Le TP Mazembe a été sacré champion de la saison 2025-2026 de la Linafoot (Illicocash Ligue 1). Les Corbeaux ont terminé en tête du classement final des play-offs avec 30 points, suivis de près par le FC Les Aigles du Congo (29 points) et l'AS Maniema Union (23 points). [1]
Classement final des Play-offs 2025-2026
Le classement officiel à l'édition de l'ultime journée se présente comme suit : [1]
  • TP Mazembe : 30 pts (Qualifié pour la Ligue des Champions CAF)
  • FC Les Aigles du Congo : 29 pts (Qualifié pour la Ligue des Champions CAF)
  • AS Maniema Union : 23 pts (Qualifié pour la Coupe de la Confédération CAF)
  • AS V.Club : 19 pts
  • FC Saint Éloi Lupopo : 18 pts
  • CS Don Bosco : 17 pts
  • AS Simba : 11 pts
  • Céleste FC : 4 pts [1, 2, 3, 4]
De plus, l'attaquant de l'AS Dauphin Noir a terminé meilleur buteur de la compétition avec 21 réalisations. Vous pouvez suivre en temps réel l'évolution des compétitions et les nouvelles recrues sur le site officiel de Foot RDC ou sur le site web de la Linafoot.
 
Pour la saison 2025-2026 de la Linafoot, le Daring Club Motema Pembe (DCMP) a terminé à la dernière place du classement provisoire du Groupe B avec seulement 2 points. [1]
Cette situation fait suite à une sanction de la Commission de gestion de la Ligue nationale de football, qui a retiré 24 points au club en février 2026 en raison d'un litige financier l'opposant à d'anciens entraîneurs et joueurs. Avant cette pénalité, l'équipe occupait la 6e position avec 26 points.
 
CC


Dans une vidéo nous parvenue samedi dernier, le commandant de la Task Force présidentielle d’assainissement, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, a annoncé l’ouverture d’une enquête après les agressions visant des agents de cette structure dans les communes de Masina et Matete à Kinshasa.

Dans sa réaction, il a condamné ces actes de violence et promis que les auteurs seront identifiés afin de répondre de leurs actes devant la justice. Il a également appelé la population kinoise au civisme et à ne pas s’en prendre aux agents mobilisés dans le cadre des opérations d’assainissement de la capitale.

Selon la Task Force, ses agents ont été pris à partie lors de leur mission sur le terrain. À Masina, l’adjudant-chef René Akpond, qui dirigeait une équipe d’intervention, affirme avoir été agressé par des individus qu’il présente comme des partisans du parti politique de Martin Fayulu.

D’après son témoignage relayé dans la même vidéo, ses agresseurs auraient scandé « Non au changement de la Constitution ! » avant de lancer des pierres contre son équipe.

Un autre incident a également été signalé au niveau du pont Matete, où un groupe de jeunes non identifiés, munis de bâtons et de machettes, aurait attaqué des agents de la Task Force, semant la panique dans cette partie de la ville.

Le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik a rappelé que les membres de la Task Force présidentielle d’assainissement sont apolitiques et exécutent une mission d’intérêt public conformément aux instructions du chef de l’État.

Linda Lusonso



Le monde du football retient son souffle. Au terme de plus d’un mois de compétition à travers les États-Unis, le Canada et le Mexique, l’Argentine, championne du monde en titre, et l’Espagne, championne d’Europe, s’affrontent en finale de la Coupe du monde de la FIFA 2026 au New York New Jersey Stadium (USA), ce dimanche 19 juillet, à 20h00 (heure de Kinshasa). 

Cette affiche oppose deux des sélections les plus performantes du tournoi. D’un côté, une Argentine guidée par l’expérience de Lionel Messi et portée par une série de victoires arrachées au mental. De l’autre, une Espagne impressionnante de maîtrise collective, bâtie sur une défense presque impénétrable et un contrôle permanent du jeu. 

Le parcours de l’Espagne : la régularité et la solidité 

L’Espagne a terminé en tête du groupe H après un match nul face au Cap-Vert (0-0), une victoire contre l’Arabie saoudite (4-0) puis un succès face à l’Uruguay (1-0).

En phase à élimination directe, la Roja a successivement éliminé :

  • l’Autriche (3-0) en seizièmes de finale
  • le Portugal (1-0) grâce à un but tardif de Mikel Merino
  • la Belgique (2-1) en quart de finale
  • la France (2-0) en demi-finale. 

Selon la FIFA, l’Espagne s’est hissée en finale grâce à sa « maîtrise du milieu de terrain » et à sa « stabilité défensive ». La sélection de Luis de la Fuente n’a encaissé qu’un seul but durant le tournoi. 

Les points forts de l’Espagne

Avec un parcours presque sans faute, lors de ce mondial, de nombreux observateurs soulignent comme points forts de l’Espagne :

Une organisation défensive remarquable avec un seul but concédé avant la finale.
Une forte maîtrise de la possession et du rythme des rencontres.
Un collectif équilibré porté notamment par Mikel Oyarzabal, Mikel Merino, Pedro Porro et la jeune star Lamine Yamal.

Les limites observées

Plusieurs matchs à élimination directe ont été remportés sur des buts tardifs contre le Portugal et la Belgique, signe que certaines rencontres sont restées longtemps indécises.
L’Espagne a parfois manqué d’efficacité offensive malgré sa domination territoriale. 

Le parcours de l’Argentine : l’expérience et la résilience 

L’Argentine a réalisé un parcours parfait en phase de groupes avec trois victoires :

  • contre l’Algérie (3-0)
  • contre l’Autriche (2-0)
  • contre la Jordanie (3-1).

Les champions du monde ont ensuite emprunté un chemin beaucoup plus difficile :

victoire 3-2 après prolongation contre le Cap-Vert
victoire 3-2 face à l’Égypte
succès 3-1 contre la Suisse en quart de finale
victoire renversante 2-1 contre l’Angleterre en demi-finale grâce à deux passes décisives de Lionel Messi. 

La FIFA souligne que l’Argentine arrive en finale après des succès à forte charge émotionnelle face à l’Égypte, la Suisse et l’Angleterre. 

Les points forts de l’Argentine 

Plusieurs analystes notent comme points forts du tenant du titre :

L’expérience d’un groupe champion du monde en 2022.
L’influence déterminante de Lionel Messi, auteur de huit buts dans le tournoi selon la FIFA et pièce maîtresse du jeu argentin.
Une capacité à revenir dans les matchs et à faire la différence dans les moments décisifs.

Les limites observées

Une défense davantage exposée que celle de l’Espagne, avec plusieurs matchs très disputés lors de la phase à élimination directe.
Des débuts de rencontre parfois compliqués, l’équipe ayant dû renverser plusieurs situations défavorables au cours du tournoi. 

Une finale historique 

La FIFA présente cette affiche comme la confrontation entre les champions du monde et d’Amérique du Sud et les champions d’Europe. L’Espagne dispute sa première finale mondiale depuis son sacre de 2010, tandis que l’Argentine vise un quatrième titre mondial et un exploit rare : conserver sa couronne mondiale. 

Au-delà de l’enjeu sportif, cette finale symbolise également l’opposition de deux styles. L’Espagne mise sur le contrôle du ballon, la discipline tactique et la force collective. L’Argentine s’appuie sur son expérience de grands rendez-vous, son efficacité dans les moments critiques et le leadership de Lionel Messi.

Le verdict tombera ce 19 juillet au New York New Jersey Stadium, théâtre du 104e et dernier match de cette Coupe du monde de la FIFA 2026

radiookapi.net/CC



Le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, a appelé les jeunes du Parti Lumumbiste Unifié (PALU) à s'inspirer des idéaux de Patrice Lumumba et d'Antoine Gizenga pour contribuer à la défense de la souveraineté de la République démocratique du Congo et relever les défis actuels du pays.

Il s'est exprimé, samedi 18 juillet 2026, à Kinshasa, lors d'une matinée politique organisée au Musée national de la RDC par la Ligue des jeunes nationalistes lumumbistes. Placée sous le thème "Héritiers de Lumumba et Gizenga : quelles responsabilités pour la jeunesse nationaliste lumumbiste, 66 ans après l'indépendance ?", cette rencontre a réuni plusieurs responsables et militants du PALU autour des enjeux politiques, sécuritaires, économiques et mémoriels.

Dans son intervention, Patrick Muyaya Katembwe a insisté sur le rôle central de la jeunesse dans la poursuite du combat mené par les pères de l'indépendance. Il a estimé que le principal défi de cette génération est de contribuer à l'émancipation économique du pays tout en restant mobilisée face à ce qu'il a qualifié de guerre de prédation dont la RDC est victime.

Le porte-parole du Gouvernement a également mis l'accent sur la lutte contre la désinformation, devenue selon lui un enjeu majeur dans le contexte sécuritaire actuel. Il a exhorté les jeunes à faire preuve de discernement dans l'utilisation des réseaux sociaux afin de ne pas servir, parfois malgré eux, de relais aux campagnes de manipulation et de propagande.

À l'ouverture de cette matinée politique, le président de la Ligue des jeunes nationalistes lumumbistes, Christian Malamba, a rappelé que l'objectif de cette initiative était de renforcer la formation idéologique des jeunes militants. Il a souligné que l'héritage de Patrice Lumumba et d'Antoine Gizenga doit se traduire par un engagement permanent en faveur de l'unité nationale et du développement du pays, tout en mettant en garde contre les divisions identitaires, la désinformation numérique et la corruption.

Pour sa part, le député national Garry Sakata a invité les jeunes à préserver les valeurs incarnées par les deux figures historiques, notamment le patriotisme, le courage politique et l'attachement à l'unité nationale. Selon lui, les idéaux de Lumumba et de Gizenga demeurent une source d'inspiration pour les nouvelles générations appelées à participer à la construction de la RDC.

Serge Mavungu



Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a procédé au rapatriement volontaire de 121 ressortissants congolais en provenance d'Afrique du Sud, dans le cadre d'une opération organisée à la suite des violences à caractère xénophobe survenues les 5 et 6 mai 2026.

Dans un communiqué publié ce samedi 18 juillet, le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Francophonie et de la Diaspora congolaise précise qu'il s'agit du premier vol de rapatriement volontaire affrété par le Gouvernement. Les personnes rapatriées, parmi lesquelles figurent des femmes et des enfants, sont arrivées à Kinshasa à bord d'un vol spécialement organisé.

Le ministère indique que cette opération fait suite aux mesures d'urgence prises sur instruction de la ministre d'État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner. L'ambassade de la RDC à Pretoria avait notamment renforcé son dispositif consulaire en mettant en place une veille permanente, des lignes d'urgence, des relais communautaires et des démarches diplomatiques auprès des autorités sud-africaines afin d'assurer la protection et l'assistance des ressortissants congolais.

Selon le communiqué, la question avait été portée dès le 8 mai devant l'Assemblée nationale, avant d'être examinée en Conseil des ministres. À l'issue de ces démarches, la Première ministre avait décidé de mettre en place une cellule de crise gouvernementale et d'envoyer une mission en Afrique du Sud pour coordonner l'identification des personnes concernées et organiser leur retour dans des conditions de sécurité et de dignité.

À ce jour, 260 dossiers ont été validés dans le cadre de cette opération. Après vérification par les services compétents, 121 compatriotes ont été autorisés à embarquer à bord de ce premier vol à destination de Kinshasa.

À leur arrivée à l'aéroport international de N'djili, les rapatriés ont été accueillis par la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato Nakwipone, entourée des autorités et des services compétents. Un dispositif de prise en charge et d'accompagnement a été mis en place afin de faciliter leur réinsertion.

Le ministère des Affaires étrangères réaffirme, à travers ce communiqué, l'engagement du Gouvernement à assurer la protection des citoyens congolais à l'étranger et salue la mobilisation de l'ambassade de la RDC à Pretoria ainsi que la coopération des autorités sud-africaines, qui ont contribué à la réussite de cette opération.

Prosper Buhuru



Le parolier congolais Pascal Poba a été honoré à titre posthume par le Conseil national de la musique (CONAMU-RDC). Lors de la cérémonie funéraire organisée lundi à Kinshasa, il a reçu un diplôme d’honneur le consacrant meilleur parolier de la rumba congolaise du premier quart du XXIᵉ siècle.

Reconnu pour la profondeur de ses textes et sa capacité à raconter des histoires à travers la musique, Pascal Poba a marqué plusieurs générations d’artistes congolais. Son talent d’écriture s’est illustré dans de nombreux succès de grands noms de la rumba.

Parmi ses œuvres les plus connues figurent notamment « Maman » de Papa Wemba, « Chantal Switzerland », « Fleur d’amour » et « Papson » de Werrason, « Mercure » de Ferre Gola, ainsi que plusieurs titres de Koffi Olomidé et JB Mpiana.

Son répertoire comprend également des chansons devenues populaires comme « Mwana Mpwo » et « Tokufa Pona Congo », ainsi que plusieurs œuvres écrites pour Adolphe Dominguez.

À travers cette distinction, le CONAMU-RDC rend hommage à un homme dont les mots ont contribué à écrire une partie importante de l’histoire de la rumba congolaise.

Ordi Mande



Le DC Virunga de Goma s’est qualifié, lundi 13 juillet 2026, pour les demi-finales de la 60ᵉ édition de la Coupe du Congo de football. Le club gomatracien a battu le FC Puma de Kisangani sur le score de trois buts à deux, au stade Tata Raphaël de Kinshasa, en match comptant pour les quarts de finale. 

Les Vert et Blanc de Goma ont bien entamé la rencontre en prenant rapidement l’avantage au marquoir. Moïse Kaniki, s’est illustré en inscrivant un doublé, permettant à son équipe de mener 2-0 avant la pause.

Mais le match a basculé à la 44ᵉ minute avec l’exclusion du gardien de but Diamoneka, sanctionné pour une faute de main commise en dehors de la surface de réparation. Réduits à dix joueurs, les montagnards ont dû faire preuve de solidarité en seconde période.

Malgré la pression exercée par le FC Puma, le DC Virunga a longtemps résisté. Les Boyomais ont toutefois réduit le score à la 66ᵉ minute grâce à Yenni Felly, relançant ainsi le suspens.

L’entrée en jeu de Gaga Yenga s’est révélée décisive pour le club de Goma. À la 88ᵉ minute, il a inscrit le troisième but de son équipe. Le FC Puma a de nouveau relancé le suspense dans les dernières minutes avec un but de Stone Bosenge à la 90ᵉ minute, sans toutefois parvenir à égaliser.

Au coup de sifflet final, le DC Virunga s’impose 3-2 et valide son billet pour les demi-finales où il affrontera le tenant du titre, l’AS Simba de Kolwezi, le jeudi 16 juillet 2026. L’autre demi-finale opposera l’OC les Elites à FC Butras de Lubumbashi au stade Tata Raphaël de Kinshasa. 

radiookapi.net/CC



Le Karmapa, légende de la rumba congolaise, a confié lors de son passage dans l’émission B-One Music présentée par Papy Mboma qu’il souffre d’importants troubles de la mémoire suite à une grave maladie l’ayant contraint à se faire soigner en Europe. L’artiste exprime toutefois son optimisme quant à sa récupération progressive.

Une maladie qui a bouleversé sa vie

Le Karmapa, de son vrai nom Jean-Jacques Kibinda Pembele, a brisé le silence sur les raisons de son absence prolongée de la scène artistique. Lors de son apparition télévisée ce dimanche, l’auteur-compositeur-interprète congolais a révélé avoir traversé une période critique de sa santé. « J’étais malade. Très malade. Les enfants ont décidé que je parte en Europe afin de poursuivre mes soins. C’est là que j’ai été interné. C’est ce qui a justifié mon absence et retardé la sortie de l’album », a-t-il expliqué avec franchise.

Cette hospitalisation en Europe a marqué un tournant majeur dans la vie personnelle et professionnelle du Prince de la rumba congolaise, justifiant ainsi les interrogations de ses nombreux fans sur son silence musical prolongé.
 

Des séquelles cognitives persistantes

Les conséquences de cette maladie vont au-delà de la simple récupération physique. Le Karmapa a confessé souffrir de troubles importants de la mémoire qui affectent significativement son quotidien et son travail créatif. « J’oublie souvent. J’oublie énormément de choses, parfois même les noms des gens. Il m’arrive même d’oublier mes propres titres », a-t-il avoué avec une certaine émotion. Ces aveux témoignent de la gravité des séquelles qu’il traverse et de la vulnérabilité d’une grande figure artistique face aux aléas de la santé.

Pour un musicien dont la carrière repose sur la création et l’interprétation, ces troubles de la mémoire constituent un défi considérable, tant sur le plan professionnel que personnel.

Un optimisme teinté de réalisme

Malgré ces défis, Le Karmapa affiche une détermination à rebondir. « Aujourd’hui, je suis en forme et j’espère me rattraper. Le médecin m’a demandé de me reposer, et j’ai déjà eu ce repos. Mais l’âge avance aussi. Je ne serai sans doute plus jamais rétabli à 100 %, mais je suis en forme », a-t-il déclaré avec une lucidité touchante. Cette déclaration équilibrée montre un artiste conscient de ses limites tout en refusant de se laisser abattre par les circonstances.

Un patrimoine artistique incontournable

Le Karmapa demeure une figure majeure de la musique congolaise malgré cette épreuve. Révélé en 2003 avec son premier album Je m’appelle toi (Love moi), il s’est rapidement imposé grâce à une rumba mélodieuse privilégiant les textes et les émotions, à contre-courant de la domination du ndombolo de l’époque. Ce positionnement lui a valu le surnom mérité de « Prince de la rumba congolaise ».

Au cours de sa carrière s’étendant sur plus de deux décennies, Le Karmapa a sorti plusieurs albums remarqués, dont Le Temps de l’amour (2005), Riposte (2008), Le Millionnaire (2013) et Caligula (2017). Des chansons incontournables comme « La Duchesse », « I Love You TF1 », « Bileyi ya Mobali » et « Blessé de cœur » figurent parmi ses plus grands succès, témoignant de son impact durable sur la rumba moderne.

Connu pour ses textes engagés et ses observations pertinentes de la société congolaise, Le Karmapa reste une voix respectée et écoutée. Son combat contre la maladie et sa volonté affichée de poursuivre sa mission artistique inspirent ses admirateurs, qui attendent avec impatience son retour complet à la création musicale.
 
mbote/CC


Le président de la République, Félix Tshisekedi, a instruit le Gouvernement de faire de la réforme de l'Inspection générale du travail (IGT) une priorité, en veillant à la mise en œuvre immédiate du cadre juridique régissant cette institution. Cette directive a été donnée lors de la 94ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres, tenue vendredi à Kinshasa.

Selon le compte rendu présenté par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, le Chef de l'État a chargé le Gouvernement, sous la coordination de la Première ministre, d'appliquer sans délai les textes encadrant l'IGT, notamment en renforçant son autonomie administrative et financière et en finalisant son organisation.

Le ministre de l'Emploi et du Travail, en collaboration avec ses collègues du Budget, de la Fonction publique, des Finances ainsi que les autres services concernés, devra également veiller à une rémunération conforme au statut des inspecteurs et contrôleurs du travail, tout en garantissant la mensualisation régulière de leurs avantages.

Félix Tshisekedi a, en outre, exigé l'accélération de la modernisation de l'Inspection générale du travail à travers sa digitalisation, la dématérialisation des procédures, le déploiement d'outils numériques, la création d'une base nationale des inspections et le renforcement des mécanismes de contrôle.

La réforme prévoit également un programme permanent de formation et de spécialisation des inspecteurs, ainsi qu'une harmonisation des pratiques de contrôle et des régimes de sanctions, afin de garantir davantage de transparence, de sécurité juridique pour les entreprises et d'égalité de traitement sur l'ensemble du territoire national.

Par ailleurs, le président de la République a demandé au Gouvernement de proposer toutes les mesures administratives, réglementaires, budgétaires et organisationnelles nécessaires pour assurer un fonctionnement efficace et durable de cette institution. Une feuille de route assortie d'un calendrier précis de mise en œuvre et d'indicateurs de performance devra être soumise au Conseil des ministres dans les meilleurs délais.

À travers cette réforme, Félix Tshisekedi entend obtenir des résultats rapides et mesurables afin de doter la RDC d'une Inspection générale du travail moderne, crédible et performante, capable de mieux protéger les travailleurs, de favoriser la formalisation de l'emploi, d'améliorer le climat des affaires et de renforcer l'État de droit social.

Kevin Mbiya



Les propriétaires de véhicules circulant à Kinshasa n’ont plus que quelques semaines pour se mettre en règle.
 
À travers un communiqué officiel publié ce mercredi 8 juillet 2026, la Régie des Fourrières et de Contrôle Technique des Véhicules de Kinshasa (RFCK) a annoncé le lancement officiel du contrôle technique obligatoire pour tous les engins roulants de la capitale.
 
Cette mesure s’inscrit dans le cadre de l’application de l’Arrêté Ministériel N°VPM/MTVCD/CAB/085/2025 du 12 novembre 2025 réglementant le contrôle technique en RDC, ainsi que de l’Arrêté Provincial N°SC/0072/CAB/GVK/DBL/2025 du 20 mars 2025 portant création de la RFCK.

Un contrôle obligatoire tous les six mois

Désormais, le contrôle technique automobile revêt un caractère non seulement obligatoire, mais également semestriel. Les usagers de la route devront soumettre leurs véhicules à cette inspection deux fois par an, soit six mois après le précédent contrôle.

Toutes les catégories de véhicules circulant dans la capitale sont concernées par cette obligation :

  • Les motos
  • Les voitures
  • Les camionnettes
  • Les camions de moins de vingt tonnes
 

La RFCK invite les propriétaires à se rendre volontairement dans les différents centres agréés de la ville pour effectuer ces vérifications techniques indispensables à la sécurité routière.

Fin du délai le 8 août et bouclage général le 10 août

L’autorité urbaine a fixé une date limite stricte pour permettre aux automobilistes de régulariser leur situation. Les assujettis ont jusqu’au samedi 08 août 2026 pour soumettre leurs véhicules au contrôle technique.

Le Directeur Général de la RFCK, Joseph Kasinzi Mafolo, s’est voulu très ferme :

« La RFCK exhorte les assujettis à ne pas attendre la date butoir car aucune excuse ne sera admise. »

Le calendrier est déjà tracé. Passé ce délai, les forces de l’ordre et les agents de la régie passeront à la vitesse supérieure. Un bouclage général sera rigoureusement organisé à partir du lundi 10 août 2026 sur toute l’étendue de la ville de Kinshasa.

Les conducteurs non en règle s’exposent à des sanctions sévères et à la mise en fourrière immédiate de leurs véhicules.

mbote/CC

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A Propos

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Ali Kalonga

Directeur de la Rédaction

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