Des dizaines d’enfants des localités de Kahunga et Karama, dans le groupement Bukoma, en territoire de Rutshuru (Nord-Kivu), abandonnent leur scolarité après la deuxième année primaire. Leur école ne dispose que de deux salles de classe, obligeant ceux qui souhaitent poursuivre leurs études à parcourir plusieurs kilomètres jusqu’à Kiwanja, ont rapporté les autorites éducatives locales, diamche 4 octobre dernier.

L’école primaire Kahunga Village, extension de l’EP Kahunga basée à Kiwanja, fonctionne depuis environ dix ans avec seulement deux salles construites grâce à des moyens locaux.

Située à environ sept kilomètres au nord de Kiwanja, elle accueille cette année 70 élèves venus notamment de Kahunga et de Karama, selon Kambale Sikuli Justin, l’enseignant responsable de cette école.

Il affirme également qu'après la deuxième année primaire, les enfants doivent se rendre dans d’autres établissements pour poursuivre leur scolarité.

Ceux de Kahunga parcourent environ cinq kilomètres, tandis que ceux de Karama peuvent effectuer jusqu’à dix kilomètres à pied chaque jour.

Des abandons après la deuxième année

Cette longue distance constitue un obstacle pour plusieurs familles. Des parents préfèrent garder leurs enfants à la maison, notamment en raison des risques liés aux déplacements quotidiens.

Kambale Sikuli Justin, enseignant responsable de l’école, appelle à la construction de nouvelles salles de classe et à l’affectation d’un enseignant pris en charge par l’État.

« Nous demandons aux partenaires de nous venir en aide pour voir comment construire les classes là pour aider ces enfants, et que le gouvernement fasse tout pour trouver un enseignant pris en charge », plaide-t-il.

Pour Kavusa Hilaire, président du comité des parents, les longues distances parcourues par les élèves préoccupent également les familles. Il appelle les autorités à intervenir afin de permettre aux enfants de Kahunga et Karama de poursuivre leur scolarité dans des conditions plus proches de leur lieu d’habitation.

Kambale Sikuli Justin sollicite l’appui des autorités et des partenaires de l’éducation pour renforcer les infrastructures scolaires dans cette zone de Rutshuru.

radiookapi.net/CC



À l’occasion de la Journée internationale des enseignants célébrée ce lundi 5 octobre, l’attention se porte sur la situation difficile des enseignants déplacés par les conflits armés dans la province du Nord-Kivu. Contraints de fuir l’insécurité et d’abandonner leurs établissements scolaires, de nombreux professionnels de l’éducation vivent aujourd’hui dans une grande précarité, loin de leurs postes de travail et de leurs sources de revenus.

La guerre qui a affecté plusieurs localités de la province a poussé de nombreux enseignants à trouver refuge dans des zones plus sûres, notamment dans la ville de Beni. Mais une fois sur place, beaucoup peinent à retrouver une activité professionnelle leur permettant de subvenir aux besoins de leurs familles.

C’est le cas de Fabien Balume, ancien préfet de l’Institut Lac Vert de Goma. Comme plusieurs de ses collègues déplacés, il espérait pouvoir reprendre rapidement son métier dans son nouvel environnement. Toutefois, la réalité s’est révélée beaucoup plus difficile.

« En arrivant à Beni, j'espérais pouvoir reprendre ma vie professionnelle. Malheureusement, je me retrouve aujourd'hui déplacé, sans emploi, sans salaire. Nos difficultés affectent profondément ma capacité à exercer mon métier d'enseignant. Nous, enseignants déplacés, ne demandons pas de privilège. Nous demandons simplement la possibilité de travailler et de reconstruire notre vie comme les autres », témoigne-t-il.

Face à cette situation, les enseignants déplacés réclament un accompagnement plus concret de la part des autorités éducatives. Ils estiment que leur identification et leur prise en charge constituent des étapes essentielles pour faciliter leur réinsertion professionnelle.

Selon Fabien Balume, un soutien social et matériel demeure également indispensable pour permettre à ces professionnels de retrouver des conditions de vie dignes. Il plaide en particulier pour leur affectation temporaire dans les établissements scolaires des zones d’accueil.

« Nous avons besoin avant tout d'un accompagnement concret des enseignants déplacés, notamment par l'identification de leur situation. Nous avons également besoin d'un soutien social et matériel. Il faudrait faciliter leur réaffectation temporaire dans les écoles des zones d'accueil, afin qu'ils puissent continuer à exercer leur métier au lieu de rester sans activité dans une grande ville comme Beni », insiste-t-il.

Au-delà des difficultés économiques, cette situation a également des répercussions sur le système éducatif local. Plusieurs observateurs estiment que l’intégration des enseignants déplacés dans les écoles d’accueil pourrait contribuer à combler certains besoins en personnel enseignant tout en permettant à ces professionnels de retrouver un emploi.

Les responsables de la division éducationnelle Nord-Kivu II affirment être conscients du problème. Ils indiquent que des mesures sont actuellement à l’étude en vue d’une future intégration des enseignants déplacés dans les structures scolaires de la ville de Beni.

Selon eux, cette démarche pourrait non seulement apporter une réponse aux difficultés rencontrées par les enseignants déplacés, mais aussi renforcer l’offre éducative dans les zones d’accueil, confrontées à une augmentation de la population scolaire due aux mouvements de déplacement.

En cette Journée internationale des enseignants, les professionnels de l’éducation déplacés du Nord-Kivu espèrent que leurs préoccupations seront davantage prises en compte. Pour eux, la possibilité de reprendre le chemin des salles de classe représente bien plus qu’un emploi : c’est un moyen de retrouver leur dignité, leur autonomie et de continuer à contribuer à la formation des générations futures malgré les conséquences du conflit.

radiookapi.net/CC



Deux mille hectares de terres ont été identifiés dans le territoire de Miabi, au Kasaï-Oriental, pour accueillir le Centre d’appui et de production des Semences améliorées (CAPSA). L’annonce a été faite vendredi 2 octobre par le ministère en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi Butondo.

Des équipes techniques sont déjà déployées sur le terrain pour préparer l’aménagement des sites retenus, selon le ministère.

L'installation de ce centre d'appui au Kasaï-Oriental reposera sur deux concessions stratégiques disposant de terres fertiles et encore inexploitées, situées à Bakua Tshiala dans le groupement de Tshilundu Mérode, et à Bakua Tshimuna Katenda dans le secteur de Kankengayi.

Selon l’administrateur du territoire de Miabi, ces espaces représentent un potentiel agricole considérable pour l'ensemble de la province.

Un pôle agricole intégré pour la sécurité alimentaire

Conçu par le ministère de l’Agriculture comme une infrastructure de modernisation, le CAPSA regroupe sur un même site l’ensemble des étapes de la chaîne de production, notamment des unités de multiplication de semences, des laboratoires d’analyse des sols, des unités de fertilisants, des services météorologiques et des ateliers de motorisation.

Les autorités indiquent que leur objectif est de mettre fin à la dispersion des initiatives en créant des pôles agricoles intégrés, permettant aux agriculteurs du Kasaï-Oriental d'accéder rapidement à des semences de qualité pour stimuler la production locale et renforcer la souveraineté alimentaire nationale.

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Le match retour de la double confrontation amicale entre l’Ouganda et le RDC s’est soldé, ce lundi 5 octobre 2026 à Johannesbourg (RSA), sur le score d’un but partout.

Les Léopards seniors football se sont montrés très entreprenant dès le début du match. Ils ont multiplié des descentes dangereuses dans le camp adverse, sans jamais les concrétiser. Coups francs à l’entrée de la surface d réparation et corners n’ont rien donné.   

Lors que l’arbitre siffle la mi-temps, Ougandais et Congolais sont alles aux vestiaires sur le score vierge (0-0).

A la reprise, le jeu est équilibré ente Ougandais et Congolais, avec des descentes dangereuses de part et d’autre ; mais sans le moindre but.

C’est à la 54e minute que la RDC a ouvert la marque par N. Mbuku.

Le jeu devient alors très animé entre les Léopards, cherchant à alourdir le score, et les Cranes, déterminés à obtenir l’égalisation.

Ils y sont parvenus finalement à la 91eme minute. Les derniers instants du temps additionnel ont été très animés. Cependant, le score n’a pas bougé :  Ouganda-RDC (1-1).

La manche aller de cette double confrontation amicale avait été remportée, vendredi dernier, par les Cranes ougandais sur le score de deux à zéro.

radiookapi.net/CC



Sous un soleil généreux, la cour du Centre d'études pour l'action sociale (CEPAS) s’est transformée, samedi 3 octobre, en un espace littéraire inédit. Des livres disposés aux quatre coins, une petite musique flotte dans l’air, et plus de 300 jeunes et passionnés de lecture déambulent avec enthousiasme. Papyrus : le restaurant des lecteurs fait, à l’occasion, sa première apparition avec un grand public.

Dès leur arrivée au CEPAS, les participants reçoivent un papier à 16 cases pour un jeu de réseautage. Ils doivent trouver des personnes correspondant à des profils variés : un (e) photographe, un (e) slameur (se), quelqu’un d'habile en langues nationales, ou qui peut se remémorer un conte congolais entendu dans l’enfance, etc. Le tableau de mots mêlés à découvrir les attend également à l’entrée de la cour.

Puis, place aux ateliers. Deux grands moments ont marqué la journée : le restaurant du livre d’un côté, et le pique-nique du livre de l’autre. Dans le premier, les échanges ont tourné autour de l’ouvrage Influence et Manipulation de Robert Cialdini. Les débats ont porté sur la liberté des choix, ou encore le poids de l’expertise face aux tendances. Le second atelier a mis en avant le livre lui-même, avec notamment l’intervention de Nick Elebe, auteur de Pétales dorés, qui a partagé son expérience sur les droits d’auteur et les bases de la littérature congolaise.

Rachel Mulowayi, initiatrice de Papyrus: le restaurant des lecteurs, arborait un tablier sur sa blouse, symbole de son rôle de « serveuse de livres ». Elle explique : « La particularité de cette activité, c’était de créer un espace où l’on met en avant les auteurs, mais aussi les lecteurs eux-mêmes, ceux qui découvrent et manipulent les ouvrages. » À ses côtés, des jeunes comme Christelle Mavinga, Bénédicte Mbuku ou encore Gemima Kalambayi ont contribué à donner vie à cette grande première du projet.

La diversité des participants a surpris agréablement les organisateurs. « La lecture, ce n’est pas que pour les jeunes. Nous avons eu des étudiants, des travailleurs, des pasteurs, des prêtres, des éducateurs… C’est une bonne nouvelle pour nous », souligne Rachel, lauréate 2025 d’Éloquence 360.

Au-delà des ateliers, la journée a été animée par les prestations des slameurs et un jeu des énigmes à résoudre, permettant aux gagnants de repartir avec des livres.

Rachel se dit comblée : « beaucoup de personnes sont intéressées. On pensait que la lecture ennuyait, qu’elle était réservée aux ‘intelligents’. Mais le nombre de participants prouve le contraire. Nous avons besoin de ce genre d’activité. »

Son ambition est claire : faire du Papyrus non pas un simple événement ponctuel, mais un véritable club régulier, « comme un restaurant où les jeunes n’ont pas besoin d’attendre quatre ou cinq mois, mais peuvent venir chaque week-end, ou même deux fois la semaine ».

Le papyrus : restaurant des lecteurs est un club de lecture créé depuis plus d'un an, afin de valoriser la culture littéraire congolaise en particulier, mais aussi tout autre type de genre littéraire. Et le 3 octobre dernier, au CEPAS, les visages rayonnants et les échanges passionnés ont montré que la lecture, loin d’être une contrainte, peut devenir une fête.

Japhet Toko



Le Service géologique national du Congo (SGNC), en sa qualité de maître d’œuvre technique, a procédé, ce lundi 5 octobre, au lancement officiel du projet relatif à la cartographie géophysique et géologique de la RDC. Entièrement financé par l’État congolais via le Fonds minier pour les générations futures (FOMIN), ce projet sera notamment exécuté par Xcalibur, prestataire spécialisé dans la cartographie géophysique.

Ledit projet vise à améliorer la connaissance du potentiel géologique et minier de la RDC, à soutenir la planification stratégique de l’exploration et à consolider la souveraineté de l’État sur ses données géoscientifiques.

Dans son mot, le directeur général du SGNC a sollicité que la connaissance géologique soit érigée en priorité permanente de l’État. Il estime que le Service géologique national du Congo devrait bénéficier d’un mécanisme de financement durable, prévisible et à la hauteur de sa mission régalienne.

« Financer le SGNC n’est pas financer une structure administrative. C’est financer l’intelligence minière de la République. C’est doter l’État de la capacité de savoir, de planifier, de négocier et de protéger son patrimoine naturel, et de prendre des décisions souveraines au service du développement », a-t-il déclaré.

Pour Louis-Watum Kabamba, ministre des Mines et représentant du président de la République, cette campagne constitue une étape importante dans l’amélioration de la connaissance du territoire national.

« La campagne que nous lançons aujourd’hui constitue donc une étape concrète dans la bonne direction », a-t-il ajouté.

Au-delà de l’aspect technique, le ministre a insisté sur la portée stratégique de cette opération, notamment pour une meilleure connaissance du patrimoine minéral de la RDC.

« Elle engage notre capacité à mieux connaître notre territoire, à mieux maîtriser notre patrimoine minéral et à transformer cette connaissance en perspective de développement pour notre peuple et en héritage pour les générations futures », a-t-il souligné.

Le projet de cartographie géophysique aéroportée et géologique s’inscrit ainsi dans une démarche visant à disposer de données plus précises sur le sous-sol congolais. Ces informations doivent notamment contribuer à améliorer la connaissance du potentiel minier et à orienter les futures actions dans le secteur.

Les données collectées contribueront notamment à l’identification de nouvelles cibles d’exploration, à la valorisation responsable des ressources minérales et à la constitution d’une base de données géologiques nationale au service de l’État, des décideurs et des investisseurs responsables.

Grevisse Tekilazaya



Les Léopards espoirs de la République démocratique du Congo (RDC) affrontent les Mourabitounes espoirs de la Mauritanie, ce mardi 6 octobre 2026 au stade TP Mazembe de Lubumbashi, à l’occasion de la manche retour du premier tour des éliminatoires de la CAN U23, prévue l’année prochaine en Égypte. Le coup d’envoi sera donné à 14h00, heure de Kinshasa.

Battus (1-0) à Nouakchott, les Fauves congolais sont dans l’obligation de renverser la vapeur pour se qualifier au prochain tour, où ils devraient affronter les Super Eagles du Nigeria.

À noter que l’équipe nationale U23 de la RDC compte plusieurs joueurs talentueux, parmi lesquels le capitaine Jules Ahoka, Faveurdi Bongeli, Ibrahim Matobo, Tony Talasi, Manitu Messy, Daniel Tshilanda, Steve Binene et Frédéric Efuele.

Gratis Makabi



La participation des populations locales à la gestion du Couloir vert Kivu-Kinshasa constitue l’un des combats prioritaires de plusieurs organisations de la société civile œuvrant dans la protection de l’environnement et la défense des droits de l’homme. Cet immense espace, qui s’étend du Kivu à Kinshasa sur près de 544 270 kilomètres, a été intégré à l’agenda du gouvernement de la République démocratique du Congo depuis janvier 2025.

Au-delà d’offrir de nouvelles opportunités économiques à la RDC, ce couloir porte d’autres ambitions majeures, notamment la protection des écosystèmes et le soutien à une économie verte. Un paradigme vers lequel se sont rangées la plupart des nations du monde.

Quelle place pour les populations locales ?

La question de la place des populations dans la gestion du Couloir vert est centrale dans toutes les réflexions. Elle constitue la principale doléance de diverses organisations de la société civile qui, pour en assurer l’effectivité, viennent de signer un accord avec la Fondation Virunga, à laquelle la gestion du Couloir vert a été confiée par l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN).

Cet accord conclu entre ce consortium d’organisations de la société civile et la Fondation Virunga a abouti à la création du Comité indépendant de la société civile (CISV), dont le principal objectif sera de veiller à ce que « le Couloir vert devienne une aire protégée à vocation communautaire », conformément au décret n°25/01 portant création du Couloir vert et à sa charte.

En clair, le CISV veillera à ce que les communautés locales participent pleinement aux décisions qui les concernent dans le cadre de la gestion du Couloir vert, exercent leurs droits, donnent ou refusent leur consentement lorsque celui-ci est requis, accèdent à des mécanismes de recours et bénéficient directement des opportunités économiques.

Le CISV, pour quel statut ?

À en croire le communiqué de lancement, le Comité indépendant de la société civile pour la gouvernance participative du Couloir vert n’est ni un organe de gestion ni un organe de représentation. Il ne saurait non plus se substituer aux communautés locales.

Il s’agit, d’après son acte créateur, d’un espace autonome qui contribue à la gouvernance du Couloir vert, avec un accent particulier sur l’effectivité de la participation, des droits, du consentement, de la recevabilité et des bénéfices pour les communautés.

Cette initiative, qui bénéficie depuis 2024 de l’adhésion de plusieurs organisations, réunit à ce jour la Schmidt Family Foundation, Actions pour la promotion et protection des peuples et espèces menacés, Advocates for Community Alternatives, l’Alliance nationale d’appui et de promotion des aires et territoires du patrimoine autochtone et communautaire en République démocratique du Congo, la Coalition des organisations de la société civile pour le suivi des réformes et de l’action publique, Congo Green Solution, Rainforest Foundation UK et l’Université de Mons.

Gratis Makabi



Le Rassemblement des Journalistes pour l'Émergence du Congo (RAJEC) dénonce de graves atteintes à la liberté de la presse enregistrées ces dernières heures et exige des actions urgentes de la part des autorités politico-administratives et sécuritaires.

Dans un communiqué consulté par Opinion-Info.cd ce lundi 06 octobre 2026, le RAJEC alerte sur l'escalade de la répression visant notamment Virginie Manganga, Gauthier Sey et Danny Nguba.

« Notre consœur Virginie Manganga, placée en détention à la prison centrale de Makala après son enlèvement; notre confrère Gauthier Sey, admis en urgence à la Clinique Ngaliema à la suite d'un enlèvement qualifié de criminel; et notre confrère Danny Nguba, porté disparu », indique l'organisation.

Le RAJEC condamne avec la plus grande fermeté ces actes, qu'il considère comme une attaque frontale contre la liberté de la presse, la liberté d'expression et la démocratie, pourtant garanties par la Constitution.

« L'enlèvement d'une journaliste, l'hospitalisation en urgence d'un autre et la disparition d'un troisième en l'espace de quelques semaines ne sont plus de simples incidents isolés. Il s'agit d'une situation extrêmement préoccupante et du prix inacceptable payé par les professionnels des médias dans un pays qui se doit de garantir une presse libre et indépendante », ajoute le communiqué.

Face à cette situation, le RAJEC:

- exige la libération immédiate et sans condition de Virginie Manganga, victime d'une détention qu'il juge arbitraire;

- demande que toute la lumière soit faite sur l'enlèvement de Gauthier Sey, promoteur de Netic News, et que les auteurs répondent de leurs actes;

- exige des autorités compétentes qu'elles engagent sans délai les recherches nécessaires pour retrouver Danny Nguba et garantir son intégrité physique;

- appelle le Président de la République, garant du bon fonctionnement des institutions et défenseur engagé de la liberté de la presse, ainsi que le Ministre de la Justice, à s'impliquer personnellement pour mettre fin à cette dérive répressive.

Le RAJEC indique qu'il tient les autorités politico-administratives et sécuritaires pour responsables de la sécurité de ces trois journalistes.

Il appelle, en outre, l'ensemble de la profession, l'UNPC, les organisations de défense des droits de l'homme, la société civile ainsi que les partenaires internationaux à se mobiliser pour défendre la liberté de la presse, aujourd'hui gravement menacée.

Gratis Makabi



Le combat pour la protection du patrimoine des Anciens Combattants entend désormais s’appuyer davantage sur la justice. C’est dans ce cadre que le ministre délégué aux Anciens Combattants, Eliezer Ntambwe, a été reçu par le président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et président de la Cour constitutionnelle, Dieudonné Kamuleta.

Au cours de cette rencontre, Eliezer Ntambwe a plaidé pour un accompagnement accru de la justice dans les dossiers liés notamment aux présumées spoliations.

Parmi les dossiers évoqués figure celui d’une parcelle située dans la commune de N’djili, à Kinshasa. Selon le ministre, ce bien des Anciens Combattants fait l’objet d’un différend impliquant une personne se présentant comme l’épouse d’un haut magistrat.

Plus grave, Eliezer Ntambwe a également affirmé que des personnes ayant exécuté les instructions de l’autorité dans ce dossier avaient été arrêtées. Une situation qui, selon lui, justifie davantage la nécessité d’une collaboration avec les instances judiciaires.

« C’est ainsi que nous sommes venus demander l’accompagnement du président de la Cour constitutionnelle, qui est également le président du Conseil supérieur de la magistrature », a-t-il expliqué.

Au terme de l’audience, le ministre s’est félicité de l’accueil réservé à sa démarche, affirmant que le président du CSM avait, sur-le-champ, fait avancer le dossier de N’djili à la suite d’un coup de fil.

« Nous avons trouvé un avis très favorable et, d’ailleurs, le dossier de N’djili, qui était bloqué, venait d’être débloqué à travers juste un coup de fil », a-t-il déclaré.

Cette audience s’inscrit dans le cadre de la mission confiée au ministère délégué aux Anciens Combattants par le Conseil des ministres, visant notamment à identifier, récupérer, sécuriser et valoriser les biens appartenant à cette catégorie de citoyens.

« Le Conseil des ministres, présidé par Son Excellence Monsieur le Président de la République, nous avait confié le mandat d’identifier, de récupérer, de sécuriser et de valoriser les biens des Anciens Combattants », a expliqué Eliezer Ntambwe au terme de son entretien avec le président du CSM.

Le ministre a souligné que la mise en œuvre de ce mandat expose son administration à des situations nécessitant l’intervention et l’accompagnement des institutions judiciaires, particulièrement dans les dossiers présumés de spoliation.

ODN

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