Le pasteur et chantre Moïse Mbiye a récemment créé une véritable onde de choc sur les réseaux sociaux en publiant la photo de son tout nouveau Rolls Royce Cullinan 2025. Cette voiture de luxe, estimée à 450 000 dollars, suscite de vives réactions de la part de ses abonnés et de ses admirateurs.

Ce modèle haut de gamme est l’un des véhicules les plus convoités au monde, et Moïse Mbiye n’hésite pas à afficher son nouveau bolide comme un symbole de succès.

Bien que sa carrière musicale et son ministère aient largement contribué à son succès, l’acquisition d’une telle voiture met en lumière l’ampleur de l’ascension de Moïse Mbiye dans le monde de la musique chrétienne et de l’entrepreneuriat. Toutefois, cette acquisition n’est pas sans susciter des débats, certains questionnant la compatibilité entre ses valeurs spirituelles et ce genre de dépenses.

Quoi qu’il en soit, le chantre congolais fait à nouveau parler de lui, et sa Rolls Royce Cullinan 2025 est devenue un sujet incontournable de discussion.
 


La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) de la République Démocratique du Congo (RDC) a dévoilé ce vendredi 4 avril sa feuille de route électorale, fixant la date des prochaines élections générales au 16 décembre 2028. Cette annonce, publiée sur le site officiel de la CENI, concerne les scrutins présidentiel, législatifs nationaux et provinciaux.

Tirant les leçons des processus électoraux précédents, la CENI entend, par cette démarche, prévenir toute forme d’impréparation qui pourrait entacher la crédibilité des élections à venir. En fixant cette date avec une telle anticipation, l’institution électorale souhaite permettre à toutes les parties prenantes de se préparer adéquatement et de contribuer à la transparence et à l’efficacité du processus électoral.

La CENI réaffirme ainsi son engagement à organiser des élections crédibles, transparentes et inclusives. Cette publication précoce de la feuille de route vise également à renforcer la confiance des citoyens congolais, des partis politiques et des partenaires internationaux dans le système électoral du pays.

Selon le calendrier détaillé disponible sur le site de la CENI, les prochaines étapes comprendront l’actualisation du fichier électoral, la révision des listes électorales, la formation des agents électoraux et la sensibilisation des électeurs. La CENI invite tous les acteurs politiques et la société civile à s’impliquer activement dans ce processus pour garantir le succès des élections de 2028.

Cette annonce marque une étape significative dans la préparation des futures échéances électorales en RDC, témoignant de la volonté de la CENI d’améliorer continuellement le processus démocratique dans le pays.

Ordi Mande



Dans une interview accordée à Mediacongo ce vendredi, Ferdinand Kambere, cadre du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), a vivement critiqué les consultations politiques en cours en République Démocratique du Congo (RDC). Il a notamment dénoncé la participation de certaines figures qu’il considère comme illégitimes pour représenter le Front Commun pour le Congo (FCC).

Ferdinand Kambere a exprimé son mépris pour la démarche actuelle, estimant qu’elle manque de sérieux et qu’elle ne constitue en rien une nouveauté. Il a particulièrement ciblé la présence de Lompempe, qui, selon lui, ne peut en aucun cas parler au nom du FCC.

« À la place, moi, conseiller spécial, je ne peux pas recevoir un imposteur. Je saurais que le FCC a des organes et quand ils s’expriment c’est à travers ces organes, on ne va pas ramasser n’importe qui pour parler au nom du FCC. […] Ça montre le manque de sérieux dans ce qu’ils sont en train de faire ! » a-t-il déclaré.

Kambere a également rappelé que le FCC, sous l’autorité de Joseph Kabila, avait déjà exprimé son désintérêt pour ces consultations.

« Déjà comme un aigle, notre autorité morale nous avait dit que nous ne sommes pas concernés par ces consultations. La lecture de la situation actuelle a été déjà faite par Joseph Kabila. » a-t-il ajouté.

Pour lui, ces discussions ne sont qu’une répétition des consultations menées lors de la création de l’Union Sacrée, qui, selon lui, n’avaient rien changé à la situation du pays.

Ferdinand Kambere a également attaqué une partie de l’opposition, affirmant qu’elle est plus motivée par des intérêts personnels que par le bien-être de la population et la sécurité du pays.

« Ce qu’ils font comme consultations n’est pas du nouveau, ils ont fait ça […] à la création de l’#UnionSacrée et ça ne nous a fait ni chaud ni froid. Mais on avait juste regretté que des gens qui disaient avoir fait l’opposition ne soient là qu’avec une conception politique de ventre et jamais dans la perspective de trouver des solutions pour la population ou la sécurité. » a-t-il renchéri.
 
Ces déclarations illustrent les tensions persistantes entre le FCC et le pouvoir en place. Alors que le pays traverse une période de consultations politiques, le camp de Joseph Kabila campe sur sa position et rejette toute participation, dénonçant une initiative vide de sens et menée sans véritable volonté de changement.
 
 
 

 

 
 


Kevin De Bruyne quittera Manchester City à la fin de la saison 2024-2025. L’international belge de 33 ans l’a lui-même annoncé ce vendredi 4 avril 2025 sur ses réseaux sociaux, marquant ainsi la fin d’une ère historique avec les Citizens.

Arrivé en 2015 en provenance de Wolfsburg, Kevin De Bruyne s’est imposé comme l’un des meilleurs milieux de terrain du monde sous les ordres de Pep Guardiola. En dix saisons à Manchester City, il a disputé 413 matchs, inscrit 106 buts et délivré 174 passes décisives. Il occupe également la deuxième place au classement des meilleurs passeurs de l’histoire de la Premier League, avec 118 offrandes, juste derrière Ryan Giggs.

Son palmarès avec le club est impressionnant :
• 6 titres de Premier League
• 2 FA Cups
• 5 Coupes de la Ligue
• 1 Ligue des Champions (2023)
• 1 Supercoupe d’Europe et 1 Mondial des Clubs

Pep Guardiola et plusieurs joueurs de City ont déjà rendu hommage au maestro belge, soulignant son impact exceptionnel sur le club et sur le football anglais durant leurs prises de parole récurrentes.

Si son départ est acté, la prochaine destination de Kevin De Bruyne reste incertaine. Selon plusieurs sources, il pourrait rejoindre la Major League Soccer (MLS), où San Diego FC serait très intéressé. D’autres rumeurs évoquent un potentiel transfert vers le championnat saoudien, même si le joueur n’a encore rien confirmé à ce sujet.

Ordi Mande

 
 


Créé en 2017 dans le cadre de l’Accord de la Saint-Sylvestre, le Conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral (CNSA) est devenu une institution largement symbolique, sans activité réelle ni impact sur la vie politique en République démocratique du Congo. C’est ce que révèle une nouvelle note d’analyse publiée par le centre de recherche Ebuteli, qui qualifie le CNSA d’« institution fantôme ».

Malgré l’inactivité croissante de ses membres et l’absence de mandat clair, le CNSA a continué de bénéficier de financements publics, quoique de manière irrégulière. Une situation qui soulève des questions sur la gestion des deniers publics, alors que le pays traverse une crise budgétaire et sécuritaire aiguë. Depuis plusieurs années, l’institution est marginalisée, sans rôle actif dans le suivi du processus électoral, et absente des actuelles consultations politiques engagées en vue de la formation d’un gouvernement d’union nationale.

Déjà en 2020, une proposition de loi avait été déposée par le député Delly Sesanga pour demander sa dissolution, dénonçant son inefficacité et son coût injustifié pour l’État. Une critique reprise par Ebuteli, qui appelle soit à réformer profondément le CNSA, en recentrant ses missions sur la médiation politique, soit à le supprimer purement et simplement, en transférant ses fonctions à une entité plus crédible.

L’effacement du CNSA avait été scellé en 2022, lorsque le président Félix Tshisekedi avait nommé Jacquemin Shabani comme responsable du suivi du processus électoral, court-circuitant de facto l’institution. Ce choix avait confirmé le déclin du CNSA, déjà affaibli par des soupçons de proximité entre son président Joseph Olenghankoy et le M23, évoqués dans certains cercles proches du pouvoir.

Pour Ebuteli, dans un pays confronté à de multiples urgences, maintenir une structure sans impact et consommatrice de ressources est devenu anachronique.

actualite.cd/CC



Luzolo Bambi Lesa, ancien ministre de la justice congolaise (2008-2012), a été reçu mercredi par le conseiller spécial du chef de l'État en matière de sécurité dans le cadre des consultations qui doivent déboucher sur un gouvernement d'union nationale devant faire face à la crise sécuritaire dans l'est. Ce corps scientifique a insisté sur la sélection des hommes intègres, compétents et expérimentés.        

Reconnu comme acteur dévoué à la lutte contre la corruption, M. Luzolo a prôné le redressement de la lutte contre la corruption et a exprimé sa soif pour la formation gouvernement d'union nationale dont les membres seront loyaux vis-à-vis du président de la République.

« Les personnes appelées à promouvoir dans les fonctions gouvernementales pour prendre véritablement en charge la population devraient être des personnes disposant de loyauté au président de la République, d'une intégrité dans le comportement, de la compétence et de l'expérience. J'insiste sur l'intégrité par rapport à la corruption, même par la justice transitionnelle, parce qu'au-delà de toutes les organisations politiques que nous avons au pays, le Congo a besoin des hommes intègres », a-t-il déclaré au sortir. 

Dans sa proposition, l'ex-ministre de la justice a avancé l'idée selon laquelle il faille mettre sur pied une politique de justice transitionnelle, qu'il considère comme mode de sortie de crise et démarche du gouvernement. Il appuie cette hypothèse d'autant qu'elle présente quatre piliers, à savoir : la vérité, justice et poursuites judiciaires, la prise en charge des victimes des guerres ainsi que le recours aux réformes institutionnelles.

« Il faut que le peuple congolais sache pourquoi il y a eu 10 millions de morts. Il faut que la vérité soit établie, à travers une commission nationale et des commissions provinciales. Il est important que ceux qui sont les auteurs de ces crimes de masse répondent, soit sur le plan national, soit sur le plan international, parce que la vie humaine est sacrée. On ne peut tolérer que nous ayons 10 millions de morts sans émotion populaire. Le gouvernement doit prendre en charge cette situation. Heureusement que jusque-là il a été mis en place le fonds national de réparation des victimes de violences sexuelles, qui sont utilisées comme une arme de guerre. Donc le Fonarev, il faut le renforcer pour que la prise en charge des victimes, essentiellement celles de l'est, puisse être concrète. Je préconise également le recours aux réformes institutionnelles, lesquelles auront pour but de faire cesser définitivement les guerres en répétition », a-t-il proposé.

En outre, Luzolo Bambi a montré l'importance de réformer l'armée et la police, mettant un accent particulier sur celle de la justice et des services de renseignement. Il a, dans la foulée, préconisé une technique de nomination des hauts responsables de l'État par un checking préalable, par le passé criminel ou tumultueux des personnes considérées. M. Luzolo a aussi présenté à Eberande un programme de gouvernement direct, «comme étant la réponse classique de tous les affres de la guerre et de tous les millions de victimes».

Samyr LUKOMBO



Le gouverneur de la province du Nord-Kivu, le général-major Evariste Somo Kakule, a décidé de reporter sa note circulaire du 31 mars 2025, qui portait sur la mise en congé technique des agents et fonctionnaires de l’Etat toujours présents dans les zones occupées par la rébellion de l’AFC/M23 et n’ayant pas encore rejoint la ville de Beni, chef-lieu provisoire de la province.

Sur instruction du ministre de l’Intérieur, cette nouvelle directive, prise le mercredi 2 avril, annule l’obligation pour ces agents de se déplacer vers Beni, invoquant les difficultés sécuritaires et logistiques.

Les agents sont désormais encouragés à rester dans leurs localités pour éviter les risques de persécutions et d’exactions, notamment à Goma.

Toutefois, les droits et avantages sociaux des fonctionnaires, tels que la prise en charge médicale, restent garantis, à l’exception de ceux ayant fait allégeance à la rébellion de l’AFC/M23, comme précisé dans la circulaire du général Evariste Kakule Somo.

Exécution de l’ordre du ministre de l’Intérieur

Le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Sécurité et Décentralisation, Jacquemain Shabani, avait demandé, mardi 1er avril, au gouverneur militaire du Nord-Kivu de rapporter cette circulaire. Cette demande a été formulée à travers un message officiel rendu public mardi soir, au lendemain de la publication de la note du gouverneur.

Jacquemain Shabani a invoqué la force majeure pour justifier cette instruction et a également demandé au gouverneur de dresser un état des lieux de la situation depuis sa prise de fonctions.

radiookapi.net/CC



Les évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et les pasteurs de l’Église du Christ au Congo (ECC) sont en tournée aux États-Unis dans le cadre du projet « Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble en RDC et dans la région des Grands Lacs ».

Mercredi 2 avril, ils ont été reçus à New York par le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, ainsi que par Jérôme Bonnafont, représentant permanent de la France auprès des Nations Unies.

La veille, mardi 1er avril, ces leaders religieux avaient rencontré à Washington le Responsable Afrique du département d’État américain.

Jeudi, ils ont poursuivi leurs échanges à Washington avec des membres du Congrès américain travaillant sur les affaires extérieures, notamment celles liées à l’Afrique, a rapporté Mgr Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO.

radiookapi.net/CC



Quatre députés de La France Insoumise (LFI) - NFP, Carlos Martens Bilongo (président du groupe d'Amitié France - RD Congo à l'Assemblée nationale), Clémence Guetté, vice-présidente de l’Assemblée nationale de la France, Aurélien Taché et Thomas Portes, ont dans un communiqué publié mercredi 2 avril, dénoncé le partenariat entre le PSG et « Visit Rwanda », conclu en 2019, rapporte L’Equipe.

Ils demandent « l'arrêt immédiat de ce partenariat prévu jusqu'à la fin de l'année 2025 » et appellent à rejoindre un rassemblement dimanche 6 avril (14 heures) devant le Parc de Princes, initié par les créateurs d'une pétition, fin janvier, sur le sitechange.org signée par quelque 74 000 personnes.

« Depuis plusieurs années, le gouvernement rwandais utilise le sport comme outil diplomatique, multipliant les partenariats avec des clubs de foot et organisant des événements sportifs internationaux. Au moment où le M23, groupe armé directement soutenu par le Rwanda, se livre à des massacres de masse, des pillages et des viols, semant terreur et désolation dans l'Est congolais, le PSG ne peut maintenir ce partenariat. Nous ne pouvons accepter qu'un club de foot français fasse, sur les téléviseurs du monde entier chaque semaine, la promotion d'un État qui aujourd'hui est complice de milliers de morts et de millions de déplacés », indique le communiqué.

Ce partenariat rapporte environ 15 millions d’euros annuels au PSG.

La ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo (RDC) Thérèse Kayikwamba Wagneravait exhorté Arsenal, le Bayern et le PSG à mettre fin à la promotion de Visit Rwanda.

radiookapi.net/CC



Il y a un an, la RDC -République démocratique du Congo- écrivait une nouvelle page de son histoire politique, en ayant, pour la première fois, une femme à la tête de son Gouvernement. Judith Tuluka Suminwa, jusque-là peu exposée au grand public, devenait la toute première femme Première ministre d’un pays complexe, traversé par des crises multiples et des espoirs entremêlés. Un an plus tard, alors que se profile la mise en place d’un nouveau Gouvernement d’union nationale, l’heure est au bilan. Que retenir de son passage à la Primature ? Et quelles sont ses chances de rester dans le jeu politique ?

Une arrivée saluée, mais pas sans attentes

La nomination de Judith Suminwa, le 1er avril 2024, avait été largement saluée, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Femme, technocrate, issue du secteur du développement et détentrice d’un parcours international, elle incarnait l’image du renouveau que le Président Félix Tshisekedi voulait projeter, en entamant son second mandat.

Mais cette nomination était aussi une équation politique. Dans une Union sacrée éclatée, il fallait équilibrer les forces, rassurer les partenaires internationaux et répondre aux demandes croissantes d'inclusion des femmes dans la haute sphère décisionnelle.

Très vite, cependant, la nouvelle Première ministre a été confrontée aux réalités du pouvoir : une administration lente, une coalition politique fragmentée, des urgences sécuritaires à l’Est, une économie sous pression, et une société civile de plus en plus exigeante.

Un mandat marqué par les urgences nationales

Le Gouvernement Suminwa a eu à gérer une série de défis majeurs. La situation sécuritaire dans les provinces orientales, notamment en Ituri, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, est demeurée préoccupante, avec des violences persistantes, des déplacements massifs de populations et des défis humanitaires chroniques. Sur ce point, bien que la Première ministre ait multiplié les appels au dialogue et au renforcement des efforts diplomatiques, très peu de résultats concrets ont été ressentis sur le terrain.

Sur le plan social, la vie chère, le chômage des jeunes, les grèves dans les secteurs de l’enseignement et de la santé ont aussi terni l’image d’un Gouvernement que beaucoup jugeaient trop lent à réagir. Malgré les promesses de relance et d’investissement dans les infrastructures, les retombées ont été limitées pour les populations rurales et périurbaines.

Pour autant, Judith Suminwa n’a pas démérité. Elle a su préserver une certaine stabilité institutionnelle, maintenir le cap sur les engagements macroéconomiques et rétablir, dans une certaine mesure, la crédibilité de l’Exécutif auprès des bailleurs de fonds. Son style posé, axé sur la concertation, a permis d’éviter les crises ouvertes au sein de la majorité.

Une figure qui divise, mais qui inspire

L’un des aspects marquants de ce mandat reste l’image de Judith Suminwa dans l’opinion. Si elle n’a pas été perçue comme une figure de rupture radicale, elle s’est imposée comme un symbole fort. Son calme, sa discrétion et sa méthode ont contrasté avec le tumulte habituel de la scène politique congolaise. Elle a également ouvert un nouvel horizon pour les femmes politiques congolaises, en brisant le plafond de verre au sommet de l’État.

Mais cette posture symbolique a aussi été l’objet de critiques. D’aucuns lui ont reproché un manque de fermeté, une communication trop timide, et une tendance à subir plus qu’à impulser. La force politique de la Première ministre est restée tributaire de la volonté présidentielle et des équilibres entre clans politiques. Elle n’a jamais semblé en mesure de s’affirmer comme un centre de décision à part entière.

Vers un gouvernement d’union nationale, quel avenir pour Judith Suminwa ?À l’aube de la formation d’un nouveau gouvernement d’union nationale, la question se pose : Judith Suminwa peut-elle continuer à jouer un rôle de premier plan ? Son maintien à la Primature paraît incertain, d’autant plus que ce futur gouvernement devra intégrer de nouvelles forces politiques issues des récentes élections et des négociations post-électorales. Les ambitions personnelles, les équilibres géopolitiques et les compromis politiques risquent de prendre le dessus sur la continuité technocratique.

Cependant, son profil reste un atout. Dans un pays où la stabilité reste un défi, son expérience récente et sa connaissance des dossiers gouvernementaux pourraient être précieuses. Elle pourrait se voir confier un portefeuille stratégique: Finances, Plan, ou encore un ministère transversal lié à la reconstruction et au développement durable.

Mais elle pourrait également choisir de se retirer, au-moins temporairement, de la sphère gouvernementale, pour préserver son image et peut-être revenir plus tard avec une posture renforcée.

Une page à moitié écrite

En définitive, le bilan de Judith Suminwa après un an à la Primature est contrasté : riche en symboles, modeste en réformes visibles, mais révélateur des limites du système institutionnel du pays. Elle n’a pas transformé la fonction, mais elle l’a marquée. Et dans une démocratie en construction comme en RDC, cela compte.

L’avenir nous dira si elle restera un épisode ou un tournant. Mais une chose est sûre : Judith Suminwa a montré que la politique congolaise pouvait s’ouvrir à d’autres visages, d’autres voix. Et cette ouverture, en soi, est déjà, pour beaucoup, une victoire.

Prehoub Urprus

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