Le ministre des Postes et Télécommunications a annoncé, lors du Conseil des ministres tenu le vendredi 9 octobre 2026, le lancement commercial de la technologie mobile de cinquième génération (5G) en République démocratique du Congo.

Cette technologie devrait contribuer à l’amélioration de la connectivité, au développement socio-économique et à la modernisation de plusieurs secteurs d’activité.

Dans sa communication, le ministre a souligné que la 5G offre une connexion plus stable, des débits plus élevés et une latence réduite. Ces performances ouvrent la voie à l’innovation et facilitent l’utilisation d’applications de plus en plus exigeantes en bande passante.

Selon le ministre, le lancement commercial de cette technologie représente une opportunité stratégique pour le pays, reposant sur trois principaux leviers.

Le premier concerne les finances publiques. La 5G est présentée comme une nouvelle source de revenus substantiels et directs pour l’État.

Le deuxième porte sur le développement socio-économique et industriel. Son déploiement devrait stimuler l’innovation et l’entrepreneuriat chez les jeunes, tout en favorisant la modernisation des secteurs clés de l’économie congolaise.

Le troisième levier concerne l’amélioration de la qualité des services de télécommunications. Grâce à sa capacité à gérer simultanément un grand nombre d’utilisateurs, la 5G permettra d’atteindre des débits très élevés et de réduire les temps de réponse, offrant ainsi une meilleure expérience aux utilisateurs.

Un déploiement progressif sur l’ensemble du territoire

Le déploiement de la 5G débutera dans les zones urbaines avant de s’étendre progressivement à l’ensemble du territoire national.

Cette extension devrait également renforcer la connectivité dans les zones non couvertes par la fibre optique, la 5G constituant une solution complémentaire et un relais stratégique pour les infrastructures de télécommunications.

À travers cette initiative, le gouvernement entend tirer parti des capacités de la cinquième génération de téléphonie mobile pour soutenir la transformation numérique et accompagner le développement de l’économie congolaise.

Grâce Kenye



Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a procédé, ce samedi 10 octobre 2026, à l’inauguration du premier site de regroupement des déchets ménagers, situé sur l’avenue Saïo, dans la commune de Ngiri-Ngiri. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme « Kinshasa Ezo Bonga », qui vise à renforcer la salubrité et à améliorer le cadre de vie des Kinois.

Le projet prévoit l’aménagement de 400 sites de regroupement des déchets à travers la capitale, dans le but d’optimiser leur collecte et leur évacuation. Il s’inscrit dans la dynamique des actions engagées par l’exécutif provincial pour lutter durablement contre l’insalubrité, conformément à la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, axée sur l’amélioration des conditions de vie de la population.

Lors de la cérémonie d’inauguration, Daniel Bumba a réaffirmé que la gestion des déchets constitue l’une des priorités de son action à la tête de la ville. Il a notamment évoqué les travaux de réhabilitation du site de décharge finale de Mpasa, ainsi que les aménagements prévus à Luzizila et à l’Université de Kinshasa. Par ailleurs, plusieurs autres sites sont en cours d’aménagement dans différentes communes de la capitale.

Ces infrastructures serviront de points de transit où les déchets ménagers seront temporairement entreposés avant d’être acheminés vers les centres d’enfouissement technique, notamment celui de Mpasa. L’ouverture du site de Ngiri-Ngiri constitue ainsi une étape importante dans la mise en place d’un dispositif organisé de collecte et d’évacuation des déchets à Kinshasa.

Équipés de clôtures en béton armé, de bacs à ordures, d’un dispositif d’éclairage public et d’un accès sécurisé, ces sites sont conçus pour mieux encadrer le dépôt des déchets et faciliter les opérations de collecte. Leur déploiement progressif devrait contribuer à réduire les dépôts sauvages sur la voie publique et à améliorer durablement la gestion des déchets dans les quartiers concernés.

Après l’acquisition de plusieurs camions-bennes, l’exécutif provincial poursuit le renforcement de ses capacités opérationnelles afin d’améliorer les interventions dans le secteur de l’assainissement.

Christian Dimanyayi



Le chanteur et pasteur congolais Carlyto Lassa est décédé lundi 31 août 2026 aux États-Unis, à l’âge de 65 ans. L’annonce a été faite par le chanteur Aimé Nkanu sur sa page Facebook, rapporte l’Agence congolaise de presse (ACP).

« C’est avec une profonde douleur et une grande consternation que nous confirmons le décès de notre ami et frère, le Pasteur Carlytho LASSA », a écrit Aimé Nkanu, saluant la mémoire d’un « homme de foi, un serviteur de Dieu » dont la carrière et le ministère ont marqué de nombreuses personnes.

Une carrière dans la rumba congolaise

Né le 15 janvier 1961 dans l’actuelle province du Kongo-Central, Charles Ndombasi Lassa, connu sous le nom de Carlyto Lassa, grandit notamment à Kinshasa. Il s’intéresse à la musique dès son adolescence et exerce d’abord comme tailleur à Matadi.

Il se fait connaître dans les années 1980 grâce à sa voix et évolue notamment dans l’univers du TP OK Jazz, où il est associé aux travaux de Lutumba Simaro et de Papa Noël Nedulé. La chanson « Maya », composée par Lutumba Simaro, contribue à sa notoriété.

En 1986, Carlyto Lassa rejoint Choc Stars, l’un des orchestres importants de la musique congolaise de l’époque. Il y côtoie notamment Bozi Boziana, Debaba, Defao, Djuna Djanana et Roxy Tshimpaka.

Dans les années 1990, il s’installe en France et poursuit sa carrière musicale. En 1996, il sort notamment l’album Africa na Moto, qui comprend le titre « Makolo ya Masiya ».

De la rumba au gospel

Au début des années 2000, Carlyto Lassa opère un tournant dans sa carrière après sa conversion au christianisme. Il se consacre progressivement au gospel, au chant religieux et au ministère pastoral.

Il publie notamment l’album La Reconnaissance en 2001 et poursuit des collaborations avec plusieurs artistes chrétiens congolais.

Une disparition aux États-Unis

Carlyto Lassa s’est éteint le 31 août 2026 à Cincinnati, aux États-Unis, à l’âge de 65 ans. Il se trouvait dans le pays dans le cadre d’une campagne d’évangélisation organisée les 29 et 30 août.

Les circonstances exactes de son décès ne sont pas précisées de manière concordante dans les informations disponibles.

Carlyto Lassa laisse derrière lui un parcours marqué par deux grandes étapes : la rumba congolaise, puis le gospel et le ministère pastoral

radiookapi.net/CC



Samuel Essende et Young Boys sont allés s'imposer (2-0) sur la pelouse du Grasshoppers de Zürich en match comptant pour 10ème journée du championnat.

L'attaquant international congolais a disputé cette explication et s'est très bien comporté, comme depuis l'entame de la saison. Très prolifique, le joueur formé au Paris Saint-Germain a montré la voie aux siens en ouvrant la marque à la 49ème minute. C'est son 11ème but en championnat et le 12ème, toutes compétitions confondues, cette saison. Il est le 2ème meilleur buteur en Europe après l'international brésilien du FC Barcelone, Raphaël Beloli Diaz dit Raphinha qui a 12 buts en 7 matchs de championnat. C'est tout simplement exceptionnel ce que réalise  l'ancien joueur de Vizela (Portugal). Mais cependant, l'opinion publique sportive nationale veut également voir cette efficacité en sélection nationale où il n'a inscrit qu'un seul but pour le moment en 12 apparitions avec les Léopards et c'était en match amical. Il a raté la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) au Maroc et la Coupe du monde aux , États-Unis à cause de ce souci et a été préféré à Simon Banza.

Ils occupent la 2ème place pour le moment au classement général avec 22 points et seront aux prises avec l'équipe de Saint Gall le samedi 24 octobre pour la prochaine journée. Mais en attendant, ils vont disputer les 16èmes de finale de la Coupe nationale avec le déplacement chez les amateurs de Taverne le dimanche 18 octobre.

Michel TOBO 



Cédric Bakambu et San Diego sont allés s'incliner (1-4) sur le terrain de New York Red Bull en match comptant pour la 28ème journée de la saison régulière de la Major League Soccer (MLS).

L'attaquant international congolais a disputé cette explication où ils ont été en dessous de la moyenne et ce énième est à l'image de leur saison bien que le congolais est arrivé il y à peine un mois. Il est l'exception qui confirme les soucis de l'équipe depuis l'entame de la saison. C'est lui justement qui inscrit l'unique but des siens à la 60ème minute, son 3ème but déjà depuis son arrivée alors qu'il n'est même pas titulaire.

"C'est un résultat décevant malgré un but.. 
On continue de travailler", a-t-il dit sur ses réseaux sociaux

Ils occupent la 12ème position au classement de la Conférence Ouest avec 32 points à 6 journées de la fin de la première partie du championnat. Ils vont croiser la formation de Houston le jeudi 15 octobre pour la prochaine journée.

Michel TOBO 



Elie Mpanzu et Simba se sont imposés (2-1) de Young Africans de Maxi Mpia Nzengeli et de Chadrack Boka Issaka dans le premier derby de la saison en match comptant pour la 7ème journée du championnat.

Les trois internationaux congolais ont pris part à cette explication, la plus attendue de la saison dans ce championnat. Comme d'aucuns s'y attendaient, la rencontre a tenu toutes ses promesses et avec un renversement de situation qui a profité à Simba qui a fini par s'offrir son frère ennemi. Et pourtant, c'est Young Africans, champion en titre depuis 4 saisons de suite, qui a pris les commandes du match dès la 6ème minute jusqu'à la pause. C'est au retour des vestiaires et dans les 20 dernières minutes que tout va basculer. En l'espace de 3 minutes seulement (69ème et 72ème), Simba va inscrire deux buts, coup sur coup, et notamment le 2ème inscrit de Elie Mpanzu après un super passement des jambes sur le portier international malien, Djigui Diarra. C'est la 7ème victoire consécutive de Simba et la 1ère défaite pour Young Africans.

"Marquer des buts tout le temps c'est bien, mais c'est encore mieux si le but vous donne la victoire", a dit Elie Mpanzu sur ses réseaux sociaux.

Au classement, Simba prend la tête avec 21 points alors que Young Africans est juste derrière avec 18 points. Lors de la prochaine journée, Simba croisera Mashujaa tandis que Young Africans sera aux prises avec TRA United. Ce sera le mardi 13 octobre pour la 8ème journée.

Michel TOBO 



Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi a reçu, samedi 10 octobre 2026 à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), les membres du Panel des facilitateurs de l’Union africaine (UA), au terme de deux jours de consultations consacrées aux efforts de paix en RDC et dans la région des Grands Lacs.

Cette délégation était notamment composée de Sahle-Work Zewde, ancienne présidente de la République fédérale démocratique d’Éthiopie, de Catherine Samba-Panza, ancienne présidente de la République centrafricaine (RCA), d’Uhuru Muigai Kenyatta, ancien président de la République du Kenya, de Mokgweetsi Eric Keabetswe Masisi, ancien président de la République du Botswana ainsi que d'autres personnalités.

Cette rencontre a été précédée de plusieurs séances de travail entre le Panel des facilitateurs et une délégation gouvernementale conduite par Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières et Thérèse Kayikwamba Wagner cheffe de la diplomatie congolaise. Ces échanges se sont déroulés en présence de Floribert Anzuluni, ministre de l’Intégration régionale, du professeur Désiré-Cashmir Eberande Kolongele, conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité, ainsi que de Sumbu Sita Mambu, haut représentant du chef de l’État.

Les discussions ont permis d’approfondir les échanges sur les efforts de médiation en cours et les perspectives de consolidation des initiatives diplomatiques visant au rétablissement de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans l’est de la RDC et dans la région des Grands Lacs. À l’issue de ses consultations, la délégation de l’Union africaine a rendu compte de ses échanges au président Félix Tshisekedi. Selon la cellule de communication de la présidence de la République, ces consultations s’inscrivent dans le cadre des efforts visant à explorer une issue durable à la crise sécuritaire dans l’est du pays.

« Ici, nous avons discuté avec les officiels congolais concernés, qui nous ont donné beaucoup d’informations afin que les missions qui nous ont été assignées puissent être fondées sur des informations correctes provenant des institutions impliquées. C’est ce que nous avons fait pendant les deux ou trois jours écoulés. Je peux vous dire que cela a été très fructueux, surtout au regard de la substance des échanges que nous avons eus, dans le but de trouver une solution à un conflit sur le continent qui n’a que trop duré et qui est le plus coûteux dans tous les sens », a déclaré Sahle-Work Zewde, ancienne présidente de l’Éthiopie.

Pour Kinshasa, l’objectif reste le même : obtenir des avancées concrètes et vérifiables sur le terrain, souligne la cellule de communication du chef de l’État. La priorité est accordée à la protection des populations civiles et au rétablissement de la sécurité dans les zones meurtries par le conflit. Un impératif que partage la médiation africaine, déterminée à faire progresser le dialogue afin de mettre fin à une crise qui n’a que trop duré.

« Nous sommes là, mais vraiment impliqués pour trouver une solution qui s’inscrira dans la durée et qui aidera le peuple congolais à profiter de ce qu’il possède. Le bon Dieu n’a rien refusé au peuple congolais, il lui a tout donné. Nous souhaitons vraiment que la paix soit rétablie dans l’est de votre pays, la RDC, afin que non seulement la RDC et ses voisins immédiats, mais aussi toute l’Afrique, puissent en profiter », a affirmé cette ancienne cheffe d’État et membre du Panel.

Après les étapes de Goma, de Kigali et de Kinshasa, la tournée des membres du Panel des facilitateurs de l’Union africaine doit se poursuivre en Ouganda et au Burundi, avant de conduire la délégation dans les villes congolaises de Beni, au Nord-Kivu, et de Bunia, dans la province de l’Ituri.

« Dans la capitale congolaise, le Panel a rencontré notamment les officiels du pays et les membres de la société civile. Après Kinshasa, la délégation de l’UA se rendra en Ouganda et au Burundi, avant de visiter les villes congolaises de Beni, dans la province du Nord-Kivu, et Bunia, dans l’Ituri », précise la cellule de communication du chef de l’État.

Cette tournée intervient après l’adoption, par le Panel des facilitateurs de l’Union africaine, d’une feuille de route de six mois et d’un plan d’action opérationnel destinés à faire avancer le processus de paix conduit par l’organisation panafricaine dans l’est de la RDC. Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion tenue les 25 et 26 juillet à Gaborone, au Botswana.

Couvrant la période de juillet à décembre 2026, le document définit des actions prioritaires dans plusieurs domaines, notamment la coordination et l’appui stratégique, l’analyse politique, les questions militaires et sécuritaires, l’accès humanitaire, le dialogue avec les groupes armés, la coopération économique régionale, la gestion des ressources naturelles, ainsi que la réconciliation et la participation de la société civile, des femmes et des jeunes.

Cette feuille de route vise à fournir un cadre coordonné permettant au Panel des facilitateurs et au Secrétariat conjoint indépendant (Independent Joint Secretariat, IJS) de soutenir les efforts du médiateur de l’Union africaine, d’accompagner la mise en œuvre des engagements déjà pris, de renforcer la coordination avec les processus de Washington et de Doha et d’organiser des actions aux niveaux politique, technique et opérationnel.

Le plan prévoit également des mécanismes de suivi, notamment au moyen de rapports réguliers, d’analyses conjointes, de missions de terrain, d’une mobilisation des ressources et d’une coordination avec les partenaires régionaux et internationaux.

Clément MUAMBA



La Fédération internationale de football association (FIFA) a actualisé son classement mondial masculin le 7 octobre 2026. La République démocratique du Congo poursuit son ascension dans la hiérarchie du football mondial.  Après la trêve de septembre ponctué par quatre matchs pour deux victoires un match nul et une défaite, les Léopards ont gagné une place et occupent désormais le 40e rang mondial.

Cette progression permet également à la RDC de se hisser à la 7e position africaine, devant le Cameroun, classé 42e au monde. Une performance qui confirme la dynamique positive de la sélection congolaise ces derniers mois.

Sur le continent africain, le Maroc conserve sa place de leader. Les Lions de l'Atlas demeurent la meilleure sélection africaine et occupent le 7e rang mondial. Ils sont suivis du Sénégal (18e mondial), de l'Égypte (25e), de l'Algérie (28e), de la Côte d'Ivoire (29e) et du Nigeria (30e).

Grâce à sa progression, la RDC consolide sa place parmi les meilleures nations du football africain, devançant désormais plusieurs sélections historiques du continent. Le Cameroun (42e), le Mali (47e) et l'Afrique du Sud (48e) complètent le Top 10 africain.

Au niveau mondial, l'Espagne s'empare de la première place du classement devant l'Argentine et la France. L'Angleterre, le Portugal, le Brésil, le Maroc, la Belgique, les Pays-Bas et le Mexique complètent le Top 10 mondial.

Par ailleurs, le Rwanda signe la meilleure progression de cette édition avec un bond de neuf places et occupe la 119e place mondiale. La Guinée-Bissau figure également parmi les sélections ayant enregistré le plus grand gain de points sur la période considérée. Le cap vert est le pays qui a perdu plus de point -29

Le Congo a gagné 2 place et occupe la 132e place mondiale.

Top 10 africain du classement FIFA:

  1. Maroc (7e mondial)
  2. Sénégal (18e mondial)
  3. Égypte (25e mondial)
  4. Algérie (28e mondial)
  5. Côte d'Ivoire (29e mondial)
  6. Nigeria (30e mondial)
  7. RDC (40e mondial)
  8. Cameroun (42e mondial)
  9. Mali (47e mondial)
  10. Afrique du Sud (48e mondial)

radiookapi.net/CC



La République démocratique du Congo a officiellement désigné le film Rumba Royal pour porter ses couleurs dans la catégorie du Meilleur film international à la 99ᵉ édition des Oscars, prévue le 14 mars 2027 au Dolby Theatre de Hollywood, à Los Angeles.

 L’annonce a été faite jeudi à Kinshasa lors d’une cérémonie marquée également par la présentation des membres de la DRC Film Commission et la remise du « Léopard du 7ᵉ Art », prix du Meilleur Film National, à l’œuvre sélectionnée.

Selon la coordonnatrice de la DRC Film Commission, Cécilia Zoppelletto, cette étape marque l’aboutissement d’un processus lancé avec la création de la commission et l’ouverture des candidatures.

« Lors de notre précédente rencontre, nous annoncions la mise en place de la commission et l’ouverture des candidatures. Aujourd’hui, ce processus aboutit. Nous allons présenter les membres de la commission, dévoiler le film retenu et lui remettre le premier prix du 7ᵉ Art », a-t-elle déclaré.

Une sélection fondée sur la qualité artistique du film

La DRC Film Commission explique que le choix de Rumba Royal repose notamment sur la qualité de sa photographie, la richesse de son récit ainsi que sa capacité à replonger le spectateur dans le Léopoldville de la fin des années 1950.

« C’est la qualité de la photographie. Le soin apporté à la lumière, au cadrage et à la composition des images donne au film une véritable force visuelle. Ils ont également apprécié l’intérêt du récit et l’audace d’un projet qui fait revivre le Léopoldville de la fin des années 1950 », a souligné Cécilia Zoppelletto.

Elle a par ailleurs plaidé pour un renforcement des moyens accordés aux productions nationales et à leur diffusion dans les salles de cinéma. La commission entend suivre le parcours du film cette année tout en préparant la prochaine édition des Oscars.

Une distinction porteuse d’espoir pour le cinéma congolais

Récompensé par le « Léopard du 7ᵉ Art », le réalisateur de Rumba Royal, Yohane Dean Lengol, a salué le travail de son co-réalisateur Hamed Mobasser, des artistes, des techniciens, des producteurs et des partenaires ayant participé à la réalisation du long-métrage.

Pour lui, cette sélection dépasse la seule reconnaissance d’une œuvre cinématographique.« Pour nous, cette distinction dépasse la reconnaissance d’un film. Elle témoigne aussi de l’ambition du cinéma congolais pour l’avenir », a-t-il affirmé.

Le réalisateur a également mis en avant le rôle du cinéma dans la création d’emplois, la valorisation de la culture congolaise et le rayonnement du pays à l’international. Il a exhorté les jeunes attirés par le cinéma, l’art, la culture et l’entrepreneuriat à faire preuve d’ambition.

« Voyez grand et soyez ambitieux, osez ! Parce que notre Congo est grand. Nous avons les histoires, nous avons les talents, nous avons la culture. À nous maintenant de construire une véritable industrie autour de ces richesses », a-t-il lancé.

Construire une véritable industrie cinématographique

De son côté, Alain Yav Ndua, membre de la Commission nationale de sélection cinématographique de la RDC, a insisté sur l’importance de raconter les histoires du pays à travers le cinéma et de leur offrir une visibilité internationale.

« C’est important d’être représenté là où on parle du cinéma, d’être au cœur de l’action. Donc, pour moi, c’est un petit peu ça : le fait de prendre un sujet important, prendre nos histoires et les raconter là où le monde entier va les représenter », a-t-il expliqué.

Il estime également que l’un des principaux défis du secteur réside dans sa structuration afin de créer une véritable chaîne économique allant de la création des œuvres à leur distribution.

« Je crois qu’on a de gros défis. C’est d’arriver à transformer le cinéma en une industrie réelle. Une industrie réelle, ça veut dire qu’on produit de belles histoires. Les histoires sont emballées correctement, ça veut dire dans la forme. Elles sont distribuées correctement », a-t-il déclaré.

Selon lui, le développement de cette chaîne permettrait d’augmenter les revenus du secteur et de favoriser la production de nouvelles œuvres.

« Lorsque plus de films sortent, plus de gens payent pour votre film, plus vous gagnez de l’argent, plus vous faites de films. C’est un cercle vertueux. Et c’est le cercle qu’il faut lancer », a-t-il conclu.

 La RDC a été autorisée à soumettre un film dans la catégorie du Meilleur film international aux Oscars 2027. Cette annonce avait été faite en juin dernier lors du lancement de la Commission nationale de sélection cinématographique de la RDC. Pour le cinéma congolais, la désignation de Rumba Royal constitue ainsi une nouvelle étape vers une présence accrue sur la scène cinématographique internationale.

radiookapi.net/CC

 
 
 


 
 

Le cycliste congolais Joël Kyaviro ne participera pas au Championnat du monde de Gravel, prévu les 10 et 11 octobre à Nannup, en Australie. Qualifié pour cette compétition, l’athlète a annoncé son forfait ce vendredi 9 octobre, sur son compte Facebook, évoquant un manque de moyens financiers et l’absence de soutien du gouvernement pour financer son déplacement. 

« Je me retrouve aujourd’hui dans l’impossibilité de participer, faute du soutien institutionnel nécessaire pour concrétiser ce rêve », a-t-il écrit, exprimant sa déception de ne pas pouvoir représenter la République démocratique du Congo à cette compétition internationale.

« C’est une immense déception. Je ne peux m’empêcher de me poser des questions : comment un athlète qui se bat pour représenter son pays peut-il arriver à cette étape sans pouvoir compter sur le soutien nécessaire ? Est-ce que l’endroit d’où je viens change quelque chose ? Ce sont des questions auxquelles je n’ai malheureusement pas de réponse », regrette-t-il.

Une qualification sans accompagnement 

Originaire de Goma, au Nord-Kivu, Joël Kyaviro considère cette qualification comme une étape importante de sa carrière sportive. Il espérait être le premier athlète de son parcours à porter les couleurs de la RDC lors de ce rendez-vous mondial.

Le coureur regrette de ne pas avoir bénéficié du soutien nécessaire pour effectuer le déplacement en Australie, malgré les efforts consentis pour se qualifier.

« Comment un athlète qui se bat pour représenter son pays peut-il arriver à une telle étape sans pouvoir compter sur le soutien nécessaire ? », s’interroge-t-il, tout en précisant que sa démarche ne vise pas à se plaindre, mais à attirer l’attention sur l’accompagnement des sportifs congolais.

Malgré ce forfait, le cycliste affirme vouloir poursuivre sa carrière et se concentrer sur ses prochains objectifs.

Il vise désormais le Championnat d’Afrique sur route, prévu au Kenya, qu’il souhaite disputer pour clôturer sa saison 2026.

Joël Kyaviro assure rester déterminé à représenter la RDC lors des prochaines compétitions et remercie les personnes qui l’ont soutenu dans son parcours sportif.

 
 
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Ali Kalonga

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