La Cour des comptes a révélé, mercredi 13 mai, l’existence de cas présumés de détournements des finances publiques au sein du gouvernement central, des exécutifs provinciaux ainsi que dans certaines entreprises publiques. L’annonce a été faite par le premier président de l’institution judiciaire, Jimmy Munganga Ngwaka, lors d’un briefing de presse organisé à Kinshasa.

Depuis la rentrée judiciaire de mars dernier, plusieurs irrégularités ont été constatées, notamment des dépenses exécutées sans pièces justificatives conformes, en violation des règles budgétaires et comptables, dénonce la Cour des comptes.

« Lorsque nous examinons les comptabilités mensuelles de certains ministères et institutions publiques, la Cour des comptes constate des dépenses sans pièces justificatives. Dans ce cas, il y a présomption de détournement. Tous les comptables publics concernés vont être poursuivis devant la Cour des comptes. Certains, pour des cas graves, seront renvoyés », a déclaré Jimmy Munganga Ngwaka.

Audits et poursuites annoncés

À la même occasion, le procureur général près la Cour des comptes, Guy Tshipata Mulumba, a annoncé le lancement de plusieurs audits au sein des institutions publiques. Il a promis des poursuites judiciaires contre toutes les personnes qui seraient reconnues coupables de ces faits.

Cette action publique annoncée, si elle aboutit, marquera une étape importante dans la lutte contre la corruption et la mauvaise gestion des finances publiques en RDC, alors que la transparence et la redevabilité sont de plus en plus exigées par la société civile et les partenaires internationaux.

radiookapi.net/CC



À six jours de l’élection du comité exécutif de la Fédération congolaise de football association (FECOFA) prévue le 20 mai, le candidat à la présidence Rainier Patrice Mangenda a saisi la Commission d’éthique de la FIFA. Il dénonce de « graves irrégularités »  dans le processus électoral en cours.

Dans une lettre datée du 13 mai 2026 adressée aux instances internationales du football, il accuse les organes électoraux de la FECOFA de violations répétées des règles établies.

Des irrégularités présumées dans le processus électoral

Parmi les griefs soulevés, Mangenda évoque :

  • Le non-respect des délais de dépôt des candidatures ;
  • Des modifications de listes après leur clôture ;
  • Des changements de règles en pleine procédure électorale.

Selon lui, ces pratiques enfreignent le code électoral de la fédération ainsi que les statuts de la FIFA, qui interdisent toute modification des règles une fois le processus lancé. Le calendrier électoral, initialement fixé entre avril et mai 2026, aurait ainsi été modifié en cours de route.

Accusations de falsification et tensions autour d’un candidat

Son accusation la plus grave concerne un document présenté comme un procès-verbal d’assemblée générale, que le candidat qualifie de falsifié.

D’après Rainier Patrice Mangenda, ce document aurait été utilisé pour modifier les conditions d’éligibilité afin de favoriser un candidat spécifique, Véron Mosengo-Omba, cité nommément dans sa correspondance. Il estime que ces ajustements auraient permis de rendre éligible un candidat ne remplissant pas, selon lui, les critères initiaux.

Il évoque également une possible influence d’acteurs extérieurs dans le processus électoral.

Appel à la suspension des élections

Face à cette situation, le candidat demande la suspension immédiate du scrutin prévu le 20 mai 2026  et l’ouverture d’une enquête internationale indépendante.

Il avertit que la poursuite du processus pourrait fragiliser la crédibilité de la FECOFA, en rappelant que la FIFA a déjà sanctionné plusieurs fédérations nationales pour des cas similaires, allant jusqu’à la mise sous administration provisoire.

Une affaire qui fragilise le climat électoral

À l’approche du scrutin, cette saisine jette une nouvelle ombre sur le processus électoral de la FECOFA, déjà marqué par des tensions internes.

Mangenda cite par ailleurs plusieurs précédents internationaux où la FIFA est intervenue pour des irrégularités électorales, notamment au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Guatemala, au Mali, au Tchad, au Kenya et au Zimbabwe.

radiookapi.net/CC



L’Assemblée nationale auditionnée, ce mercredi 13 mai, les éléments de réponse de George Ongelo, directeur général de Trans-Academia, relative à la question orale avec débat débat lui adressée par le député André Mushongo. L’initiative portait sur la gestion de cette entreprise  censée assurer le transport des étudiants.

Se disant non convaincu par les réponses du DG de Trans-Academia, le député auteur, André Mushongo, a décidé de transformer son initiative en interpellation. 

Avant d’entamer ce moyen de contrôle, le depute accorde 48 heures à George Ongelo pour déposer sa démission. A défaut, l’élu de Tshikapa concrétisera son annonce faite du haut de la Tribune de l’Assemblée nationale: dépose son interpellation au bureau du  président Boji.

« Honorable président, dans ce que le DG a dit ici présent, il y a beaucoup de contrevérités… En conclusion de mon moyen d’information, j’ai décidé en toute responsabilité, de transformer ma question orale avec en interpellation »

« J’accorde pour ce faire, 48 heures au DG de Trans-Academia, pour déposer sa démission. Sinon, je vais poursuivre ma démarche en déposant l’interpellation »

De son côté, Aimé Boji, président de l’Assemble nationale, a demandé à André Mushongo, de saisir en bonne et due forme , son interpellation pour que la démarche se poursuive.

actualite.cd/CC



Le ministère de l’Emploi et du Travail annonce que la « Journée de la Révolution et des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) », prévue le 17 mai, sera observée le lundi 18 mai 2026, sur l’ensemble du territoire national.

Dans un communiqué officiel publié ce mercredi 14 mai, le ministère rappelle que cette journée est déclarée chômée et payée, conformément à l’ordonnance n°23/042 du 30 mars 2023 fixant la liste des jours fériés légaux en RDC.

Les autorités expliquent que le report intervient parce que le 17 mai 2026 tombe un dimanche. Les travailleurs des secteurs public et privé bénéficieront donc du congé le lundi suivant.

Le ministère de l’Emploi et du Travail invite par ailleurs le public ainsi que les organisations professionnelles d’employeurs et de travailleurs à prendre les dispositions nécessaires.

Cette journée commémorative est consacrée à la Révolution et aux Forces armées de la RDC. Elle figure parmi les fêtes légales reconnues par l’État congolais.

Patrick Kitoko



Après une entame manquée lors de la première journée des play-offs de la 31e édition de la Ligue nationale de football (LINAFOOT), le Cercle Sportif Don Bosco s’est relancé en s’imposant face à l’Association Sportive Vita Club (2-1), ce lundi au stade Mazembe de Kamalondo.

Opposées avec l’obligation de réagir après leurs défaites initiales, les deux formations ont livré une première période équilibrée. Malgré quelques tentatives de part et d’autre, aucune équipe n’a réussi à faire la différence avant la pause (0-0).

Au retour des vestiaires, les Salésiens ont affiché un tout autre visage. Plus entreprenants, les hommes de Kasongo Ngandu ont intensifié la pression jusqu’à trouver la faille à la 63e minute, concrétisant leur domination.

Dans la foulée, Don Bosco va faire le break grâce à Élie Mpoyo, ancien joueur du TP Mazembe, qui conclut une action offensive bien menée et porte le score à 2-0.
Touchés mais pas totalement abattus, les Moscovites vont tenter de réagir en fin de rencontre. Leur effort est récompensé à la 82e minute, lorsque Éliézer Nyembwa transforme un penalty et réduit l’écart (2-1). Insuffisant toutefois pour inverser la tendance.

Avec cette victoire, Don Bosco se relance dans ces play-offs et totalise désormais 3 points en deux sorties. De son côté, Vita Club reste en difficulté avec zéro point au compteur après deux journées.

José Mukendi



Les États-Unis ont annoncé des sanctions contre l’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila, qu’ils accusent de soutenir la rébellion de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23), dans l’est du pays.

Cette décision s’inscrit dans une stratégie américaine engagée de longue date pour tenter de contenir l’influence de l’ex-chef de l’État congolais. Dès 2016, Washington s’inquiétait de la prolongation de son mandat au-delà des délais constitutionnels. En 2019, Corneille Nangaa, alors proche de son régime et aujourd’hui à la tête de l’AFC/M23, avait lui aussi été sanctionné.

Malgré ces pressions, Joseph Kabila demeure actif sur la scène régionale. Il continue de se déplacer et a été reçu à Luanda fin décembre. Il entretient également des contacts dans plusieurs pays d’Afrique australe, notamment au Zimbabwe, au Botswana, en Namibie et en Eswatini, ainsi qu’au Rwanda, témoignant d’une capacité à conserver des relais diplomatiques dans la sous-région.

À l’intérieur de la RDC, son influence apparaît contrastée. Des relais subsistent, notamment au sein de l’armée et dans l’espace Katanga. Mais à Kinshasa, son réseau a été fortement affaibli. Plusieurs de ses proches ont été arrêtés ou contraints à la fuite. Aubin Minaku est détenu depuis janvier sans accès à ses avocats, tandis qu’Emmanuel Ramazani Shadary a été interpellé de nuit.

En dépit de ce recul, l’ancien président continue de s’organiser. En avril, son entourage s’est réuni dans un pays d’Afrique australe avec pour objectif affiché de préparer des mobilisations, notamment dans la capitale congolaise.

Sur le plan financier, les sanctions américaines impliquent le gel d’éventuels avoirs aux États-Unis et compliquent les transactions en dollars. Mais leur efficacité reste incertaine. Plusieurs personnalités et entités liées à la crise dans l’est de la RDC sont déjà sous sanctions, dont des responsables rwandais, l’armée rwandaise, Corneille Nangaa ou encore le vice-président du Sénat congolais Norbert Basengezi.

Sur le plan politique, l’impact pourrait être limité. Joseph Kabila évolue dans un environnement où les réseaux régionaux, les loyautés politiques et les intérêts miniers jouent un rôle déterminant, souvent indépendamment des décisions de Washington.

Affaibli et sous pression, l’ancien président n’est toutefois pas neutralisé. Reste à savoir si ses appels à la mobilisation trouveront un écho à Kinshasa, où ses réseaux ont été en grande partie démantelés.

actualite.cd/CC



Les messages de félicitations à l’endroit de l’artiste musicien Fally Ipupa pour ses deux concerts livrés au Stade de France continuent d’affluer. Très émue, la Première dame de la RDC, Denise Nyakeru Tshisekedi, a salué en quelques mots le rayonnement de la culture congolaise.

"Au-delà de la performance musicale, c’est le génie créatif, la résilience et le rayonnement de toute une génération congolaise et africaine qui ont été célébrés", peut-on lire sur le compte X de la Première dame.

Au nom de tous les Congolais, Denise Nyakeru, patriote, traduit par ses mots l’admiration de tout le pays. "Cette réussite est aussi un message d’encouragement à tous nos artistes, créateurs, entrepreneurs culturels et talents congolais qui, chacun dans son domaine, contribuent à faire briller la RDC au-delà de ses frontières", a-t-elle ajouté.

D’après un expert interrogé par nos confrères de l’Agence congolaise de presse, le Trésor public français devrait engranger plus de vingt millions d’euros grâce au double spectacle du chanteur de la République démocratique du Congo, Fally Ipupa.

La superstar congolaise Fally Ipupa a électrisé le Stade de France pendant deux jours successifs, pour les 20 ans de sa carrière solo. Surnommé "Aigle", l’artiste a survolé la plus grande enceinte sportive de l’Hexagone devant plus de 70 000 spectateurs samedi 2 mai et 50 000 dimanche 3 mai 2026.

Grevisse Tekilazaya



Timothée Menayame a été élu président de la Ligue Nationale de Football (Linafoot) ce lundi 4 mai 2026, à l'issue d'une Assemblée générale élective organisée au Pullman Hôtel de Kinshasa. Il succède ainsi à Bosco Mwehu à ce poste.

Timothée Menayame a obtenu 65 voix au deuxième tour de l'élection, face à Delphin Kikuni, qui a 63 voix. Jean-Claude Booto a été éliminé lors de la première tournée.

Timothée Menayame et son équipe sont fortement attendues sur divers projets, y compris la relance du championnat national et la redynamisation de la Ligue 2, qui a fait face à de nombreuses difficultés depuis longtemps.

Son choix témoigne d'une véritable aspiration au renouveau, à plus de professionnalisme, à plus de rigueur, et surtout d'un objectif clair de faire évoluer le football congolais vers un niveau supérieur. C'est le début d'une nouvelle ère, avec maintenant l'accent mis sur le terrain et les résultats.

Makabi gratuit et Fiston MOKILI



La Société congolaise des droits d’auteur et des droits voisins (SOCODA COOP-CA) prépare une répartition inédite. La commission de répartition procède actuellement à la collecte des données des œuvres exploitées, en vue du paiement des droits d’auteur qui interviendra "incessamment sous peu".

"La particularité, c’est que cette fois-ci, pour la première fois, les artistes plasticiens sont aussi repris", a confié Aimé Bassay, rapporteur de la Commission de répartition de la SOCODA. Jusque-là, seuls les musiciens et les arts dramatiques étaient concernés. Cette énième opération marque donc un tournant pour les peintres, sculpteurs et graphistes.

Lancée le 24 avril, la collecte de données doit s’achever le 18 mai. "Le paiement va intervenir. C’est une obligation pour nous de payer les artistes de toutes catégories", a assuré Albert Ndosi, rapporteur adjoint de ladite commission.

En présence de la vice-présidente de la Commission de répartition, Mariam Magbada, il a été précisé à Opinion-info.cd que des descentes ont eu lieu à l’Académie des beaux-arts de Kinshasa et au Centre Wallonie-Bruxelles, considérés comme les temples des plasticiens, pour collecter plus d’éléments se rapportant aux arts plastiques.

 Serge Mavungu



Ce dimanche, le Stade de France s’est transformé en panthéon musical africain. Fally Ipupa n’avait pas convié des artistes ; il avait convoqué une génération. Seize invités, soigneusement sélectionnés, ont défilé sur sa scène. Ce n’était pas une tournée d’amis. C’était la démonstration du pouvoir absolu.

La rumba rencontre l’urbain : l’architecture de la conquête

Gaz Mawete et Zaiko Langa Langa représentaient la rumba, la colonne vertébrale congolaise. Ben-J, Guy2Bezbar, Keblack et Naza incarnaient la modernité urbaine. Fally Ipupa ne les opposait pas ; il les fusionnait. Ce choix révèle une stratégie implacable : rassembler tous les mondes musicaux sous un seul toit, celui de l’Aigle de l’Afrique.

Lynnsha, Tayc, Lokua Kanza et Calema élargissaient le spectre vers la soul, le R&B et les harmonies continentales. Chaque artiste occupait un rôle précis dans la symphonie de domination. Fally Ipupa ne partageait pas simplement sa scène ; il orchestrait une hiérarchie. Ceux qui montaient aux côtés de l’Aigle reconnaissaient publiquement son statut de sommet incontesté.

Diamond Platnumz et Chancel Mbemba : l’extension continentale et nationale

Diamond Platnumz apportait l’Afrique de l’Est, confirmant que la domination de Fally Ipupa dépassait les frontières de la francophonie. Chancel Mbemba, capitaine des Léopards, représentait la gloire sportive validée par la musique. Fiston Saï Saï et Joé Dwèt Filé incarnaient les voix alternatives, celles qui acceptent de se soumettre au pouvoir central.

Cette architecture révèle une vérité perturbante : l’Afrique ne produit pas plusieurs légendes simultanément. Elle en produit une, qui absorbe les autres. Fally Ipupa était le centre gravitationnel de ce dimanche du Stade de France. Diamond Platnumz, malgré son statut continental, devenait invité. Chancel Mbemba, malgré sa gloire sportive, devenait figurant. L’Aigle de l’Afrique organisait la hiérarchie depuis sa scène.

Celé Mfumu et Dolly Mafinga : la transmission générationnelle

Celé Mfumu et Dolly Mafinga fermaient cette procession de 16 invités. Ils représentaient une génération plus jeune, celle qui grandirait en reconnaissant Fally Ipupa comme fondateur. Ce dimanche au Stade de France n’était pas qu’un concert ; c’était l’établissement d’une succession. L’Aigle de l’Afrique gravait dans les esprits : voilà comment on règne. Voilà comment on rassemble.

Seize invités défilant sur la scène de Fally Ipupa créaient un précédent indestructible. Aucun artiste africain n’avait réuni une telle assemblée. Aucun n’avait osé. Fally Ipupa venait de démontrer que le pouvoir musical absolu ne se mesure pas au nombre de spectateurs, mais à la capacité d’imposer sa vision du continent sur la plus grande scène possible. Ce dimanche, il avait fait plus que chanter. Il avait fondé une nouvelle Afrique musicale.
 
mbote/CC
Page 2 of 781

A Propos

www.culturecongolaise.com

Ali Kalonga

Directeur de la Rédaction

Tél (whatsapp): +243 808 856 557

alikalonga@culturecongolaise.com

Derniers Articles