23 ans jour pour jour depuis que l'ancien président de la République Laurent Désiré Kabila a été assassiné dans son bureau. Cette journée déclarée chômée et payée en République démocratique du Congo en hommage à ce vaillant combattant de la démocratie.

Père biologique ou adoptif (c'est selon) de Joseph Kabila Kabange - un autre ancien président de la RDC -, M'zée Kabila a accédé au pouvoir, le 17 mai 1997 après avoir chassé Joseph Désiré Mobutu, qui a régné durant plus de trente année au sommet de la RDC, jadis la République du Zaïre. Il deviendra dès lors le troisième président de la RDC. Révolutionnaire au rang de Lumumba, Kabila a su marquer les premières années de son pouvoir avec plusieurs réformes notamment dans le secteur agricole.

L'un de ténors de l'AFDL, M'zée Kabila avait pu bénéficier du soutien très massif tant en interne qu'en externe. Au niveau interne, M'zée Kabila a pu profiter d'un soutien indéfectible de la population très fatiguée de la dictature de Mobutu et déjà prête à se prendre en charge. Au niveau extérieur, M'zée et ses compagnons ont été appuyés par d'autres états partenaires de la RDC notamment le Rwanda.

Révolutionnaire au même titre que Patrice Emery Lumumba, Kabila le père avait axé son combat sur l'auto prise en charge de Congolais. Cette position a permis à beaucoup de congolais de se focaliser essentiellement sur la valorisation de l'agriculture et tant d'autres secteurs. Dans l'armée, M'zée a également inculqué un esprit résumé en une phrase devenue célèbre " Ne jamais trahir le Congo".

Face aux différentes réformées initiées, le combat de M'zée Kabila a fait naître beaucoup d'autres ennemis jusqu'au point d'une infiltration. " Je suis un Soldat du peuple, je sais qu’ils cherchent ma peau mais les impérialistes doivent savoir qu’il y aura plusieurs autres révolutionnaires qui aiment réellement notre pays, après moi” disait -il.

GT



Gentiny Ngobila Mbaka, se considérant toujours Gouverneur de la Ville de Kinshasa, s'est rendu lundi 15 janvier 2024, à l'Hôtel de Ville Kinshasa, foulant ainsi au pied les instructions du Vice-premier ministre, ministre de l'intérieur Peter Kazadi.

À son arrivée sur ce lieu de travail, Gentiny Ngobila Mbaka a déclaré devant quelques membres de son parti politique ACP qu'ils ont volé les voix de l'ACP. "Nous allons les récupérer à la Cour constitutionnelle de la même manière, comme me l'a promis le président de la République".

Pour rappel, dans une décision rendue publique jeudi 11 janvier 2024, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Peter Kazadi, a révoqué trois gouverneurs qui ont été cités par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) pour avoir utilisé des méthodes de fraude afin de se faire élire lors des élections législatives du 20 décembre 2023.

Parmi eux, le Gouverneur de la Ville de Kinshasa qui continue à s'opposer farouchement de cette décision.

Serge Mavungu



Malgré qu'il est mécontent des résultats des élections du 20 décembre dernier,* *Ensemble pour la République de Moïse Katumbi opte pour l'Opposition républicaine.* *Olivier Kamitatu, la bouche autorisée de Moïse Katumbi l'a annoncé sur les antennes de RFI* *-Radio France Internationale-. Pas question, en tout cas, pour Ensemble pour la* *République de boycotter l'Assemblée nationale. "Nous continuons à défendre la voix du peuple et dans le* *schéma institutionnel et en dehors des Institutions...", a fait savoir le porte-parole du chairman de Ensemble* *pour la République, conscient peut-être du fait que la politique de la chaise vide ne paie pas.

Le porte-parole de Moïse Katumbi, Olivier Kamitatu a, ce mardi 16 janvier, sur les antennes de la RFI -Radio France Internationale-, déclaré que Ensemble pour la République ne va pas déposer des recours à la Cour constitutionnelle, en termes de contentieux électoral, pour contester les résultats provisoires des élections législatives.  

Ce proche de Moïse Katumbi a fait savoir que, comme ce fut le cas pour la présidentielle, Ensemble pour la République ne fait pas confiance à la Haute Cour.

L'occasion faisant le larron, Olivier Kamitatu a indiqué qu'il n'y aura pas de boycott à l'Assemblée nationale.  

"Nous continuerons à défendre la voix du peuple et dans le schéma institutionnel, et en dehors des institutions, dans la rue, dans les marches pacifiques, par toutes les actions qui nous permettront de recouvrer notre liberté", a-t-il dit.

Pour rappel, le parti de Moïse Katumbi a remporté au total 23 sièges à l'Assemblée nationale.

Fadi Lendo



Le bureau de l’assemblée provinciale du Kasaï-Central a levé les immunités du président de cet organe délibérant, Stéphane Mbambi depuis la fin de la semaine dernière. Ce dernier est accusé de détournement présumé des biens de cette institution provinciale.  

La décision du bureau de l’assemblée provinciale du Kasaï-Central est contenue dans un document signé en fin de semaine dernière par ses membres.  

Ces derniers la motivent par le souci de permettre aux instances judiciaires compétentes de statuer en matière de flagrance sur les faits reprochés au président de cet organe délibérant du Kasaï-Central.  

Selon le document, les biens présumés détournés en date du 11 janvier de l’année en cours, sont notamment des chaises, des batteries, des panneaux solaires, des convertisseurs, des rideaux.  

Le bureau de l’assemblée provinciale accuse également d’autres cadres et agents de l’institution de complicité et parmi eux, le chef de division des relations publiques, ressources humaines, intendance ainsi que celui chargé de matériel.  

Pour les membres du bureau de l’assemblée provinciale du Kasaï-Central, le président qu’ils accusent d’avoir détourné ces biens a commencé par leur désaffectation en date du 10 janvier dans la précipitation et en toute illégalité.  

Cette action constitue un faux et usage de faux, selon eux.  

Pour ces membres du bureau, ces actes « ignobles et infractionnels ternissent l’image des députés provinciaux et de l’organe délibérant ».  

L’incriminé, le président de l’assemblée provinciale, contacté par Radio Okapi n’a pas encore voulu réagir à ces accusations.  

radiookapi.net/CC



Léonard Mashako Mamba, aujourd’hui décédé, est le ministre de la Santé au moment de l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila, le 16 janvier 2001. Ce professeur de médecine, un proche du président, se trouvait au palais présidentiel mais pas dans le même bureau lorsque Kabila est abattu. C’est lui qui a tenté de lui sauver la vie, selon ce qu’il a raconté à Radio Okapi, lors d’une interview réalisée il y a quelques années.
 
«Le Président de la République a été approché par un des gardes qui l’a abattu en plein travail. J’avais eu une séance de travail à laquelle il m’avait associé cette matinée-là. Au moment où nous terminions cette séance, il m’a demandé d’attendre dans l’autre bureau. Et c’est pendant qu’on attendait que nous avons entendu trois coups de feu et une des personnalités qui était dans le bureau est sortie en criant : on vient de tirer sur M’zee. Nous nous sommes précipités pour porter secours », a relaté Léonard Mashako, avec une pointe de regret.

Pour tenter d’expliquer le mobile du crime et les commanditaires du crime, inconnus jusqu’à ce jour, Léonard Mashako proposait une piste : les puissances occidentales et les multinationales qui n’auraient pas apprécié les types des contrats que Laurent Désiré Kabila proposait à ceux qui voulaient exploiter les minerais en RDC.
 
«M’zee a remis en cause des conventions sur l’exploitation minière. En disant cette exploitation ne profite pas au peuple congolais, on a considéré que c’était un crime qui mettait en jeu des intérêts des multinationales et de certaines puissances, ils ont préféré le tuer, pour que les richesses de ce pays continuent à profiter aux autres », affirme Mashako Mamba.

radiookapi.net/CC

 

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Léonard Mashako Mamba, aujourd’hui décédé, est le ministre de la Santé au moment de l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila, le 16 janvier 2001. Ce professeur de médecine, un proche du président, se trouvait au palais présidentiel mais pas dans le même bureau lorsque Kabila est abattu. C’est lui qui a tenté de lui sauver la vie, selon ce qu’il a raconté à Radio Okapi, lors d’une interview réalisée il y a quelques années.
 
«Le Président de la République a été approché par un des gardes qui l’a abattu en plein travail. J’avais eu une séance de travail à laquelle il m’avait associé cette matinée-là. Au moment où nous terminions cette séance, il m’a demandé d’attendre dans l’autre bureau. Et c’est pendant qu’on attendait que nous avons entendu trois coups de feu et une des personnalités qui était dans le bureau est sortie en criant : on vient de tirer sur M’zee. Nous nous sommes précipités pour porter secours », a relaté Léonard Mashako, avec une pointe de regret.

Pour tenter d’expliquer le mobile du crime et les commanditaires du crime, inconnus jusqu’à ce jour, Léonard Mashako proposait une piste : les puissances occidentales et les multinationales qui n’auraient pas apprécié les types des contrats que Laurent Désiré Kabila proposait à ceux qui voulaient exploiter les minerais en RDC.
 
«M’zee a remis en cause des conventions sur l’exploitation minière. En disant cette exploitation ne profite pas au peuple congolais, on a considéré que c’était un crime qui mettait en jeu des intérêts des multinationales et de certaines puissances, ils ont préféré le tuer, pour que les richesses de ce pays continuent à profiter aux autres », affirme Mashako Mamba.

radiookapi.net/CC



L’Assemblée nationale de la RDC est renouvelée à près de 80%. C’est l’un des enseignements que l’on tire des élections législatives du 20 décembre 2023 dont les résultats ont été publiés le 14 janvier.

En analysant de manière croisée la nouvelle Assemblée nationale par rapport à celle de la législature écoulée, il appert que la Chambre basse du Parlement vient d’être renouvelée à près de 80%.

Le boulevard laissé par le FCC

En effet, tous les sièges occupés autrefois par les députés du FCC qui n’ont pas participé au processus électoral ont été gagné, pour la plupart, par des cadres de l’Union sacrée. Un peu plus de 20 % seulement d’anciens députés ont conservé leur siège.

A titre illustratif, au Sud-Kivu, sur les 25 députés, 7 seulement ont été réélus. Au Kwilu, 9 députés sur 22 ont été réélus et à Kinshasa, 15 sur 55 députés. Parmi les anciens députés réélus, il y a Wivinne Moleka, Jacques Djoli et Patrick Muyaya.

Delly Sessanga, Leon Mondole et Juvenal Munubo sont parmi les députés qui ont perdu leurs sièges.

Sur les 80% de nouveaux députés, l’on compte plusieurs membres du Gouvernement dont Acacias Mandubola, Antoinette Samba, Nicolas Kazadi, des anciens sénateurs comme plusieurs membres du bureau et des sénateurs comme Augustin Matata Ponyo, des membres des institutions provinciales comme la gouverneur Fifi Masuka de Lualaba.

Certains députés du FCC comme Géneviève Inagosi et Célestin Mbuyu ont été réélus sous une autre casquette. 

Tous les membres du présidium de l’Union sacrée, à l’exception de Jean-Pierre Bemba, sont élus députés nationaux. Il s’agit du président du Sénat Bahati Lukwebo, celui de l’Assemblé nationale Christophe Mboso, Vital Kamerhe, Augustin Kabuya et du Premier ministre Sama Lukonde. Plusieurs autres membres du Gouvernement, du Sénat et des institutions provinciales ont aussi rejoint l’Assemblée nationale renouvelée.

radiookapi.net/CC



Les journées du 16 et 17 janvier de chaque année revêtent une importance historique en République démocratique du Congo, commémorant les assassinats de Patrice-Emery Lumumba et de Laurent-Désiré Kabila. Le premier, premier chef du gouvernement congolais, et le second, troisième président de la république. À l'occasion des 63ème et 23ème commémorations de leur décès, Janet Kabila, députée nationale sortante du Front commun pour le Congo et jumelle de l’ancien président Joseph Kabila, a rendu hommage à ces deux hommes d’État exceptionnels, estimant qu'ils ont accompli leur mission sur terre.

« Patrice Emery Lumumba, accompagné d'autres compatriotes, nous a conduits à l'accession de notre pays à la souveraineté nationale le 30 juin 1960. Mzee Laurent Désiré Kabila nous a conduits, quant à lui, au rétablissement de la liberté, la dignité et la souveraineté bafouées du peuple congolais, six mois seulement après l'accession à l'indépendance de notre pays, et ce, 35 ans après la lutte de libération que Mzee a gagnée son pari en 1997 », a-t-elle déclaré lors de la journée de leçon publique organisée ce lundi 15 janvier par la radio télé nationale congolaise (RTNC), en mémoire de ces deux hommes d’État congolais.

Pour la fille de Laurent-Désiré Kabila, les deux héros nationaux ont partagé un destin commun, à savoir la mort, en raison de leur combat pour la liberté du peuple congolais.

Elle exhorte également le peuple congolais à s'approprier leur combat, dont les idéaux sont repris dans l'hymne national de la RDC.

« Ils ont servi la République démocratique du Congo, leur pays, avec courage, amour et loyauté jusqu'au sacrifice suprême. Le rêve de nos deux héros pour le Congo est inscrit dans notre hymne national : il s’agit de l’unité, la paix, la solidarité, la souveraineté, la liberté ».

Né le 27 novembre 1939, Laurent –Désiré Kabila est mort assassiné le 16 janvier 2001, soit près de 4 ans après sa prise du pouvoir par les armes en 1997.

Pour sa part, Patrice-Emery Lumumba est né le 02 juillet 1925. Il est mort assassiné le 17 janvier 1961, soit un peu plus d'un an après l’accession de la RDC à l’indépendance le 30 juin 1960.

Bruno Nsaka

A Propos

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Ali Kalonga

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