Deux ans après son sacre européen, l'Espagne a remporté son deuxième titre mondial dimanche près de New York en dominant l'Argentine lors d'une finale à sens unique mais longtemps cadenassée, avant la délivrance lieu des pieds de Ferran Torres en prolongation (1-0), qui a privé Lionel Messi d'un doublé historique.
Il a dû attendre la 106e minute et un but de l'attaquant du FC Barcelone pour dénouer le match et libérer les Espagnols, en supériorité numérique après l'exclusion pour un deuxième carton jaune d'Enzo Fernandez dans les arrêts de jeu (90e+4).
Avant cette puissante reprise qui n'a laissé aucune chance au gardien argentin Emiliano Martinez, l'Espagne avait buté sur un adversaire coriace et accrocheur, fidèle à sa réputation mais incapable de se montrer dangereux avec seulement deux tirs à son actif en plus de 120 minutes de jeu.
Ce deuxième succès espagnol en Coupe du monde après 2010 vient récompenser la force d'un collectif bâti depuis 2022 par Luis de la Fuente et qui repose sur un milieu de terrain souverain et une défense de fer.
La suprématie des Ibériques sur le football international est désormais complète, une domination déjà effective lors de la première période dorée de la Roja entre 2008 et 2012 marquée par deux victoires à l'Euro et une Coupe du monde glanée en Afrique du Sud.
Avec à la baguette le Ballon d'Or 2024 Rodri, bien épaulé par Fabian Ruiz, élément majeur du PSG, et une arrière-garde fermée à double tour (un seul mais encaissé en huit rencontres durant tout le tournoi), l'Espagne n'a jamais été bousculée au cours des cinq semaines passées aux Etats-Unis, malgré un démarrage au ralenti face au surprenant Cap-Vert (0-0).
Elle n'aura même pas eu besoin des coups de patte de son prodige Lamine Yamal (19 ans), arrivé diminué par une blessure à la cuisse gauche et qui n'aura jamais réellement réussi à faire étalage de son immense talent au cours du premier Mondial de sa carrière.
Messi et l'Argentine démunis
L'attaquant du Barça, si influent il ya deux ans à l'Euro, aura été finalement assez muselé, même en finale où il n'a pas eu grand choix à se mettre sous la dent, hormis une frappe en première période (4e), un débordement suivi d'un centre parfait pour la tête de Torres et un magnifique coup-franc dans les arrêts de jeu détourné par Martinez (90e+8).
Un maigre bilan pour l'une des stars de la planète football mais qui n'a nullement empêché l'Espagne de dérouler son jeu et de se créer les meilleures opportunités, surtout de loin. C'est dire si cette équipe risque d'être encore plus injouable quand Lamine Yamal aura gagné en maturité et aura surtout dit adieu à ses pépins physiques.
D'autant que la Roja peut également compter sur Nico Williams, touché dès le premier tour et auteur d'une entrée décisive à la 75e minute de la finale. L'attaquant de l'Athletic Bilbao a d'abord failli se muer en héros, tombant en prolongation sur Martinez (93e), avant de donner de la tête le mais du titre à Ferran Torres.
L'Argentine a, elle, a échoué à devenir le premier pays à se succéder au palmarès depuis le Brésil en 1962. Les triples champions du monde (1978, 1986, 2022) n'avaient pas vraiment les moyens de venir perturber l'implacable machine espagnole, qui avait déjà brisé les rêves de la France et de sesoyants flamboyants attaquants en demi-finales (2-0). Ils ont tout de même résisté avant que l'exclusion de Fernandez rende leur tâche impossible.
Messi ne pouvait pas se muer en sauveur à chaque fois. Après avoir traduit les siens jusqu'en finale, avec notamment deux passes décisives lieux de nulle part pour terrasser l'Angleterre en demi-finales (2-1), l'octuple Ballon d'Or n'est pas parvenu à peser sur le cours de la fête.
Pour ce qui devrait être son dernier Mondial à 39 ans, le N.10 restera bloqué à huit buts en 2026 et à 21 au cours des six éditions de la Coupe du monde qu'il aura disputées, laissant les honneurs à Kylian Mbappé. Le capitaine des Bleus s'empare pour la deuxième fois consécutive du Soulier d'Or avec 10 réalisations et repart également avec le record de buts de toute l'histoire du Mondial (22).
En s'imposant quatre ans après 2022, Messi avait l'occasion d'écrire une grande page de l'histoire du sport et de se placer à la hauteur du Roi Pelé. L'échec est cruel mais son pays ne pouvait pas lutter contre un collectif espagnol à nul autre pareil et bien installé sur le toit du monde.
La République démocratique du Congo s'est invitée sur la scène mondiale à l'occasion de la Coupe du monde 2026 grâce à une œuvre artistique inspirée de Patrice Emery Lumumba. Le ministère de la Culture, Arts et Patrimoine a salué la projection de l'image de l'artiste congolais Lumumba Vea sur les écrans géants du stade lors du spectacle de la mi-temps.
Selon le ministère, cette image, représentant l'artiste le bras levé dans une performance inspirée de la figure de Patrice Emery Lumumba, a permis de faire dialoguer le sport, l'art et la mémoire devant un public mondial estimé à plus d'un milliard de téléspectateurs.
Pour les autorités culturelles congolaises, cette apparition constitue un moment fort de visibilité internationale pour la création artistique congolaise. Elle rappelle que l'héritage de Patrice Lumumba continue d'inspirer les artistes et de porter un message de dignité, de liberté et d'identité nationale bien au-delà des frontières de la RDC.
« Notre histoire ne demeure pas dans le passé. Elle continue de vivre, de circuler et d'inspirer », souligne le ministère de la Culture dans son message publié sur les réseaux sociaux.
Le ministère estime également que la présence d'une œuvre congolaise sur une scène d'une telle ampleur démontre la capacité de la création nationale à s'imposer comme un vecteur de mémoire, de fierté et d'influence culturelle à l'échelle internationale.
À travers cette projection, la RDC réaffirme ainsi la place de sa culture dans les grands rendez-vous mondiaux, où l'art devient un langage universel capable de transmettre l'histoire et les valeurs d'un peuple.
Prosper Buhuru
- TP Mazembe : 30 pts (Qualifié pour la Ligue des Champions CAF)
- FC Les Aigles du Congo : 29 pts (Qualifié pour la Ligue des Champions CAF)
- AS Maniema Union : 23 pts (Qualifié pour la Coupe de la Confédération CAF)
- AS V.Club : 19 pts
- FC Saint Éloi Lupopo : 18 pts
- CS Don Bosco : 17 pts
- AS Simba : 11 pts
Dans une vidéo nous parvenue samedi dernier, le commandant de la Task Force présidentielle d’assainissement, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, a annoncé l’ouverture d’une enquête après les agressions visant des agents de cette structure dans les communes de Masina et Matete à Kinshasa.
Dans sa réaction, il a condamné ces actes de violence et promis que les auteurs seront identifiés afin de répondre de leurs actes devant la justice. Il a également appelé la population kinoise au civisme et à ne pas s’en prendre aux agents mobilisés dans le cadre des opérations d’assainissement de la capitale.
Selon la Task Force, ses agents ont été pris à partie lors de leur mission sur le terrain. À Masina, l’adjudant-chef René Akpond, qui dirigeait une équipe d’intervention, affirme avoir été agressé par des individus qu’il présente comme des partisans du parti politique de Martin Fayulu.
D’après son témoignage relayé dans la même vidéo, ses agresseurs auraient scandé « Non au changement de la Constitution ! » avant de lancer des pierres contre son équipe.
Un autre incident a également été signalé au niveau du pont Matete, où un groupe de jeunes non identifiés, munis de bâtons et de machettes, aurait attaqué des agents de la Task Force, semant la panique dans cette partie de la ville.
Le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik a rappelé que les membres de la Task Force présidentielle d’assainissement sont apolitiques et exécutent une mission d’intérêt public conformément aux instructions du chef de l’État.
Linda Lusonso
Le monde du football retient son souffle. Au terme de plus d’un mois de compétition à travers les États-Unis, le Canada et le Mexique, l’Argentine, championne du monde en titre, et l’Espagne, championne d’Europe, s’affrontent en finale de la Coupe du monde de la FIFA 2026 au New York New Jersey Stadium (USA), ce dimanche 19 juillet, à 20h00 (heure de Kinshasa).
Cette affiche oppose deux des sélections les plus performantes du tournoi. D’un côté, une Argentine guidée par l’expérience de Lionel Messi et portée par une série de victoires arrachées au mental. De l’autre, une Espagne impressionnante de maîtrise collective, bâtie sur une défense presque impénétrable et un contrôle permanent du jeu.
Le parcours de l’Espagne : la régularité et la solidité
L’Espagne a terminé en tête du groupe H après un match nul face au Cap-Vert (0-0), une victoire contre l’Arabie saoudite (4-0) puis un succès face à l’Uruguay (1-0).
En phase à élimination directe, la Roja a successivement éliminé :
- l’Autriche (3-0) en seizièmes de finale
- le Portugal (1-0) grâce à un but tardif de Mikel Merino
- la Belgique (2-1) en quart de finale
- la France (2-0) en demi-finale.
Selon la FIFA, l’Espagne s’est hissée en finale grâce à sa « maîtrise du milieu de terrain » et à sa « stabilité défensive ». La sélection de Luis de la Fuente n’a encaissé qu’un seul but durant le tournoi.
Les points forts de l’Espagne
Avec un parcours presque sans faute, lors de ce mondial, de nombreux observateurs soulignent comme points forts de l’Espagne :
Une organisation défensive remarquable avec un seul but concédé avant la finale.
Une forte maîtrise de la possession et du rythme des rencontres.
Un collectif équilibré porté notamment par Mikel Oyarzabal, Mikel Merino, Pedro Porro et la jeune star Lamine Yamal.
Les limites observées
Plusieurs matchs à élimination directe ont été remportés sur des buts tardifs contre le Portugal et la Belgique, signe que certaines rencontres sont restées longtemps indécises.
L’Espagne a parfois manqué d’efficacité offensive malgré sa domination territoriale.
Le parcours de l’Argentine : l’expérience et la résilience
L’Argentine a réalisé un parcours parfait en phase de groupes avec trois victoires :
- contre l’Algérie (3-0)
- contre l’Autriche (2-0)
- contre la Jordanie (3-1).
Les champions du monde ont ensuite emprunté un chemin beaucoup plus difficile :
victoire 3-2 après prolongation contre le Cap-Vert
victoire 3-2 face à l’Égypte
succès 3-1 contre la Suisse en quart de finale
victoire renversante 2-1 contre l’Angleterre en demi-finale grâce à deux passes décisives de Lionel Messi.
La FIFA souligne que l’Argentine arrive en finale après des succès à forte charge émotionnelle face à l’Égypte, la Suisse et l’Angleterre.
Les points forts de l’Argentine
Plusieurs analystes notent comme points forts du tenant du titre :
L’expérience d’un groupe champion du monde en 2022.
L’influence déterminante de Lionel Messi, auteur de huit buts dans le tournoi selon la FIFA et pièce maîtresse du jeu argentin.
Une capacité à revenir dans les matchs et à faire la différence dans les moments décisifs.
Les limites observées
Une défense davantage exposée que celle de l’Espagne, avec plusieurs matchs très disputés lors de la phase à élimination directe.
Des débuts de rencontre parfois compliqués, l’équipe ayant dû renverser plusieurs situations défavorables au cours du tournoi.
Une finale historique
La FIFA présente cette affiche comme la confrontation entre les champions du monde et d’Amérique du Sud et les champions d’Europe. L’Espagne dispute sa première finale mondiale depuis son sacre de 2010, tandis que l’Argentine vise un quatrième titre mondial et un exploit rare : conserver sa couronne mondiale.
Au-delà de l’enjeu sportif, cette finale symbolise également l’opposition de deux styles. L’Espagne mise sur le contrôle du ballon, la discipline tactique et la force collective. L’Argentine s’appuie sur son expérience de grands rendez-vous, son efficacité dans les moments critiques et le leadership de Lionel Messi.
Le verdict tombera ce 19 juillet au New York New Jersey Stadium, théâtre du 104e et dernier match de cette Coupe du monde de la FIFA 2026
radiookapi.net/CC
Le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, a appelé les jeunes du Parti Lumumbiste Unifié (PALU) à s'inspirer des idéaux de Patrice Lumumba et d'Antoine Gizenga pour contribuer à la défense de la souveraineté de la République démocratique du Congo et relever les défis actuels du pays.
Il s'est exprimé, samedi 18 juillet 2026, à Kinshasa, lors d'une matinée politique organisée au Musée national de la RDC par la Ligue des jeunes nationalistes lumumbistes. Placée sous le thème "Héritiers de Lumumba et Gizenga : quelles responsabilités pour la jeunesse nationaliste lumumbiste, 66 ans après l'indépendance ?", cette rencontre a réuni plusieurs responsables et militants du PALU autour des enjeux politiques, sécuritaires, économiques et mémoriels.
Dans son intervention, Patrick Muyaya Katembwe a insisté sur le rôle central de la jeunesse dans la poursuite du combat mené par les pères de l'indépendance. Il a estimé que le principal défi de cette génération est de contribuer à l'émancipation économique du pays tout en restant mobilisée face à ce qu'il a qualifié de guerre de prédation dont la RDC est victime.
Le porte-parole du Gouvernement a également mis l'accent sur la lutte contre la désinformation, devenue selon lui un enjeu majeur dans le contexte sécuritaire actuel. Il a exhorté les jeunes à faire preuve de discernement dans l'utilisation des réseaux sociaux afin de ne pas servir, parfois malgré eux, de relais aux campagnes de manipulation et de propagande.
À l'ouverture de cette matinée politique, le président de la Ligue des jeunes nationalistes lumumbistes, Christian Malamba, a rappelé que l'objectif de cette initiative était de renforcer la formation idéologique des jeunes militants. Il a souligné que l'héritage de Patrice Lumumba et d'Antoine Gizenga doit se traduire par un engagement permanent en faveur de l'unité nationale et du développement du pays, tout en mettant en garde contre les divisions identitaires, la désinformation numérique et la corruption.
Pour sa part, le député national Garry Sakata a invité les jeunes à préserver les valeurs incarnées par les deux figures historiques, notamment le patriotisme, le courage politique et l'attachement à l'unité nationale. Selon lui, les idéaux de Lumumba et de Gizenga demeurent une source d'inspiration pour les nouvelles générations appelées à participer à la construction de la RDC.
Serge Mavungu
Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a procédé au rapatriement volontaire de 121 ressortissants congolais en provenance d'Afrique du Sud, dans le cadre d'une opération organisée à la suite des violences à caractère xénophobe survenues les 5 et 6 mai 2026.
Dans un communiqué publié ce samedi 18 juillet, le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Francophonie et de la Diaspora congolaise précise qu'il s'agit du premier vol de rapatriement volontaire affrété par le Gouvernement. Les personnes rapatriées, parmi lesquelles figurent des femmes et des enfants, sont arrivées à Kinshasa à bord d'un vol spécialement organisé.
Le ministère indique que cette opération fait suite aux mesures d'urgence prises sur instruction de la ministre d'État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner. L'ambassade de la RDC à Pretoria avait notamment renforcé son dispositif consulaire en mettant en place une veille permanente, des lignes d'urgence, des relais communautaires et des démarches diplomatiques auprès des autorités sud-africaines afin d'assurer la protection et l'assistance des ressortissants congolais.
Selon le communiqué, la question avait été portée dès le 8 mai devant l'Assemblée nationale, avant d'être examinée en Conseil des ministres. À l'issue de ces démarches, la Première ministre avait décidé de mettre en place une cellule de crise gouvernementale et d'envoyer une mission en Afrique du Sud pour coordonner l'identification des personnes concernées et organiser leur retour dans des conditions de sécurité et de dignité.
À ce jour, 260 dossiers ont été validés dans le cadre de cette opération. Après vérification par les services compétents, 121 compatriotes ont été autorisés à embarquer à bord de ce premier vol à destination de Kinshasa.
À leur arrivée à l'aéroport international de N'djili, les rapatriés ont été accueillis par la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato Nakwipone, entourée des autorités et des services compétents. Un dispositif de prise en charge et d'accompagnement a été mis en place afin de faciliter leur réinsertion.
Le ministère des Affaires étrangères réaffirme, à travers ce communiqué, l'engagement du Gouvernement à assurer la protection des citoyens congolais à l'étranger et salue la mobilisation de l'ambassade de la RDC à Pretoria ainsi que la coopération des autorités sud-africaines, qui ont contribué à la réussite de cette opération.
Prosper Buhuru
Le parolier congolais Pascal Poba a été honoré à titre posthume par le Conseil national de la musique (CONAMU-RDC). Lors de la cérémonie funéraire organisée lundi à Kinshasa, il a reçu un diplôme d’honneur le consacrant meilleur parolier de la rumba congolaise du premier quart du XXIᵉ siècle.
Reconnu pour la profondeur de ses textes et sa capacité à raconter des histoires à travers la musique, Pascal Poba a marqué plusieurs générations d’artistes congolais. Son talent d’écriture s’est illustré dans de nombreux succès de grands noms de la rumba.
Parmi ses œuvres les plus connues figurent notamment « Maman » de Papa Wemba, « Chantal Switzerland », « Fleur d’amour » et « Papson » de Werrason, « Mercure » de Ferre Gola, ainsi que plusieurs titres de Koffi Olomidé et JB Mpiana.
À travers cette distinction, le CONAMU-RDC rend hommage à un homme dont les mots ont contribué à écrire une partie importante de l’histoire de la rumba congolaise.
Le DC Virunga de Goma s’est qualifié, lundi 13 juillet 2026, pour les demi-finales de la 60ᵉ édition de la Coupe du Congo de football. Le club gomatracien a battu le FC Puma de Kisangani sur le score de trois buts à deux, au stade Tata Raphaël de Kinshasa, en match comptant pour les quarts de finale.
Les Vert et Blanc de Goma ont bien entamé la rencontre en prenant rapidement l’avantage au marquoir. Moïse Kaniki, s’est illustré en inscrivant un doublé, permettant à son équipe de mener 2-0 avant la pause.
Mais le match a basculé à la 44ᵉ minute avec l’exclusion du gardien de but Diamoneka, sanctionné pour une faute de main commise en dehors de la surface de réparation. Réduits à dix joueurs, les montagnards ont dû faire preuve de solidarité en seconde période.
Malgré la pression exercée par le FC Puma, le DC Virunga a longtemps résisté. Les Boyomais ont toutefois réduit le score à la 66ᵉ minute grâce à Yenni Felly, relançant ainsi le suspens.
L’entrée en jeu de Gaga Yenga s’est révélée décisive pour le club de Goma. À la 88ᵉ minute, il a inscrit le troisième but de son équipe. Le FC Puma a de nouveau relancé le suspense dans les dernières minutes avec un but de Stone Bosenge à la 90ᵉ minute, sans toutefois parvenir à égaliser.
Au coup de sifflet final, le DC Virunga s’impose 3-2 et valide son billet pour les demi-finales où il affrontera le tenant du titre, l’AS Simba de Kolwezi, le jeudi 16 juillet 2026. L’autre demi-finale opposera l’OC les Elites à FC Butras de Lubumbashi au stade Tata Raphaël de Kinshasa.
radiookapi.net/CC
Le Karmapa, légende de la rumba congolaise, a confié lors de son passage dans l’émission B-One Music présentée par Papy Mboma qu’il souffre d’importants troubles de la mémoire suite à une grave maladie l’ayant contraint à se faire soigner en Europe. L’artiste exprime toutefois son optimisme quant à sa récupération progressive.
Une maladie qui a bouleversé sa vie
Le Karmapa, de son vrai nom Jean-Jacques Kibinda Pembele, a brisé le silence sur les raisons de son absence prolongée de la scène artistique. Lors de son apparition télévisée ce dimanche, l’auteur-compositeur-interprète congolais a révélé avoir traversé une période critique de sa santé. « J’étais malade. Très malade. Les enfants ont décidé que je parte en Europe afin de poursuivre mes soins. C’est là que j’ai été interné. C’est ce qui a justifié mon absence et retardé la sortie de l’album », a-t-il expliqué avec franchise.
Des séquelles cognitives persistantes
Les conséquences de cette maladie vont au-delà de la simple récupération physique. Le Karmapa a confessé souffrir de troubles importants de la mémoire qui affectent significativement son quotidien et son travail créatif. « J’oublie souvent. J’oublie énormément de choses, parfois même les noms des gens. Il m’arrive même d’oublier mes propres titres », a-t-il avoué avec une certaine émotion. Ces aveux témoignent de la gravité des séquelles qu’il traverse et de la vulnérabilité d’une grande figure artistique face aux aléas de la santé.
Pour un musicien dont la carrière repose sur la création et l’interprétation, ces troubles de la mémoire constituent un défi considérable, tant sur le plan professionnel que personnel.
Un optimisme teinté de réalisme
Malgré ces défis, Le Karmapa affiche une détermination à rebondir. « Aujourd’hui, je suis en forme et j’espère me rattraper. Le médecin m’a demandé de me reposer, et j’ai déjà eu ce repos. Mais l’âge avance aussi. Je ne serai sans doute plus jamais rétabli à 100 %, mais je suis en forme », a-t-il déclaré avec une lucidité touchante. Cette déclaration équilibrée montre un artiste conscient de ses limites tout en refusant de se laisser abattre par les circonstances.
Un patrimoine artistique incontournable
Au cours de sa carrière s’étendant sur plus de deux décennies, Le Karmapa a sorti plusieurs albums remarqués, dont Le Temps de l’amour (2005), Riposte (2008), Le Millionnaire (2013) et Caligula (2017). Des chansons incontournables comme « La Duchesse », « I Love You TF1 », « Bileyi ya Mobali » et « Blessé de cœur » figurent parmi ses plus grands succès, témoignant de son impact durable sur la rumba moderne.









