Initialement prévue pour ce mercredi 8 juillet 2026, la coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) a décidé de reporter au mercredi 22 juillet 2026 sa manifestation prévue à Kinshasa et ailleurs, avec comme point de chute dans la capitale le Palais de la Nation, bureau officiel du Président de la République. Cette mobilisation s’inscrit dans une contestation contre le changement de la Constitution en vue d’un éventuel nouveau mandat de l’actuel chef de l’État, Félix Tshisekedi, à la veille de la fin de son second et dernier mandat à la tête du pays.

Cette organisation politique de l’opposition justifie sa décision par le fait qu’elle a reçu une invitation du président de la République du Burundi, président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye dans le cadre de consultations consacrées à la situation politique, sécuritaire et institutionnelle de la RDC. Pour cette organisation composée de Martin Fayulu, Delly Sesanga, Moïse Katumbi, Jean-Marc Kabund et d’autres, la C64 a décidé, dans un esprit de responsabilité, de répondre favorablement à cette initiative.

Convaincue que toute voie sérieuse susceptible de favoriser la préservation de l’ordre constitutionnel mérite d’être explorée, la coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) entend profiter de cette rencontre pour présenter, selon l'organisation, avec clarté et fermeté, les préoccupations du peuple congolais ainsi que les dangers qui pèsent aujourd’hui sur la démocratie et la stabilité de la RDC.

Interrogations sur une nouvelle dynamique diplomatique

À la suite de cette évolution de la situation sociopolitique congolaise, et alors que Félix Tshisekedi séjourne en République du Congo pour des rencontres avec son homologue Denis Sassou Nguesso, des questions se posent : s’agit-il d’une initiative censée régler la crise politique et sécuritaire en RDC ? Évariste Ndayishimiye a-t-il reçu une mission de Félix Tshisekedi ?

« Un nouveau processus du Burundi semble se dessiner. Plusieurs questions s’imposent. S’agit-il d’une initiative du Burundi, de la RDC ou d’un nouveau processus de l’Union africaine ? Si c’est celui de l’UA, pourquoi ouvrir un nouveau cadre alors que les processus de Luanda, de Nairobi et la médiation du Togo étaient censés être harmonisés et n’ont toujours pas produit les résultats attendus ? L’Union africaine a-t-elle officiellement confié un nouveau mandat de médiation au Burundi ou au président en exercice de l’UA ? Si oui, lequel et avec quels objectifs ? », s’interroge sur son compte X Francine Muyumba, cadre du FCC de Joseph Kabila

Poursuivant sa réflexion, l’ancienne sénatrice élue du Haut-Katanga doute de la neutralité de Évariste Ndayishimiye, qu’elle considère comme partie au conflit au regard de la présence de militaires burundais en RDC aux côtés des FARDC. Elle fustige également la multiplication des initiatives diplomatiques, estimant qu’elles n’aident pas à résoudre la crise actuelle.

« Pourquoi les processus précédents ont-ils échoué ? Les raisons sont connues : l’absence de volonté politique de mettre en œuvre les engagements pris. Le Burundi, dont les forces sont engagées sur le territoire congolais, peut-il être perçu par l’ensemble des parties comme un médiateur suffisamment neutre et crédible ? À force de multiplier les processus sans résultats tangibles, on donne l’impression d’une distraction diplomatique et d’une perte de temps. La paix en RDC ne naîtra pas d’une succession de médiations, mais d’une volonté politique sincère et d’un dialogue national inclusif, porté par les Congolais eux-mêmes », a-t-elle affirmé.

José Makila critique le rôle du médiateur burundais

José Makila Sumanda, ancien cadre du Mouvement de libération du Congo (MLC) et ancien gouverneur de l’Équateur, n’a pas apprécié la décision de ses collègues de l’opposition d’accepter l’invitation du président burundais et de reporter la manifestation du 8 juillet 2026. Intervenant lors d’un Space X avec Martin Fayulu, organisé par Stanis Bujakera, il a estimé que le président burundais n’est pas bien placé pour convoquer les opposants congolais à un dialogue.

« Ce monsieur (NDLR : Évariste Ndayishimiye) fait partie intégrante du conflit au Congo ! Comment va-t-il résoudre ces problèmes pour que les Congolais retrouvent la paix ? », a-t-il déclaré. « De qui tient-il ce mandat ? », a-t-il poursuivi, rappelant que « les troupes burundaises interviennent dans le conflit à l’Est », et s’interrogeant sur le rôle du médiateur togolais Faure Gnassingbé après le retrait du président angolais João Lourenço.

Il ajoute : « Ce n’est pas parce qu’il est président de l’Union africaine qu’il peut appeler les gens n’importe comment. »

Pour ce proche de Joseph Kabila, la C64 ne doit pas « tomber dans le piège de Félix Tshisekedi Tshilombo ». Il rejette tout dialogue « pour les postes » et plaide pour « instaurer une CENI indépendante, faire une loi électorale » et organiser les élections en 2028, après le second mandat du président actuel. Il critique également le projet de réforme constitutionnelle porté par l’Union sacrée et rappelle l’importance de la Constitution du 18 février 2006 : « Sans cette Constitution, où Tshisekedi peut tirer son pouvoir ? »

Position de Martin Fayulu et objectifs de la C64

Martin Fayulu, invité au space de Stanis, estime que le rôle du président en exercice de l’Union africaine est secondaire dans ce débat. « Ça, ça ne nous regarde pas. Ce qui nous regarde, c’est qu’il est président en exercice de l’Union africaine », a-t-il déclaré. Il précise : « La finalité de notre démarche, de notre engagement, de notre combat, c’est que la loi fondamentale soit respectée. Et qu’en deux-mille-vingt-huit, nous puissions avoir des élections, Tshisekedi avec ses deux mandats usurpés, il part. »

Pas de recul de l’opposition selon la C64

Martin Fayulu rejette toute idée de recul de l’opposition après le report de la marche du 8 au 22 juillet. Il rappelle les mobilisations des 19 mai, 3 juin et 12 juin et insiste sur le fait que la C64 n’a pas pour objectif principal la manifestation, mais la défense de l’ordre constitutionnel et le respect du devoir de résistance à toute violation du régime institutionnel.

Position du président burundais sur la stabilité de la RDC

Avant cette invitation, Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine, avait insisté lors de sa visite d’État de 48 heures à Kinshasa sur l’importance de la stabilité des institutions congolaises et de l’unité nationale face aux défis sécuritaires persistants dans l’Est de la RDC. Aux côtés de Félix Tshisekedi, il avait appelé les Congolais à préserver leur cohésion nationale et à surmonter leurs divergences.

« J’ai eu l’occasion de m’engager à toujours soutenir les institutions de la RDC dans ce travail important : celui de ramener la paix. Ce travail demande aussi que les institutions soient stables. Ici, j’ai appelé, je conseille même tous les Congolais à rester unis. Il faut avoir confiance que vous avez un ennemi commun et, face à un ennemi commun, pour le combattre, il faut l’unité », avait-il déclaré.

Le président burundais a exhorté les différentes composantes de la société congolaise à privilégier le dialogue et à renforcer la cohésion nationale. Il a salué l’ouverture au dialogue de Félix Tshisekedi et réaffirmé sa disponibilité à accompagner toute initiative visant la stabilité de la RDC.

Autres acteurs concernés et absence de dialogue formel

Selon plusieurs sources relayées par RFI, l’invitation aurait également été adressée à Denis Mukwege, à la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et à l’Église du Christ au Congo (ECC). Le camp de Joseph Kabila affirme ne pas avoir été formellement saisi.

Blocages persistants du dialogue national

En RDC, les positions restent divergentes. Le pouvoir privilégie un dialogue encadré par les institutions, tandis qu’une grande partie de l’opposition plaide pour un dialogue sous l’égide de la CENCO et de l’ECC. Ces deux confessions religieuses appellent à un dialogue inclusif, accompagné de mécanismes de justice transitionnelle, tout en rejetant toute idée d’impunité. Certaines organisations de la société civile ont toujours insisté également sur le fait que le dialogue ne doit pas être une « blanchisserie » politique.

Situation actuelle des initiatives de paix

À ce jour, aucun dialogue national formel n’a été convoqué. Les initiatives diplomatiques de Washington et de Doha se poursuivent sans résultats tangibles sur le terrain, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Dans ce contexte, la médiation angolaise reste discrète ces derniers mois, malgré des échanges diplomatiques réguliers entre Kinshasa et Luanda.

Clément MUAMBA



Le célèbre artiste musicien congolais Héritier Wata et son groupe ont livré un concert inédit, vendredi 3 juillet 2026 au Zénith Paris – La Villette, en France, devant plus de 4 000 spectateurs.

Plusieurs invités de marque ont pris part à cet événement, entre autres Innoss’B, Robinio Mundibu, Samarino et Doudou Kibinda. Le public a répondu présent, comme lors des récents concerts à la Seine Musicale, au Dôme de Bruxelles et au Dôme de Paris.

Héritier Wata rejoint le cercle des artistes congolais qui ont laissé leur empreinte au Zénith Paris – La Villette. Il s’agit notamment de Tabu Ley Rochereau, Abeti Masikini, Koffi Olomide, JB Mpiana, Werrason, Jossart Nyoka Longo, Papa Wemba, Félix Wazekwa, Fally Ipupa et Ferré Gola.

Pour rappel, le Zénith Paris – La Villette est la propriété de l’EPPGHV (Établissement public du Parc et de la Grande Halle de la Villette), qui en a délégué l’exploitation à Colling & Cie, une entreprise privée spécialisée dans la gestion de ce type d’équipements. La salle a une capacité de 6 800 places assises.

C’est en 1981 que le ministère de la Culture, sous l’égide de Jack Lang, a ouvert ses portes au rock et, plus largement, aux musiques populaires. La politique du ministère visait alors à faire connaître la richesse des musiques d’aujourd’hui. En liaison avec les artistes et la profession, le ministère a confié une étude à Daniel Colling pour une salle de grande capacité à Paris.

 Gratis Makabi



La superstar de la culture congolaise, Werrason, et le groupe Wenge Musica Maison Mère vont se produire ce samedi 4 juillet 2026 à Forest National, en Belgique. Le concert débutera à 19h00, heure de Bruxelles.

Plus de 8 000 personnes viendront des quatre coins de l’Europe pour déguster à nouveau le savoir-faire de celui qu’on appelle « le Roi de la Jungle ». Ce sera son troisième grand concert sur le Vieux Continent depuis son retour sur les scènes européennes, après l’Arena Grand Paris et l’Adidas Arena.

Il est à noter que Forest National est la troisième plus grande salle de concert de Bruxelles, avec un peu plus de 8 400 places assises, juste derrière le Palais 12 du Heysel et ses 15 000 places, et le Stade Roi Baudouin et ses 50 000 places.

Forest National a vu passer les plus grandes stars internationales, telles que U2, Bob Marley, The Rolling Stones, Prince, Johnny Hallyday et Garou.

 Gratis Makabi



Les Lions de l'Atlas du Maroc et les Pharaons d'Égypte sont les deux derniers représentants africains à arracher leur qualification pour les huitièmes de finale, sur les dix nations continentales, engagées dans cette compétition co-organisée par les Etats-Unis d'Amérique, le Canada et le Mexique.
Les Marocains affrontent ce samedi le Canada au NRG Stadium de Houston aux USA à 17h GMT tandis que les Egyptiens affronteront l'Argentine, mardi au Mercedes-Benz stadium d'Atlanta, aux USA à 16h.GMT

ACP/CC



Le président Félix Tshisekedi a, dans son discours prononcé ce 29 juin, à l'occasion du 66ème anniversaire de l'indépendance de la RDC, affirmé que le 30 juin est à la fois une mémoire, une promesse et une responsabilité.

« Il est la mémoire de celles et ceux qui, par leur courage et leur sacrifice, ont ouvert le chemin de notre liberté. Pour eux, l’unité, la dignité et la souveraineté du peuple congolais avaient plus de valeur que leur propre vie. Il est aussi la promesse faite à chaque génération de ne jamais renoncer à l’idéal d’un Congo libre, uni et souverain. Il est enfin une responsabilité ; celle de protéger, d’approfondir et d’incarner chaque jour l’indépendance conquise par nos pères, dans nos institutions, notre économie, notre diplomatie, notre défense nationale et notre engagement collectif au service de la République », a expliqué Félix Tshisekedi.

Des conséquences de l’agression

Cette année encore, rappelle le Chef de l’Etat, cette fête nationale intervient dans un contexte grave.

« À l’Est de notre pays, nos compatriotes continuent de subir les conséquences douloureuses de l’agression, de l’activisme des groupes armés, des terroristes, des violences contre les civils, des déplacements forcés, des pillages, des prédations économiques et des violations répétées du droit international », indique M. Tshisekedi.

Aux habitants des zones meurtries par l’insécurité, aux familles endeuillées, aux déplacés contraints de vivre loin de leurs terres, aux femmes victimes de violences, aux enfants privés d’école, aux paysans privés de leurs champs, aux commerçants privés de leurs activités et aux jeunes privés de perspectives par la guerre et par la peur, le Président rassure : « vous n’êtes pas oubliés ».

319 millions pour lutter contre Ebola

Le Chef de l’Etat congolais a consacré un passage important de son discours à la résurgence de l'épidémie d'Ebola Bundibugyo, qu'il a qualifiée de « nouvelle épreuve sanitaire », touchant principalement les zones de santé de Rwampara, Mongwalu et Bunia dans la province de l'Ituri.

« Face à cette menace, les mécanismes de riposte ont été rapidement activés. Fort de l’expérience acquise lors des précédentes flambées d’Ébola, notre pays dispose aujourd’hui de capacités renforcées pour prévenir, détecter, isoler, prendre en charge et protéger nos populations. Un plan global de riposte, budgétisé à 319 millions de dollars américains, a été élaboré », a annoncé Félix TShisekedi.

Selon lui, les premiers moyens nécessaires ont été mobilisés en urgence par le Gouvernement afin d’appuyer les opérations sur le terrain, limiter la propagation de la maladie et sauver le plus grand nombre de vies possible.

« Je veux ici saluer le courage et le professionnalisme de nos médecins, chercheurs, infirmiers, techniciens de laboratoire, agents de santé communautaires, équipes de surveillance, autorités provinciales, autorités coutumières, partenaires techniques et financiers, ainsi que des communautés locales engagées dans cette riposte », a-t-il noté.

Dans des conditions souvent difficiles, parfois au contact même direct du danger, ces femmes et ces hommes protègent des vies, rassurent les familles, accompagnent les malades et renforcent la résilience de notre système de santé, reconnait M. Tshisekedi.

« Ébola n’est ni une rumeur ni une honte. C’est une urgence sanitaire qui exige responsabilité, solidarité et vérité. Je demande à chacune et à chacun de respecter les consignes des autorités sanitaires, d’observer les mesures d’hygiène, de signaler immédiatement tout cas suspect, d’éviter les pratiques à risque et de ne pas céder à la désinformation. Dans cette épreuve, notre force résidera dans la confiance, la discipline collective, la solidarité nationale et la capacité de l’État à agir rapidement, efficacement et au plus près des populations », a recommandé Félix TShisekedi.

radiookapi.net/CC



Il suit les entraînements de son équipe depuis l'écran de sa salle de cinéma, appelle ses managers depuis l'étranger pour recadrer le staff, et consacre dix minutes par jour à un attaquant en panne de confiance, avant que celui-ci ne marque quatre buts lors du match suivant.

C'est le portrait que Frédéric Kitengie Kinkumba a dressé lors du live Space organisé par Stanis Bujakera Tshiamala ce lundi soir de Moïse Katumbi, propriétaire du TP Mazembe en exil depuis plusieurs années.

« Voyez quelqu'un qui sur le plan physique n'est pas là mais fait des choses pareilles, qu'est-ce qu'il ne ferait pas s'il était présent ? »

Sur le plan financier, le manager est sans équivoque : les structures fonctionnent, les salaires sont payés, les primes versées. Mais sur le plan du leadership et de la vision sportive, l'absence du patron pèse lourd.

« C'est un manager hors pair », résume-t-il, avant d'ajouter que si Katumbi fermait sa poche, le club devrait mettre la clé sous le paillasson.

actualite.cd/CC



Le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a adressé un message émouvant à l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, et à la veille du match face à l’Angleterre, comptant pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026.

Dans son adresse, le premier supporter de la sélection congolaise a exhorté les joueurs à aborder cette rencontre avec beaucoup de sérénité, car ils ont déjà rendu tout un peuple fier.

« Jouez avec discipline, courage, intelligence et surtout sans regret. Vous avez déjà fait battre le cœur des Congolais. Vous avez déjà rendu tout un peuple fier. Mais nous continuons à croire en vous et en votre capacité à aller plus loin, à surprendre encore, à faire reculer les limites du possible et à écrire sous nos couleurs une nouvelle page de notre grandeur nationale », a-t-il déclaré.

Et Félix Tshisekedi de poursuivre : « Quelle que soit l’issue, la RDC vous accompagnera de sa ferveur, de ses prières et de son soutien indéfectible. Entrez sur le terrain avec la force de tout un peuple uni derrière vous. Le sport est une école de discipline, de cohésion, d’effort et de patriotisme. L’esprit des Léopards doit inspirer la nation entière. »

Pour rappel, la RDC percevra une nouvelle prime de 11 millions de dollars américains pour la qualification en huitièmes de finale, 10 millions de dollars pour la qualification à la Coupe du monde 2026 et 2,5 millions de dollars destinés à la préparation de la compétition. Au total, 23,5 millions de dollars américains, une enveloppe versée à la Fédération congolaise de football association , selon le ministère des Sports.

La sélection congolaise défiera l’Angleterre, mercredi 1ᵉʳ juillet prochain, à Atlanta. La rencontre est prévue à 17h00, heure de Kinshasa.

Gratis Makabi



L’Agence congolaise de presse (ACP), média public de la République démocratique du Congo (RDC), a adressé mardi ses vœux au Président Félix Tshisekedi, aux institutions de la République ainsi qu’au peuple congolais, à l’occasion du 66 ème anniversaire de l’indépendance du pays.

Dans un message signé par le président du Conseil d’administration, Ali Kalonga, et le directeur général, Bienvenu Bakumanya, l’agence a exprimé le souhait que cette nouvelle année d’indépendance soit placée sous le signe de « la consolidation de la paix, de la reconquête de l’intégrité territoriale, de la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national et du développement intégral ».

L’ACP a présenté également « ses meilleurs vœux à Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République, Chef de l’État », tout en formulant des souhaits de stabilité et de prospérité pour la RDC, confrontée notamment aux défis sécuritaires dans sa partie orientale.

ACP/CC



Le manager général du FC Les Aigles du Congo, Vidiye Tshimanga, était l'invité du live Space animé ce dimanche par Stanis Bujakera Tshiamala. Interrogé sur la qualification historique des Léopards pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 et sur leur prochain adversaire, l'Angleterre, le dirigeant kinois n'a pas mâché ses mots. Confiant, il croit en la capacité de la sélection congolaise à créer l'exploit le 1er juillet à Atlanta.


Comment avez-vous accueilli la qualification des Léopards pour les seizièmes de finale ?

"C'était un moment de cohésion nationale et de fierté exceptionnel. On était tous émus, jusqu'aux larmes je peux le dire. En termes de gain pour la République, en termes d'image pour nos footballeurs, qu'ils soient binationaux ou locaux, c'est une très belle mise en exergue des capacités de nos jeunes athlètes."

Les Léopards ont renversé l'Ouzbékistan 3-1 après avoir été menés. Qu'est-ce que cette capacité de renversement vous dit sur le mental et la maturité de cette équipe ?

"Je connais quelques-uns de ces joueurs. Ils ont une capacité de résilience assez exceptionnelle et ils sont déterminés. Mais la chose la plus importante que cette équipe revêt aujourd'hui, c'est qu'ils sont très fiers de leur pays. Beaucoup l'ont dit, on ressent en eux qu'ils jouent pour leur population, pour leur peuple, pour leur nation. C'est ce qui les pousse vers l'avant et leur permet de réaliser des exploits. L'exploit n'a d'ailleurs pas spécialement été de battre l'Ouzbékistan, mais la manière dont ils l'ont fait, en étant menés jusqu'à la soixantième minute, avant de renverser la vapeur. Et ce but de Wissa en fin de match... j'ai presque envie de dire qu'il avait une inspiration divine. Il brossait ce ballon d'une façon exceptionnelle, comme s'il était certain qu'il allait là où il devait aller."

Le 1er juillet à Atlanta, c'est l'Angleterre qui attend les Léopards. Réalistement, pensez-vous que cette équipe peut créer l'exploit ?

"Cette équipe a déjà créé des exploits. Le nul face au Portugal, l'un des favoris du tournoi, le renversement face à l'Ouzbékistan, je ne le dirai jamais assez : cette équipe est capable de surprendre. J'ai entendu des journalistes dire avec un sourire que la RDC est quasiment injouable. Je suis presque prêt à le dire moi aussi. On nous accusait d'être excessivement défensifs. Nous avons montré face à l'Ouzbékistan une capacité offensive assez exceptionnelle quand on se fait confiance. Je suis certain que l'équipe d'Angleterre réfléchit déjà à la stratégie à mettre en place pour contrer la RDC."

Que doit faire Desabre tactiquement pour ne pas subir face aux Anglais ?

"Je ne suis pas coach, mais j'ai une conviction. Contre la Colombie, j'étais persuadé que si Desabre avait fait rentrer Mayele et d'autres à la soixante-dixième minute, on aurait au moins obtenu le nul. Les capacités offensives sont là. Mercredi, il ne faudra pas avoir peur d'être offensif. Si nous partons sur un bloc bas et une stratégie défensive dès l'entame, ce serait une erreur. Nous devons imposer dès le début notre vélocité, notre rapidité, nos individualités sur les côtés. J'ai peur, encore une fois je ne suis pas coach, que nous commencions par trop respecter l'adversaire. Nous n'avons rien à perdre et tout à gagner. Allons-y."

Avant le tournoi, croyiez-vous sincèrement que cette équipe pouvait atteindre ce stade ?

"Permettez-moi d'être très honnête. En tant que Congolais, c'était mon vœu le plus cher, mais tomber dans le groupe du Portugal, très sincèrement, j'avais de grands doutes. Et puis, renversement de situation : on voit une RDC courageuse, combative, qui arrache un nul face au Portugal avec un but de chaque côté. Cette équipe m'a renversé. Aujourd'hui j'ai beaucoup plus de conviction que nous sommes capables de faire des choses exceptionnelles."


Interview réalisée par Stanis Bujakera Tshiamala et Michel Tobo



Une vidéo de 50 secondes, devenue virale sur les réseaux sociaux, suscite l'indignation générale à l'Est de la RDC. Alors que la population de Goma au Nord-Kivu célébrait la victoire héroïque des Léopards (3-1) face à l'Ouzbékistan en Coupe du Monde, des éléments de la police de l'AFC-M23 ont violemment mis fin aux festivités, confisquant des drapeaux de la RDC au niveau du rond-point Cikudu. Un acte qui passe mal auprès d'une population déjà meurtrie par les conflits.

Pour les habitants du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l'Ituri, chaque match des Léopards de la République Démocratique du Congo est bien plus qu'une simple rencontre sportive. C'est une bouffée d'oxygène, un rare moment de communion et de résilience face aux années de guerre et de traumatismes. La victoire arrachée 3 buts à 1 contre l'Ouzbékistan lors de cette phase de Coupe du Monde aurait dû être une fête totale.

Malheureusement, au rond-point Tshukudu à Goma, la joie a rapidement laissé place à la stupeur et à la colère.

Dans une séquence vidéo de moins d'une minute qui tourne en boucle sur la toile, on y voit au moins quatre agents de la police de l'Alliance Fleuve Congo (AFC-M23). Armés pour certains, munis de bâtons pour d'autres, ces s'en prennent brutalement à des éléments des jeunes civils sans défense. Leur délit ? Avoir brandi fièrement les couleurs nationales et manifesté leur joie. Des drapeaux tricolores ont été arrachés des mains des supporters, et la foule a été dispersée à coups de matraques.

Cette scène, qualifiée de « macabre » et d'incompréhensible par de nombreux observateurs, pose de sérieuses questions sur la gouvernance et le discours tenus par l'AFC-M23. Comment des forces qui se réclament « libératrices » et se disent « congolaises » peuvent-elles s'attaquer aux symboles de la nation et à la joie légitime de son propre peuple ?

« Le football n'a rien à voir avec la politique, témoigne un habitant de Bukavu sous anonymat. C'est le seul moment où l'on oublie la guerre. En nous chassant et en nous volant nos drapeaux, c'est comme s'ils nous disaient : Même si la RDC gagne, vous n'avez pas le droit d'être heureux. C'est cruel. »

De Goma à Bukavu, l’incompréhension est totale. Les citoyens se demandent ouvertement quel est le sens d'une telle « libération » si elle s'en prend aux émotions positives d'une population civile qui ne menace aucunement l'ordre public.

Face au tollé général provoqué par ces images, la balle est désormais dans le camp de la hiérarchie de l'AFC-M23. Pour de nombreux analystes et leaders d’opinion locaux, il est urgent que les autorités de ce mouvement prennent leurs responsabilités.

- Sanctionner les dérapages : Une interpellation immédiate des policiers impliqués dans cet incident est réclamée pour rassurer une population locale au bord de la rupture psychologique.

- Respecter les symboles nationaux : Le drapeau de la RDC reste le symbole d'un peuple uni, peu important les fractures politiques ou militaires.

Cet incident vient rappeler la fragilité du quotidien à l'Est du pays, où même les rares instants de bonheur collectif sont soumis aux réalités des armes. Mais au-delà de la répression subie au rond-point Cikudu, le message de la rue est clair : le cœur des Congolais vibre au rythme de leur nation, et le Congo demeure, envers et contre tout, un et indivisible.

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