Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a promulgué, le 7 août 2026, la loi de finances rectificative pour l’exercice 2026, arrêtée à 50 866,3 milliards de francs congolais, en équilibre entre les recettes et les dépenses.

Cette nouvelle enveloppe représente une baisse par rapport au budget initial de 2026, fixé à 54 335,8 milliards de FC, soit une diminution d’environ 6,4 %.

La loi rectificative, enregistrée sous le numéro 26-032, tient compte de l’évolution de la situation économique et financière du pays ainsi que des ajustements opérés au cours de son examen par le Parlement.

Avec cette promulgation, le collectif budgétaire acquiert désormais force de loi et constitue le nouveau cadre légal d’exécution des finances publiques pour la suite de l’exercice 2026.

Le gouvernement devra ainsi adapter l’exécution de ses programmes et dépenses aux nouvelles prévisions arrêtées par cette loi.

MD



Dans le cadre de l’accord bilatéral signé le 6 septembre 2024 avec la République populaire de Chine, la RDC franchit une étape décisive dans la diversification de son économie. Le ministère du Commerce extérieur a annoncé, ce lundi 27 juillet, la conclusion d’un contrat portant sur la fourniture annuelle de 180 000 tonnes de piment sec.

Ce contrat a été signé entre la société chinoise Hunan Pengfei International Trade Co., Ltd, représentée par M. Shixian Luo, et la structure congolaise International Chamber Of Commerce Of Christian Communities, représentée par M. Paul Okitana Omambo.

Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, qui a reçu M. Okitana à son cabinet, a encouragé la mise en place d’une Fédération nationale des producteurs et exportateurs de piment sec, ainsi que la cartographie des bassins de production à travers le pays. Il a également insisté sur la mobilisation de l’expertise des ministères de l’Agriculture et du Développement rural pour assurer l’accès aux semences améliorées et organiser les producteurs en coopératives rurales solides.

Un appel solennel a été lancé aux agriculteurs, coopératives et investisseurs : le marché chinois est désormais ouvert et demandeur. Les opportunités d’exportation concernent 180 000 tonnes de piment sec et 50 000 tonnes de cacao par an, pour une valeur marchande globale estimée à plus de 500 millions de dollars américains chaque année.

Les producteurs et opérateurs économiques intéressés sont invités à se rapprocher du Cabinet du Ministère du Commerce extérieur ou de l’Agence nationale de promotion des exportations (ANAPEX) pour connaître les modalités d’accompagnement et participer à cette dynamique.

radiookapi.net/CC



La Cour des comptes a révélé, mercredi 13 mai, l’existence de cas présumés de détournements des finances publiques au sein du gouvernement central, des exécutifs provinciaux ainsi que dans certaines entreprises publiques. L’annonce a été faite par le premier président de l’institution judiciaire, Jimmy Munganga Ngwaka, lors d’un briefing de presse organisé à Kinshasa.

Depuis la rentrée judiciaire de mars dernier, plusieurs irrégularités ont été constatées, notamment des dépenses exécutées sans pièces justificatives conformes, en violation des règles budgétaires et comptables, dénonce la Cour des comptes.

« Lorsque nous examinons les comptabilités mensuelles de certains ministères et institutions publiques, la Cour des comptes constate des dépenses sans pièces justificatives. Dans ce cas, il y a présomption de détournement. Tous les comptables publics concernés vont être poursuivis devant la Cour des comptes. Certains, pour des cas graves, seront renvoyés », a déclaré Jimmy Munganga Ngwaka.

Audits et poursuites annoncés

À la même occasion, le procureur général près la Cour des comptes, Guy Tshipata Mulumba, a annoncé le lancement de plusieurs audits au sein des institutions publiques. Il a promis des poursuites judiciaires contre toutes les personnes qui seraient reconnues coupables de ces faits.

Cette action publique annoncée, si elle aboutit, marquera une étape importante dans la lutte contre la corruption et la mauvaise gestion des finances publiques en RDC, alors que la transparence et la redevabilité sont de plus en plus exigées par la société civile et les partenaires internationaux.

radiookapi.net/CC



Une accalmie durable s'installe depuis quelques joours dans plusieurs localités de l'Ituri, permettant aux habitants de regagner leurs villages et de relancer les activités économiques. Cette amélioration sécuritaire est le fruit des patrouilles conjointes menées par les FARDC et les casques bleus de la MONUSCO, ainsi que des opérations militaires contre les rebelles ADF.
À Komanda, dans la chefferie de Basili, tout comme à Banvokutu, Bamande et Mungamba, le paysage change. Des familles qui avaient fui les violences depuis des années reviennent désormais sur leurs terres. Ce retour s'accompagne d'une reprise libre d'activités agricoles et de l'exploitation du bois, piliers de l'économie locale.
Sécurisation des axes routiers 
L'un des signes les plus concrets de cette stabilisation est la fluidité du trafic sur la route Komanda-Yedi, reliant les territoires d'Irumu et de Mambasa. Les menaces qui pesaient autrefois sur les transporteurs et les civils se sont estompées, grâce à une présence militaire accrue.
« Les patrouilles avec les FARDC et les casques bleus le font. J’ai reçu des témoignages qu’ils continuent à le faire », a confirmé le colonel Siro Simba, administrateur du territoire d'Irumu.
Par ailleurs, un retour progressif des déplacés est observé le long de la Rute nationale numéro 4, sur le tronçon Luna-Komanda.
Appel à la poursuite des opérations en profondeur
Malgré ce bilan positif, la société civile reste vigilante. Tout en saluant l'amélioration de la situation, elle exhorte les forces coalisées à ne pas relâcher la pression sur les groupes armés.
Christophe Munyanderu, acteur de la société civile locale, insiste sur la nécessité de poursuivre les opérations militaires « en profondeur dans la forêt », afin de débusquer les derniers retranchements des miliciens et de garantir une paix définitive dans la région

radiookapi.net/CC



L'occupation de la ville de Bukavu et des autres partis du Sud-Kivu par l'AFC/M23 depuis mi-février 2025 a un impact négatif sur l'économie de la province. Selon le gouverneur Jean-Jacques Purusi, la province, dont le budget était fixé à 5,5 millions de dollars américains, a perdu environ 84 % de ses recettes.

« Par rapport au déficit budgétaire, il faut dire qu'en perdant Bukavu, Walungu, une partie de Kalehe, mais aussi Kabare, nous avons perdu environ 84 % des recettes provinciales », a-t-il révélé au cours d'un briefing de presse jeudi dernier à Kinshasa, aux côtés du ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya.

À l'en croire, avec l'arrivée du mouvement rebelle, toutes les structures provinciales ont été pillées et les banques vandalisées. Conséquence, at-il soutenu, l'économie est à genoux.

« Il faut savoir que toutes les structures ont été pillées, toutes les infrastructures ont été détruites, les banques ont été vandalisées, toute l'économie est à genoux », a souligné le gouverneur du Sud-Kivu.

En revanche, cette situation profite à l'AFC/M23. Le chef de l'exécutif provincial a affirmé que la rébellion a généré 17 millions de dollars américains par mois à travers les impôts, et que cet argent a été acheminé au Rwanda.

« L'AFC/M23, appuyée par le Rwanda, a perçu des impôts. Ils ont mis en exécution notre plan de développement que nous avions déjà montés et structurés, et ils ont généré jusqu'à 17 millions de dollars par mois, selon nos enquêtes. Et tout cet argent, il n'y a pas un sou qui est resté, tout a été transféré vers le Rwanda », a indiqué J.-J. Purusi.

Quant au rétablissement de l'autorité de l'État à Uvira, qui abrite les institutions provinciales, il a laissé entendre que le processus suit son cours normal.

D'après lui, le gouvernement provincial et l'organe délibérant de la province sont déjà opérationnels et des mécanismes ont été mis en place pour renforcer l'autorité de l'État dans le Sud-Kivu.

Prince Mayiro



Une vidéo compromettante circulant en RDC montre des liasses de billets de 100 dollars américains et évoque des pots-de-vin d’un million de dollars et de 200 000 dollars, impliquant des responsables d’une structure étatique. Une enquête a été ouverte par les autorités anti-corruption.

C’est un scandale qui secoue les plus hautes sphères du pouvoir en République démocratique du Congo (RDC). Selon des informations concordantes, une vidéo circule actuellement sur les réseaux sociaux et alimenterait de graves soupçons de corruption.

Cette vidéo montrerait dans une chambre d’hôtel à Kinshasa plusieurs liasses de billets de 100 dollars américains. Un individu, présenté comme le “DG” d’une structure, se voit promettre la somme de 200 000 dollars par la personne filmant.

Mais le plus choquant est que l’auteur de la vidéo affirmerait avoir lui-même bénéficié d’un million de dollars en espèces, provenant directement de la Banque centrale du Congo.

Les personnes impliquées dans ces transactions seraient toutes deux responsables d’une structure chargée de l’assainissement de sites relevant de l’État congolais. Elles disposeraient également d’accès jusqu’à la présidence de la République.

Face à la gravité des faits dénoncés, plusieurs organes de lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent, dont la CENAREF (Cellule nationale de renseignement financier), se seraient déjà saisis du dossier.

Des enquêtes préliminaires auraient été ouvertes pour faire la lumière sur ces allégations de détournements de fonds publics massifs, impliquant de hauts responsables liés à la présidence congolaise.

Cette affaire soulève de nombreuses interrogations sur la gestion des deniers publics en RDC et la probité de certains agents de l’État. Elle illustre également les défis persistants en matière de lutte contre la corruption dans le pays.

Les autorités compétentes devront désormais mener leurs investigations de manière approfondie pour déterminer les responsabilités et faire toute la transparence sur ces soupçons de malversations.
 
mbote/CC


Le Comité de Suivi de la Paie (CSP) des agents et fonctionnaires de l’État s’est réuni, mercredi 28 janvier 2026, à Kinshasa, pour évaluer l’évolution des opérations de paie du premier trimestre de l’exercice budgétaire en cours, rassurant que le paiement des salaires du mois de janvier est bel et bien effectif, bien que réalisé de manière progressive.

Au terme de cette séance de travail, le CSP a confirmé que les dispositions nécessaires ont été prises pour garantir la régularité et la ponctualité du paiement des salaires des militaires, des policiers ainsi que des fonctionnaires civils de l’État. Des instructions fermes ont été adressées aux banques commerciales et aux services techniques impliqués dans la chaîne de la paie, afin d’éviter tout dysfonctionnement susceptible d’affecter les bénéficiaires.

Les autorités chargées de la supervision du processus ont insisté sur le respect strict des délais d’exécution, soulignant que la maîtrise du calendrier de paie demeure un impératif pour la stabilité sociale et le bon fonctionnement de l’administration publique. Le Comité national de suivi de la paie a, à cette occasion, réaffirmé l’engagement du Gouvernement à assurer un système de rémunération fondé sur la régularité, la transparence et la prévisibilité.

Le CSP a, par ailleurs, tenu à expliquer le léger retard observé dans le lancement des opérations de paie pour ce mois de janvier. Celui-ci est attribué au caractère particulier de cette période, qui correspond, à la fois, au démarrage d’un nouvel exercice budgétaire et à l’ouverture d’un nouveau trimestre, nécessitant des ajustements techniques et administratifs.

En dépit de ce contexte, les autorités assurent que toutes les mesures ont été prises pour que les paiements se poursuivent normalement dans les jours à venir, conformément aux engagements du gouvernement en faveur des agents publics.

 Prosper Buhuru



La République démocratique du Congo (RDC) connaît une croissance économique estimée à plus de 5,6 % en 2025 ; a annoncé le Président Félix Tshisekedi, lors de son discours sur l’état de la Nation, ce lundi 08 decembre, à Kinshasa. Cette performance place le pays au-dessus de la moyenne projetée pour l’Afrique subsaharienne, estimée entre 3,8 % et 4,1 %.

Le chef de l’État a souligné que cette croissance est le fruit d’un dynamisme soutenu dans plusieurs secteurs clés de l’économie congolaise.

"La croissance est quant à elle estimée à 5,6 % en 2025, au-dessus de la moyenne de l’Afrique subsaharienne, projetée entre 3,8 % et 4,1 %", a-t-il déclaré, réaffirmant ainsi la solidité de la trajectoire économique du pays.

Selon Félix Tshisekedi, cette performance est principalement portée par le secteur minier, moteur traditionnel de l’économie congolaise. Ce secteur continue d’attirer les investissements et de générer des revenus importants, participant largement à la croissance nationale.

Toutefois, le Président a aussi insisté sur la montée en puissance progressive des secteurs non extractifs. Cette diversification économique vise à réduire la dépendance du pays aux matières premières et à construire une économie plus résiliente et durable.

Ces ambitions s’inscrivent dans une vision plus large de bâtir une économie congolaise plus forte, plus diversifiée, plus inclusive et durable, capable de créer des emplois et d’améliorer les conditions de vie des populations.

Gloire Balolage 

A Propos

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Ali Kalonga

Directeur de la Rédaction

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