La neuvième édition de la semaine française de Kinshasa a été officiellement lancée ce mardi au Pullman Grand Hôtel, marquant le début de trois jours d’échanges entre acteurs publics et privés congolais et français autour des opportunités économiques et des partenariats stratégiques.
Organisée par la Chambre de Commerce et d’Industrie Franco-Congolaise (CCIFC), cette plateforme s’inscrit dans la continuité des efforts visant à renforcer la coopération bilatérale et à favoriser les investissements dans des secteurs clés de l’économie congolaise.
Dans son allocution d’ouverture, le président de la CCIFC, Bertrand Bisengimana, a rappelé le rôle structurant de cet événement, créé en 2014, comme espace de rencontre entre entreprises françaises et congolaises.
« La Semaine française de Kinshasa est un salon professionnel qui donne l’opportunité aux entreprises participantes d’établir un contact direct avec de futurs partenaires », a-t-il dit.
Il a également souligné l’implication de plusieurs partenaires institutionnels, notamment MEDEF international, Business France et l’Agence française de développement, dans la réussite de cette édition.
Placée sous le thème « RDC–France : perspectives partagées », cette 9ème édition met l’accent sur des enjeux tels que la transition énergétique, les infrastructures durables et le numérique.
Prenant la parole au nom du gouvernement, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a livré une analyse approfondie du contexte économique international et de la place stratégique de la RDC.
« La République démocratique du Congo n’est pas seulement un marché à observer. Elle est une position stratégique à investir », a-t-il souligné. Il a insisté sur le rôle central du pays dans la transition énergétique mondiale, notamment grâce à ses ressources en minerais critiques comme le cobalt.
« Notre ambition n’est plus simplement d’exporter davantage, mais de créer plus de valeur locale, plus d’emplois et plus de souveraineté productive ». Le ministre a également appelé à une nouvelle étape dans les relations économiques franco-congolaises, basée sur des partenariats plus structurants et durables.
De son côté, le président de la Fédération des Entreprises du Congo, Robert Malumba Kalombo, a salué une initiative qui s’impose comme un cadre crédible de dialogue économique.
« Cette semaine française s’affirme comme une plateforme de référence pour renforcer les liens économiques et explorer de nouvelles opportunités de coopération », a-t-il déclaré.
Et d’ajouter :
« Il s’agit de passer à un partenariat favorisant la transformation locale, le transfert de technologies et la création de valeur sur le territoire congolais ».
L’ambassadeur de France en RDC, Rémi Maréchaux, a mis en avant la nécessité d’un partenariat équilibré entre les deux pays, fondé sur la co-construction.
« Nous sommes ici pour investir, mais aussi pour contribuer à l’émergence d’un Congo nouveau, en misant sur la formation et le transfert de compétences », a-t-il déclaré.
Il a encouragé les entreprises françaises à saisir les opportunités offertes par le marché congolais et à s’inscrire dans une dynamique de long terme.
Prévue du 22 au 24 avril, cette édition réunira plusieurs dizaines d’entreprises et d’institutions autour de conférences, panels, rencontres B2B et sessions de networking.
Les thématiques abordées couvriront notamment, les mines et la transition énergétique, les infrastructures urbaines, le numérique et l’innovation et l’entrepreneuriat et le financement Au-delà des discours, les différents intervenants ont convergé sur la nécessité de transformer les intentions en actions concrètes.
Rachel Mulowayi, stagiaire UCC
Depuis ce mardi 21 avril, la 7ème édition du Festival du Livre et de la Bible (FELIBI) a ouvert ses portes à Kinshasa dans l’enceinte de la Haute École de Commerce. Ce mercredi a marqué la deuxième journée de ces festivités avec un programme rempli d’activités littéraires auxquelles les amateurs de lecture ont eu le plaisir de participer.
Dans la matinée, plusieurs établissements scolaires tels que le Groupe Scolaire Esmicom, ont pris part aux concours de dictée, d’épellation et d’éloquence. Des prestations de slam et danse du groupe MTI Step dance, de musique de plusieurs jeunes artistes rappeurs ont rythmé la journée.
« Nous sommes très contents de la participation du public, notamment des élèves et des étudiants, et c’est un honneur de les accueillir autour du livre, outil fondamental d’éducation et d’accès à la connaissance », a dit Edel Mulumba, coordonateur du FELIBI.
La deuxième partie de la journée a été consacrée aux activités destinées aux adultes, notamment des ateliers et des échanges autour du livre. Des invités ont animé des cafés littéraires et des formations sur la chaîne du livre, accompagnées de distributions de livrets aux participants.
Une lecture publique du recueil de fables “Le sage avait raison” de l’écrivain Christian Gombo a également été organisée par le collectif “Les Inattendus”, avec une interprétation du comédien Joël Matondo. Ce sont des histoires drôles qui transmettent des leçons morales aux petits comme aux grands.
« Tout ce qui promeut la littérature est positif pour nous, car cela rapproche le livre des jeunes. Aujourd’hui, des ouvrages sont vendus à 500 francs ou à 1$, ce qui les rend plus accessibles », raconte Christian Gombo.
Au niveau des stands, plusieurs ouvrages ont été proposés au public, dont “L’eau en République démocratique du Congo” d’Alphonse Benza Kongawi et “La diplomatie en Afrique subsaharienne” du professeur Montala. Selon les exposants, d’autres publications sont attendues d’ici le week-end afin de renforcer les besoins des lecteurs.
« Nous attendons encore d’autres livres qui sont en cours d’acheminement et qui devraient arriver d’ici le week-end pour être exposés au niveau de Mediaspaul », affirme Trésor Chizungu, assistant d’auteurs.
Et d’ajouter :
« Nous constatons une forte affluence et un réel intérêt du public pour la lecture. Étant dans un milieu universitaire, il semble qu’il y ait eu au départ un problème de communication, car plusieurs personnes découvrent l’activité sur place. Cela a entraîné une certaine lenteur des ventes au premier jour. Mais aujourd’hui, au deuxième jour, nous remarquons que les gens s’habituent et commencent à acheter. On voit clairement qu’ils sont intéressés : ils passent de stand en stand pour découvrir les ouvrages disponibles ».
Le Festival du Livre de la Bible est une initiative des Éditions Paulines et Mediaspaul, structures actives dans le secteur du livre depuis près de 70 ans en République démocratique du Congo. L’événement, à la fois littéraire et scientifique, vise à promouvoir le livre comme outil d’accès à la connaissance.
La septième édition se tient du 21 au 25 avril à Kinshasa, à la Haute École de Commerce, avec des activités organisées chaque jour entre 10h et 18h. Elle se déroule également dans d’autres villes du pays, notamment à Lubumbashi et Kisangani.
Placé sous le thème « Les enjeux du droit d’auteur à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle », cette édition s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, commémorée chaque 23 avril.
Lina Muyumba, stagiaire UCC
Les Léopards de la République démocratique du Congo s’apprêtent à disputer la Coupe du monde 2026, qui se déroulera du 11 juin au 19 juillet 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Le gouvernement congolais tient à accompagner et à soutenir les Léopards tout au long de cette compétition. C’est dans ce contexte que Didier Budimbu, ministre des Sports et Loisirs, et la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato Nakwipone, ont tenu, mardi 21 avril, une séance de travail avec M. Ian J. McCary, chargé d’affaires a.i. de l’ambassade des États-Unis en RDC, et Catherine Vézina, chargée d’affaires de l’ambassade du Canada en RDC.
Les échanges ont porté sur le caractère historique de la participation de la RDC au Mondial, 52 ans après. Les parties ont également discuté de la coordination du déplacement de la délégation congolaise appelée à accompagner l’équipe nationale, ainsi que des procédures administratives mises en place afin de faciliter ces démarches.
" J’ai fait le déplacement pour voir ma collègue vice-ministre des Affaires étrangères parce qu'on avait une réunion avec les chargés d'affaires de l'ambassade des États-Unis d'Amérique en RDC et la chargée d'affaires de l'ambassade du Canada en RDC. Il était question déjà de préparer le déplacement de nos supporters et de tous ceux qui vont accompagner l'équipe nationale ", a rassuré le ministre Didier Budimbu à l'issue de la réunion.
Par la même occasion, il a lancé un appel à la vigilance, invitant la population à ne pas se fier aux individus qui prétendent contrôler les listes de déplacement ou qui exigent de l’argent en échange d’une prétendue prise en charge. Selon Didier Budimbu, aucun frais n’est requis pour les personnes appelées à accompagner les Léopards.
" Je profite de l'occasion pour lancer un appel parce qu’on voit qu'il y a beaucoup de tendances d'escroqueries sur Internet, des gens qui demandent de l'argent ou qui prétendent avoir le contrôle sur la liste qui sera soumise pour les visas pour faire le déplacement avec nos léopards. Cette liste n'est pas monnayée, il n'ya pas d'argent à payer, il n'ya rien du tout. Les supporters qui feront le déplacement seront pris en charge par l'État congolais, il n'ya pas un euro à débourser, il n'ya pas un franc congolais à donner c'est l'État congolais qui prendra en charge le déplacement, logement, les billets et tout ce qui va avec, je tiens à marteler sur ça ", a insisté Didier Budimbu, Ministre des Sports et Loisirs
Par ailleurs, Didier Budimbu a réaffirmé la volonté du gouvernement d’assurer une participation optimale des Léopards ainsi que de leurs accompagnateurs.
" Du côté du gouvernement, nous sommes déterminés à ce que les choses se passent bien d'où on est en train de s'y prendre déjà à temps, question de finaliser tout ce qui concerne les démarches des visas et le gouvernement va mettre les moyens pour le déplacement en termes d'avion, logement et tout pour tous ceux qui vont accompagner les léopards. Je suis tellement optimiste que je sais que l'exploit sera au rendez-vous, on sera au-delà de ce qui s'était fait en 1974 et on travaille dans ce sens-là ", a rassuré Didier Budimbu.
La Coupe du monde organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique sera la première édition à réunir 48 équipes. Parmi les pays qui ont décroché les derniers billets figurent notamment l’Irak, la République démocratique du Congo, la Bosnie-Herzégovine, la Suède, la Turquie et la République tchèque.
Avec cette qualification, la République démocratique du Congo sera logée dans le groupe K. Les Léopards de la RDC seront appelés à affronter le Portugal de Cristiano Ronaldo, la Colombie et l’Ouzbékistan.
Clément MUAMBA
Le vice-Premier ministre et ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba, a accordé, mercredi 22 avril 2026, une audience, à Rémi Maréchaux, ambassadeur de France en République démocratique du Congo, accompagné d’une délégation composée de représentants de l’Agence française de développement et de Haropa Port.
Au centre des échanges : la relance du transport fluvial en République démocratique du Congo, avec un accent particulier sur l’axe stratégique Kisangani–Kinshasa, véritable colonne vertébrale de la circulation des personnes et des marchandises à travers le pays.
Au cours de cette rencontre, la délégation française a réaffirmé sa disponibilité à accompagner la RDC dans la modernisation de ses infrastructures portuaires. Haropa Port a notamment mis en avant son expertise technique dans la gestion portuaire et la structuration des chaînes logistiques, en vue de contribuer à une meilleure fluidité du trafic fluvial.
Cette coopération s’inscrit dans la dynamique engagée par le ministère des Transports pour redynamiser le secteur fluvial, considéré comme un levier majeur du désenclavement national et de la relance économique. Ces dernières semaines, le ministère a multiplié les initiatives en faveur de la modernisation des ports et de la sécurisation des voies navigables.
L’axe Kisangani–Kinshasa revêt une importance particulière pour l’économie congolaise, reliant plusieurs provinces à la capitale à travers le fleuve Congo, principal corridor naturel du pays. Sa modernisation pourrait considérablement réduire les coûts logistiques et renforcer les échanges commerciaux intérieurs.
Don Benjamin Makolo
L’Institut National de Santé Publique (INSP) a placé sous haute surveillance la situation sanitaire dans le site de déplacés de Kinkole, à Kinshasa, qui accueille des personnes venues de Pakadjuma. L’alerte fait suite à une mission d’évaluation conduite le 18 avril 2026 par le Professeur Christian Ngandu, Coordonnateur du Centre des Opérations d’Urgence de Santé Publique (COUSP).
La mission révèle que 22 632 déplacés de Pakadjuma vivent actuellement à Kikole dans des conditions d’eau, d’hygiène et d’assainissement jugées critiques, un contexte qui fait craindre une flambée de choléra à court terme. Sur le terrain, les équipes de l’INSP ont enregistré 21 alertes de choléra, dont trois cas déjà confirmés chez des enfants, ainsi que 74 cas de malnutrition aiguë modérée.
Face à ce tableau, l’INSP identifie comme urgences l’amélioration de l’accès à l’eau et à l’assainissement, la prise en charge nutritionnelle, l’approvisionnement en intrants médicaux, la sécurisation des soins pour les équipes soignantes et les patients, ainsi que la réinsertion des déplacés. L’institut précise que des mesures sont en cours de coordination avec les partenaires pour éviter une détérioration rapide de la situation sanitaire dans ce site.
Serge Mavungu
Le Comité de gestion de l’Université Pédagogique Nationale (UPN) a annoncé, samedi 19 avril, le lancement du processus de préparation du paiement de la deuxième tranche de la prime COGIT pour l’année académique 2025-2026, dans le cadre de la mise en œuvre progressive du Conseil des Partenaires (COPA).
Dans un communiqué officiel parvenu à 7SUR7.CD, les autorités académiques indiquent qu’une réunion de concertation s’est tenue le 15 avril dernier entre le Comité de gestion et les représentants des différentes corporations universitaires, afin de définir les modalités pratiques de fonctionnement du COPA, institué par l’Instruction n°027.
« Une réunion de concertation s’est tenue le 15 avril 2026 entre ses membres et les représentants des corporations, dans le cadre de la mise en œuvre progressive du Conseil des Partenaires (COPA) », précise le document.
Selon la cellule de communication de l’UPN, cette initiative vise à renforcer les mécanismes de gouvernance institutionnelle, en attendant les orientations complémentaires du ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire.
À l’issue des échanges, une formule organisationnelle jugée consensuelle a été retenue. Celle-ci confie la coordination aux corporations, sous la supervision du Comité de gestion, notamment pour assurer la continuité des activités liées au paiement de la prime de transport.
« Une formule organisationnelle consensuelle a été adoptée. Celle-ci repose sur une coordination assurée par les corporations, sous la supervision du Comité de gestion, en vue de garantir la continuité des activités », note le communiqué.
Le Comité de gestion affirme par ailleurs que les travaux préparatoires à la mise en paie ont débuté le 16 avril sous le format COPA et se poursuivent afin de permettre le paiement dans les meilleurs délais.
« Le processus de préparation du paiement de la deuxième tranche de la prime COGIT (...) est officiellement engagé. Le Comité de gestion rassure que la paie interviendra dans les meilleurs délais et réaffirme son engagement en faveur d’une gouvernance fondée sur la transparence, le dialogue et la responsabilité », indique-t-on.
D’après la même source, plusieurs corporations ont déjà désigné leurs délégués, facilitant ainsi le démarrage effectif des opérations techniques. Le dispositif retenu prévoit notamment une préparation conjointe de la paie, un contrôle des frais académiques ainsi qu’une mobilisation progressive des ressources, en fonction du rythme des paiements des étudiants.
Le Comité de gestion insiste également sur le respect des procédures officielles de paiement afin de garantir la traçabilité et la validation des opérations. Les présidents des corporations disposent d’une interface dans Optsolution leur permettant de suivre en temps réel l’évolution des frais académiques.
« Les paiements des frais académiques doivent impérativement être effectués via les canaux officiels mis en place, notamment les outils numériques dédiés », avertit-il.
Les étudiants sont ainsi appelés à la vigilance et invités à se référer exclusivement aux plateformes reconnues par l’université, sous peine de voir leurs paiements non pris en compte lors des opérations de contrôle.
MD
Le Secrétariat permanent de l’Union sacrée de la Nation (USN) a annoncé, dans un communiqué publié ce lundi 20 avril 2026, le lancement des consultations nationales autour des différentes propositions de réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo.
Dans ce document signé par son secrétaire permanent et porte-parole, le professeur André Mbata Betukumesu Mangu, la plateforme présidentielle indique avoir pris acte de nombreuses manifestations de soutien à l’initiative de réforme de la Constitution du 18 février 2006, organisées à Kinshasa, en provinces ainsi que dans la diaspora congolaise.
« Tenant compte des nombreuses manifestations de soutien à l’initiative de réforme constitutionnelle organisées par nos compatriotes à Kinshasa, en provinces et dans la diaspora aussi bien en Afrique, en Asie, en Europe qu’en Océanie et à la suite des mémorandums adressés à la haute autorité politique de l’Union sacrée de la Nation et de plusieurs initiatives appelant à la réforme de la constitution du 18 février 2006 qui régit actuellement la République démocratique du Congo, le Secrétariat permanent invite les partis et regroupements politiques, les associations ainsi que les personnalités membres de l’USN, les confessions religieuses, les organisations non gouvernementales des droits de l’homme, les Ordres professionnels, les Syndicats, les universitaires en général et d’une façon particulière les juristes ainsi que tous les autres patriotes congolais intéressés au pays ou dans la diaspora, à lui transmettre leurs propositions au plus tard le mercredi 20 mai 2026 », précise le communiqué.
Selon cette note, l’invitation s’adresse non seulement aux partis et regroupements politiques membres de l’Union sacrée, mais aussi aux confessions religieuses, aux organisations non gouvernementales de défense des droits humains, aux ordres professionnels, aux syndicats, aux universitaires, aux juristes ainsi qu’à tous les citoyens congolais, au pays comme à l’étranger.
L’objectif est de recueillir les différentes propositions relatives à la réforme de la Constitution en vigueur, afin d’alimenter une réflexion nationale inclusive sur l’avenir institutionnel du pays.
Le Secrétariat permanent annonce par ailleurs la mise en place, après réception des contributions, d’une commission technique chargée d’en faire la synthèse et l’évaluation, en vue de produire un rapport final qui sera transmis au président de la République, Félix Tshisekedi.
« Une commission technique sera mise sur pied pour résumer et évaluer les différentes propositions afin de produire un rapport qui sera transmis à Son Excellence Monsieur Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo », souligne le communiqué.
Le lancement de ces consultations par l’Union sacrée de la Nation marque une nouvelle étape dans le débat sur une éventuelle révision de la Constitution de 2006.
MD
Une accalmie durable s'installe depuis quelques joours dans plusieurs localités de l'Ituri, permettant aux habitants de regagner leurs villages et de relancer les activités économiques. Cette amélioration sécuritaire est le fruit des patrouilles conjointes menées par les FARDC et les casques bleus de la MONUSCO, ainsi que des opérations militaires contre les rebelles ADF.
À Komanda, dans la chefferie de Basili, tout comme à Banvokutu, Bamande et Mungamba, le paysage change. Des familles qui avaient fui les violences depuis des années reviennent désormais sur leurs terres. Ce retour s'accompagne d'une reprise libre d'activités agricoles et de l'exploitation du bois, piliers de l'économie locale.
Sécurisation des axes routiers
L'un des signes les plus concrets de cette stabilisation est la fluidité du trafic sur la route Komanda-Yedi, reliant les territoires d'Irumu et de Mambasa. Les menaces qui pesaient autrefois sur les transporteurs et les civils se sont estompées, grâce à une présence militaire accrue.
« Les patrouilles avec les FARDC et les casques bleus le font. J’ai reçu des témoignages qu’ils continuent à le faire », a confirmé le colonel Siro Simba, administrateur du territoire d'Irumu.
Par ailleurs, un retour progressif des déplacés est observé le long de la Rute nationale numéro 4, sur le tronçon Luna-Komanda.
Appel à la poursuite des opérations en profondeur
Malgré ce bilan positif, la société civile reste vigilante. Tout en saluant l'amélioration de la situation, elle exhorte les forces coalisées à ne pas relâcher la pression sur les groupes armés.
Christophe Munyanderu, acteur de la société civile locale, insiste sur la nécessité de poursuivre les opérations militaires « en profondeur dans la forêt », afin de débusquer les derniers retranchements des miliciens et de garantir une paix définitive dans la région
radiookapi.net/CC
Dans un communiqué publié dimanche le 19 avril 2026, la MONUSCO salue les progrès enregistrés à Montreux (Suisse) lors des pourparlers entre les représentants du Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 Mars (AFC/M23).
Réunies du 13 au 18 avril, les deux parties se sont engagées à garantir un accès « rapide, sûr et sans entrave » à l’aide humanitaire dans les zones occupées par la rébellion de l'AFC-M23 et la protection judiciaire. Ce résultat s'inscrit dans le cadre du processus de Doha, avec la facilitation du Qatar, des États-Unis, de l’Union africaine, et avec la Suisse comme pays hôte.
Libération de détenus
La MONUSCO encourage les parties à maintenir leur engagement afin de conclure rapidement cet accord, en vue de mettre fin aux souffrances des populations civiles affectées par le conflit.
"Elle se réjouit aussi de leur engagement à préserver les moyens de subsistance et les infrastructures, afin de protéger les droits fondamentaux des populations et de faciliter le relèvement socio-économique", poursuit le communiqué.
Le document appelle le Gouvernement et la rébellion à concrétiser les mesures de rétablissement de la confiance, notamment la libération et l’échange de détenus.
Mécanisme de suivi
"La Mission, qui a pris part aux discussions comme observateur, réaffirme l’importance d’un mécanisme crédible, transparent et opérationnel de suivi et de vérification du cessez-le-feu, afin de contribuer à la réduction des violences", selon le communiqué.
Elle espère que ce mécanisme va contribuer à renforcer la protection des civils et à favoriser le rétablissement progressif de l’autorité de l’État dans l’Est de la RDC.
La Mission onusienne se dit par ailleurs prête à appuyer, "grâce à ses capacités logistiques et techniques", les premières missions de vérification du Mécanisme de supervision et de vérification du cessez-le-feu (MSVC/COVM).
radiookapi.net/CC
Tout sourire, vêtu d’un costume-cravate et arborant une écharpe aux couleurs du parti politique du ministre des Sports, Didier Budimbu, dans un bureau à Kinshasa, Michel Kuka, connu sous le nom de Lumumba Vea, a pris son adhésion au parti Autre Vision du Congo (AVC) pour débuter une carrière politique.
Il s’était fait remarquer lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations (CAN) au Maroc, en reproduisant, durant 90 minutes voire plus, la posture debout de Patrice Lumumba lors des matches des Léopards de la RDC.
Son entrée en politique a été diversement accueillie, les réactions s’étant multipliées dans plusieurs sens. Face à cette vague d’indignation, le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, également responsable du parti AVC a réagi.
Dans un message publié sur le réseau social X, ce membre du gouvernement a salué la figure devenue emblématique de Michel Kuka dans l’univers du football congolais, en référence à l’image du premier Premier ministre du pays, avant de l’appeler à la retenue. Il a insisté sur la nécessité de préserver une posture neutre et apolitique.
« Patrice Lumumba est une figure historique qui mérite tout notre respect. Sa réinterprétation dans le domaine sportif, à travers Michel Kuka dit Lumumba VEA, a porté haut les couleurs de notre drapeau, et je l’en remercie sincèrement. Je souhaite respectueusement qu’il conserve une posture neutre et apolitique », a-t-il écrit.
Il a ajouté que « les couleurs de la RDC doivent primer sur toute attache affective ou politique. L’unité nationale par le sport reste notre seule boussole ».
De retour de la CAN, dont il a profité pour gagner en notoriété, Michel Kuka, alias Lumumba Vea, avait reçu une voiture de luxe offerte par le ministre des Sports, ainsi qu’un autre véhicule du président de la République, en même temps que les Léopards, célébrés à Kinshasa pour leur qualification à la Coupe du monde 2026.
Samyr Lukombo









