La CENI -Commission Électorale Nationale Indépendante- vient de reporter à une date ultérieure, la publication des résultats provisoires pour les législatives et municipales du 20 décembre 2023, en RDC -République démocratique du Congo-.

Cette nouvelle est relayée sur les ondes de Top Congo FM, qui renseigne que la CENI n’a pas fini tous les travaux nécessaires lui permettant de rendre officiels les résultats, initialement prévus pour ce vendredi 12 janvier. 

Rappelons que le Chef de l’État Félix Tshisekedi a déjà été confirmé par la Cour constitutionnelle et n’attend que la prestation de son serment prévue le 20 janvier de l’année en cours, au stade des Martyrs, comme annoncé par Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS.

opinion-info.cd/CC



Les trois ministres parmi les candidats députés dont les suffrages ont été annulés par la Commission Électorale Nationale Indépendante à cause notamment des fraudes lors des élections ont été interdits de prendre part au conseil des ministres de ce vendredi 12 janvier 2024. 

Il s’agit de Didier Mazenga Mukanzu, Ministre du Tourisme, Antoinette Kipulu Kabenga, ministre de la Formation professionnelle et des Métiers ; et Manuanina Kiumba Nana, Ministre près le Président de la République.

Exceptés les trois membres du gouvernement cités parmi les 82 candidats sanctionnés par la CENI, tous les autres membres ont fait le déplacement de la Cité de l’Union Africaine pour cette première réunion de l’année 2024.

Pour cette 121ème réunion du Conseil des ministres, l’une des questions centrales est la situation des inondations des villes côtières de la RDC par le débordement des eaux du fleuve Congo. Les causes de leur récurrence et les plans de leurs préventions sont au menu des discussions. C’est le président de la république, Félix Tshisekedi, qui préside cette réunion qui pourrait être la dernière de certains ministres candidats députés une fois élus.

La situation administrative du pays devrait faire l'objet d'une communication du VPM, ministre de l'intérieur, Peter Kazadi, et la mise en œuvre du plan de désengagement de la Monusco pour le VPM des Affaires étrangères, Christophe Lutundula.

Kuzamba Mbuangu



Les recours des candidats invalidés aux législatives nationales et provinciales ont accouché d’une souris trop naine. Le conseil d’État s’est déclaré incompétent pour statuer sur les requêtes introduites par ces derniers.

Selon Maître Aimé Tshibangu, coordonnateur du collectif des avocats de des candidats invalidés, les regards sont désormais braqués sur la publication des résultats par la CENI pour attaquer la décision de la centrale électorale devant les cours et tribunaux. 

« Le conseil d'état s’est déclaré incompétent. Pour l'instant nous attendons la publication des résultats et puis allons attaquer la decision de la CENI à la cour constitutionnelle parcque nous avons des preuves. Le conseil d'état n'a pas voulu traiter cette question », a-t-il dit.  plus haute juridiction de l’ordre administratif de la République démocratique du Congo pour casser la décision de CENI invalidant leur candidature aux législatives notamment pour fraude et détention illégale des machines à voter. 

Certains parmi eux qui occupent des fonctions étatiques sont déjà livrés à la justice, dont les gouverneurs de Kinshasa, Equateur et Mongala, tous membres de l’Union sacrée de la nation.

Hugues Mpaka

 

 


L’Eglise catholique en Afrique ne bénira pas les couples hétérosexuels hors liturgie, comme l’a autorisé le Vatican. Cette décision du symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar dans une communication faite ce 11 janvier. 

Pour les évêques africains, la bénédiction des couples de mêmes sexes est contraire à la culture du continent et à la définition du mariage qui reste l’union entre les hommes et les femmes. 

« Nous Évêques africains, ne considérons pas comme approprié pour l'Afrique de bénir les unions homosexuelles ou les couples de même sexe parce que, dans notre contexte, cela causerait une confusion et serait en contradiction directe avec l'éthos culturel des communautés africaines », lit-on dans cette correspondance.

Rappelant la mission « miséricordieuse » de l'Église qui est d'aller « à contre-courant de l'esprit du monde et de lui proposer le meilleur », les évêques africains appellent à la conversion de tous y compris les homosexuels. 

En décembre dernier, la conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) avait pris la même décision. La déclaration « Fiducia supplicans » ne pourra pas se faire en Afrique.

Hugues Mpaka



Le Vice-premier Ministère de l'intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières a annoncé ce jeudi 11 janvier, la suspension des gouverneurs « fraudeurs » aux élections législatives de 2023, cités par la centrale électorale nationale indépendante (CENI).

Gentiny Ngobila, gouverneur de Kinshasa, César Limbaya de la Mongala et Bobo Boloko de l’Equateur qui ont été rappelés et convoqués par le procureur général dans la capitale pour répondre des actes de fraude et bourrage d’urnes, sont remplacés par leurs adjoints. 

« En attendant, organisation élections pour les nouveaux animateurs dans vos entités respectives, l’intérim des gouverneurs doit être assuré par les vice gouverneur », a instruit le ministre de l'intérieur Peter Kazadi.

Les gouverneurs de ces trois provinces étaient contraints de démissionner. Le VPM de l’Intérieur, après avoir pris en compte le refus de leur démission, a préféré suspendre ces derniers. 

une.cd/CC



Plus de soixante-dix passagers de Congo Airways ont manifesté leur colère à l'aéroport national de Kindu (Maniema), mardi 9 janvier, pour protester contre l'annulation de leur vol pour Kinshasa. Ils exigent réparation pour les deux semaines d’attente de leur voyage. 

Ces passagers à destination de Kinshasa ont été surpris ce mardi de voir Congo Airways annuler pour la énième fois leur vol pendant que l’avion venait d'atterrir à Kindu en provenance de Kinshasa. 

L'un d'eux témoigne : 

« L’avion était venu de Kinshasa pour Kindu. On nous a dit d’attendre un peu parce que l’avion devrait déposer les passagers à Goma. Mais on apprend que l’avion ne va pas rentrer à Kindu. Il faut attendre maintenant le vendredi. Congo Airways ne peut pas mettre les clients en difficultés alors qu’elle a déjà empoché l’argent. C’est pourquoi nous demandons à la compagnie de nous envoyer un avion aujourd’hui même à minuit. Nous ne quitterons pas ici ». 

Descendu sur le lieu, le ministre provincial des Transports, Assumani Mankunku a appelé les passagers au calme.  

Contacté par Radio Okapi, le chef d'escale de Congo Airways n'a pas voulu s'exprimer. 

radiookapi.net/CC



Au total, quarante (40) partis et regroupements politiques ont atteint le seuil de 1% du suffrage valablement exprimé aux élections législatives nationales du 20 décembre 2023. Ils sont les seuls éligibles à la répartition des sièges à l’Assemblée nationale, d’après la loi électorale. C’est ce qui ressort de la liste des formations politiques qui ont atteint le seuil de représentativité publiée mercredi 10 janvier par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

Conformément à la loi électorale, chaque regroupement politique devrait obtenir au moins 1% du suffrage valablement exprimé pour espérer remporter au moins un siège à l’Assemblée nationale. Au regard des votants, il fallait recueillir au moins 179.000 voix sur l’ensemble du pays.

Parmi les partis et regroupements politiques qui ont atteint le seuil légal de représentativité figurent notamment: l’UDPS/Tshisekedi, le MLC de Jean-Pierre Bemba, l’AE de Lambert Mende, l’AB de Sama Lukonde, Avançons MS de Moïse Katumbi, l’UNC de Vital Kamerhe, l’ACP de Gentiny Ngobila, le Nouvel Élan d’Adolphe Muzito, la Dypro de Constant Mutamba, l’AVC de Didier Budimbu et bien d’autres.

Visiblement sur la liste rendue publique par la centrale électorale, la CENI dénombre des partis et regroupements politiques de leaders de l’opposition qui n’ont pas atteint le seuil légal de représentativité. Il s’agit entre autres de : l’Envol de Delly Sesanga, LGD de Matata Ponyo et bien d’autres leaders de l’Union sacrée de la nation (USN), parmi lesquels; les Progressistes de Samy Badibanga, ALDEC de Adèle Kanyinda, REPOP de Claude Ibalanky, ARDEC de Jacques Kyabula.

Tous les candidats députés nationaux dont les listes n’ont pas atteint le seuil légal de représentativité ne seront pas pris en compte dans le comptage des voix pour connaître les noms des 500 futurs députés nationaux.

Silas MUNGINDA



Après les élections législatives du 20 décembre dernier, la CENI conduite par Denis Kadima a annoncé la publication des résultats des élections législatives dans les prochaines heures en précisant aux partis politiques que seuls les candidats ayant atteint le seuil de représentativité figureront sur la liste de répartition des sièges.

« Les Centres locaux de compilation des résultats (CLCR) envoient les agrégats au secrétariat exécutif national de la Céni. Celui-ci détermine le seuil légal de représentativité, qui varie selon les scrutins. Il est de 1% pour les législatives nationales, de 3% pour les provinciales et de 10 % pour les élections municipales. Le seuil légal de représentativité est déterminé sur la base du calcul du nombre des suffrages valablement exprimés par rapport aux votants. De là, on obtient un quotient électoral à atteindre, qui s’élève à 1% », a indiqué Jean-Baptiste Itipo, directeur de communication de la Céni.

Dans la foulée, le représentant de Denis Kadima a ajouté : « Vous pouvez avoir obtenu 7000 voix, mais si votre liste n’a pas atteint le seuil légal de représentativité, vous ne pouvez pas espérer participer à la répartition des sièges. Par conséquent, celui qui a obtenu, par exemple, 4000 voix, mais dont la liste a atteint le seuil légal de représentativité, peut obtenir facilement un siège ».

Dans certains cas, un candidat d’une circonscription donnée, ayant par lui-même obtenu la moitié du seuil légal de représentativité, peut se voir automatiquement attribuer un siège, a laissé entendre le directeur de communication de la centrale électorale.

Il évoque également la notion du « plus fort reste ». « Lors de la répartition des sièges, s’il est constaté dans la circonscription qu’il y a un siège à pourvoir, il est attribué à celui qui a obtenu le plus fort reste », a-t-il précisé.

Le seuil de représentativité est différent du seuil de recevabilité, qui est une innovation de l’actuelle loi électorale.

« Le seuil de recevabilité est de 60% et reste uniforme pour tous les scrutins législatifs. Il a été appliqué au moment des dépôts et traitement des candidatures. Pour qu’une liste soit acceptée à ce stade-là, elle devait avoir 60% au niveau national, soit un alignement d’au moins 300 candidats », a indiqué ce haut cadre de la Céni.

Pendant ce temps, le Conseil d’État a 48 heures pour se prononcer sur la requête des 82 candidats dont les votes ont été supprimés par la Céni pour fraude, détention illégale des Dev et menaces contre les agents temporaires de la Céni.

Devant cette juridiction ce mercredi, le collectif des avocats de ces candidats a estimé que la centrale électorale n’était pas en droit d’annuler les votes de leurs clients, « parce qu’ils n’ont jamais été entendus contradictoirement par la Céni avant sa décision ».

actuRDC/CC

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