Gaz Mawete prépare une nouvelle sortie musicale. L’artiste congolais a annoncé la disponibilité de son titre « Nako Funda Yo », en featuring avec Chily, ce mercredi sur toutes les plateformes de téléchargement et de streaming.

À travers cette publication, Gaz Mawete donne rendez-vous à ses fans pour découvrir cette nouvelle collaboration qui marque une nouvelle étape dans son actualité musicale.

Le morceau sera accessible au public sur les principales plateformes d’écoute dès sa sortie officielle.

Ordi Mande



La République démocratique du Congo a dominé le championnat d’Afrique de boxe de la zone 3, dont les compétitions se sont achevées le dimanche 5 juillet 2026 au Palais des Sports de Libreville, au Gabon.

Les Léopards boxeurs ont terminé à la première place du classement général avec un total de 15 médailles, dont 11 en or, 2 en argent et 2 en bronze. La RDC a devancé le Gabon, pays hôte, ainsi que le Cameroun et la République du Congo.

Les médaillés congolais

- Médailles d’or : Merveille Mbalayi, Jorbelle Malewu, Ruth Yanfu, Bénédicte Diyoka, Deborah Bisambu, Ilunga Kabange, Joseph Disasi, Mabela Bofenda, Ilunga Musuasua, William Mbangi et Dieu-Donné Mukuasa.

- Médailles d’argent : Monique Bampala et Modestine Zalia.

- Médailles de bronze : Manisca Bayiso et Othniel Muanda.

La délégation congolaise est attendue à Kinshasa le mardi 7 juillet 2026. Selon des sources proches de la délégation, les athlètes devraient présenter leurs médailles aux autorités sportives nationales, notamment au ministre des Sports et Loisirs, afin de faire le point sur leur participation à cette compétition continentale.

Bob Bondo



« La tenue d'un dialogue national inclusif s'impose comme la solution prioritaire pour sortir la République démocratique du Congo de sa crise multidimensionnelle », c’est le principal message porté, lundi 6 juillet à Bujumbura, par la coalition de l'opposition congolaise C64. C’est à l'issue de consultations séparées menées par le président burundais et président en exercice de l'Union africaine, Évariste Ndayishimiye. Tout en insistant sur le respect de l'ordre constitutionnel, l'opposition affirme que toutes les forces politiques majeures du pays s'accordent désormais sur la nécessité de ces assises.

Ces consultations de haut niveau visaient à recueillir les propositions des acteurs congolais face à la triple crise politique, sécuritaire et institutionnelle qui frappe la RDC. Outre la coalition d'opposition C64, le chef de l'État burundais a également reçu séparément les représentants de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), de l'Église du Christ au Congo (ECC) ainsi que de la Plateforme des confessions religieuses et des Églises du Réveil en RDC.

Pour Franklin Tshiamala, secrétaire général du parti LGD et membre de la coalition C64, ces échanges marquent une avancée décisive :

« Nous avons livré chacun notre point de vue par rapport à la crise profonde et multidimensionnelle que notre pays connaît et nos propositions en vue d'en sortir. Globalement, tout le monde convient qu'il faille tenir un dialogue inclusif dans le cadre duquel toutes les composantes importantes, tous les leaders qui ont de l'ancrage dans notre pays devront être participants pour envisager les voies et les moyens de pouvoir sortir de l'escalade dans laquelle nous nous trouvons et qui empêche notre pays de pouvoir avancer sur son agenda de développement. Et nous pensons que c'est positif, ça avance sur la bonne voie, nous sommes sur la voie de la tenue du dialogue. »

Un appel parallèle à la cohésion et au respect des institutions

Si l'opposition pousse pour des discussions élargies, les leaders religieux ont quant à eux insisté sur la stabilité de l'État. L'archevêque Évariste Ejiba Yamapia, président de la Plateforme des confessions religieuses et des Églises du Réveil en RDC, a mis en avant la sauvegarde de l'unité nationale :

« Le seul message, il fait appel à l'unité, à la cohésion nationale, à être ouvert et surtout au respect des institutions de la République. Les autres détails, lui-même, avec son homologue, le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, ils vont voir quelles sont les orientations qui seront données. »

À l'issue de ces différentes rencontres, la présidence burundaise a indiqué que le président Évariste Ndayishimiye s'est félicité de la qualité des échanges. Il a salué l'engagement ferme exprimé par l'ensemble des participants en faveur de la paix, de la stabilité et de la sécurité, non seulement en RDC, mais également dans toute la région des Grands Lacs.

radiookapi.net/CC



L’international congolais Charles Pickel s’est engagé avec Sharjah FC, aux Émirats arabes unis, après une saison passée en Espagne, à l’Espanyol Barcelone, selon les données publiées par Transfermarkt.

Le milieu défensif de 29 ans rejoint Sharjah en provenance de la Cremonese. D’après Transfermarkt, le transfert est estimé à 2,5 millions d’euros et son contrat court jusqu’au 30 juin 2028. Le site spécialisé indique qu’il a rejoint son nouveau club le 6 juillet 2026.

Né à Soleure, en Suisse, Charles Pickel mesure 1,87 m et évolue principalement comme milieu défensif. International de la RD Congo, il a participé à la Coupe du monde 2026 avec les Léopards, éliminés en seizièmes de finale par l’Angleterre.

Avant son départ vers les Émirats, Pickel sortait d’un prêt à l’Espanyol. Selon le quotidien espagnol AS, le club catalan ne souhaitait pas le conserver malgré une option d’achat peu élevée. Le média espagnol rapporte qu’il avait disputé 24 matches de Liga, dont quatre comme titulaire, lors de la saison écoulée.

Formé en Suisse, Charles Pickel est passé par Bâle, Grasshoppers, Schaffhouse, Neuchâtel Xamax, Grenoble, Famalicão, Cremonese et l’Espanyol avant de rejoindre Sharjah FC. Sa valeur marchande est actuellement estimée à 2,5 millions d’euros par Transfermarkt.

actualite.cd/CC



Le supermarché Kin Marché a offert 10.000 dollars américains au footballeur congolais Bryan Cipenga en récompense de son but inscrit face à l'Angleterre lors des huitièmes de finale de la 23e édition de la Coupe du Monde.

La cérémonie de remise de cette récompense s'est déroulée le lundi 6 juillet à Kinshasa. L'entreprise s'est dite heureuse d'accueillir le sociétaire d'Almeria afin de lui remettre cette prime.

«Nous avons eu le plaisir de recevoir aujourd'hui Bryan Cipenga afin de lui remettre sa prime de 10.000 dollars, en récompense de son but inscrit lors de la Coupe du Monde. Toutes nos félicitations pour sa belle performance ! Nous sommes fiers de soutenir et de récompenser les talents qui font rayonner notre football », a indiqué l'entreprise.

Kin Marché a, en outre, annoncé qu'il attend avec plaisir les autres buteurs congolais qui se sont illustrés durant ce Mondial afin de leur remettre, à leur tour, la récompense qui leur est destinée. Il s'agit notamment de Yoane Wissa et de Fiston Mayele.

Pour rappel, le gardien Lionel Mpasi et l'attaquant Bryan Cipenga ont également reçu chacun un appartement de trois chambres à la Cité Jardin de Kinshasa, offert par MCC Realty, en reconnaissance de leurs performances lors de cette Coupe du Monde.

Gratis Makabi



La justice congolaise a frappé un grand coup dans le milieu des influenceurs et acteurs politiques de la capitale. Israël Bongo Lord, un individu largement connu sur les réseaux sociaux pour s’être fait passer à plusieurs reprises pour un député national, a été arrêté par les forces de l’ordre à Kinshasa.

Cette interpellation musclée fait suite à l’exécution d’un mandat d’arrêt formellement émis par le Tribunal de grande instance (TGI) de Kinshasa/Gombe. L’affaire, qui enflamme déjà la toile kinoise, est désormais entre les mains de la justice.

Du statut de « faux député » aux poursuites judiciaires
Israël Bongo Lord s’était forgé une certaine notoriété en s’attribuant publiquement le titre de député national, une usurpation de fonctions officielles qui avait déjà attiré l’attention des autorités.

Cependant, ce sont ses récentes sorties médiatiques, jugées particulièrement virulentes et provocatrices, qui ont précipité sa chute.

Selon des sources judiciaires, le prévenu est officiellement poursuivi pour deux chefs d’accusation majeurs :

  • Outrage au Chef de l’État
  • Propagation de faux bruits                                                                                                                                                                                                                                 Le dérapage de trop : l’expression « Roi fainéant »

L’élément déclencheur de cette arrestation réside dans une série de déclarations fracassantes dans les médias et sur les plateformes numériques. L’homme s’était notamment illustré en qualifiant publiquement le président de la République, Félix Tshisekedi, de « Roi fainéant ».

Ce dérapage verbal, considéré par le ministère public comme une offense directe à la plus haute autorité du pays, a scellé son sort. Combiné à ses impostures répétées au sein de l’opinion publique où il se drapait des prérogatives d’élu du peuple, ce énième outrage a poussé le parquet à ordonner son arrestation immédiate.

Cet événement intervient dans un climat politique globalement crispé à Kinshasa, marqué par des restrictions accrues sur la liberté d’expression et les dérives langagières dans l’espace public. Israël Bongo Lord devrait être présenté devant un juge dans les prochains jours pour répondre de ses actes.

mbote/CC



L'entraîneur congolais Guy Bukasa poursuit sa carrière au Soudan. L'ancien technicien du FC Saint-Éloi Lupopo a été nommé au sein du staff technique d'Al Hilal Omdurman, a annoncé le club le 3 juillet 2026.

Selon les informations communiquées par le club soudanais, Guy Bukasa sera en charge de l'équipe réserve ainsi que des différentes catégories de jeunes. Il a signé un contrat d'une saison, assorti d'une option de prolongation.

Cette nomination intervient un an après le départ de Jean-Florent Ibenge, autre entraîneur congolais ayant marqué l'histoire récente d'Al Hilal Omdurman. À la tête de l'équipe première, Ibenge avait quitté le club à l'issue de la saison 2024-2025.

Bob Bondo



Le pavillon national congolais a officiellement retrouvé le ciel européen. Le mercredi 1er juillet, le vol inaugural d’Air Congo a décollé de l’aéroport international de N’djili à Kinshasa à destination de Bruxelles, marquant le retour de la République démocratique du Congo sur la scène aérienne internationale après plus de 25 ans d’absence.

Pour cette première liaison, un Boeing 787 aux couleurs d’Air Congo, doté d’une capacité de 300 sièges, a assuré le trajet entre Kinshasa et la capitale belge. Le vol, d’une durée d’environ huit heures, a été accueilli avec satisfaction par les passagers.

À l’embarquement comme à l’arrivée, l’événement a suscité une vive émotion. Parmi les voyageurs, un passager congolais a qualifié ce vol de « moment historique ». Il a également exprimé sa fierté de voir à nouveau un avion aux couleurs nationales survoler l’Europe après plus de deux décennies d’absence.

Du côté des autorités, cette reprise dépasse le cadre d’une simple liaison commerciale. Elle est présentée comme le symbole de la renaissance du transport aérien national et de la fin de plusieurs années de dépendance à des compagnies étrangères pour assurer cette desserte internationale.

Sur le plan commercial, Air Congo entre désormais en concurrence directe avec Brussels Airlines, qui exploitait jusqu’ici la liaison entre Kinshasa et Bruxelles dans une situation de quasi-monopole.

La compagnie nationale prévoit d’assurer cette liaison quatre à cinq fois par semaine, avec des vols programmés les mercredi, vendredi, samedi, dimanche et lundi.

Toutefois, ce retour intervient dans un contexte réglementaire particulier. La RDC figure toujours sur la liste noire de l’Union européenne, ce qui interdit aux compagnies congolaises de survoler l’espace aérien européen.

Pour contourner cette restriction, Air Congo a recours à un contrat de « wet lease » conclu avec Ethiopian Airlines. Ce dispositif permet à la compagnie congolaise d’exploiter un Boeing 787 fourni par le partenaire éthiopien, avec son équipage, sa maintenance et son assurance. Ethiopian Airlines n’étant pas concernée par les restrictions européennes, le vol peut ainsi être opéré en toute conformité.

Selon le ministère des Transports, cette formule constitue une solution transitoire, dans l’attente d’une mise à niveau complète du secteur aérien congolais afin de satisfaire pleinement aux normes internationales de sécurité.

radiookapi.net/CC



L’international congolais Gaël Kakuta a annoncé dimanche mettre un terme à sa carrière de footballeur, au terme d’un parcours de près de deux décennies qui l’a conduit de Chelsea à la sélection de la République démocratique du Congo, en passant par l’Angleterre, la France, les Pays-Bas, l’Espagne, l’Italie, la Chine, l’Iran, la Turquie et la Grèce.

« Il arrive un moment où il faut savoir écouter le temps et accepter que chaque saison a une fin. Aujourd’hui, c’est avec beaucoup d’humilité que j’annonce la fin de ma carrière de footballeur », écrit le milieu offensif de 35 ans dans un message publié sur Instagram.

Le joueur revient sur un parcours marqué, selon ses mots, par « des joies immenses », « des épreuves », « des victoires », « des défaites », « des blessures » et « des remises en question ».

« Je veux remercier tous ceux qui ont croisé ma route : ma famille, mes proches, mes entraîneurs, mes coéquipiers, les dirigeants, les supporters et toutes les personnes qui, de près ou de loin, ont cru en moi », poursuit-il.

Dans ce long message, Kakuta explique que « la plus grande victoire » de sa vie ne se mesure « ni en trophées, ni en statistiques, ni en reconnaissance », mais dans sa foi chrétienne.

« La plus grande victoire de ma vie a été de rencontrer Jésus-Christ », écrit-il, estimant que cette rencontre lui a appris que son identité « ne dépend pas » de ses performances, que sa valeur « ne se limite pas à un terrain de football » et que « l’espérance ne s’arrête jamais au coup de sifflet final ».

« Cette carrière s’achève, mais ma plus belle aventure, elle, continue avec Lui. À Dieu soit toute la gloire », conclut-il.

Formé à l’US Lille-Moulins puis au RC Lens, Gaël Kakuta rejoint Chelsea en 2007. Considéré comme l’un des plus grands espoirs du football français, il débute en équipe première en 2009.

Sa carrière le conduit ensuite à Fulham, Bolton, Dijon, Vitesse Arnhem, la Lazio Rome, le Rayo Vallecano, Séville, Hebei China Fortune, le Deportivo La Corogne, Amiens, Lens, Esteghlal, Sakaryaspor puis l’AE Larissa, son dernier club.

International français chez les jeunes, des moins de 16 ans jusqu’aux Espoirs, Kakuta choisit en 2012 de représenter la République démocratique du Congo. Selon les statistiques officielles disponibles, il totalise 92 sélections et 15 buts avec les Léopards.

Au fil de sa carrière, son talent avait suscité les éloges de plusieurs grandes figures du football. En 2009, Joe Cole le décrivait comme un joueur « vraiment très doué » auquel « un avenir doré » était promis. La même année, Carlo Ancelotti estimait n’avoir « jamais vu un joueur de ce talent » à son âge et jugeait qu’il était déjà « prêt à jouer ». En 2010, John Obi Mikel le qualifiait de « meilleur du club sur le plan technique », soulignant que « ses qualités sont tellement évidentes qu’on sent que c’est naturel ».

L’annonce de sa retraite a rapidement suscité de nombreuses réactions parmi ses anciens coéquipiers en sélection.

Nathanaël Mbuku a salué « une page qui se tourne » en le remerciant « pour tout ». Aaron Tshibola lui a rendu hommage en le qualifiant de « grand joueur et d’être humain encore plus grand ». Le gardien de but Jonathan Pereira da Costa lui a également adressé un message de remerciement, lui souhaitant « le meilleur pour la suite ».

La retraite de Kakuta met un terme à la carrière internationale de l’un des joueurs congolais les plus capés de sa génération, dont le parcours aura traversé plusieurs des principaux championnats européens avant de s’achever en Grèce.

actualite.cd/CC



Initialement prévue pour ce mercredi 8 juillet 2026, la coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) a décidé de reporter au mercredi 22 juillet 2026 sa manifestation prévue à Kinshasa et ailleurs, avec comme point de chute dans la capitale le Palais de la Nation, bureau officiel du Président de la République. Cette mobilisation s’inscrit dans une contestation contre le changement de la Constitution en vue d’un éventuel nouveau mandat de l’actuel chef de l’État, Félix Tshisekedi, à la veille de la fin de son second et dernier mandat à la tête du pays.

Cette organisation politique de l’opposition justifie sa décision par le fait qu’elle a reçu une invitation du président de la République du Burundi, président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye dans le cadre de consultations consacrées à la situation politique, sécuritaire et institutionnelle de la RDC. Pour cette organisation composée de Martin Fayulu, Delly Sesanga, Moïse Katumbi, Jean-Marc Kabund et d’autres, la C64 a décidé, dans un esprit de responsabilité, de répondre favorablement à cette initiative.

Convaincue que toute voie sérieuse susceptible de favoriser la préservation de l’ordre constitutionnel mérite d’être explorée, la coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) entend profiter de cette rencontre pour présenter, selon l'organisation, avec clarté et fermeté, les préoccupations du peuple congolais ainsi que les dangers qui pèsent aujourd’hui sur la démocratie et la stabilité de la RDC.

Interrogations sur une nouvelle dynamique diplomatique

À la suite de cette évolution de la situation sociopolitique congolaise, et alors que Félix Tshisekedi séjourne en République du Congo pour des rencontres avec son homologue Denis Sassou Nguesso, des questions se posent : s’agit-il d’une initiative censée régler la crise politique et sécuritaire en RDC ? Évariste Ndayishimiye a-t-il reçu une mission de Félix Tshisekedi ?

« Un nouveau processus du Burundi semble se dessiner. Plusieurs questions s’imposent. S’agit-il d’une initiative du Burundi, de la RDC ou d’un nouveau processus de l’Union africaine ? Si c’est celui de l’UA, pourquoi ouvrir un nouveau cadre alors que les processus de Luanda, de Nairobi et la médiation du Togo étaient censés être harmonisés et n’ont toujours pas produit les résultats attendus ? L’Union africaine a-t-elle officiellement confié un nouveau mandat de médiation au Burundi ou au président en exercice de l’UA ? Si oui, lequel et avec quels objectifs ? », s’interroge sur son compte X Francine Muyumba, cadre du FCC de Joseph Kabila

Poursuivant sa réflexion, l’ancienne sénatrice élue du Haut-Katanga doute de la neutralité de Évariste Ndayishimiye, qu’elle considère comme partie au conflit au regard de la présence de militaires burundais en RDC aux côtés des FARDC. Elle fustige également la multiplication des initiatives diplomatiques, estimant qu’elles n’aident pas à résoudre la crise actuelle.

« Pourquoi les processus précédents ont-ils échoué ? Les raisons sont connues : l’absence de volonté politique de mettre en œuvre les engagements pris. Le Burundi, dont les forces sont engagées sur le territoire congolais, peut-il être perçu par l’ensemble des parties comme un médiateur suffisamment neutre et crédible ? À force de multiplier les processus sans résultats tangibles, on donne l’impression d’une distraction diplomatique et d’une perte de temps. La paix en RDC ne naîtra pas d’une succession de médiations, mais d’une volonté politique sincère et d’un dialogue national inclusif, porté par les Congolais eux-mêmes », a-t-elle affirmé.

José Makila critique le rôle du médiateur burundais

José Makila Sumanda, ancien cadre du Mouvement de libération du Congo (MLC) et ancien gouverneur de l’Équateur, n’a pas apprécié la décision de ses collègues de l’opposition d’accepter l’invitation du président burundais et de reporter la manifestation du 8 juillet 2026. Intervenant lors d’un Space X avec Martin Fayulu, organisé par Stanis Bujakera, il a estimé que le président burundais n’est pas bien placé pour convoquer les opposants congolais à un dialogue.

« Ce monsieur (NDLR : Évariste Ndayishimiye) fait partie intégrante du conflit au Congo ! Comment va-t-il résoudre ces problèmes pour que les Congolais retrouvent la paix ? », a-t-il déclaré. « De qui tient-il ce mandat ? », a-t-il poursuivi, rappelant que « les troupes burundaises interviennent dans le conflit à l’Est », et s’interrogeant sur le rôle du médiateur togolais Faure Gnassingbé après le retrait du président angolais João Lourenço.

Il ajoute : « Ce n’est pas parce qu’il est président de l’Union africaine qu’il peut appeler les gens n’importe comment. »

Pour ce proche de Joseph Kabila, la C64 ne doit pas « tomber dans le piège de Félix Tshisekedi Tshilombo ». Il rejette tout dialogue « pour les postes » et plaide pour « instaurer une CENI indépendante, faire une loi électorale » et organiser les élections en 2028, après le second mandat du président actuel. Il critique également le projet de réforme constitutionnelle porté par l’Union sacrée et rappelle l’importance de la Constitution du 18 février 2006 : « Sans cette Constitution, où Tshisekedi peut tirer son pouvoir ? »

Position de Martin Fayulu et objectifs de la C64

Martin Fayulu, invité au space de Stanis, estime que le rôle du président en exercice de l’Union africaine est secondaire dans ce débat. « Ça, ça ne nous regarde pas. Ce qui nous regarde, c’est qu’il est président en exercice de l’Union africaine », a-t-il déclaré. Il précise : « La finalité de notre démarche, de notre engagement, de notre combat, c’est que la loi fondamentale soit respectée. Et qu’en deux-mille-vingt-huit, nous puissions avoir des élections, Tshisekedi avec ses deux mandats usurpés, il part. »

Pas de recul de l’opposition selon la C64

Martin Fayulu rejette toute idée de recul de l’opposition après le report de la marche du 8 au 22 juillet. Il rappelle les mobilisations des 19 mai, 3 juin et 12 juin et insiste sur le fait que la C64 n’a pas pour objectif principal la manifestation, mais la défense de l’ordre constitutionnel et le respect du devoir de résistance à toute violation du régime institutionnel.

Position du président burundais sur la stabilité de la RDC

Avant cette invitation, Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine, avait insisté lors de sa visite d’État de 48 heures à Kinshasa sur l’importance de la stabilité des institutions congolaises et de l’unité nationale face aux défis sécuritaires persistants dans l’Est de la RDC. Aux côtés de Félix Tshisekedi, il avait appelé les Congolais à préserver leur cohésion nationale et à surmonter leurs divergences.

« J’ai eu l’occasion de m’engager à toujours soutenir les institutions de la RDC dans ce travail important : celui de ramener la paix. Ce travail demande aussi que les institutions soient stables. Ici, j’ai appelé, je conseille même tous les Congolais à rester unis. Il faut avoir confiance que vous avez un ennemi commun et, face à un ennemi commun, pour le combattre, il faut l’unité », avait-il déclaré.

Le président burundais a exhorté les différentes composantes de la société congolaise à privilégier le dialogue et à renforcer la cohésion nationale. Il a salué l’ouverture au dialogue de Félix Tshisekedi et réaffirmé sa disponibilité à accompagner toute initiative visant la stabilité de la RDC.

Autres acteurs concernés et absence de dialogue formel

Selon plusieurs sources relayées par RFI, l’invitation aurait également été adressée à Denis Mukwege, à la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et à l’Église du Christ au Congo (ECC). Le camp de Joseph Kabila affirme ne pas avoir été formellement saisi.

Blocages persistants du dialogue national

En RDC, les positions restent divergentes. Le pouvoir privilégie un dialogue encadré par les institutions, tandis qu’une grande partie de l’opposition plaide pour un dialogue sous l’égide de la CENCO et de l’ECC. Ces deux confessions religieuses appellent à un dialogue inclusif, accompagné de mécanismes de justice transitionnelle, tout en rejetant toute idée d’impunité. Certaines organisations de la société civile ont toujours insisté également sur le fait que le dialogue ne doit pas être une « blanchisserie » politique.

Situation actuelle des initiatives de paix

À ce jour, aucun dialogue national formel n’a été convoqué. Les initiatives diplomatiques de Washington et de Doha se poursuivent sans résultats tangibles sur le terrain, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Dans ce contexte, la médiation angolaise reste discrète ces derniers mois, malgré des échanges diplomatiques réguliers entre Kinshasa et Luanda.

Clément MUAMBA

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