Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, en visite à Houston, aux États-Unis, s’est entretenu avec Frank W. Garcia Jr., secrétaire d’État adjoint américain chargé des Affaires africaines. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des échanges diplomatiques engagés entre Kinshasa et Washington en vue de renforcer leur partenariat stratégique. Les deux responsables ont passé en revue plusieurs dossiers prioritaires concernant la RDC et la région.
Au cœur des discussions figurait le renforcement de la coopération stratégique entre la RDC et les États-Unis. Les échanges ont notamment porté sur les modalités de collaboration dans les domaines politique et sécuritaire, ainsi que sur les initiatives communes destinées à consolider les relations bilatérales. Les deux parties ont souligné l’importance d’un partenariat renforcé pour répondre aux défis auxquels le pays est confronté.
La sécurité régionale a occupé une place centrale dans les pourparlers. Les deux délégations ont évoqué la nécessité de coordonner leurs efforts afin de favoriser la stabilité dans la région des Grands Lacs. À cette occasion, le président Félix Tshisekedi a rappelé que la paix constitue un préalable essentiel au développement économique et à la sécurité transfrontalière.
Les minerais critiques ont également figuré parmi les principaux sujets abordés. Ces ressources, indispensables à plusieurs industries technologiques, représentent un enjeu stratégique tant pour la RDC que pour ses partenaires internationaux. Les discussions ont porté sur leur gestion et leur valorisation dans une perspective de transparence, de création de valeur et de bénéfices mutuels.
La lutte contre l’épidémie d’Ebola a aussi été évoquée au cours de cet entretien. Les échanges ont mis en avant l’importance de la coopération sanitaire et du soutien international pour contenir les foyers épidémiques et renforcer les capacités nationales de riposte. Les deux parties ont insisté sur la nécessité d’un appui technique et logistique afin de protéger les populations et de prévenir de nouvelles flambées.
Les perspectives de coopération économique ont complété l’agenda de cette rencontre. Les discussions ont exploré plusieurs opportunités d’investissements et de partenariats susceptibles de stimuler la croissance en République démocratique du Congo, avec pour objectif de promouvoir un développement durable, créateur d’emplois et respectueux de la souveraineté nationale.
À l’issue de ces échanges, le chef de l’État a réaffirmé que la paix et le respect de la souveraineté de la RDC demeurent des conditions indispensables à la stabilité et à la prospérité de l’ensemble de la région des Grands Lacs.
opinion-info/CC
La RD Congo un retour soigné à la Coupe du monde. Les Léopards de Chancel Mbemba ont muselé le Portugal de Cristiano Ronaldo et arraché un point du match nul (1-1), précieux dans la course vers les 16es de finale.
Retour réussi pour les Léopards de la RD Congo ! Cinquante-deux ans après leur seule apparition en Coupe du monde, les Congolais ont tenu en échec le Portugal , pourtant prétendant à la victoire finale . Les hommes de Sébastien Desabre sont parvenus à empêcher Cristiano Ronaldo de marquer.
Une tempête tropicale avait beau menacer Houston, ça n'a pas empêché une marée rouge d'envahir le stade en soutien de la Seleçao. Avec les restrictions de visas, rares sont les supporters des Léopards ayant pu faire le déplacement pour ce match historique.
Sébastien Desabre l'assurait en conférence de presse : il a un plan pour lutter contre le Portugal avec les armes des Léopards. Ce plan est un classique, un 3-5-2 qui tient plutôt du 5-3-2 en phase défensive, une solidarité sans faille d'un groupe qui se connaît par cœur après quatre ans sous la houlette du Français et des éclairs de Bakambu et Wissa.
Un mais et une domination stérile du Portugal
Mais ce qui a si bien fonctionné face aux grandes écuries du continent africain s'avère un peu juste face à l'armada portugaise. Après une immense passe à dix de près de six minutes, Neto, laissé seul côté gauche, s'applique pour servir Joao Neves. Le Parisien devance Tuanzebe et reprend de la tête sans laisser aucune chance à Mpasi (7 e , 1-0).
La RD Congo a pris un coup derrière la tête et semble impuissante face aux Portugais. La domination ibérique est totale, la possession de balle montante même jusqu'à plus de 80 % en faveur de la Seleçao par instants. Neto, Nuno Mendes et même Ronaldo se présentent tour à tour. La RD Congo repousse au courage. Paradoxe cependant : le Portugal doit attendre la 38 e minute pour essayer un deuxième tir, mais la frappe de Bruno Fernandes passe à côté.
Les Congolais ont la foi et jouent crânement leurs chances. Et sur un centre de Masuaku, Wissa, complètement seul dans les six mètres, place une tête imparable. L'attaquant de Newcastle égalise juste avant la pause (45e +4 , 1-1). Le premier mais de l'histoire de son pays à la Coupe du monde.
La RD Congo tient bon
Au retour des vestiaires, les deux équipes se font coup pour coup et les arbitres ont fort à faire. Conceiçao cherche le penalty sur un centre parfait de Neto mais l'arbitre lui refuse (48 e ). Bakambu a trouvé dans le dos de la surface bute sur Diogo Costa et est signalé hors jeu (50 e ). Neves remise de la poitrine pour Cancelo, qui trouve la lucarne d'un retourné avant d'être douché par le drapeau levé de l'arbitre (55 e ). Bakambu trouve le poteau de Costa en puissance mais une faute est signalée au départ de l'action (58 e ).
La plus grosse occasion arrive juste à la pause fraîcheur. Conceiçao centre en retrait dans la surface. Cristiano Ronaldo se précipite pour reprendre alors que Bruno Fernandes semble mieux placé mais manque le cadre (67 e ). Puis l'éternel leader de la Seleçao bute sur Tuanzebe (73 e ).
Le bloc conçu par Desabre tient bon jusqu'au bout. Les Léopards auraient même pu espérer mieux. Mais les contres n'aboutissent pas : soit en raison d'un manque de justice dans le tir (77 e ) ou dans la passe (81 e ).
Faux départ pour le Portugal, qui bute sur la vaillance des Congolais. Pour les fans des Léopards en revanche, la fête sera belle à Kinshasa ce soir. Avec ce point pris contre l'ogre du groupe, ils peuvent espérer voir leur équipe se qualifier en 16 es de finale.
Chaque 16 juin, la Journée de l’enfant africain met en avant les droits et les conditions de vie des enfants. En République démocratique du Congo (RDC), cette commémoration se déroule dans un contexte marqué par des progrès dans l’éducation, mais aussi par de fortes vulnérabilités liées à la pauvreté et aux conflits armés, selon les données de l’UNICEF et des Nations unies.
Accès à l’éducation : des avancées, mais encore des millions d’exclus
La RDC a enregistré des progrès importants dans l’accès à l’école primaire. Toutefois, les défis restent considérables.
Selon l’UNICEF, 7,6 millions d’enfants âgés de 5 à 17 ans ne sont toujours pas scolarisés dans le pays. D’autres estimations des Nations unies situent ce chiffre à environ 6,4 millions d’enfants non scolarisés à l’échelle nationale.
Ces chiffres font de la RDC l’un des pays comptant le plus grand nombre d’enfants hors de l’école au monde. Les causes sont multiples : pauvreté des ménages, coûts indirects de l’école, inégalités entre zones urbaines et rurales et fragilité du système éducatif.
Parmi les enfants laissés en dehors du système éducatif : les enfants vivant avec un handicap dont les malvoyants et les aveugles. Face à cette situation, l’Association Voir avec le Cœur plaide pour l’intégration de l’écriture braille dans le système éducatif congolais. Selon l’organisation, cette intégration devrait passer par l’initiation des enseignants des écoles ordinaires à l’écriture braille. L’objectif est de faciliter l’accès à l’éducation pour les enfants malvoyants. Flavien Makaya, coordonnateur national de l’association, fait remarquer que les écoles spécialisées pour aveugles étant rares en RDC, il est nécessaire d’intégrer l’écriture braille dans les systèmes éducatifs congolais pour permettre aux enfants en situation de handicap visuel de pouvoir étudier dans les écoles ordinaires comme tous les autres enfants.
L’Est de la RDC : une crise éducative aggravée par la guerre
Dans les provinces de l’Est, la situation est particulièrement critique.
Selon des chiffres publiés en février 2025 par l’UNICEF :
- plus de 1,6 million d’enfants sont privés d’école dans l’Est du pays,
- plus de 2 500 écoles ont été fermées, détruites ou occupées,
- et 795 000 enfants ont récemment perdu l’accès à l’éducation à cause des violences.
Les Nations unies indiquent également que les conflits ont provoqué le déplacement de plus de 6,5 millions de personnes, dont 2,6 millions d’enfants.
Dans ce contexte, les enfants sont exposés à de graves risques : recrutement par des groupes armés, violences sexuelles, enlèvements ou traumatismes psychologiques. L’ONU souligne que l’absence d’école les rend encore plus vulnérables à l’exploitation et aux abus.
En Ituri, près de 12 mille enfants vivant dans les sites de déplacés de Kigonze et de l’ISP, à Bunia, n’ont plus accès à une éducation régulière depuis leur déplacement en 2017, provoqué par les violences armées. Ils font également face à de nombreuses difficultés, notamment l’accès aux soins de santé et à l’alimentation, dans un contexte marqué par la réduction de l’aide humanitaire.
Au site de l’ISP, environ 2 000 autres enfants sont également privés d’éducation. Malgré la gratuité de l’enseignement dans les écoles publiques, les capacités d’accueil restent insuffisantes pour absorber tous les enfants déplacés. À Kigonze, la seule école fonctionnelle du site, conçue pour accueillir 500 élèves, en reçoit près du double. Les cours y sont assurés grâce à l’engagement d’enseignants déplacés qui travaillent bénévolement. À ces difficultés s’ajoute le manque de nourriture. Avec la faim au ventre, les enfants ont du mal à rester sur le banc de l’école.
Selon les responsables des sites, la dernière distribution alimentaire remonte à 2021. Pour le président du site de l’ISP, MAKI MUGENYI, cette situation compromet sérieusement l’avenir de nombreux enfants, dont certains passent désormais leurs journées dans les rues de Bunia :
« Malgré la gratuité de l’enseignement, il n’y a pas suffisamment de places dans les écoles pour accueillir tous nos enfants. C’est un grand regret pour nous, car beaucoup d’entre eux passent leurs journées dans les rues à mendier. D’autres ne rentrent même plus à la maison. »
La situation est similaire dans plusieurs autres sites de déplacés à travers la province de l’Ituri, notamment dans le territoire de Djugu, où vivent des milliers d’enfants affectés par les conséquences du conflit.
C’est aussi le cas dans l’Ouest du pays, où sévit la milice Mobondo, générée par un conflit intercommunautaire entre les ethnies Teke et Yaka dans les provinces du Kwilu et du Maï-Ndombe. Au Kwilu, les enfants déplacés par ce conflit vivent dans des conditions difficiles. Hébergés dans différents sites, ils manquent de soins et d’hygiène, rapporte la Division provinciale du Genre, Famille et Enfant.
Pour de nombreuses familles déplacées à travers la RDC, le retour de la paix dans leurs villages d’origine demeure la seule perspective pour permettre à leurs enfants de retrouver une vie normale.
Pas d’écoles : risques de recrutement dans les groupes armés
Selon les Nations unies, l’insécurité persistante entraîne une hausse des violations graves contre les enfants, notamment :
- le recrutement par des groupes armés,
- les violences sexuelles,
- les enlèvements,
- et l’exploitation économique.
Au Nord-Kivu, bien que 125 enfants aient été retirés des groupes armés et réunifiés avec leurs familles, les risques de rerecrutement demeurent élevés en raison de l’insécurité persistante dans plusieurs localités, explique Raphaël Lumoo, point focal provincial du réseau :
« Les défis restent énormes par rapport à la réinsertion économique et sociale de ces enfants, puisque certains ont été réinsérés dans des zones où il y a encore des tensions, et l’engagement des leaders locaux dans ces entités reste nécessaire pour prévenir les cercles vicieux et éviter les retours dans les groupes armés. »
Il souligne également que les données de 2025, actuellement en cours d’actualisation, révèlent une situation toujours préoccupante dans l’Est du pays.
« Dans les cinq provinces de l’Est, plus de 32 314 enfants sont utilisés par environ 293 groupes armés. Pour la seule province du Nord-Kivu, plus de 10 000 enfants, parmi lesquels 1 457 filles et 8 909 garçons, sont dans les groupes armés », a-t-il fait savoir.
Dans ces conditions, l’éducation joue un rôle central, non seulement pour l’apprentissage, mais aussi pour la protection. L’UNICEF rappelle que l’école constitue un espace sûr permettant aux enfants de retrouver une certaine stabilité et d’accéder à un soutien psychosocial.
Le travail des enfants : une stratégie de survie pour les familles
La pauvreté pousse de nombreux enfants congolais à travailler pour soutenir leurs familles.
En juin 2025, l’UNICEF indiquait que 361 000 enfants étaient engagés dans des travaux dangereux dans certaines régions minières, notamment dans le Haut-Katanga et le Lualaba.
Ces enfants exercent souvent des activités pénibles et risquées, au détriment de leur santé et de leur scolarité. Dans les communautés minières, les programmes de l’UNICEF mettent en évidence les liens étroits entre pauvreté, abandon scolaire et exploitation économique des enfants.
La nécessité pour les familles de subvenir à leurs besoins reste l’un des principaux facteurs de ce phénomène, plaçant les enfants au cœur de stratégies de survie quotidiennes.
Au Kasaï Oriental, une réalité préoccupante s’impose à Mbuji-Mayi. Dans les allées de la morgue comme au cimetière, des enfants, parfois âgés de moins de 15 ans, sont mobilisés pour animer les cérémonies d’inhumation.
Ils sont là, instruments en main, certains à peine plus grands que leurs trompettes. Des enfants, recrutés pour accompagner les familles endeuillées jusqu’au cimetière. Une présence qui choque de nombreux observateurs. Christelle Kamuanya explique :
« Ce n’est pas gentil d’utiliser même les enfants de moins de 18 ans. Quand nous étions aussi enfants, quand on voyait qu’on amenait le cercueil, on nous disait d’entrer dans la maison. Maintenant, on commence à utiliser même les tout-petits enfants, ce n’est pas bien ».
Cette pratique choque les enseignants.
« Le temps que les enfants passent à la morgue, quitter même la morgue pour le cimetière, c’est pendant les heures de cours. Les enfants, encore mineurs, quittent l’école pour aller jouer au tambour, ce n’est pas du tout normal. Les enfants doivent étudier », déplore Joseph Kanyana, enseignant dans une école de la ville.
Pour ces jeunes, la motivation est souvent économique : quelques billets gagnés à chaque prestation, dans une province où la pauvreté pousse les familles à accepter l’inacceptable.
Marie-Claire Ngoya, coordonnatrice de Martia Group, dénonce aussi cette pratique :
« Ce n’est pas un bon travail. On va faire une sensibilisation auprès de ces maisons qui utilisent les enfants ; au lieu que les enfants soient à l’école, elles les utilisent pour un autre travail et là nous disons NON ! ».
Pour François Mukendi, chef de division provinciale des affaires sociales, il s’agit purement et simplement d’une exploitation des enfants.
Les organisations de protection de l’enfance appellent les autorités, mais aussi les familles, à protéger les enfants. Car, derrière les notes de musique, c’est une réalité plus sombre qui se joue.
La situation n’est pas plus reluisante dans la province voisine du Kasaï Central. Dans la ville de Kananga, certains enfants passent leurs journées à laver des motos à la rivière Nganza. Une activité qui leur permet de gagner un peu d’argent. Cependant, beaucoup d’entre eux ne fréquentent pas l’école.
À la rivière Nganza, des dizaines de motos sont stationnées. Parmi les laveurs de motos, on retrouve plusieurs enfants âgés de 11 à 17 ans. Ces derniers expliquent qu’ils exercent cette activité pour subvenir à leurs besoins face à la précarité de leurs familles.
Certains affirment avoir abandonné l’école faute de moyens financiers.
« J’ai abandonné l’école faute de moyens financiers. Je lave ces motos pour subvenir à mes besoins », raconte un jeune enfant.
D’autres, qui poursuivent encore leurs études, reconnaissent qu’ils n’ont presque plus de temps pour réviser leurs leçons après les cours :
« Je lave les motos pour gagner un peu d’argent. Je vais d’abord à l’école et, après les cours, je viens travailler ici », fait savoir un autre adolescent.
Préoccupé par cette situation, le coordonnateur de la Ligue de la zone Afrique pour la défense des droits des enfants et élèves (LIZADEEL) estime que cette situation compromet l’avenir de ces enfants. Jean Malhis Lungala plaide auprès du gouvernement provincial pour leur prise en charge :
« Nous plaidons auprès des autorités compétentes afin que ces enfants soient pris en charge et réintègrent l’école. »
Jean Malhis Lungala appelle également les parents à plus de responsabilité pour prendre en charge leurs enfants.
Un appel à l’action
À l’occasion de la Journée de l’enfant africain, l’UNICEF, les Nations unies et les organisations locales de la société civile appellent à redoubler d’efforts pour garantir les droits fondamentaux des enfants en RDC.
Les priorités sont claires :
- améliorer l’accès à une éducation de qualité,
- lutter contre le travail des enfants,
- protéger les enfants dans les zones de conflit,
- et soutenir les familles les plus vulnérables.
Dans un pays où les enfants représentent une grande partie de la population, leur protection et leur éducation sont essentielles pour construire un avenir stable et durable.
radiookapi.net/CC
Le Sénat de la République démocratique du Congo a adopté à l’unanimité dans la soirée de ce lundi 15 juin, la proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum. Les 89 sénateurs présents ont voté en faveur du texte, déjà validé par l’Assemblée nationale, dans un climat politique tendu marqué par les critiques de l’opposition.
Réunis en plénière, les sénateurs ont adopté la proposition de loi à l’unanimité. Ce texte encadre désormais les modalités d’organisation d’un référendum en RDC.
Cette adoption intervient après un vote similaire à l’Assemblée nationale, confirmant la volonté du Parlement de doter le pays d’un cadre légal en la matière.
Une opposition vent debout contre le texte
Mais déjà après la validation du texte par l’orgasme délibérant il y a quelques jours, l’opposition politique avait rejeté fermement cette réforme, qu’elle considère comme une ouverture vers une révision constitutionnelle aux « intentions contestées ».
Le week-end dernier, la coalition de l’opposition C64, était descendue dans la rue pour manifester contre cette proposition de loi, qu’elle qualifie de « coup d’État constitutionnel ».
Selon ses leaders, cette initiative parlementaire viserait à préparer le terrain à une modification de la Constitution, notamment en vue de permettre un éventuel troisième mandat du président Félix Tshisekedi, dont le second mandat arrive à échéance en décembre 2028.
radiookapi.net/CC
Les Léopards de la République Démocratique du Congo (RDC) entrent en scène ce mercredi 17 juin devant leurs homologues portugais, à leur tête Cristiano Ronaldo, en match comptant pour la 1ère journée de ce tournoi.
C'est une entrée qui est très attendue par tout un peuple qui va voir son équipe faire son retour 52 ans après. C'est un grand moment de l'histoire sportive nationale et les joueurs sont conscients de la tâche qui est là leur. Ils vont se battre pour faire honneur au drapeau.
"14 ans à porter ce maillot...14 ans à rêver de la Coupe du monde...le moment est enfin arrivé", a dit Chancel Mbemba sur ses réseaux sociaux.
C’est une sélection déterminée qui arrive dans cette compétition après s’être qualifiée lors des barrages intercontinentaux en battant les Raggae Boys de la Jamaique. Les Fauves Congolais viennent pour tenter d’écrire une nouvelle page d’histoire ensemble avec leur peuple qui va le soutenir de loin du fait qu’ils n’ont pas obtenu les facilités pour se rendre aux Etats Unis.
Michel TOBO
En séjour dans la capitale roumaine, Patrick Ngulu Mbiobawhul, président de l'ASBL Solidarité Badiadingi et encadreur des jeunes, a rencontré plusieurs membres de la diaspora congolaise vivant à Bucarest. Les échanges ont porté sur les principaux défis socio-économiques auxquels fait face la République démocratique du Congo, avec un accent particulier sur le débat relatif à une éventuelle révision de la Constitution.
Au cours de cette rencontre, Patrick Ngulu Mbiobawhul a estimé que la priorité actuelle de la RDC devrait être la stabilisation de l'économie afin de créer un climat favorable aux investissements et à la relance économique. Selon lui, plusieurs obstacles institutionnels freinent cet objectif et nécessitent une adaptation de la loi fondamentale.
La question de la rétrocession aux provinces
Parmi les réformes jugées prioritaires figure l'application effective des dispositions constitutionnelles relatives à la rétrocession de 40 % des recettes nationales aux provinces, prévue aux articles 175 à 181 de la Constitution. Pour le président de Solidarité Badiadingi, l'absence de financements prévisibles empêche les provinces de planifier efficacement leur développement.
Cette situation décourage les investisseurs, confrontés à des insuffisances en matière d'infrastructures, notamment dans les secteurs des routes, de l'eau et de l'électricité. Il préconise l'automatisation des transferts financiers, l'instauration de mécanismes de sanction en cas de non-respect des obligations de l'État central ainsi que l'élargissement des compétences fiscales des provinces.
Réformer le mode d'élection des gouverneurs
Patrick Ngulu Mbiobawhul s'est également prononcé en faveur d'une révision des articles 198 et 106 relatifs à l'élection des gouverneurs et des sénateurs. Selon lui, l'expérience des dernières années a montré que le système d'élection indirecte favorise la corruption, fragilise la stabilité politique provinciale et affaiblit la légitimité des gouverneurs dans leurs relations avec les partenaires au développement.
Il estime que l'élection directe des gouverneurs renforcerait leur responsabilité devant les citoyens, réduirait les crises politiques provinciales et améliorerait l'exécution des projets de développement.
Clarifier le régime exécutif
L'intervenant a également plaidé pour une clarification du fonctionnement du régime exécutif congolais. À ses yeux, le caractère semi-présidentiel du système actuel peut parfois engendrer des blocages institutionnels entre la présidence et le Parlement, retardant la mise en œuvre de réformes économiques importantes.
Il suggère un choix plus net entre un régime présidentiel renforcé ou un mécanisme de cohabitation clairement encadré, afin d'offrir davantage de visibilité et de stabilité aux investisseurs.
La double nationalité au cœur du débat
L'une des questions ayant suscité le plus d'attention lors de la rencontre concerne l'article 10 de la Constitution, qui consacre le principe de l'exclusivité de la nationalité congolaise. Patrick Ngulu Mbiobawhul estime que cette disposition ne correspond plus aux réalités actuelles de la diaspora congolaise.
Il souligne que des millions de Congolais vivant à l'étranger ont acquis une autre nationalité par naissance, par mariage ou par naturalisation, sans pour autant rompre leurs liens avec leur pays d'origine.
Selon lui, cette situation crée une insécurité juridique et prive la RDC d'importantes ressources financières, de compétences et d'investissements potentiels. Il relève également que l'absence de mécanismes clairs de contrôle de la nationalité unique transforme souvent cette question en sujet de controverse politique et électorale.
Pour répondre à ces préoccupations, il propose l'autorisation de la double nationalité sous réserve d'une déclaration obligatoire, tout en maintenant des restrictions pour l'accès aux fonctions régaliennes les plus sensibles.
Mieux définir les compétences entre l'État et les provinces
Enfin, Patrick Ngulu Mbiobawhul a recommandé une révision de l'article 197 afin de clarifier le partage des compétences entre l'État central et les provinces.
Il préconise une définition claire et précise des compétences exclusives et concurrentes, ainsi que la création d'un mécanisme institutionnel chargé de régler les conflits de compétence.
Une réforme orientée vers le développement
En conclusion, le président de Solidarité Badiadingi a expliqué que les propositions évoquées visent avant tout à lever les blocages qui freinent l'économie nationale, à renforcer la stabilité des provinces et à favoriser une participation accrue de la diaspora au développement du pays.
Pour lui, toute réflexion sur la Constitution devrait être guidée par des impératifs de gouvernance, de croissance économique et d'efficacité institutionnelle, dans l'intérêt du développement durable de la République démocratique du Congo.
Patrick Kitoko
L'international congolais Noah Sadiki s'est dit impatient de disputer le match qui opposera les Léopards de la République démocratique du Congo (RDC) à la Seleção du Portugal, ce mercredi 17 juin 2026 au NRG Stadium de Houston, dans le cadre de la première journée du groupe K de la 23ᵉ édition de la Coupe du monde. La rencontre est prévue à 18h00, heure de Kinshasa.
Au cours d'une interview accordée à l'issue d'une séance d'entraînement, le milieu de terrain de 21 ans a indiqué qu'il avait hâte de participer à cette grande fête du football mondial et espère débuter lors de ce match historique.
Pour rappel, Félix Tshisekedi et une importante délégation sont attendus à Houston pour encourager les Fauves congolais. La délégation qui accompagnera le Chef de l'État aux États-Unis a été contrôlée à Kinshasa et n'est pas porteuse du virus Ebola.
Le gouvernement a mis à la disposition des supporters congolais 1 150 billets par match pour la Coupe du monde. Un Fan Festival devrait également être organisé à Houston par l'ambassade de la RDC afin de rassembler l'importante communauté des supporters congolais vivant aux États-Unis.
Gratis Makabi
Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a donné lundi 8 juin 2026, au cours d’une réunion, des instructions claires à la taskforce chargée de restaurer la fluidité, la sécurité et la dignité de la vie urbaine. Ces instructions font suite à l’ampleur des défis liés à l’assainissement et à la salubrité de la ville de Kinshasa.
Lors de cette réunion, le chef de l’État a réaffirmé son engagement à faire émerger des villes plus planifiées, plus propres, plus fluides, plus sûres et plus humaines. Cette taskforce est une nouvelle structure, placée sous l’autorité directe du chef de l’État, et coordonnée par le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du Service national.
À signaler que le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik sera accompagné d’experts du gouvernement central et de l’Hôtel de ville de Kinshasa pour coordonner les interventions sur le terrain. La nomination de ce dernier est intervenue après la récente visite d’inspection du chef de l’État au Grand Marché de Kinshasa, communément appelé « Zando ». Au cours de cette descente, Félix Tshisekedi a constaté les défis persistants liés à l’assainissement et à l’état général de certains espaces publics.
Lassés par l’état actuel de la situation, les habitants attendent désormais la mise en œuvre concrète de cette initiative, ainsi que la présentation du calendrier des opérations et des moyens mobilisés.
Grevisse Tekilazaya
Le gouvernement congolais a apporté des précisions chiffrées concernant le dossier des quinze migrants venus des États-Unis et accueillis temporairement sur le territoire national. Sur les 15 personnes initialement admises en République démocratique du Congo, le nombre exact de ceux qui ont, à ce jour, regagné leur pays d'origine s'élève à 9. Les autorités confirment que le reste du groupe quittera Kinshasa très prochainement.
Cette mise au point permet de dresser un bilan précis de l'évolution de ce couloir migratoire transitoire, qui avait fait l'objet de discussions au sein de l'opinion publique.
Une majorité de départs déjà effectifs
Pour les 6 migrants restants, le compte à rebours est lancé. L'exécutif national réaffirme que les préparatifs logistiques avancent à bon train et que les départs résiduels vont s'opérer de manière imminente.
Une gestion rigoureuse









