La cause du général major Smith Gihanga, poursuivi pour détention illégale d’armes, a été renvoyée au 26 mars prochain pour « arrivée tardive » de la note du ministère public, lors d’une audience à la Haute Cour militaire, à Kinshasa en République démocratique du Congo.
« Aujourd’hui, il a été question que la Haute cour militaire rende son arrêt avant dire droit. Mais, il s’est fait que la note du ministère public n’est parvenue au greffe de la Haute cour militaire qu’avant hier, si bien que la rédaction n’a pas suivi. Donc la Haute cour militaire ne pourra se prononcer qu’à la huitaine », a déclaré le général de brigade magistrat Jean-Paulin Ntshayikolo, juge président de la composition.
Il a annoncé, à cette occasion, que la prochaine audience va être consacrée au prononcé de l’arrêt avant dire droit, avant de présenter les excuses de la cour au conseil de la défense pour n’avoir pas communiqué sur l’arrivée tardive de la note du ministère public.
« C’est ce qui justifie d’ailleurs le fait que nous avons pris assez de temps dans la première cause, sachant que ça ne sera qu’une remise. Mais nous aurions tout de même dû vous informer que ça ne sera qu’une remise. Mais qu’à cela ne tienne, la haute cour vous présente toutes ses excuses maîtres », a dit le président de céans.
Le prévenu major Smith Gihanga Mutara est poursuivi pour détention illégale d’armes, munitions de guerre retrouvées dans sa résidence, ainsi que la violation des consignes. Il en court pour ce faire, 20 ans de servitude pénale principale conformément à l’article 203 du code pénal militaire et une peine allant de 6 mois à 5 ans d’emprisonnement pour violation de consignes.
ACP/CC
Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, se confie dans un entretien exclusif dans les colonnes du Figaro peu après sa rencontre avec Paul Kagame du Rwanda…
LE Figaro – Vous venez de rencontrer Paul Kagame, le président rwandais, à Doha dans une réunion tripartite avec l’émir du Qatar. Qu’en retirez-vous?
Félix Tshisekedi – La réunion s’est déroulée dans une ambiance conviviale. Le travail avait été effectué en amont par les émissaires qatariens. J’avais rencontré l’un d’eux mi-février, en marge de la conférence de Munich sur la sécurité. La suite reste à déterminer, car le préalable à tout cela était le cessez-le-feu immédiat et inconditionnel. Les discussions doivent se poursuivre pour un règlement durable.
Une médiation entre la RDC et le M23, groupe soutenu par le régime rwandais, qui occupe une partie de l’est de votre pays, a effectivement échoué mardi en Angola. Comment expliquez-vous le refus du M23 d’y participer?
Ce refus du M23 confirme aux yeux de l’opinion publique tant nationale qu’internationale que ces violents activistes sont des pantins qui attendent de recevoir des ordres pour agir. Ils sont hostiles à la paix et motivés par une soif d’enrichissement personnel, qu’ils assouvissent dans chaque localité qu’ils occupent. Dans ces conditions, je ne vois pas comment on peut construire quelque chose de solide et de véritable avec ces inféodés. Il valait donc mieux discuter avec leur mentor. La recherche d’une solution définitive à la crise congolaise est guidée par les processus de dialogue de Luanda et de Nairobi, initiés par l’Union africaine, ainsi que par les organisations régionales soutenues par les Nations unies. La résolution 2773, votée à l’unanimité par le Conseil de sécurité de l’ONU, fin février, exige le retrait immédiat des troupes rwandaises du territoire congolais et la fin du soutien militaire rwandais au M23. Elle exhorte le groupe à caractère terroriste à cesser les hostilités et à se retirer des zones sous son contrôle.
Le M23 prétend que ce sont les institutions internationales qui «sabotent la paix» et qui vous renforcent dans votre «politique
belliciste» …
Ce conflit, nous le traînons depuis le génocide de 1994. Le régime rwandais a, d’abord, voulu poursuivre les responsables hutus du génocide dans une véritable chasse à l’homme, puis il vient aujourd’hui piller nos minerais critiques. Cela a eu pour conséquence la déstabilisation de la région depuis trente ans. Dans cinquante ans, la région des Grands Lacs comptera 1 milliard d’âmes. Si nous ne vivons pas en paix, et j’appelle à une paix définitive, je vous laisse imaginer la catastrophe. Je redoute de nouveaux massacres, si rien n’est fait.
Les récentes sanctions prises par l’Union européenne contre le M23 et le Rwanda servent-elles votre cause ou sont-elles contre-productives, comme le disent certains?
La communauté internationale se sentait responsable de ce drame et fermait les yeux sur les crimes commis en RDC. J’en veux pour preuve le rapport « Mapping » de 1993 à 2003 sur les exactions commises dans notre pays durant cette période, qui a été rangé dans les tiroirs des Nations unies. Comment peut-on accepter que certains achètent les matières stratégiques que le Rwanda vient piller chez nous, au prix du sang? C’est pour cela que je salue la décision de l’Union européenne de prendre des sanctions contre des militaires rwandais et des cadres du mouvement violent M23. Ces mesures viennent s’ajouter à celles prises par d’autres pays partenaires comme la Grande-Bretagne, le Canada et les États-Unis. Elles confirment qu’indubitablement l’agresseur de la RDC s’appelle le Rwanda.
Emmanuel Macron vous soutient-il alors que vos relations étaient plutôt fraîches il y a quelques années?
Oui, je l’ai eu au téléphone régulièrement ces derniers temps. Malgré son engagement sur le dossier ukrainien, il se dit toujours aux côtés du peuple congolais pour chercher la paix.
Faites-vous un lien entre l’offensive rwandaise lancée en ce début d’année et l’arrivée de Donald Trump au pouvoir?
Peut-être était-ce effectivement pour le pouvoir rwandais l’occasion de mettre le président américain devant le fait accompli… Comme les Russes en Ukraine, il est possible que les Rwandais aient voulu pousser leur avantage sur le terrain pour être en position de force si Donald Trump, épris de paix, décidait de s’impliquer dans ce dossier.
Voyez-vous d’un bon œil la nomination de Massad Boulos, le beau-père de la fille de Trump, comme envoyé spécial dans la région des Grands Lacs ? Pourriez-vous passer des accords avec les États-Unis, dont vous avez reçu un membre du Congrès dimanche dernier, pour l’exploitation de vos minerais?
Je ne peux pas juger Massad Boulos car je ne le connais pas. Pour ce qui est des minerais, nous avons commencé à discuter de partenariats stratégiques avec les États-Unis dès mon arrivée au pouvoir, en 2019, lors du premier mandat de Trump, mais la crise sanitaire a interrompu les discussions. Celles-ci ont continué avec l’Administration Biden et, depuis que Donald Trump est revenu, elles reprennent de plus belle. Ce que je veux absolument éviter, c’est un bradage, ou des accords à la va-vite pour, comme je l’ai entendu, sauver le régime. Le but est d’obtenir un partenariat gagnant-gagnant, qui permettra à la RDC de transformer ses minerais localement, de créer de la valeur ajoutée, de constituer une chaîne de valeurs. Dans la mesure du possible, la transformation des matières premières devra se faire ici avec des investisseurs qui participent à la construction d’infrastructures
énergétiques qui manquent à la RDC. Plutôt que d’acheter les produits volés chez nous à d’autres, il faut investir chez nous. Nous le faisons avec la Chine.
Êtes-vous déterminé à désarmer, de votre côté, les groupes armés comme le FDLR, constitué d’anciens génocidaires?
Mais bien sûr: désarmement, démobilisation et réinsertion. C’est ce que prévoit le processus de Nairobi avec l’éradication de tous les
groupes armés, locaux ou étrangers, opérant dans l’est de la RDC. Le FDLR est aujourd’hui une force résiduelle qui ne compte pas plus de 750 activistes et très peu d’anciens génocidaires. Le FDLR ne pèse rien par rapport au M23.
Pour garantir la paix, il faut aussi réformer l’armée de la RDC, réputée corrompue, mal payée, mal dirigée et sous-équipée…
Le vrai problème, c’est qu’elle n’est pas uniforme. Elle est hétéroclite, formée de l’intégration, par petits morceaux, de groupes armés ou de
miliciens. C’est un fourre-tout qu’il faut maintenant transformer en un seul corps, avec un seul état esprit. La réformer, c’est le prix à payer pour la paix et la sécurité. Dans ce but, j’ai rééquilibré certains contrats avec nos partenaires chinois qui exploitent nos richesses. Notre armée compte environ 100.000 soldats. La solde, qui était de 100 dollars par mois, a été relevée. Un militaire au front touche en moyenne 500 dollars.
Quelles sont vos relations avec Poutine?
Elles sont correctes. Nous ne sommes pas en froid alors que nous avions condamné l’agression de l’Ukraine, en son temps, aux Nations
unies. La RDC est un pays agressé, comme l’Ukraine.
Redoutez-vous une balkanisation de la RDC, grande comme quatre fois la France, ou que l’est du pays fasse sécession?
Non, car j’ai toujours cru en la volonté du peuple congolais de vouloir un Congo uni et indivisible. Je vous promets que ça n’arrivera pas, en tout cas pas de mon vivant.
Figaro/CC
Le président e la RDC, Félix Tshisekedi, et son homologue rwandais, Paul Kagame, se sont entretenus mardi en face-en-face, sous la médiation de l'émir du Qatar, pour résoudre le conflit dans l'est du Congo, ont annoncé les trois gouvernements.
Tshisekedi et Kagame sont enfermés dans une guerre des mots depuis à cause d'une offensive des rebelles de M23 soutenus par le Rwanda, qui se sont emparés des deux plus grandes villes de l'est du Congo depuis janvier.
"Les chefs d'Etat se sont ensuite accordés sur la nécessité de poursuivre les discussions entamées à Doha afin d'établir des bases solides pour une paix durables", ont-ils déclaré dans un communiqué commun consulté par Reuters.
Les Nations Unies et les puissances internationales accusent le Rwanda de fournir des armes et d'envoyer des soldats combattre avec le M23 dirigé par des Tutsis. Le Rwanda affirme que ses forces agissent en légitime défense l'armée congolaise et les milices hostiles à Kigali.
Reuters/CC
Le major Tema Tabu Eboma est le nouveau aide de camp du Président de la République démocratique du Congo, nommé jeudi aux termes d’une série d’ordonnances lue à la télévision nationale.
« Est nommé membre de service personnel du Chef de l’Etat aux fonctions spécifiées au regard de son nom la personne ci-après : aide de camp du Chef de l’Etat le major Tabu Eboma Emma », a lu Mme Tina Salama, porte-parole du Président congolais.
Plusieurs autres ordonnances ont été lues, relatives à l’avancement en grade des officiers d’ordonnances, tels que le Commissaire supérieur de la Police nationale congolaise Jacques Mayombo et le Commissaire supérieur adjoint Rubert Tshibangu wa Tshibangu.
Des officiers de l’armée nationale Junior Ilunga Bukassa, Franck Luboya, Clarisse Lusasi Malangu, Amiral Tshimanga Museyima ont été nommés au grade de capitaine ou de lieutenant de vaisseaux des Forces armées de la République démocratique du Congo à la date du 13 septembre 2023.
« Sont nommés au grade de lieutenant ou enseigne de vaisseaux d’armée des Forces armées de la République démocratique du Congo à la date du 13 septembre 2023, les officiers dont les noms, post-noms et prénoms suivent : Bukassa Ngandu Falanga, Buanga Minengo Arsène, Kadima Mukila Joseph, Kalonji Tshikuta Magloire, Kapiamba Mpoy Hénoch, Kahoba Manda Alphonse, Mbuyi Tshibwabwa Baptiste », a lu la porte-parole Tina Salama.
Les officiers Kevin Kabakaya Kabado, Jean-Paul Kabamba Kapombo, Léon Kalombo Kabasele, Flory Kalombo Kalonji, Kimfuta Makusu Kif ont, quant à eux, été nommés au grade de sous-lieutenant ou enseigne de vaisseaux de 2ème classe des Forces armées de la République démocratique du Congo à la date du 13 septembre 2023.
Dans la même série, M. Armel Kamanda a été aussi nommé assistant intérieur du Conseiller spécial du Chef de l’Etat en matière de sécurité.
ACP/JF/CC
Des projets financés par l’Union européenne pour soutenir la riposte à l’épidémie de M-pox et renforcer la préparation aux épidémies en République Démocratique du Congo ont été lancés mercredi, à Kinshasa, capitale du pays, a appris l’ACP d’un communiqué.
« Les projets lancés ce jour visent à améliorer la détection précoce, la prévention et le traitement de la variole simienne tout en réduisant la stigmatisation liée à la maladie », a-t-on lu.
Selon la source, le lancement de ces projets marque une étape importante dans la lutte contre l’épidémie de Mpox en RDC, et témoigne de la volonté commune de surmonter cette crise sanitaire avec solidarité et détermination.
« Ils s’articulent autour de plusieurs axes clés parmi lesquels le renforcement des systèmes de surveillance épidémiologique, la sensibilisation des populations sur les symptômes, modes de transmission et mesures de prévention, la collecte de données et mise en place de systèmes de surveillance adaptés et, enfin, la formation et soutien des équipes techniques et médicales sur le terrain », a ajouté la source.
Le document renseigne que, le ministre de Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Dr Samuel Roger Kamba, a souligné que la lutte contre l’épidémie de Mpox ne pourra être efficace que si toutes les parties prenantes, y compris le gouvernement, les organisations non-gouvernementales, le secteur privé et les communautés elles-mêmes, s’unissent dans un effort collectif.
Le communiqué a indiqué que, le ministre a également insisté sur l’importance de l’éducation et de la recherche pour adapter la réponse en temps réel aux évolutions de l’épidémie.
Dans son communiqué, le ministre de la Santé a, par la même occasion, souligné l’importance du partenariat entre la RDC et l’Union européenne dans la lutte contre l’épidémie de Mpox.
« Grâce à votre soutien, nous pourrons renforcer nos capacités de surveillance, améliorer l’accès aux soins et sensibiliser nos communautés aux bonnes pratiques de santé publique. Ce soutien est essentiel pour renforcer notre réponse face à cette crise sanitaire », souligne le communiqué du ministre.
Cité par le communiqué, Dr. Kamba a appelé à l’unité et à l’action collective pour un avenir plus sûr et plus sain pour tous les citoyens congolais.
Cette activité a connu la présence des représentants des institutions congolaises, des ambassadeurs, des partenaires internationaux, ainsi que des experts du système des Nations Unies.
Depuis la fin de l’année 2022, la RDC fait face à une recrudescence de cas de Mpox. Face à cette situation alarmante, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a qualifié cette épidémie, en date du 14 août 2024, d’urgence de santé publique de portée internationale.
ACP/CC
Des orages avec pluies sont attendus jeudi dans huit provinces de la République démocratique du Congo (RDC), où la température la plus élevée sera de 37°C à Buta et la plus basse de 19°C à Bukavu a annoncé mercredi l’Agence nationale de météorologie et de télédétection par satellite (Mettelsat).
« Des orages avec pluies sont attendus dans la ville province de Kinshasa et les provinces du Kwango, du Kwilu (Kikwit et Bandundu), du Mai – Ndombé, du Kongo- central, du Sankuru, du Lomami et Kasaï (Ilebo et Tshikapa), » a alerté la Mettelsat.
Les provinces du Nord-Ubangi, du Sud-Ubangi, Bas-Uélé, du Tanganyika, du Haut – Lomami, du Lualaba et du Haut- Uélé connaîtront un ciel nuageux avec éclaircies, tandis que les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et du Haut- Katanga auront un ciel nuageux avec pluies, a ajouté la source.
La Mettelsat a aussi signalé des orages avec pluies isolées dans les provinces de la Tshuapa, de l’équateur, de la Mongala, de l’Ituri, de la Tshopo, du Maniema, du Kasaï – oriental et Kasaï – central.
La Mettelsat a, par ailleurs annoncé la plus haute température avec 37°C à Buta (Bas- Uélé), sur des coups de vents du Nord-Ouest qui souffleront sur la ville Gbadolité avec une vitesse de 12Km/h.
Les phénomènes météorologiques, les températures ainsi que les risques se présenteront de la manière suivante :

ACP/CC
Le ministre d'État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba, informe l'opinion publique du début, ce jeudi 13 mars 2025, devant la Haute Cour Militaire, du procès des Officiers Supérieurs des FARDC -Forces Armées de la République démocratique du Congo-.
En effet, ces Officiers Supérieurs sont accusés "d'avoir abandonné leurs positions face à l'ennemi, laissant derrière eux des armes, des munitions, du matériel militaire ainsi que des blessés, notamment dans les villes de Goma et Bukavu."
Cette audience publique sera diffusée en direct sur la RTNC -Radio Télévision Nationale Congolaise-, à 10h, heure de Kinshasa.
Serge Mavungu
Le gouvernement angolais a fixé au mardi 18 mars le début des négociations directes entre les délégations de Kinshasa et les rebelles du M23, dans la ville de Luanda, capitale de l’Angola.
Selon un communiqué parvenu à Radio Okapi, cette décision a été prise avec diligence face au conflit qui affecte l’Est de la RDC.
Ce document a été publié au lendemain de l’annonce par la présidence angolaise des négociations directes entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23. Cette annonce faisait suite à une brève visite, le même mardi, du président Félix Tshisekedi à Luanda.
« À la suite de la brève visite de travail de Son Excellence Félix Tshisekedi à Luanda, la partie angolaise, en tant que médiateur dans le conflit qui touche l’Est de la RDC, va établir des contacts avec le M23, afin que les délégations de la RDC et du M23 mènent des négociations directes à Luanda dans les prochains jours, en vue de négocier une paix définitive dans ce pays frère », peut-on lire dans ce communiqué.
De son côté, Tina Salama, porte-parole du chef de l’État congolais, a affirmé prendre acte de cette initiative, tout en précisant :
« Nous prenons acte et attendons de voir la mise en œuvre de cette démarche de la médiation angolaise. Nous rappelons par ailleurs qu’il existe un cadre préétabli, qui est le processus de Nairobi, et nous réaffirmons notre attachement à la Résolution 2773. »
Parallèlement, au niveau régional, le sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) s’ouvrira ce jeudi 13 mars par vidéoconférence, afin d’examiner la situation sécuritaire en RDC.
Cette rencontre devrait notamment aborder la mission de la SAMIDRC et le rôle qu’elle entend jouer face à l’évolution de la situation dans le Nord et le Sud-Kivu.
Ces travaux seront dirigés par le président en exercice de la SADC, le Zimbabwéen Emmerson Mnangagwa.
radiookapi.net/CC
Le Caire, Égypte – Un tournant majeur pour le football africain s’est produit ce mardi 11 mars 2025 avec la signature d’un protocole d’accord historique entre la Confédération Africaine de Football (CAF) et l’Association des Clubs Africains (ACA). Cet accord, scellé par le Président de la CAF, Dr Patrice Motsepe, et le Président de l’ACA, Hersi Said, marque une nouvelle ère de collaboration et de développement pour le football de clubs sur le continent.
Théola Tavunda
L’un des points saillants de cet accord est l’engagement de la CAF à accroître son soutien financier aux clubs. Pour la première fois, une indemnité de solidarité de 50 000 USD sera allouée à chaque club participant aux tours préliminaires des compétitions interclubs de la CAF. De plus, les dotations financières de la Ligue des Champions CAF TotalEnergies et de la Coupe de la Confédération CAF TotalEnergies ont été augmentées de plus de 40 %.
L’ACA prend ses quartiers au Maroc
L’ACA, lancée en novembre 2023 sous l’impulsion du Dr Motsepe, a également annoncé l’installation de son siège au sein de l’Académie Nationale de Football Mohammed VI à Salé, au Maroc. Cette infrastructure de pointe servira de base pour les opérations de l’association.
Des objectifs communs pour un football africain d’excellence
La CAF et l’ACA partagent une vision commune pour l’avenir du football africain. Leurs objectifs stratégiques incluent :
– Le développement d’un secteur professionnel solide et compétitif.
– L’investissement dans la formation des jeunes talents.
– La garantie d’un parcours éducatif pour les joueurs.
– La promotion de l’éthique et de l’intégrité du jeu.
– La lutte contre le racisme, le dopage, la violence, la manipulation de matchs et la corruption.
– La génération de bénéfices substantiels pour les joueurs, les clubs, les ligues et les associations membres.
– Le renforcement de la gouvernance et du règlement des litiges sportifs.
Une collaboration renforcée
Cet accord historique renforce le partenariat entre la CAF et l’ACA, ouvrant la voie à une collaboration plus étroite pour le développement du football africain. Les deux institutions reconnaissent l’importance de championnats nationaux solides et de compétitions internationales de haut niveau pour assurer la croissance durable du football sur le continent.
Membres du Conseil d’Administration de l’Association des Clubs Africains
– Président: Hersi Said (Young Africans, Tanzanie)
– Vice-présidents: Jessica Motaung (Kaizer Chiefs, Afrique du Sud) et Paul Bassey (Akwa United, Nigeria)
Cet accord marque une étape cruciale dans l’histoire du football africain, promettant un avenir plus prospère et équitable pour les clubs et les joueurs du continent.
LePotentiel/CC
Le Président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, va présider un nouveau Sommet extraordinaire des chefs d'État et de gouvernement de la SADC -Communauté de développement de l'Afrique australe-, jeudi 13 mars 2025, un mois après le Sommet conjoint des Leaders de l'EAC et de la SADC, déroulé à Dar es Salam.
D'après le communiqué de la SADC, ce Sommet, prévu par vidéoconférence, va examiner le dossier de l'insécurité dans la partie Est de la RDC -République démocratique du Congo-, occasionnée par les rebelles du M23/AFC soutenus par le Rwanda.
"Le Sommet recevra des informations récentes sur l'évolution de la situation sécuritaire en RDC et examinera les recommandations issues de la réunion extraordinaire du Sommet de la Troïka de l'Organe de coopération en matière de politique, de défense et de sécurité de la SADC, tenue le 6 mars 2025", apprend-t-on.
C'est par un communiqué que le Sommet des chefs d'Etat et leurs représentants de la SADC -Communauté de développement de l'Afrique australe- et de l'EAC -Communauté des Etats d'Afrique de l'Est- a détaillé les mesures décidées à l'issue de cette journée, dont la cessation immédiate des hostilités.
C'est la première mesure consignée dans le communiqué transmis à la presse. Les dirigeants des deux blocs sous-régionaux appellent, en effet, à un cessez-le-feu immédiat et un arrêt des combats.
Réouverture des accès stratégiques
De même, la ville de Goma est coupée du reste du pays. Le Sommet conjoint a exigé alors la réouverture des axes routiers Goma-Sake-Bukavu, Goma-Kibumba-Rumangabo-Kalengera-Rutshuru-Bunagana et Goma-Kiwanja-Rwindi-Kanyabayonga-Lubero. Est aussi concernée la reprise de la navigation fluviale sur le Lac Kivu, entre Goma et Bukavu.
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