L’ambassade des États-Unis en République démocratique du Congo a tenu à mettre les choses au clair face aux rumeurs qui circulent actuellement sur les réseaux sociaux.

Contrairement à certaines informations relayées, les autorités américaines ne demandent aucune caution aux citoyens congolais souhaitant obtenir un visa pour les États-Unis.

Dans une communication officielle, l’ambassade rappelle l’importance de se fier uniquement aux sources fiables afin d’éviter la propagation de fausses informations. « Une information fiable commence par une source officielle », insiste-t-elle.

Ce démenti vise à rassurer les demandeurs de visa et à lutter contre la désinformation, qui peut induire en erreur de nombreux candidats dans leurs démarches administratives.

Les autorités encouragent ainsi le public à consulter directement les canaux officiels de l’ambassade pour toute information relative aux procédures de demande de visa.

Ordi Mande



La ville de Kisangani abrite, depuis ce lundi 3 août 2026, la deuxième édition des championnats nationaux de Karaté-Do de la Zone Est. 

Organisée à la Salle polyvalente La Procure sous l’égide de la Fédération de Karaté-Do du Congo (FEKACO), cette compétition réunit des athlètes venus de plusieurs provinces de l’Est de la République démocratique du Congo.

Le lancement officiel de ces championnats s’est déroulé en présence des autorités politico-administratives de la Tshopo, des dirigeants de la FEKACO ainsi que des représentants du mouvement sportif provincial.

Prévue du 3 au 4 août 2026, cette compétition met aux prises des karatékas engagés dans différentes catégories, avec pour objectif de départager les meilleurs athlètes de la Zone Est.

Les combats se poursuivent jusqu’à ce mardi 4 août, date prévue pour la clôture de cette deuxième édition et la proclamation des différents champions.

Bob Bondo



A l'issue de sa victoire, Christophe Mputu a exprimé sa joie et sa fierté d'avoir atteint son objectif.

« Je viens de remporter mon deuxième titre de champion du monde de ju-jitsu dans la catégorie des moins de 94 kilos, ici à Abu Dhabi. Le premier titre, c'était en 2020, ici même à Abu Dhabi. La compétition s'est bien déroulée. J'étais un peu stressé, car une autre équipe, restée au Congo, devait me rejoindre. Malheureusement, elle a été bloquée au pays à cause d'Ebola. Malgré cela, je suis resté déterminé. Une fois sur le tatami, mon objectif était clair : remporter la médaille d'or et le titre de champion du monde. Aujourd'hui, je viens de gagner ma 82e médaille. Au total, j'ai remporté 82 médailles pour honorer la République démocratique du Congo », a confié le champion congolais à Radio Okapi.

Avant de s'imposer en finale face à l'Irakien Albu-Mohammed Mohanad, Christophe Mputu avait successivement éliminé les Kazakhs Jirenshiyev Rustanbek et Satybaldiyev Kazbolat.

Natif de Kinshasa, Christophe Mputu possède l'un des plus beaux palmarès du sport congolais. Il a notamment remporté un premier titre mondial aux Émirats arabes unis avant de décrocher une médaille de bronze lors des championnats du monde disputés en Mongolie en 2023. En 2024, il avait terminé vice-champion du monde en Grèce, puis vice-champion du monde en Thaïlande en 2025.

À cet impressionnant palmarès s'ajoute également le titre de champion d'Afrique de ju-jitsu, remporté en 2024 au Maroc après une victoire face au Mauricien Dookee Adil Rashwan.

Avec désormais 82 médailles remportées au cours de sa carrière, Christophe Mputu confirme son statut parmi les sportifs congolais les plus titrés et continue de hisser haut les couleurs de la RDC sur la scène internationale.

radiookapi.net/CC



Le gouvernement congolais procède, depuis vendredi 31 juillet, au processus de recrutement des mandataires publics. Annoncée par la ministre du Portefeuille, Julie Shiku, cette opération vise à promouvoir la méritocratie, la transparence et la performance dans la gestion des entreprises de l'État.

Dans sa première phase, ce recrutement concerne quinze entreprises publiques considérées comme prioritaires. Au total, près de 140 postes de mandataires publics sont concernés, notamment les fonctions de président du conseil d'administration, de directeur général, de directeur général adjoint et d'administrateur.

Selon le ministre du Portefeuille, cette initiative repose sur des principes fondamentaux d'indépendance, de transparence, de concurrence, de mérite, d'équité et de représentativité du genre pour chaque poste à pourvoir. Le gouvernement entend ainsi garantir la qualité du management et renforcer l'efficacité opérationnelle des entreprises publiques.

Le recrutement sera conduit en trois vagues successives, chacune portant sur cinq entreprises. La première vague concerne les entreprises stratégiques pour l'économie nationale, à savoir :

  • La Société nationale d'électricité (SNEL SA) ;
  • La Régie de distribution d'eau (REGIDESO) ;
  • La Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) ;
  • La Régie des voies aériennes (RVA) ;
  • L'Office national des transports (ONATRA).

Les responsables déjà désignés à l'issue d'un processus précédent ne sont toutefois pas concernés par cette nouvelle procédure.

Un appel ouvert à tous les Congolais

Pour assurer l'égalité des chances, le gouvernement a lancé un appel public à candidatures accompagné de termes de référence détaillés. Ces informations seront diffusées à travers les médias ainsi que sur les plateformes numériques dédiées.

Le processus est ouvert à tous les citoyens congolais, qu'ils résident sur le territoire national ou à l'étranger. Les candidatures doivent être soumises exclusivement par voie électronique, dans le souci de garantir la transparence et la traçabilité de la procédure.

Pour l'exécutif, cette initiative constitue une étape déterminante dans la modernisation de la gouvernance des entreprises du Portefeuille de l'État. Elle a traduit la volonté du gouvernement d'abandonner progressivement les désignations fondées sur des critères non compétitifs au profit d'un système privilégié la compétence, le mérite, la performance et la redevabilité.

À travers cette démarche, les autorités espèrent renforcer la crédibilité des entreprises publiques, améliorer leur gestion et attirer des profils capables de relever les défis économiques et financiers auxquels elles font face.

Alors que les attentes sont grandes, ce processus est présenté comme un test important de la volonté du gouvernement d'instaurer durablement une culture de mérite et de bonne gouvernance au sein des entreprises publiques congolaises.

radiookapi.net/CC



Le commissariat de police urbain de Mont-Amba, situé dans la commune de Matete, à Kinshasa, dispose désormais d'infrastructures entièrement réhabilitées grâce à un financement de 47 000 dollars américains de la Police des Nations unies (UNPOL), dans le cadre de son appui à la réforme de la Police nationale congolaise (PNC).

Les travaux ont consisté à rénover la toiture, les plafonds, les portes et les fenêtres, ainsi qu'à améliorer les cellules de détention et les espaces d'accueil du public. Ce bâtiment, l'un des plus anciens commissariats de la capitale, n'avait plus été rénové depuis l'indépendance de la RDC.

Lors de l'inauguration, le commandant du commissariat, le commissaire principal Mohamed Mulumba Kasongo, a expliqué que ces nouvelles infrastructures permettront aux policiers d'exercer leurs missions dans de meilleures conditions, avec un impact attendu sur la qualité des services rendus à la population.

De son côté, la coordinatrice de la Police des Nations unies chargée de la réforme et de la restructuration de la police, Christiane Sophie Eone, a souligné que l'amélioration des infrastructures constitue un levier essentiel pour bâtir une police plus professionnelle, plus efficace et davantage orientée vers la protection des citoyens.

Cette réhabilitation s'inscrit dans le mandat de la MONUSCO visant à renforcer les capacités opérationnelles de la Police nationale congolaise. Elle bénéficiera directement à 102 policiers, appelés à travailler dans un environnement plus fonctionnel et adapté à leurs missions.

L'UNPOL a également annoncé la poursuite de son appui à travers d'autres projets de rénovation d'infrastructures policières en République démocratique du Congo afin d'accompagner la modernisation de la police et d'améliorer la sécurité des populations.

Prosper Buhuru



Quelques heures seulement après l’ouverture officielle de la billetterie, l’engouement autour du concert de JB Mpiana à l’Accor Arena de Paris se confirme déjà.

Selon les premières informations, deux catégories de places sont d’ores et déjà épuisées. Il s’agit de la catégorie Prestige Allée ainsi que de la catégorie Prestige, prises d’assaut par les fans dès les premières heures de vente.

Ce démarrage fulgurant témoigne de l’attente énorme autour du retour de « Papa Chéri » sur la scène parisienne, près de 15 ans après son dernier grand rendez-vous en France.

Prévu pour le 14 novembre 2026, ce concert s’annonce déjà comme l’un des événements majeurs de la musique congolaise à l’international cette année. Les autres catégories de billets restent disponibles, mais pourraient également s’écouler rapidement au vu de la forte demande.
 


Lors de la clôture de sa mission, le vendredi 24 juillet 2026 après un séjour d'un jour en province de l'Ituri pour s'imprégner de la situation en lien avec la maladie à virus Ebola, Judith Suminwa Tuluka, cheffe du gouvernement congolais, a rassuré sur des démarches mises en place pour obtenir un vaccin contre cette 17ᵉ épidémie de la souche Bundibugyo.

Accompagnée de la ministre des Affaires humanitaires, Eve Bazaiba, la première ministre Judith Suminwa a affirmé que des recherches sont actuellement menées à l'Institut national de recherche biomédicale (INRB) avec une implication rigoureuse du professeur Jean-Jacques Muyembe dans l'objectif de trouver un vaccin dans un bref délai.

"Au niveau de l'INRB à Kinshasa avec le professeur Jean-Jacques Muyembe, l'équipe est en train de travailler pour chercher un traitement et un vaccin pour la souche Bundibugyo. On espère que d'ici deux à quatre mois nous pouvons être en sa possession", a-t-elle porté un message d'espoir.

Lors de ses visites à Mungbwalu dans le territoire de Djugu et à Rwampara en Irumu, la Première ministre a salué les efforts consentis par les personnels engagés dans la riposte, soulignant la nécessité des renforcements de dispositifs sanitaires.

"Après le passage à Mungbwalu et Rwampara, nous avons retrouvé des guéris et c'est la preuve qu'aujourd'hui les gens peuvent être guéris d'Ebola. Merci infiniment et félicitations à ces personnes qui se sont investies dans la riposte car c'est le seul moyen actuellement pour combattre cette épidémie", souligne la cheffe du gouvernement congolais.

La mission de la Première ministre est intervenue en province de l'Ituri dans un contexte sanitaire tendu. Pour l'instant, la province demeure l'épicentre de l'épidémie. Le dernier rapport de l'équipe de riposte publié le 22 juillet dernier fait état de 28 zones de santé touchées sur les 36 que représente la Division provinciale de la santé (DPS).

Joël Losinu, à Komanda



Le Parc national de la Garamba, a été retiré samedi 25 juillet 2026 de la liste du patrimoine mondial en péril de l'UNESCO. La décision a été prise lors de la 48ᵉ session du Comité du patrimoine mondial tenue à Busan, en Corée du Sud.

Ce parc emblématique de la province du Haut-Uélé, situé au nord-est du pays, avait été placé sur la liste en péril en 1984 en raison des menaces pesant sur sa faune et ses écosystèmes.

Après un premier retrait en 1992 à la suite de progrès significatifs dans la conservation, notamment la protection du rhinocéros blanc du Nord, le parc avait de nouveau été inscrit sur cette liste en 1996 en raison de l'intensification du braconnage et de l'insécurité dans la région.

Dans une publication, le parc annonce qu'il sort à nouveau de cette liste et reconnaît les décennies de travail acharné et d'engagement à la conservation.

L'UNESCO a salué les avancées réalisées ces dernières années en matière de conservation, notamment le renforcement des capacités des écogardes, l'amélioration des dispositifs de surveillance, ainsi que les partenariats mis en place pour protéger durablement les espèces et les habitats du parc.

Pour les autorités congolaises et les organisations engagées dans la gestion du parc, cette décision constitue une reconnaissance des efforts consentis durant plusieurs décennies. Elles rappellent toutefois que des défis demeurent, notamment en matière de sécurité, de financement durable et d'implication des communautés locales afin de préserver les acquis obtenus.

Il sied de rappeler que la Liste du patrimoine mondial en péril regroupe les sites dont la valeur universelle exceptionnelle est menacée par des facteurs tels que les conflits armés, le braconnage, la dégradation de l'environnement ou l'insuffisance des mesures de protection. La Garamba est reconnue pour ses populations d’éléphants, girafes et rhinocéros blancs.

Déogratias Cubaka, à Bukavu



Dans le cadre de l’accord bilatéral signé le 6 septembre 2024 avec la République populaire de Chine, la RDC franchit une étape décisive dans la diversification de son économie. Le ministère du Commerce extérieur a annoncé, ce lundi 27 juillet, la conclusion d’un contrat portant sur la fourniture annuelle de 180 000 tonnes de piment sec.

Ce contrat a été signé entre la société chinoise Hunan Pengfei International Trade Co., Ltd, représentée par M. Shixian Luo, et la structure congolaise International Chamber Of Commerce Of Christian Communities, représentée par M. Paul Okitana Omambo.

Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, qui a reçu M. Okitana à son cabinet, a encouragé la mise en place d’une Fédération nationale des producteurs et exportateurs de piment sec, ainsi que la cartographie des bassins de production à travers le pays. Il a également insisté sur la mobilisation de l’expertise des ministères de l’Agriculture et du Développement rural pour assurer l’accès aux semences améliorées et organiser les producteurs en coopératives rurales solides.

Un appel solennel a été lancé aux agriculteurs, coopératives et investisseurs : le marché chinois est désormais ouvert et demandeur. Les opportunités d’exportation concernent 180 000 tonnes de piment sec et 50 000 tonnes de cacao par an, pour une valeur marchande globale estimée à plus de 500 millions de dollars américains chaque année.

Les producteurs et opérateurs économiques intéressés sont invités à se rapprocher du Cabinet du Ministère du Commerce extérieur ou de l’Agence nationale de promotion des exportations (ANAPEX) pour connaître les modalités d’accompagnement et participer à cette dynamique.

radiookapi.net/CC



Le président guinéen Mamadi Doumbouya a procédé lundi à un remaniement partiel du gouvernement marqué par l'entrée de cinq nouveaux ministres, tout en maintenant le Premier ministre Amadou Oury Bah à son poste, selon un décret présidentiel diffusé par les médias d'État.

La principale innovation de ce remaniement est la création d'un poste de ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale. Cette fonction a été confiée à Ibrahima Kalil Condé, jusqu'alors ministre de l'Administration du territoire et de la Décentralisation.

Parmi les nouveaux entrants figure Bintou Keita, nommée ministre de l'Éducation nationale, de l'Alphabétisation, de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle. Avant cette nomination, elle occupait les fonctions de représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo et cheffe de la Mission de l'Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco).

Le remaniement voit également les nominations de Djenabou Touré à l'Administration du territoire et de la Décentralisation, d'Aboubacar Kourouma à l'Industrie et au Commerce, de Lansana Béa Diallo à la Jeunesse ainsi que de Fodé Téa Kouyaté à l'Environnement et au Développement durable.

Bintou Keita avait quitté Kinshasa fin novembre 2025, mettant un terme à près de quatre années à la tête de la Monusco. Son départ, initialement prévu en février 2026 mais avancé à sa demande, avait été présenté par les Nations unies comme une « décision personnelle ».

Nommée à la tête de la Monusco en janvier 2021 par le secrétaire général de l'ONU António Guterres, Bintou Keita était devenue la deuxième femme, et la première originaire d'un pays d'Afrique subsaharienne, à diriger la mission onusienne en RDC. Forte de plus de trente années de carrière aux Nations unies, elle avait notamment dirigé les efforts de l'ONU contre Ebola en Sierra Leone en 2015 avant d'occuper plusieurs fonctions de haut niveau dans les opérations de paix et au sein de l'UNICEF.

actualite.cd/CC

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