce suscite déjà un fort engouement auprès des fans des deux artistes.

À travers ce visuel, Gaz Mawete et Youssoupha donnent un avant-goût de l’univers artistique du morceau, mêlant modernité, identité africaine et créativité. Cette collaboration marque une rencontre musicale entre deux figures majeures de la scène urbaine francophone.

Avec « Ba Sonner », Gaz Mawete poursuit son ascension et confirme sa capacité à s’associer à des artistes de renom pour proposer des projets ambitieux. Les fans attendent désormais avec impatience la sortie officielle du titre et de son clip.

Ordi Mande



Dans un communiqué publié le 2 janvier 2026, la Direction générale des impôts (DGI) a annoncé le changement des plaques d’immatriculation des véhicules en République démocratique du Congo. Selon cette communication officielle, le lancement de la nouvelle plaque minéralogique sécurisée était prévu le 6 janvier 2026.

Cette annonce a suscité de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction ce mercredi 7 janvier, la coalition « Le Congo n’est pas à vendre » (CNPAV), regroupant des organisations congolaises et internationales de la société civile engagées pour la transparence et la redevabilité dans la gestion des ressources publiques, dénonce une attribution du marché entachée d’opacité et de conflits d’intérêts.

Selon la CNPAV, sous la bénédiction du ministre des Finances en exercice, Doudou Fwamba, une procédure d’appel d’offres a été conduite de manière confidentielle, aboutissant à l’attribution du marché à la société belge Castillo Valere BV, représentée en RDC par Castillo Service RDC, une entreprise attribuée à M. George Batuleji, cadre de l’UDPS et proche des cercles du pouvoir.

La coalition affirme que ce projet profite davantage à des intérêts privés qu’à l’État congolais. D’après le nouveau contrat, le coût de la plaque est fixé à 100 USD pour les véhicules déjà immatriculés et à 115 USD pour les nouveaux véhicules, un prix jugé excessif par rapport aux bénéfices réels pour le Trésor public.

La CNPAV relève que, officiellement, le contrat porte sur 100 000 paires de plaques. Toutefois, des documents internes font état d’un projet initial d’un million de plaques, évalué à 65 millions USD, lequel aurait été bloqué par la Direction générale du contrôle des marchés publics (DGCMP). Cependant, note le communiqué, cette réduction du volume n’a pas entraîné une modification substantielle du mécanisme financier.

La plateforme estime que le projet n’a pas fait l’objet d’une planification préalable, en violation notamment des articles 11, 15 et 17 du décret nᵒ 23/38 du 26 octobre 2023 portant modalités d’application de la loi nᵒ 18/016 du 9 juillet 2018 relative aux partenariats public-privé. Elle évoque également la violation des principes de la commande publique consacrés à l’article 24 du même décret.

Sur le plan financier, la CNPAV soutient que le montage retenu est défavorable à l’État. Elle soutient que le coût de production d’une plaque par le fournisseur belge est estimé à 30 USD, alors que la part contractuelle qui lui est attribuée reste fixée à 65 USD, comme dans l’ancien contrat de 2009. La part revenant au Trésor public n’augmenterait que marginalement, passant de 35 à 36 USD.

Le communiqué affirme, en outre, qu’une quotité de 35 USD sera captée par des intermédiaires privés, tandis qu’une autre part sera attribuée, sans base légale claire, à un « comité de suivi » composé de membres de cabinets ministériels, de la DGI et de représentants de Castillo Service RDC.

S’appuyant sur les données de la DGDA et de la DGI, la CNPAV estime le parc automobile congolais à environ 3 millions de véhicules. Une opération de remplacement généralisé des plaques à 100 USD représenterait ainsi un enjeu financier de plusieurs centaines de millions de dollars. À titre illustratif, sur la seule commande de 100.000 paires de plaques, les gains potentiels pour les intermédiaires privés pourraient dépasser 3,5 millions USD, au détriment du Trésor public.

Plus grave encore, dénonce la coalition, les fonds issus de la vente des plaques seraient versés sur des comptes bancaires privés. Ce mécanisme permettrait à l’intermédiaire local d’acheter les plaques à 30 USD et de les revendre indirectement à l’État à 65 USD, générant ainsi une marge considérable.

L’examen de la loi des finances 2026, selon la CNPAV, met en évidence une absence de traçabilité des recettes issues des plaques d’immatriculation. L’impact de la réforme ne se reflète pas dans les prévisions de recettes de la DGI. Pour l’exercice fiscal 2026, les revenus attendus des immatriculations automobiles sont évalués à 2,2 millions USD, correspondant à 65 417 requérants, alors que le potentiel réel serait largement supérieur.

Au regard de ces constats, la coalition exige la suspension immédiate de l’opération de changement obligatoire des plaques jusqu’à clarification complète du processus, la publication intégrale de tous les contrats, avenants et arrêtés relatifs au marché des plaques minéralogiques, ainsi que la mise en place d’un audit indépendant sur la procédure de passation et le montage financier.

La CNPAV recommande également l’ouverture des enquêtes judiciaires sur les soupçons de conflits d’intérêts, d’enrichissement illicite et de détournement de fonds publics, le respect strict de la législation sur les marchés publics et la mise en œuvre d’une réforme garantissant que les recettes issues de l’immatriculation bénéficient prioritairement au peuple congolais.

ODN



Après l'élimination des Léopards de la RDC face aux Fennecs algériens en huitièmes de finale de la Coupe d'Afrique des Nations, les artistes congolais Maître Gims et Dadju de renommée internationale, qui ont assisté à ce match au Maroc, ont salué la performance de leurs compatriotes.

Après la qualification algérienne acquise dans les dernières minutes des prolongations, après un match d'une rare intensité, Gims s'est exprimé sur RMC Sport : « On est fiers des Léopards. Bravo à toute la communauté congolaise, ils ont été au bout. Bravo aussi à l'équipe d'Algérie, c'était un moment magique. C'est le sport qui gagne. »

Dadju, tout en exprimant sa tristesse, a tenu à souligner la qualité et la grandeur de l'équipe nationale : « Désormais, quand on parle de grosses équipes en Afrique, il faut citer la République démocratique du Congo. On est tristes, mais on a une belle équipe qui s'est battue jusqu'au bout. On n'a pas à avoir honte, on est fiers. »

Qualification pour le Mondial

Dadju et Gims ont rappelé les prochains objectifs des Léopards, notamment la qualification pour la Coupe du Monde 2026 : « Allez chercher la qualif pour le Mondial, c'est pas fini. Il faut qu'on attrape ça pour nous offrir une Coupe du Monde qu'on n'a pas eue. Nous, la génération 90, on ne l'a pas vécue. On reviendra plus fort. »

radiookapi.net/CC



Au milieu des chants, des sons des tambours et des tribunes en fusion, une image tranche et bouleverse : celle de Lumumba VEA, immobile, drapeau congolais posé sur les épaules, regard droit, silencieux. À la CAN Maroc 2025, là où le bruit est roi, son mutisme résonne plus fort que mille cris.

De son vrai nom, Michel Kuka, Lumumba VEA ne danse pas, ne chante pas, ne gesticule pas. Il incarne. Son silence est un message, une présence lourde de sens. Il rappelle que le football dépasse le spectacle : il est mémoire, fierté, douleur et espoir mêlés. À travers lui, c’est toute la RDC qui se tient debout, digne, attentive, exigeante. 

Dans un stade où tout bouge, Lumumba VEA devient un repère. Un symbole. Celui d’un peuple qui observe, qui croit, mais qui n’oublie pas. À la CAN 2025, son immobilité parle au monde : parfois, le plus grand soutien n’a pas besoin de bruit pour être entendu.

Lumumba VEA, une icône 

A la CAN, Lumumba Vea est devenu bien plus qu’un simple supporter qui galvanise les Léopards de la RDC. Son image, immobile et silencieuse dans les tribunes, a captivé l’attention des médias nationaux et internationaux. Télévisions, sites d’information et réseaux sociaux se sont emparés de ce symbole inattendu, faisant de lui l’un des visages les plus marquants de la compétition.

Autour de Lumumba Vea, l’engouement est total. Les supporters congolais s’y reconnaissent, fiers de voir leur passion incarnée avec dignité et sobriété. Les fans d’autres nations, eux, s’interrogent, s’émeuvent et partagent massivement ces images qui tranchent avec l’exubérance habituelle des stades. Son silence intrigue, touche et rassemble au-delà des frontières.

À la CAN, Lumumba Vea rappelle que le football raconte aussi des histoires humaines fortes. Sans slogan ni cri, il est devenu un phénomène médiatique et un symbole universel, prouvant qu’un simple geste, ou son absence peut suffire à captiver le monde.

En mémoire de Patrice Lumumba

En participant à la Coupe d’Afrique des Nations, Lumumba VEA ne se contente pas de soutenir une équipe : il porte un message historique fort. En incarnant le personnage de Patrice Emery Lumumba, père de l'indépendance de la RDC, il rappelle que le football, comme l’histoire, est un espace d’expression, de mémoire et de dignité. Son silence n’est pas vide, il est chargé de sens. Il raconte l’histoire du père de l'indépendance de la RDC, Patrice Emery Lumumba, assassiné le 4 janvier 1961, pour sa lutte en faveur de la liberté. 

À travers cette incarnation, Lumumba VEA transmet un appel à la conscience collective. Il évoque la lutte pour la souveraineté, la fierté d’être Congolais et la responsabilité de ne jamais oublier ceux qui ont payé le prix fort pour l’indépendance. Dans les tribunes, son immobilité devient un hommage, une interpellation : « célébrer aujourd’hui sans renier hier », dit-il.

L’homme immobile rappelle aussi que l’unité et la dignité sont des victoires en soi. Son message dépasse le sport : il invite l’Afrique à regarder son histoire en face, à honorer ses héros et à croire en un avenir fondé sur la mémoire, la justice et le respect. En incarnant Lumumba, il fait du stade une tribune, et du silence, un discours puissant.

radiookapi.net/CC



La Fédération de volleyball de la République démocratique du Congo (FEVOCO) a officiellement dévoilé, ce mercredi 7 janvier 2026 à Kinshasa, sa nouvelle identité visuelle. À travers ce nouveau logo, l’instance dirigeante du volleyball congolais entend affirmer des valeurs de défi, d’unité et de performance, au service du développement de la discipline.

Le nouveau logo de la FEVOCO se distingue par un filet en diagonale, une étoile nationale et un ballon en mouvement aux couleurs du drapeau de la République démocratique du Congo. Cette signature graphique traduit clairement l’ambition de la fédération : faire rayonner le volleyball congolais aussi bien sur la scène nationale qu’internationale.

Fondée en 1963, la FEVOCO affirme, à travers cette nouvelle identité, sa volonté de se doter d’une image forte et moderne, tout en restant fidèle aux valeurs du sport et à l’histoire de la fédération, résolument tournée vers l’avenir.

radiookapi.net/CC



La commission de gestion de la Ligue nationale de football (LINAFOOT) a publié, mercredi 07 janvier 2026, le calendrier de la phase retour du championnat national de Ligue 1. Cette deuxième manche de la saison démarre dès ce samedi 10 janvier 2026, dans les deux groupes A et B.

Selon le calendrier rendu public, plusieurs rencontres de la 16ᵉ journée sont programmées pour ce samedi. Dans le groupe A, New Soger sera opposé au CS Manika.

Dans le groupe B, le Football Club MK croisera les Aigles du Congo, tandis que l'AS Dauphins Noirs de Goma recevra l'AS Maniema Union de Kindu. De son côté, l'OC Bukavu Dawa affrontera la formation des Anges Verts.

Poursuite de la phase aller

Entre-temps, la phase aller s'est poursuivie ce mercredi 07 janvier dans le groupe A. À Kananga, l'AS Malole s'est inclinée à domicile face au CS Don Bosco (0-2).

Grâce à ce succès, Don Bosco occupe la 4ᵉ place du classement avec 30 points, derrière Simba, 3ᵉ avec 32 points. L'AS Malole pointe à la 5ᵉ position avec 21 points.

Toujours au stade des Jeunes de Kananga, l'AS Saint Luc et le SM Sanga Balende de Mbuji-Mayi se sont quittés sur un score de parité (1-1).

Au classement, Saint Luc est 6ᵉ avec 21 points et un match en retard ; tandis que Sanga Balende est 12ᵉ avec 15 points, également avec une rencontre en moins.

Le programme prévoit un seul match  ce jeudi 08 janvier 2026. Il mettra aux prises le CS Manika et l'US Tshinkunku de Kananga.

radiookapi.net/CC



La Fédération algérienne de football a présenté, ce mercredi 7 janvier 2026, ses excuses à la République démocratique du Congo (RDC) à la suite du geste de chambrage du joueur algérien Mohamed Amoura à l’endroit du supporter congolais Michel Nkuka, alias Lumumba VEA, à l’issue du match des huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2025), remporté mardi 6 janvier par les Fennecs d’Algérie (1-0) face aux Léopards.

Une délégation de la Fédération algérienne s’est rendue à l’hôtel où séjournaient les supporters congolais à Rabat pour remettre à Michel Nkuka un maillot de l’équipe d’Algérie floqué au nom de Lumumba. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre congolais des Sports, Didier Budimbu.

À cette occasion, un représentant de la Fédération a exprimé le regret de l’instance algérienne :

« Le personnage, en tout cas l’homme qu’il était, incarne beaucoup de valeurs pour les Algériens. Il existe déjà une forte relation entre l’Algérie et le Congo. D’ailleurs, dès la fin du match, avant même que la polémique n’éclate, les joueurs voulaient avoir notre ami Michel dans le vestiaire pour prendre une photo avec lui. C’est un petit hommage que nous avons voulu rendre à notre ami, mais aussi au pays qu’est le Congo, un pays frère. Le match s’est déroulé dans un fair-play total. »

Après la victoire de l’Algérie face à la RDC en huitièmes de finale de la CAN Maroc 2025, Mohamed Amoura avait chambré Michel Nkuka, alias Lumumba VEA. Ce supporter congolais est devenu une figure emblématique en rendant hommage au héros de l’indépendance de la RDC, Patrice Emery Lumumba.

Par la suite, Mohamed Amoura lui-même a regretté son geste : « Si mon attitude a pu être mal comprise, je le regrette »

radiookapi.net/CC



La détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’est de la République démocratique du Congo, marquée par l’activisme de la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda, ainsi que par d’autres groupes armés étrangers, était au centre de la 1323ᵉ réunion du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), tenue le 29 décembre dernier, au niveau ministériel et par visioconférence.

Au cours de cette réunion, le CPS, organe décisionnel permanent de l’Union africaine chargé de la prévention, de la gestion et du règlement des conflits, mais également mécanisme de sécurité collective et d’alerte rapide, visant à permettre une réaction efficace et coordonnée face aux situations de conflit et de crise en Afrique, a condamné l’administration parallèle mise en place par l’AFC/M23 et a invité les États membres ainsi que les États voisins à ne pas collaborer avec ces structures parallèles.

"Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) condamne sans appel la mise en place de structures administratives parallèles dans les territoires contrôlés par des groupes armés, déclare ces actions nulles et sans effet juridique, et déconseille vivement à tous les États membres, en particulier aux pays voisins de la région, de collaborer de quelque manière que ce soit avec ces structures parallèles ou de les reconnaître", rapporte le communiqué final.

Les participants à la réunion ont souligné les principes de l'UA tels que stipulés à l'article 4 de l'Acte constitutif et dans le Protocole relatif à la création du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine, notamment la non-ingérence d'un État membre dans les affaires intérieures d'un autre État membre, la coexistence pacifique des États membres et leur droit de vivre en paix et en sécurité. Ils ont également réaffirmé la solidarité de l'UA avec le peuple et le gouvernement de la RDC dans leurs aspirations à la paix, à la sécurité et au développement durable, ainsi que l'engagement continu de l'UA à respecter la souveraineté, l'indépendance, l'unité et l'intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo. 

Cette réunion intervient dans un contexte où, malgré l’implication du président américain Donald Trump et l’accélération apparente du processus de Washington, matérialisée par l’entérinement des accords par les présidents de la République démocratique du Congo et du Rwanda, Félix Tshisekedi et Paul Kagame, la situation sur le terrain peine à s’améliorer. Kinshasa et Kigali ne parviennent pas toujours à parler le même langage, et les tensions persistent sur fond d’accusations mutuelles de non-respect des engagements pris dans le cadre des initiatives diplomatiques en cours, en particulier le processus de Washington sous l’égide de l’administration Trump.

Il en est de même pour les discussions de Doha, menées sous l’égide de l’Émir du Qatar, entre Kinshasa et la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda, qui peinent à produire des résultats concrets sur le terrain. Ces négociations, censées compléter les accords de Washington en s’attaquant aux causes profondes du conflit  notamment la restauration de l’autorité de l’État et la réintégration des groupes armés  restent au point mort. Plusieurs mesures convenues, notamment depuis la publication du communiqué conjoint d’avril dernier, la signature du mécanisme de cessez-le-feu, de la déclaration de principes, et plus récemment de l’accord-cadre, n’ont toujours pas été mises en œuvre.

Cette inertie diplomatique a favorisé la reprise de violents affrontements entre l’AFC/M23, appuyée par le Rwanda, et les forces gouvernementales. Par ailleurs, le dialogue national, pourtant réclamé par plusieurs acteurs sociopolitiques pour accompagner ces initiatives, tarde à être convoqué. Le président de la République, Félix Tshisekedi, maintient pour l’instant sa position, estimant que toute initiative de dialogue doit émaner de sa propre autorité, malgré la publication de la feuille de route des confessions religieuses.

Clément MUAMBA



Le processus de paix de Doha continue de buter sur des divergences majeures entre le Gouvernement de la République démocratique du Congo et le M23-AFC, selon un extrait du rapport à mi-parcours du Groupe d’experts des Nations unies consulté récemment. Les experts relèvent des interprétations opposées des engagements pris par les parties, compromettant la mise en œuvre effective des mesures convenues.

D’après ce document, les autorités congolaises s’attendaient à ce que le M23-AFC se retire des zones sous son contrôle et accepte le cantonnement de ses éléments, conformément à la Déclaration de Doha. Une attente qui ne s’est pas matérialisée sur le terrain ; les dirigeants de le M23-AFC ayant, au contraire, insisté pour conserver le contrôle de leurs positions actuelles.

Le rapport indique également que le M23-AFC a exprimé la volonté de s’intégrer dans les structures de l’État, tout en défendant une autonomie accrue vis-à-vis du pouvoir central. Dans cette logique, le mouvement a mis en avant le fédéralisme comme option de gouvernance, tout en poursuivant, selon les experts, la construction d’une structure parallèle de type étatique et de ses propres forces, en vue d’un objectif présenté comme à long terme.

Ces divergences d’interprétation, notent les experts de l’ONU, ont contribué à fragiliser la confiance entre les parties et à ralentir l’avancée du processus de paix. Elles interviennent dans un contexte sécuritaire toujours instable, marqué par la poursuite des affrontements armés dans plusieurs zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, malgré les discussions en cours.

Le rapport à mi-parcours du Groupe d’experts met ainsi en lumière les défis persistants du processus de Doha, soulignant la nécessité d’un cadre d’interprétation commun et d’engagements clairs pour espérer une désescalade durable de la crise dans l’est de la RDC.

Prosper Buhuru



Le processus de paix engagé pour tenter de stabiliser l’est de la République démocratique du Congo entre dans une phase diplomatique dense en ce mois de janvier 2026. Plusieurs rencontres régionales et internationales sont prévues, alors que les mécanismes issus des processus de Washington et de Doha peinent encore à produire des effets concrets sur le terrain.

Premier temps fort du calendrier : une réunion sécuritaire de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), organisée à partir de ce jzudi 08 janvier, à Livingstone, en Zambie. Prévue sur deux jours, cette rencontre réunit les ministres de la Défense des douze États membres de l’organisation. Les discussions portent principalement sur la situation sécuritaire régionale, avec un accent particulier sur l’est de la RDC, dans un contexte marqué par la persistance des affrontements et des tensions transfrontalières.

Ce rendez-vous régional doit permettre aux États de la région d’évaluer l’état de la coopération sécuritaire et d’examiner les mécanismes existants de prévention et de gestion des conflits. Il intervient alors que les engagements pris dans le cadre des accords de paix restent, pour l’essentiel, au stade des intentions.

Dans la foulée, Lomé, la capitale togolaise, accueillera le 17 janvier une réunion consacrée à la « cohérence et à la consolidation du processus de paix en RDC et dans la région des Grands Lacs ». Cette rencontre vise officiellement à renforcer la coordination entre les différentes initiatives diplomatiques en cours et à relancer la dynamique de confiance entre les parties concernées.

En parallèle, les acteurs du processus de Doha, conduit sous la médiation du Qatar, restent dans l’attente d’un nouveau round de discussions. Aucune date précise n’a encore été annoncée, mais les échanges diplomatiques en cours laissent entrevoir une possible reprise des pourparlers après ces rendez-vous régionaux de janvier.

Ainsi, le premier mois de l’année 2026 s’annonce déterminant sur le plan diplomatique pour la crise dans l’est de la RDC. Reste à savoir si cette succession de réunions parviendra à transformer l’agenda diplomatique en avancées concrètes sur le terrain, dans un contexte toujours marqué par une profonde méfiance entre les parties.

 Prosper Buhuru

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