11 février 2021 - 18 mai 2022, cela fait une année et quelques mois depuis la fusion entre la Banque Commerciale du Congo (BCDC) et Equity Bank Congo. Un an après le mariage, Equity BCDC a connu une croissance de 47% de son bilan qui est passé de 2,6 milliards USD à 3,7 milliards USD, avec un profit de 40,2 millions USD.

C'est le directeur général de cette banque, Célestin Mukeba, qui l'a affirmé au cours d'une conférence de presse tenue le mercredi 18 mai 2022. A l'en croire, le nombre de clients d'Equity BCDC est passé de 891.085 à plus de 1.300.000.

"Equity BCDC a affiché des résultats financiers et opérationnels très éloquents, en dépit du processus de la fusion, de l'intégration et des migrations des plateformes informatiques qui s'avèrent être très complexes. La banque se porte très bien financièrement. Le bilan a accru de 47%, passant de 4. 978 milliards CDF à 7.309 milliards CDF. Le portefeuille crédit a accru de 22%, passant de 1.634 milliards CDF à 1.995 milliards CDF. Le portefeuille de dépôt a augmenté de 49%, passant de 4.265 milliards USD à 6.372 milliards USD", a-t-il déclaré.

A l'en croire, une année après la fusion, la contribution de sa banque à la RDC, en termes d'impôt, est passée de 3,2 millions USD à 9,4 millions USD.

Au-delà de la présentation des résultats de l'exercice 2021, cette conférence de presse était aussi l'occasion pour Equity BCDC de lancer officiellement ses cartes bancaires instantanées et sécurisées. Son directeur général, Célestin Mukeba a, à l'occasion, annoncé la disponibilité effective, au niveau des agences de 300.000 cartes internationales et d'un million de cartes locales, destinées à faciliter les transactions hors agences.

"La plus grande priorité de la banque est et reste l'amélioration continue de la qualité des services et l'innovation afin d'offrir à sa clientèle une expérience exceptionnelle. Aujourd'hui, nous sommes fiers de vous apporter les émissions instantanées de cartes bancaires tant nationales qu'internationales pour faciliter vos transactions hors agence. Nous avons 300.000 cartes internationales et 1 million de cartes locales et stock. Ces cartes sont à récupérer instantanément, quelques minutes après la demande", a-t-il rassuré.

Célestin Mukeba a, par ailleurs, saisi cette occasion pour annoncer qu'une centaine de distributeurs automatiques de billets ont été commandés et qu'un partenariat a été signé entre la banque et le constructeur Diebold pour la disponibilité des pièces de rechanges des DAB en RDC.

Tout en informant de l'institutionnalisation de la gratuité des services bancaires au profit des fonctionnaires, le DG d'Equity BCDC a affirmé que, soucieuse de désengorger les agences, sa banque a déployé sur terrain un réseau de distribution constitué de 700 Equity BCDC Express, avec un objectif de ramener ces chiffres à 22.000 agents bancaires.

"C'est une solution innovante, car nous avons donné la possibilité aux commerçants, aux hommes d'affaires, aux entrepreneurs qui ont des pharmacies, des tenanciers des bars et des débits de boissons de devenir
des opérateurs bancaires. Ils sont équipés à recevoir des dépôts et à faire des retraits. A ce jour, nous en comptons 7.000 et avons l'objectif d'atteindre 22.000 dans un horizon très proche. Nous avons aussi consacré une gratuité de services pour les fonctionnaires. Donc, ils peuvent aller faire leurs dépôts et retraits gratuitement dans ce réseau
", a-t-il affirmé.

Equity BCDC est une banque opérant en RDC, née de la fusion entre la Banque Commerciale du Congo (BCDC) et Equity Bank Congo. Cette banque dispose actuellement de 1.300.000 comptes bancaires actifs, d'un réseau de 65 agences à travers le pays, de 12 agence dédiées Western Union, de 214 guichets automatiques, de 13 guichets avancés, de 32 Masters Agents et de plus de 7.400 agents bancaires pour compléter ses canaux numériques.

Soulignons qu'Equity BCDC fait partie du groupe Equity, une société de services financiers cotée à la bourse de Nairobi, à la Bourse de l'Ouganda et à la Bourse de Rwanda, avec une base d'actifs de 12 milliards USD.

Orly-Darel Ngiambukulu



L'Inspection générale des finances (IGF) s'est une nouvelle fois exprimée sur le dossier Bukanga Lonzo dans lequel l'ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo est cité continuellement. Dans un communiqué publié ce lundi 16 mai, l'IGF dit noter qu’à ce stade, elle ne peut plus communiquer sur le dossier étant donné que la justice s'en était déjà saisie. Toutefois, elle relève dans son document que Matata Ponyo est bien l'auteur intellectuel, matériel et principal de cet échec. 

" L'Inspection Générale des Finances confirme par conséquent que le Projet de Parc Agro-Industriel de Bukanga-Lonzo est un échec désastreux, qui a coûté à la République plus de 287 millions de dollars américains et que son instigateur, l'ancien Premier ministre MATATA PONYO est bien l'auteur intellectuel, matériel et principal de cet échec ainsi que des détournements qui ont eu lieu. L'Inspection Générale des Finances n'a, par conséquent, aucune excuse à présenter et reste convaincue que l'analyse de ce dossier quant au fond ne pourra que confirmer la responsabilité personnelle, pleine et entière, de Monsieur MATATA PONYO dans cette débâcle ", dit le communiqué de l'IGF. 

L'Inspection rappelle que son audit sur la gestion du parc Agro industriel de Bukanga Lonzo avait été sollicité par l'ex-Premier ministre lui-même et donc il ne s'agit nullement d'un “acharnement”. 

" En tout état de cause, ce que l'opinion doit retenir est que : cette de contrôle avait été demandée par l'ancien Premier ministre MATATA PONYO lui-même et non par une quelconque autorité politique ou judiciaire, pour être qualifiée par lui d'acharnement ; sa demande était motivée par les accusations lancées à son endroit dans l'opinion ainsi que différents milieux politiques, accusations qui se sont révélées fondées et que L'Inspection Générale des Finances a documentées, dans le respect des normes en matière d'audit et de contrôle ". 

La Cour constitutionnelle s'est déjà exprimée par son arrêt du 15 novembre acquittant Matata de toutes poursuites sur ce dossier. Pour la haute cour, Matata n'était justiciable devant sa juridiction. Du côté Matata, ses avocats se référant à la constitution,  notamment le professeur Nyabirungu estime que même la Cour de cassation ne peut juger Matata, car les faits commis c'était en sa qualité du Premier ministre, donc on devrait le juger pendant qu'il était en fonction et non après. Augustin à créé son parti politique et a annoncé qu'il sera candidat président de la république aux élections de 2023.

Ivan Kasongo



La Gouverneure de la Banque Centrale du Congo, Marie-France Malangu Kabedi Mbuyi a présenté, le vendredi 13 mai au conseil de Ministre, les faits saillants de la conjoncture économique interne globalement qui est selon elle,
caractérisée par le maintien de la stabilité du cadre macroéconomique.

Elle a indiqué que le rythme de formation des prix s’est relativement maintenu à la première semaine du mois de mai 2022. Le taux d’inflation est passé de 0,18% à 0,19% d’une semaine à l’autre, portant le cumul annuel à 3,5% face à un objectif cible de 7% à moyen terme.

« Le marché de changes a également affiché une relative stabilité qui se maintient depuis l’année 2021, à la faveur de la bonne coordination des politiques monétaire et budgétaire », a-t-elle souligné, rapporte le compte-rendu de cette réunion.

Cela est attesté, en rythme hebdomadaire, par une
légère appréciation de la monnaie nationale de 0,01% du taux de change indicatif et une faible dépréciation de 0,08% dans le segment parallèle, a fait remarquer Malangu Kabedi Mbuyi.

En ce qui concerne le profil de la croissance en 2022, la Gouverneure de la Banque Centrale du Congo a précisé que les dernières projections situent le taux de croissance économique à 6,1%, alors qu’en janvier celles-ci tablaient sur un seuil de 6,4%, relevant du dynamisme des industries extractives.

Une situation qui s’explique par le contexte mondial et régional de ralentissement.
Face aux risques d’origine externe tel que l’enlisement de la guerre en Ukraine
et ses conséquences sur les marchés des produits pétroliers et denrées alimentaires, la Gouverneure de la Banque Centrale du Congo a recommandé l’exploitation des bassins de production en vue de l’augmentation de la production nationale des produits de grande consommation et de l’approvisionnement de grands centres urbains pour renforcer la capacité de l’économie à résister aux chocs.

Elle a également informé le Conseil de la conclusion positive de la deuxième revue après le passage de la Mission du Fonds Monétaire International. Ce qui
pourra permettre, après approbation par le Conseil en fin-juin, le décaissement d’un appui budgétaire de 200 millions de dollars américains.

Malangu Kabedi Mbuyi a enfin fait état de l’accumulation continue des réserves de change qui ont atteint le pic record de 3,8 milliards de dollars américains.

Dominique Malala



95% des entreprises qui fonctionnent actuellement en RDC sont dans l'informel, ne réunissant pas tous les documents exigés. C'est le directeur général de l'Agence Nationale pour la Promotion des Investissements (ANAPI), Anthony Nkinzo Kamole, qui l'a affirmé au cours d'une matinée d'échange organisée à l'intention des entrepreneurs locaux le vendredi 29 avril 2022.

Le numéro un de l'ANAPI a précisé que ces chiffres proviennent de la récente enquête de l'Institut National des Statistiques (INS). Il a, au regard de ce tableau sombre, encouragé les entrepreneurs évoluant en RDC de revenir dans le formel afin d'être agréés au Code des investissements et de bénéficier de tous les avantages afférents.

"Aujourd'hui, nous avons voulu montrer aux entrepreneurs qu'ils ont un rôle crucial, un rôle extrêmement primordial sur la question des investissements de qualité dans le pays. Nous avons analysé l'environnement des investissements. Est-ce qu'il permet un essor de l'entrepreneuriat ? Avons-nous le capital humain qu'il faut ? Avons-nous les outils pour faire en sorte que l'entrepreneur puisse se mettre en place ? Il était important de présenter aussi les statistiques.  Aujourd'hui, 95% des entreprises sont dans l'informel. Le rapport de l'INS le dit. 95 % des entreprises qui sont en train de fonctionner dans le pays n'ont pas tous les documents. L'importance du message aujourd'hui, c'est de demander à ces entreprises de revenir dans le formel", a-t-il plaidé.

La matinée d'échange organisée par l'ANAPI, en collaboration avec ses partenaires dont l’Agence Nationale pour le Développement de l’Entrepreneuriat au Congo (ANADEC), la Fédération Nationale des Petites et Moyennes Entreprises (FENAPEC),  la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises Congolaise (COPEMECO) et l'Association des Femmes Chefs d'Entreprises de la RDC  (ASSOFE) avait pour thème : « L’essor de l’entrepreneuriat local, gage d’une R.D.C prospère de demain ».

Elle a eu pour objectif, d'inciter les entrepreneurs congolais au développement des chaînes de valeur pour une meilleure intégration économique, de promouvoir la culture de l’innovation dans l’entrepreneuriat et de conscientiser les entrepreneurs congolais sur le rôle majeur qu’ils doivent jouer pour permettre au pays d’atteindre la croissance inclusive et disposer d’une classe moyenne.

Cette rencontre avait également pour objectif de promouvoir l’entrepreneuriat féminin  dans les enjeux de la prospérité de la RDC et de collecter les doléances des entrepreneurs pour des actions de plaidoyer.

En ce qui concerne le fiscalité applicable aux PME, Anthony Nkinzo a rassuré que la loi sur l'entrepreneuriat en chantier va aborder avec précision cette question. 

Tout en reconnaissant qu'il y a du chemin à faire et que le fiscalité applicable aux PME demeure à ce jour étouffante, le DG de l'ANAPI a souligné l'importance de reconnaître que le gouvernement a fourni beaucoup d'efforts dans ce registre au nombre desquels la rationnalisation et la création du guichet unique de paiement des taxes et impôts.

Dans son intervention, le directeur général de l'Autorité de Régulation de la Sous-traitance (ARSP), Kalej Nkand, a appelé les entrepreneurs congolais à s'approprier la loi qui fixe les règles applicables à la sous-traitance. Il a encouragé les PME à capitaux congolais à s'enregistrer en ligne auprès de son établissement pour bénéficier des offres mises à leur disposition.

Rappelons que dans le cadre de ses 20 ans d'existence, l'ANAPI a aligné dans sa programmation de l’année, l’organisation chaque mois, en collaboration avec ses partenaires, d'une activité d'envergure qui rentre dans le cadre de l'amélioration de l'environnement des affaires en RDC.

Orly-Darel Ngiambukulu



Le Chef de l'État Félix Tshisekedi et son homologue Zambien Hakainde Hichilema décident d'harmoniser leurs politique et stratégies de développement vis-à-vis du secteur minier et industriel pour la réussite du marché relatif à la mise en place d’une chaîne de valeur dans le secteur des batteries électriques et des énergies propres. Pour ce faire , ils ont mis en place un cadre intitulé "Conseil de la Batterie de la République de Zambie et de la République Démocratique du Congo (DRC - Zambia Battery Council).

"Nos deux Etats frères conviennent de mettre en place un cadre de gouvernance commun, dénommé le Conseil de la Batterie de la République de Zambie et de la République démocratique du Congo (DRC-Zambia Battery Council), dont le Comité Exécutif sera composé des deux Chefs d'Etats, de la Secrétaire Générale Adjointe de la Commission Economique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA), ainsi que du Président de la Banque Africaine d'Import-Export (Afrexim Bank) En outre, cet organe de gouvernance sera doté d'un Comité Technique en charge du suivi et de l'évaluation de l'initiative; Créer un cadre législatif et réglementaire harmonisé ainsi qu'un système d'incitations commun aux deux Etats, pour un environnement des affaires favorable au développement de ladite chaîne de valeur et d'un microcosme économique florissant" rapporte le communiqué final sanctionnant la fin de la réunion bi-partite tenue ce vendredi 29 avril 2022.

Et de poursuivre :

"Identifier un site pilote pour l'érection d'une industrie de la chaîne de valeur de batteries devant abriter le projet en RDC, en Zambie ou à cheval entre les deux pays. À cet effet, le gouvernement de la RDC et de la Zambie mettent à la disposition pour ce projet des sites situés respectivement dans la province du Haut-Katanga Katanga et dans la province de Copperbelt; Affirmer que l'Initiative sera mutuellement bénéfique en créant un partenariat unifié et cohérent qui maximise les gains sans aucune concurrence entre nos deux pays".

Les deux Présidents saluent également l'engagement de la Commission Economique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA), partenaire technique ainsi que celui de la Banque Africaine d'Import-Export (Afrexim Bank), partenaire financier qui accompagnent cette initiative, notamment pour la mobilisation des financements. requis pour son implémentation. Ils ont également invité d'autres partenaires intéressés par la présente initiative transformatrice pour le développement économique de leurs pays respectifs.

Cet accord fait suite au forum DRC-Africa Business Forum tenu à Kinshasa en Novembre 2021 sous le thème «développer une chaîne de valeur et un marché autour de l'industrie des batteries, des véhicules électriques et des énergies renouvelables en Afrique », la République de Zambie et la République Démocratique du Congo représentées par leurs Chefs d'Etat avaient convenu de travailler ensemble pour matérialiser cette initiative dans les plus brefs délais.

La République de Zambie et la République démocratique du Congo; Etats frontaliers détiennent environ 70% des réserves mondiales de cobalt.

Clément MUAMBA



Le gouvernement de la République va prendre des mesures d'encadrement afin de faire respecter la décision portant suspension de la perception de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les produits de première nécessité. C'est le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, qui l'a annoncé lors de la 51e réunion du Conseil des ministres tenu à Lubumbashi ce vendredi 29 avril sous la direction du Chef de l'État Félix Tshisekedi.

" À la suite des réunions conjoncturelles qu'il a tenues avec les ministres sectoriels et des acteurs socioéconomiques des secteurs concernés et à la suspension de la perception de la taxe sur la valeur ajoutée sur les produits de première nécessité pour une durée de six mois renouvelables, le gouvernement s'emploie à prendre des mesures d'encadrement en vue de d'assurer de leur effectivité ", rapporte le compte rendu de la réunion fait par le porte-parole du gouvernement.

Cette décision du gouvernement va permettre de faire face à la tendance haussière des prix observés sur le marché à la suite notamment de l'impact du conflit russo-ukrainien.

" Le gouvernement s'est engagé à prendre des mesures idoines dans le plus bref délai afin de juguler les perturbations dans l'approvisionnement des produits de première nécessité ", ajoute le compte rendu.

Dans le même registre, bien avant, le ministre des Finances Nicolas Kazadi, a présidé sa première réunion en qualité de ministre intérimaire de l'Economie jeudi 28 avril sur les modalités de la mise en œuvre des arrêtés portant suspension momentanée de la perception de la TVA sur certains produits de première nécessité. Ce, conformément à l'option levée lors de la dernière réunion du comité de conjoncture économique en vue d'apporter des solutions aux chocs externes dûs à la guerre en Ukraine occasionnant au niveau international la hausse des prix des produits pétroliers et céréaliers.

Cette réunion qui a connu la participation du Secrétaire Général à l'économie nationale Célestin Twite Yamwembo et des opérateurs économiques, a abouti à une décision: l'application de nouveaux tarifs après certification des stocks invendus mais déjà frappés par la TVA qui sera remboursée par le trésor public. Cette décision permettra aux opérateurs économiques de baisser les prix de certains produits de première nécessité au profit de la population.

Parmi les modalités d'application des mesures, on peut citer : la notification de la mesure de suspension momentanée de la TVA par la DGI, et la DGDA aux assujettis afin de constater l'application effective de cette mesure assortie d'une date butoir, le dépôt par les opérateurs économiques de leurs structures des prix exemptées de la TVA au Ministère de l'Economie Nationale, la mission de surveillance du marché par le Ministère de l'Economie Nationale.

Clément MUAMBA



Le FPM ASBL représenté par son Directeur général, M. Jean-Claude Thetika a signé, le mercredi 27 avril 2022 à Kinshasa un contrat d'assistance technique avec la Coopérative d'épargne et de crédit Akiba Yetu, représentée par le Président de son Conseil d'administration et son gérant, respectivement M. Claude KASIGWA et M. Henry MUZALIWA.

 

En signant ce partenariat d'assistance technique, le FPM ASBL (véhicule d'assistance technique du FPM) et la COOPEC AKIBA YETU décident de poursuivre leur contribution conjointe à la fourniture d'une meilleure offre de services financiers en faveur des micro petites et moyennes entreprises et des personnes à faibles revenus de la ville de Goma au Nord-Kivu. Il est attendu de ce partenariat trois principaux objectifs qui sont: (i) le développement de la portée des activités (en nombre et en volume); (ii) l'amélioration de l'efficience opérationnelle par le renforcement des capacités des équipes; et (iii) l'amélioration de la notoriété et le positionnement de l'institution sur le marché.

Le Directeur général du FPM explique le choix porté sur la coopérative Akiba Yetu.

"Le FPM étant un fond multibailleur, notre travaille est d'accompagner les institutions financières de manière générale. Nous avons pour mission de les accompagner en mettant en oeuvre des solutions pour les promouvoir au niveau du pays. Nous leur facilitons la tâche pour avoir accès aux crédits. La Coopérative Akiba Yetu a un bon encrage à Goma. Cette troisième convention que nous signons avec Akiba Yetu continue de le renforcer de le cadre de la gouvernance mais aussi à lancer des nouveaux produits et à le soutenir dans le relooking. Nous estimons que cette institution est dans la phase de croissance, elle doit se faire connaître davantage au public", a expliqué M. Jean-Claude Thetika

Créée en 2008, la COOPEC AKIBA YETU est opérationnelle à Goma se veut être un vecteur d'amélioration du bien-être social des populations à faibles revenus. Elle a pour mission d'offrir des services d'épargne sécurisés a ses membres et d'octroyer des crédits à des taux compétitifs, pour lutter contre la pauvreté et promouvoir le développement socio-économique de la population du Nord-Kivu

Le FPM a été créé en 2007 en tant que composante « micro » du Programme d'Appui au Secteur de la Microfinance (PASMIF). Il apporte une assistance technique au secteur financier congolais depuis novembre 2010 sous la forme d'une association sans but lucratif (ASBL) de droit congolais grâce au financement de ses bailleurs de fonds qui sont: la coopération financière allemande (KfW), l'Agence Française de Développement (AFD), la Banque Mondiale et le Programme de Développement des Nations Unies (PNUD/UNCDF).

Jordan MAYENIKINI 



Le rapport d'audit de l'Inspection Générale des Finances (IGF) sur la légalité des allocations et cessions des concessions forestières en RDC, entre 2014 et 2020, commence à produire des fruits.

Tel que recommandé par les inspecteurs de l'IGF dans leur rapport, la vice-première ministre de l'environnement et de développement durable, Eve Bazaiba, a signé un arrêté le 5 avril dernier suspendant à titre conservatoire 12 concessions forestières d'une superficie de 1.966.630 hectares, illégalement attribuées à 5 sociétés dans les provinces de la Mongala, Tshopo, Mai-Ndombe et de l'Equateur par 3 ministres successifs de l'environnement.

5 de ces 12 concessions avaient été attribuées à la société Maniema Union 2 par Claude Nyamugabo entre septembre 2019 et avril 2021. Amy Ambatobe Nyongolo avait vendu 3 concessions à la société Kitenge Lola, 2 concessions à la société FIFOR et une autre concession à la société française CFT, entre mai 2017 et mars 2019. Quant à Franck Mwedi Malila Apenela qui n'était que ministre intérimaire de l'environnement entre mars et septembre 2019, il avait vendu une concession à la société BOOMING.

Concernant le sort définitif de ces concessions suspendues et celui de leurs sociétés bénéficiaires, ils seront déterminés par la commission mixte instituée par le gouvernement dont l'arrêté a été adopté par le conseil des ministres le 15 avril dernier.

Hormis le travail qui sera fait par cette commission qui reste à mettre en place, il y a également une "revue légale" des concessions forestières qui est en cours au ministère de l'environnement et de développement durable, sur financement de l'Union européenne. 

Pour rappel, l'IGF avait indexé dans son rapport d'audit 18 concessions vendues illégalement. Les 6 autres avaient déjà été suspendues fin 2021. D'une superficie de 1,4 million d'hectares, ces 6 concessions avaient été attribuées à la société Tradelink Sarl dans les provinces de la Tshuapa et Tshopo par Claude Nyamugabo en septembre 2020.

Bienfait Luganywa

A Propos

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Ali Kalonga

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